Lettre d'une l'inconnue
Merci à toi Ange déchu. Je te conseille de voir le film de Max Ophuls car je suis une ligne de conduite. J'ai imaginé Sirius là-dedans même si comme toi je ne l'imagine pas du tout comme ça mais le personnage de Sirius ici rejoint celui de JKR sur sa désinvolture. Je te conseille de lire la suite pour peut-être voir pourquoi j'ai choisi Sirius dans ce cas là et pouvoir en discuter.
Enfance.
"C'était un chaud après-midi .Quelle a été ma surprise de découvrir un camion de déménagement! Des meubles magnifiques! Du luxe .Quel était donc ce voisin si riche? J'étais comme captivée par ces meubles .Je ne pouvais décrocher mon regard de ces fabuleuses choses.
-Milly! Appela ma mère
-Oui! Sans pour autant détourner des yeux de ce spectacle.
Mais ma mère me demandait de monter .Dans l'escalier, les déménageurs se battaient avec leurs baguettes pour faire monter un large piano à queue blanc .Ils maugréaient tous du fait que ce voisin était un pianiste et non flutiste. Il est vrai que ceci éveilla ma curiosité. Inconsciemment, je tombais déjà amoureuse de vous...J'avais 15 ans.
Durant plus de deux mois, je ne vous avais toujours pas croisé .En revanche, votre musique était parvenu jusqu'à moi. Elle s'était insinuée en moi: elle frôlait ma peau. Chaque centimètre de ma peau réclamait votre mélodie. Vous ne cessiez de vous entrainer et vous ne cessiez de me faire rêver. J'en redemandais.
Mais je n'étais qu'une roturière et vous, sans doute, un jeune homme fortuné. Alors, j'entrepris de me mettre à votre hauteur: de m'élever à votre rang. Alors, je suivis des cours de valse: d'abord au dehors (je n'avais pas de quoi payer) puis le professeur eu pitié de moi et m'offrit la chance d'y participer. Je travaillais d'arrache-pied: je voulais être la meilleure.
Je pris soin de lire tout les livres sur la musique et d'apprendre à déchiffrer le solfège. Je voulais tellement être aussi cultivée que possible. J'avais fait en sorte de sortir les soirs d'opéra pour vous écouter. Vous jouiez merveilleusement bien. Les frissons me prenaient et je ne pouvais rentrer chez moi qu'après un moment. Les critiques vous idôlatraient. Vous étiez le Prodigieux Pianiste: Sirius Black. Vos conquêtes étaient nombreuses et je dois vous avouer combien mon coeur s'est brisé lorsque j'entendais ces rires cristallins de ces "greluches".
Un jour, alors que je me balançais sur cette balançoire miteuse, j'écoutais vos gammes avec passion. J'avais lu, la veille, une méthodologie sur le piano. Je m'amusais à essayer de vous suivre en gesticulant mes doigts. Sandra, une camarade de Poudlard, vint me voir. Elle me parla avec mépris de votre mélodie q'elle appelait "bruits".Sa voix me parut tellement criarde et bizarrement mon oreille se déconnecta de ses propos vulgaires pour me ramener à votre art si précieux.
Vous veniez d'arrêter ce doux morceaux. Impulsive, je me suis élancée sur le pas de la porte. Je savais que vous alliez sortir. Je le savais. Avec un grincement, la porte s'ouvrit. Une cape noire en velour,un costume noir d'une classe, une chaine autour du cou, un visage digne d'un Apollon et des yeux si gris : oui, vous étiez magnifique. Je vous tenais la porte et avec un sourire vous m'avais remercié. Avez-vous fait attention à moi? Vous souvenez vous de cette jeune fille brune qui fut tellement eémerveillée par votre classe naturelle?
Non, surement pas...Comme je vous imagine, vous creusez la tête pour savoir qui je combien j'étais amoureuse de vous, combien ce n'était point une idylle insouciante? Non.
Ma mère qui était veuve se remaria et je fus contrainte de déménager en Irlande. C'est avec une tristesse, un desepoir même, que je vous quittais un beau jour de septembre.Mais,je n'arrivais pas à me résigner. Alors,je fuis la gare. Je vous attendis des heures dans le froid, au bord de l'épuisement dans l'escalier qui menait à votre chambre. Vers 23 heures, vous êtes rentré au bras d'une jolie jeune femme...Il y avait bien plus que de l'amitié dans votre étreinte mais bien moins que l'amour...Un plaisir sexuel..Un De plus.
Vous ne m'avez pas regardé, vous m'avez ignoré. Je n'avais plus le choix, j'irais vivre à Pré-au-Lard...Et tanpis, si je devais souffrir toute ma vie. Quelle vie cruelle!
