Chapitre 2 Notre monde à nous deux.

Jane prise dans la tourmente était dans un état de grande fragilité, elle se dirigea vers la morgue le coeur lourd, elle n'aura jamais imaginé qu'elle se fâcherait à ce point avec sa mère. Cela la peina qu'elle ne comprenne pas ses sentiments, ou même la manière dont elle lui avait parlé. Elle était si heureuse d'être en couple avec sa meilleure amie, ce vide qu'elle croyait ne jamais remplir, elle avait trouvé le bonheur aux côtés de la légiste. Elle avait imaginé qu'Angela serait plus ouverte d'esprit. Toutefois, elle sut quand cela la concernée de près, c'était différent. Elle se remémora de cette affaire qui avait incriminée sa meilleure amie de meurtre, sa mère n'avait pas hésité à donner une vidéo qui compromettait l'innocence de Maura, et cela l'avait envoyé par la suite en prison. Et elle avait prétexté qu'elle l'avait fait pour son bien ? Oui, la protagoniste le savait qu'elle aurait pu faire une obstruction à la justice pour protéger son amie, et elle n'avait pas peur des conséquences soit la prison ou perte de son badge. Elle se rappela un autre moment de sa vie, par exemple lorsqu'elle avait annoncé à sa famille qu'elle voulait être détective, c'était la totale désapprobation, on ne l'avait pas soutenu à son choix, même aujourd'hui ses parents étaient toujours hésitants.

Ouvrant la porte de la morgue, Jane sortit de sa morose pour se radoucir à cette image qui égaya sa maussade journée. Le sourire qui explosa son visage d'amour, elle vit sa compagne agglutiner sur son ordinateur. Approchant à pas de loup derrière sa proie sans défense et inconsciente de ce qui se passait autour d'elle, la brunette put distinguer sur l'écran, le site en ligne de vente de chaussure.

Les yeux presque sortant de leurs orbites par la somme dépensée par Isles, la détective crut s'écrouler sur le sol. Toute sa garde-robe ne faisait pas un prix aussi exorbitant. Serrant dans ses bras la compulsive de l'achat, elle passa délicatement ses doigts dans cette soyeuse chevelure afin de la mettre sur le coté, puis elle embrassa tendrement sa nuque.

« Bonjour mon -aaaaarg... » Grogna Rizzoli n'ayant pas le temps de placer ses salutations qu'elle reçut en retour de son geste de grande tendresse, quelque chose de plus brutale, c'est-à-dire un bon coup de boule arrière. Elle se recula en titubant légèrement se tenant le nez et la bouche émettant un grognement exagéré de douleur. Elle aimait avoir toute l'attention de sa bien aimée, et la voir paniquer pour son bien être, la mettait dans une joie indescriptible.

« Hé bien quel accueil ! Il faut réellement qu'on fasse quelque chose pour ton romantisme... qui casse l'ambiance et là mon visage. »

« Oh Jane...je suis sincèrement désolée ! Pardonne moi ! Laisse-moi regarder si tu n'es pas blessée. » Réalisant la portée de son geste, Isles s'excusa en se levant de sa chaise pour observer le visage de sa meilleure amie qui le cachait toujours derrière ses mains pour dissimuler un large sourire. La brunette tenta tant bien que de mal de rester impassible.

« Maur ce n'est rien, j'ai connu pire dans mon métier et même avec mes frères. Nez, cotes, jambes, bras cassés. Plusieurs balles dans le corps, euh…quoi d'autres ? La liste est assez longue …mais je peux dire que tu as la tête dure ! »

« Alors montre-moi ton visage pour que ça me rassure un peu… »

« À une seule condition. » Proposa l'italienne de manière taquine.

« Jane…tu n'es pas une enfant ! » Réprimanda avec le sourire la châtain qui mit ses mains sur ses hanches pour se montrer plus imposante et dure, mais avec échec face à son amusement.

« Oh je sais…mais c'est une partie de ta faute si nous en sommes là…donc ta réponse ? »

« Tu es impossible. » Souffla amuser la légiste qui se laissa entraîner sans résistance à ce petit jeu. Elle ne pouvait nier qu'elle adorait ces moments de complicité. Elle était la seule à voir a brune aussi enfantine, cela lui changeait de sa froideur et sérieux dû à son métier.

« Oui c'est un de mes nombreux charmes. Alors ? »

« D'accord, que veux-tu ? »

« Que tu fasses un bisou sur mon bobo. »

« C'est bien ce que je pensais tu es une enfant. Tu devrais avoir honte. » Maura voulait se montrer autoritaire et sérieuse mais elle ne put en voyant le regard de chien battue de on amie, elle se mit à rire, ce que trouva le plus beau des sons pour la détective, dont la joie atteignait son paroxysme.

« Je n'ai pas honte, surtout si j'ai un bisou ou deux…peut être même plus selon la gravité de ma blessure insoutenable en douleur. »

« Montre. » La brune retira sa main, le docteur Isles vit des rougeurs mais rien de grave, que ce soit nez cassé ou des marques de sang. Elle s'approcha de la brunette qui mit ses mains dans la longue chevelure miel et la légiste murmura lascivement à son oreille :

« Jane pas ici, quelqu'un pourrait nous surprendre. » La dite observa les environs puis fixa un peu plus loin le cadavre sur la table d'autopsie couvert d'un drap blanc.

« Je ne pense pas que cela puisse le déranger ou alors ce serait une belle image avant son autopsie. »

« Jane ! » Réprimanda faussement choquer son amie qui lui pinça sa taille.

« Je ne te demande pas qu'on face des choses…inappropriées…bien que cela ne nous ait pas gênée auparavant...mais-» Ne pouvant finir sa phrase, Jane ressentit une paire de douces lèvres s'emparer follement des siennes. Par réflexe et parce que c'était naturel d'avoir ce geste, elle serra dans ses bras sa meilleure amie pour la ramener contre elle. Une valse taquine débuta puis plus endiablée, laissant presque à court de souffle les deux danseuses. Puis elles entendirent quelqu'un tousser, surprises, elles s'éloignèrent l'une de l'autre prisent par la torpeur d'être découvertes...de nouveau. Il fallait vraiment qu'elles se contrôlent. Et elles virent Frost accompagner de Frankie. Nos deux amies ne sachant où se cacher dirent face aux détectives qui détournèrent le regard.

« Oh euh…nous sommes désolée…nous reviendrons plus tard…Vous pouvez continuer... enfin...ça ne nous concerne pas... » Et ainsi les deux hommes fuirent de la morgue sous les rires de Jane qui elle vit que son frère ainsi que son partenaire se percuter l'un contre l'autre, puis ils allèrent presque tomber par terre par leur fuite. N'était-ce pas étrangement un air de déjà vu ?