Hello ! Je suis de retour pour le chapitre 4 et j'espère qu'il vous plaira ! :)

N'oubliez pas une petite review fais toujours plaisir :p

Bonne lecture ! :)


Chapitre 4 : La quête des plantes aromatiques.

Une main me saisis vivement le poignet me tirant de toutes rêveries. Je me réveillai en sursaut et vis Dwalïn, il mit ses mains gelées sur mon front, comme pour vérifier ma température et me dit : « Mademoiselle Aweï, nous devons partir maintenant à en entendre les cris les Orcs se rapprochent, allez voir le magicien il veut vous causer ! ».

J'eus de la peine à me lever, étant donné que je n'avais pas encore émergée de ma courte nuit. Je pense avoir dû dormir trois heures tout au plus. En allant voir Gandalf, je remarquai que tout les nains et le hobbit ne décollaient pas leurs regards de ma personne. Avais-je fais quelque chose de mal en mon sommeil ?

Je m'approchai de l'istari : « Gandalf, vous vouliez me voir ? »

Il se retourna rapidement au son de ma voix, regarda le sol, puis plongea son regard de glace dans le miens, Thorïn se tenait à côté du mage, je ne l'avais même pas remarqué.

Gandalf continua la discussion : « C'est exact Aweï, je voulais vous demandez si vous connaissiez l'existence d'une prophétie ? »

Une prophétie ? De quoi me parle-t-il ? Je viens d'être réveillée par ce bourrin de Dwalïn et maintenant on me demande mes connaissances en matières de prophéties.. La journée va être très longue, surtout que l'aube commence à peine à se lever.

« Euh non, je ne connais aucune prophétie, pourquoi cette question ? » m'enquis-je.

Le mage regarda Thorïn d'un regard que eux seuls pouvaient comprendre. Le nain hocha la tête et le magicien reprit : « Cette nuit vous avez répété les mêmes mots en boucle. » Il me lançait un regard grave.

Je commençais sérieusement à stresser, auparavant on m'avais déjà dit que je ronflais dès fois la nuit mais jamais que je parlais, et encore moins pour dire la même chose en boucle.

« Et qu'ai-je dit ? Est-ce grave ? » demandais-je avec empressement et inquiétude.

« Calmez vous Aweï, pour le moment on ne sait pas ce que ces paroles signifies. Mais cela disait :

L'onde à l'homme, l'ombre au banni,

A l'astre étoilant l'infini.

La chose simplement d'elle-même arriva.

Comme la nuit se fait lorsque le jour s'en va. »

Alors je suis capable d'être une poète en dormant ? Je m'étonne moi-même quelques fois. Thorïn s'avança à son tour vers moi et me souffla à l'oreille : « Nous tâcherons de découvrir tout cela plus tard. » Je pouvais sentir son souffle réchauffé ma nuque gelée, cela provoqua en moi une étrange sensation mais je ne saurais dire quoi.

Je me retournai alors toute chose, et vis le roi nain rassembler ses troupes.

« Allez vous préparer on pars dans cinq minutes ! » criait celui-ci.

Tout les nains se dépêchèrent de réunir leurs affaires pour partir. Gandalf posa sa main sur mon épaule et me murmura : « Ne vous en fait pas, tout ira pour le mieux. » Il me sourit et repartit en direction de Throrïn.

Je rassemblai mes affaires aussi vite que je le pus, et courus rejoindre les autres pour partir.

Bombur me donna une pomme et un bout de biscuit que je décidai de manger plus tard. Malgré ma très courte nuit, mon réveil on ne peut plus flippant, et le fait que je fasse de la poésie bizarre dans mon sommeil, je suis tout de même de bonne humeur. Je crève de froid, les chevaux sont trempés par la rosée du matin et sentent fort, les nains crient et hurlent déjà.

Bifur s'approcha de moi, me décochant sa plus belle grimace... ah non sourire, excusez moi mais il me fait tellement rire avec sa hache plantée dans la tête. Il me dit quelques mots en Khuzdul, évidemment je ne compris rien à ce qu'il pouvait bien me raconter. Mais j'en déduis que c'était gentil car Oïn intervint d'une façon des plus gênante : « Aweï, je crois que Bifur en pince pour toi, on va vous laisser tranquille dans ce cas. »

Cette boutade provoqua le rire des nains, et me fit devenir rouge comme une tomate.

Je bégayai : « Euh non je crois que ce ne seras pas nécessaire, je préfère être seule... »

Oïn reprit « Bien si elle veut de la tranquillité, tranquillité elle aura ! ». Sur ces mots il partit devant rejoindre Gloïn.

L'aube se levait, les rayons du soleil pointaient le bout de leur nez à travers le feuillage des arbres. Le chant des oiseaux s'intensifia à l'aurore orangée de se levé de soleil. Des particules dorées virevoltaient partout dans le chemin, contrastant de l'ombre une lueur rosée.

Je respirais l'air pur, même si en Bretagne nos villes ne sont pas beaucoup polluées, je sens quand même la différence entre les deux. Je humais les senteurs fleuries des plantes se trouvant sur le côté du sentier. Je me sentais libre et vivante. Chose que je ne pouvais ressentir dans ma vraie vie. Gabrielle laissait place à Aweï. La jeune fille timide et rêveuse que j'étais, devenait une fille avérée et sûr d'elle.

Je me sentais d'humeur à pousser la chansonnette et rien de mieux que de chanter une chanson d'un des films qui a bercé mon enfance, un Disney que vous reconnaîtrez.

« J'ai longtemps rêver d'un lointain pays,

Où tout les gens m'aimerai comme le plus précieux des amis.

Mille échos de leur joie, monte à l'infini.

Et leurs voix chantent en moi, tu es née pour cette vie.

Je prends le chemin de mon rêve d'enfance.

Vers des lendemains aux glorieux destins.

Parmi les étoiles, je cherche l'idéal.

Ce monde auquel j'appartiens, qui est encore bien loin.

C'est un beau matin pour saisir cette chance,

Qui m'emmène au loin vers d'autres destins.

Afin qu'en chemin je découvre enfin,

Ce que mon cœur cherche en vain, le monde qui est le miens. »

J'avais essayé de ne pas chanter fort, pour que les nains ne puissent pas m'entendre, mais à priori c'était raté. Ceux qui était proche de moi, me regardaient, avec un drôle de regard.

« Vous chantez très bien, dame Aweï ! » s'exclama Dori, mimant de petits applaudissements.

« Oui cette chanson, c'est toi qui l'as écrite ? » demanda Bofur qui s'était mis à côté de moi le temps de la petite chansonnette du jour.

« Merci mais non ce n'est pas moi, c'est une chanson que l'on me jouait quand j'étais enfant. » assurais-je calmement. Je ne pouvais pas leur parlé de film ou quoique ce soit de mon monde.

« Au fait Aweï, tu ne nous a pas encore parler de toi, de ton passé et tout. » c'était Ori qui venait enfin me parler.

« Ah hum, eh bien je serais plus à même de vous en parler ce soir avant de me coucher. Je ne souhaiterai pas gâcher cette belle journée. » répondis-je. Je savais que si je leur parlais de ma mère cela risquerai de plomber l'ambiance.

Nous marchâmes presque toute la journée, quand la troupe s'arrêta près d'une sorte de grange en ruine. Thorïn décida d'y rester pour y passer la nuit et reprendre des forces.

J'attachai Daisy à côté des autres poneys, et aidai Bombur à préparer le feu, quand je vis Gandalf partir discuter avec Thorïn de façon plus privée.

J'avais toujours au fond de moi cette boule au ventre, comme-ci à chaque fois Thorïn allait déblatérer dur mon sort. Ça se trouve en vérité il n'en est rien.

« Merci Aweï, je vais faire à manger tu pourrais aller me chercher des plantes aromatiques dans la forêt ? » me demanda poliment Bombur.

J'acquiesçai de la tête quand il reprit « Dépêche toi, il va bientôt faire nuit ».

Entendu, je devais faire vite. Sauf léger problème, je n'y connais strictement rien en matière de plantes aromatiques, à part le persil ou la ciboulette, mes connaissances s'arrêtent là. Je devais faire appel à quelqu'un, un connaisseur en verdure mais aussi suffisamment attentionné pour venir m'aider.

Mais bien sûr Bilbo ! En plus ce sera l'occasion de faire plus amplement sa connaissance. Je me précipitai alors vers le semi-homme qui fût bien surpris de me voir arriver avec tant d'empressement.

« Bilbo j'ai besoin de ton aide ! » lui dis-je tout essoufflée.

« Hum eh bien que puis-je pour vous ? » me demanda-t-il tout déboussolé.

« J'ai besoin d'aide pour aller cueillir des plantes aromatiques dans la forêt et j'y connais que dalle. » Je le pris par la main pour l'aider à se lever, il faisait une de ces têtes !

« Vous pouvez répétez ? Je ne suis pas sûr d'avoir tout saisis » s'enquit le hobbit.

« Je disais, que j'y connaissais rien niveau plantes.. Tu pourrais m'aider à en trouver ? Avant que le soleil ne se couche pour de bon.. » continuais-je avec un regard de chien battu.

« Oh écoutez, je ne m'y connais pas vraiment non plus.. » dit-il en enlevant ma main de son poignet, que je tenais fermement pour entre guillemets l'inciter à me suivre.

« Non Bilbo, j'ai vraiment besoins d'aide.. S'il te plait. » renchéris-je en lui faisant de petits yeux doux, espérant que mon charme opère, du moins ce qu'il en reste.

« Très bien je vous accompagne, mais ne traînons pas trop d'accord ? » s'exclama Bilbo attendant ma réponse.

Je hocha la tête en signe que oui, et nous partions tout deux dans les bois trouver ces foutues herbes aromatiques ! En chemin nous croisâmes nombre de nains qui s'affairaient à préparer le campement de ce soir. Bombur continuait a préparer la tambouille, il coupait des légumes sûrement de la courgette ou du concombre de ce que je pouvais voir.

A l'entrée du bois, nous vîmes Kili et Fili. Tiens je ne les avais pas entendus de la journée ceux-là.

« Aweï, Bilbo, pourquoi vous rendez vous dans la forêt ? » s'enquit sérieusement Fili.

A l'instar de son grand frère Kili était plutôt d'humeur taquine : « A ton avis que peuvent bien faire une femme et un homme dans une forêt sans personne pour les déranger.. » déclara le brun se plaçant droit comme un i, devant Bilbo et moi (un peu à la manière de son oncle). Sa blague à deux balles, eut don de faire pouffer de rire le blond, ce qui eut don de m'énerver !

« Sauf que là, c'est pas un homme et une femme... C'est une femme et un semi-homme ! » S'esclaffa Fili en donnant des coups coude à répétition à son frère qui explosa de rire aussi.

« Ouais t'as raison, ça deviens limites malsain. Non pire pédophile ! » gloussa Kili en se tenant le ventre tellement il rigolait.

On se jeta un regard désespéré avec Bilbo. J'adore Fili et Kili mais là franchement il me saoulaient et me faisaient vraiment perdre mon temps, après tout c'est pour leur remplir la pense que je dois aller trouver ces satanées plantes !

« Bon c'est bon t'as fini ? Alors soit tu te bouges et tu nous laisse passer, soit c'est moi qui m'y colle ! » m'écriais-je du tac au tac.

Fili fût très surpris de ma réaction et se mit sur le côté sans broncher, il semblait gêné de m'avoir mit dans cet état. Mais Kili, lui ne bougea point.

« Essais de me faire bouger un peu pour voir. » me répondit-il, l'air mutin.

Je me sentais bouillir intérieurement. Je ne suis pas du genre à m'énerver pour des broutilles, mais quand je suis pressée et qu'on me fais perdre mon temps pour des conneries, vaut mieux pas traîner dans les parages.

« Kili je déconne pas, dégages ! » râlais-je d'un bon coup.

Il pâlit et se mit sur le côté en s'excusant, ce qui fit ricaner Fili.

« Tu trouves ça drôle peut-être ? C'est pour vous qu'on se bouge à aller chercher de quoi vous faire à manger ! » continuais-je, bon je sais que Fili ne se moquait pas de moi mais de son stupide cadet (qui est bien craquant je dois l'avouer) mais c'était vraiment pas le bon moment.

« Excuse nous Aweï, on ne voulait pas t'énerver.. Désoler. » me dit calmement Fili me prenant les épaules.

Je me sentais bête d'avoir réagis comme ça contre lui, il n'avait pas fais grand chose, c'était Kili le fautif dans cette broutille. Je le serrai dans mes bras quelques secondes et m'excusa de lui avoir parler comme ça. Kili vint s'excuser à son tour, et demanda pardon à Bilbo pour lui avoir manqué de respect.

Ils se poussèrent et nous pûmes enfin pénétrer dans la forêt. A cause de cette 'mésaventure' le soleil s'était couché et il ne restait qu'une lueur mauve dans le ciel. Cela allait être difficile de trouver des plantes dans le noir.

« Bombur t'a-t-il dit quelque chose de spécifique par rapport aux herbes ? » demanda le hobbit.

« Non il m'as juste dit de trouver des plantes aromatiques.. » répliquais-je tranquillement.

« Cela nous avance bien.. » souffla Bilbo.

Il avait raison..On allait vraiment galérer à trouver quoique ce soit dans la forêt.

Nous nous enfoncions de plus en plus dans le bosquet quand un rugissement effrayant se fit entendre. Un râle d'une telle puissance, n'était pas humain. Quelque chose fit bouger frénétiquement les buissons alentours. Bilbo se serra contre moi.

« Préparez vous à utilisez votre magie ! » murmura-t-il avec fougue.

Il me tenait la main, il avait vraiment peur, et moi aussi. Que j'utilise ma magie mais comment ?

La chose se rapprochait de plus en plus, la lourdeur de ses pas semblait indiquer qu'elle était imposante.

Quand soudain elle se montra. Mon cœur frisa la crise cardiaque en voyant Dwalïn sortir des buissons avec trois lapins morts dans les bras.

« Vous tirez une de ces têtes, vous avez entendu un monstre ou quoi ? » s'interrogea le nain.

Bilbo et moi échangèrent un regard que nous seul pouvions comprendre. Et nous restions muets, face à ce que nous croyions être un terrible prédateur. Même si Dwalïn en est un.

« On se voit pour manger, rentrez pas trop tard les petits. » sur ces mots le nain chauve partit.

On le regarda s'éloigner, et poursuivîmes notre route.

Après un bon quart d'heure de marche dans la pénombre, Bilbo semblait avoir enfin trouver quelque chose !

« Aweï j'ai trouver du romarin ! On va pouvoir rentrer ! » s'écria le semi-homme.

« Bilbo tu es le meilleur ! » lui répondis-je avec enthousiasme.

Nous rentrâmes au camp, et à notre grande surprise les nains étaient déjà en train de manger. Nous courûmes alors vers Bombur pour lui donner les plantes.

« Tiens Bombur, ça a pas été facile mais on t'as trouver du romarin ! » m'exclamais-je, heureuse d'avoir réussis ma quête.

« Ah c'est gentil Aweï, mais je n'en ai pas eu besoin en fait... » balbutia le gros.

Quoi ?! Il se fiche de moi c'est pas possible. Plus d'une heure que je cherche ces maudites herbes à la mords moi le nœud ! Il faut que je me calme.

Le nain me servit de la soupe de légume et je n'avais qu'une envie lui renversé sur le crâne.

Bilbo quant à lui, donna le romarin à Bombur qui jura de l'utiliser demain soir.

Je m'assit près du feu et commençai à manger ma pitance en compagnie du hobbit.


Chanson utilisée: Le monde qui est le miens de Hercule (Disney)

J'espère que ça vous a plût ! Joyeux noël les gens :p