Coucou tout le monde, prêt pour un second chapitre ?

Je préviens tout de suite, ce chapitre ne contient pas de lemon (ceux qui n'aiment pas vont être ravis). Je me suis un peu dépêchée à cause de ma nouvelle esclave (qui se reconnaîtra) qui avait une envie folle de connaître la suite.

Les personnages ne m'appartiennent évidemment pas plus que pour le premier chapitre et si leur créateur n'est toujours pas d'accord de voir cette histoire, je peux encore et toujours la supprimer.

Et je tiens à remercier Yuki pour sa review, ça fait toujours super plaisir de découvrir une autre perverse adepte du Patron/Geek :D


Le reste de la famille Sommet était finalement revenue sur le coup de six heures. Mathieu semblait encore plus fatigué qu'après la publication d'une vidéo. Des cernes bleuies lui donnait l'air d'un zombie. Il entra, posa Wifi au sol et s'effondra sur la table. Heureusement que la chaise était déjà tirée.
"Alors Mathieu, ça s'est passé comment ? Ta maman…" commença le Geek en débarquant du salon.
"Toi, ta gueule. Va jouer ailleurs, c'est pas le moment," le coupa-t-il dans son élan de câlin.
"On a pas aimé de rendre visite à sa mère ?" fit le Patron en caressant malicieusement sa nuque découverte, "je peux peut-être arranger ça."
Le Geek émit une petite moue face aux sous-entendus et aux gestes. Non, il n'était pas jaloux. Mathieu n'était pas d'humeur. Il avait simplement un peu de peine pour lui, rien de plus.
"Me touche pas !" gronda le Youtuber en se redressant, mettant sa peau hors d'atteinte.
"Ne me donne pas d'ordre, l'effarouché !"
Un combat de regard débuta. L'homme debout défia son créateur d'un air hautain et moqueur. L'autre semblait dans une colère noire.

"... et là, elle m'a dit 'pas possible'. Alors je lui ai dit 'je te jure'. Mais elle était trop mais alors trop ja-louse et…"
Le reste du groupe débarqua. La Fille d'abord qui racontait sa vie à Maître Panda, n'étendant pas ses 'je m'en fous' à répétition. Le Prof fermait la marche, se massant les tempes.
"Ah ben te voilà, espèce de lâcheur ! On peut pas entrer en famille, c'est trop demandé ?! Non, monsieur est parti devant, évidemment," se plaignit la Fille.
"Mais ferme-la toi !" s'énerva-t-il, "on est même pas une famille que je sache."
Après le petit cri choqué de sa part féminine, le silence régna. La déclaration, sans doute aucunement pensée et simplement causée par la colère et la fatigue d'un week-end essoufflant causé par une fille, glaça l'atmosphère de la pièce. Le Geek se mit à pleurer silencieusement d'abord, malgré ses reniflements. Ses nerfs naturellement à fleur de peau étaient encore plus malmenés par la tension palpable.
"Mais t'entends ce que tu dis ?" se vexa la Fille en encerclant le petit de ses bras, l'étouffant partiellement par sa poitrine abusive, "déjà que tu m'as virée de l'émission alors que j'allais devenir une star, tu dois en plus m'écarter de la famille ?"
"Tu n'es qu'une personnalité, bordel ! Et toi, va chialer ailleurs !"
"Oh tout doux gamin, arrête de jouer ta pute mal baisée," railla le Patron en s'allumant une cigarette.
Malgré l'étincelle remplie d'espoir qu'il aperçut dans le regard du Geek, il ne le faisait pas pour lui. Mathieu était juste énervant à se conduire comme une sale gamine réglée.
"Le Patron a raison, Mathieu. Ce n'est parce que notre week-end n'a pas été de tout repos qu'il faut se conduire comme… une fille de joie auquel les plaisirs n'auraient pas été totalement comblés," prit parti le Prof en confirmant les dires du Patron avec ses propres mots.
"Toi, n'en rajoute pas. J'ai supprimé l'Homme à la Cravate de ma tête, tu pourrais bien être le prochain. Et toi, je t'ai dit d'aller chialer ailleurs !"
Le petit s'enfuit en hurlant que personne ne l'aimait pour s'enfermer dans sa chambre. Wifi le suivit, pensant qu'il voulait jouer.
"Et ben bravo", applaudit la blonde, "bien joué Mathieu !"
"Mais c'est aussi de ta faute," le défendit le Panda, "tu es infernale depuis le début. Faut de le dire comment ? On s'en fout de toi, de ta vie, des tes copines, de tes cheveux ou de tes seins !"
"Pardon monsieur si j'apporte un peu d'ambiance. C'est sûr que tu n'as pas grand-chose à raconter en passant tes journées dans ta grotte !"
"Je parle pour dire des choses intéressantes au moins."
"C'est sûr que tes chansons apporte beaucoup à l'émission. Personne ne veut le retour du Prof après tout."
"Au moins lui a été remplacé. Ta présence était tellement importante que tout le monde s'en fout de ton départ."
Elle émit un petit cri vexée avant d'infliger une claque retentissante à l'Homme en kigurumi. Celui-ci, passa de choqué à enragé. Lançant un regard noir avant de vouloir se jeter sur la Fille.
"C'est bon, c'est bon, du calme," l'arrêta l'homme en blouse blanche en servant de barrage entre les deux protagonistes.
"Non, laisse-les. J'aime les catfights," râla le Patron qui observait la scène en riant.
"Je propose d'oublier tout ça, de dîner ensemble et de passer la soirée devant un quelconque programme télé abrutissant comme si nous étions une famille," les convia-t-il en ne prêtant pas attention à l'homme en noir.
"Mouaif," hésita la Fille.
"Mathieu ?" lui demanda le Panda.
"Comme vous voulez tant que vous me foutez la paix !"

Après le repas, le petit monde se rendit enfin compte que quelqu'un manquait: le Hippie. Il était tout simplement resté dans le van en compagnie de Capsule de Bière, ne le voyant pas vraiment dans son pays de poneys. Ce fut au tour du Patron d'aller le rechercher, juste au cas où il ferait une overdose. Avant de sortir, Mathieu l'interpella.
"Dis, il s'est rien passé durant mon absence, hein ?"
"Non gamin. Juste une bonne nuit de folie."
"Pas avec le gamin au moins ?" s'inquiéta-t-il, la mine sérieuse.
"Qu'est-ce que je ferais d'une lavette pareille ?" mentit-il de manière très convaincante.
"Juré ?"
"Tu ne me crois plus maintenant ?"
"Si, je t'ai toujours cru," fit-il ironiquement, "il n'y a aucune raison pour ne pas te faire confiance au fond. Tu es la personnification même de l'honneur et la droiture, un vrai enfant de cœur."
"Va te coucher, gamin, tu commences à fatiguer."

La semaine qui suivit fut plutôt banale. Leur secret était bien enfoui car ils avaient fait de leur mieux pour ne pas changer leurs habitudes. Le Patron partait à toutes les heures du jour et de la nuit pour assouvir ses fantasmes plus morbides les uns que les autres ou s'occuper de ses quelques entreprises alors que le Geek passait ses journées enfermé pour jouer. La seule différence survenait quand personne ne faisait attention, la nuit le plus souvent. Le Patron le rejoignait alors pour savourer ses petits cris qu'il tentait vainement de faire taire ainsi que son entrée qui ne semblait pas se lasser de sa virginité. Même en revenant deux ou trois fois dans la même nuit, il la trouvait toujours aussi étroite. Il ne savait pas comment ce miracle était possible mais il en profitait. Il y avait aussi ses ongles émoussés qui balafraient son dos ou sa tête, se calant comme elle pouvait contre son épaule pour tenter de ne pas se faire entendre. Un jour où personne n'y prêtait vraiment attention, il alla même avec lui dans la douche. Le Geek faillit glisser tant ses jambes étaient flageolantes. Ce n'était pas son meilleur coup, le petit avait pas mal de lacunes dans son éducation sexuelle, mais bon Dieu ! que ça faisait du bien d'être en lui.

Mais le Patron commençait à avoir peur de cette relation. Il sentait qu'il changeait. Il devenait un peu plus doux. Il ne cherchait plus que son propre plaisir mais aussi celui de l'autre. Il ne se lassait pas du petit, lui, l'homme qui ne pouvait pas garder la même compagnie plus d'une nuit. Ce garçon lui appartenait, il avait beau le nier mais c'était ce qui lui traversa l'esprit quand il lui apposa un suçon à l'épaule. Suçon qu'il admira un moment, le sourire aux lèvres. Mais l'indice le plus flagrant à ses yeux, celui qui lui prouva que ce gamin le changeait, était sa difficulté grandissante pour éviter ses lèvres. À chaque fois qu'il tentait de l'embrasser, sa force pour détourner la tête s'amoindrissait. Un jour, il le savait, il lui serait impossible de dire non. Au début, il se dit qu'il n'y aurait pas trop de soucis, que le Geek était trop timide, voire coincé pour oser tendre les lèvres. Mais la situation évoluait de jour en jour. Maintenant, il en venait même à le tirer par l'arrière du crâne pour tenter de le rapprocher. Malgré ses réticences, le Patron commençait vraiment à aimer cette relation, même s'il ne savait pas réellement ce que le petit était pour lui ou ce qu'il était pour le petit. Puis il y eu cette nuit étrange.

Leur ébat finit, le pervers resta un peu dans le lit du gamer. Il pensait qu'il dormait. Il se perdait dans le plafond, sa cigarette fraîchement éteinte dans le cendrier, seulement vêtu de ses lunettes qu'il n'ôtait jamais. L'autre était allongé sur le flanc tout près de lui. Sa main recouvrait son épaule. Avant, il l'aurait menacé pour s'être collé de la sorte. Maintenant, il trouvait même la position très confortable.
"Dis, je peux te poser une question ?" chuchota le Geek, les yeux toujours clos.
"Tu viens de le faire, gamin."
"Oh… Je peux t'en poser une autre ?"
"Mais tu… Vas-y," soupira-t-il en se tournant vers lui, la tête contre sa paume pour éviter de se blesser avec sa monture et surtout pour la maintenir en place.
"Tu es revu des prostitués depuis ?" demanda-t-il en observant sa main, tombée de l'épaule et maintenant entre eux.
"Oui," répondit-il simplement.
Ne me dis pas que tu es jaloux, pensa-t-il.
"Et… tu as déjà fait plusieurs fois 'crac-crac' avec la même personne avant moi ?"
L'expression arracha un rire au plus expérimenté. À part lui et éventuellement sa mère, toutes ses relations n'avaient durées qu'une nuit, moins de 24h du moins.
"Oui, souvent," s'entendit-il mentir il ne sut trop pourquoi.
"Ah," lâcha-t-il avant un silence.

Il l'observa un moment, son air serein avait tourné à la moue. Il ne savait pas pourquoi il avait pu croire un instant qu'il pouvait y avoir quelque chose de différent entre lui et le Patron. C'était tellement stupide maintenant qu'il y repensait. Il releva enfin les yeux pour scruter le regard de son vis-à-vis. Il ne le vit bien-sûr pas, caché par ses verres fumés aussi noir que devait l'être son âme. Les yeux en sont le reflet n'est-ce pas ? Il se demanda soudain de quoi ils pouvaient bien avoir l'air. Étaient-ils comme les siens ? Deux orbes pervenches manquant de confiance.
"Tu retires tes lunettes parfois ?" demanda-t-il enfin.
L'autre ne répondit pas, même s'il était sûr d'avoir été entendu. Avec une audace qu'il ne se connaissait pas, la main quand même un peu tremblante, il s'approcha de la monture. Il la lui retira doucement, dévoilant des yeux semblables, bien que plus sombres et sûrs d'eux. La différence majeure se marquait aux paupières où deux trous de quelques millimètres laissait passer le blanc de l'œil.
"Qu'est-ce que tu as là ?" demanda-t-il après avoir déposé à l'aveuglette les lunettes sur la table de chevet derrière lui.
"Là ?" supposa l'autre en avançant son doigts près d'un des orifices, "Tu te rappelles de mes piercings oculaires ? Et bien, Mathieu ne les aimait pas trop."
Le silence refit surface. La main du Patron était retombée à son tour contre le matelas. Toujours sans un mot, doublant d'une confiance en soi incroyable, le Geek osa la caresser du bout des doigts. Il crut rêver quand il le sentit frissonner sous le contact. L'obsédé ne retira pas sa main, le laissant faire gentiment. Finalement, le petit murmura quelque chose.
"Tu disais..?" chuchota le Patron en rouvrant les yeux qu'il avait fermés pour savourer la douceur de son partenaire.
Toujours aussi téméraire, il s'approcha du criminel, collant leur torse pour lui susurrer dans le creux de l'oreille.
"Je me demandais si tu… avais déjà embrassé quelqu'un …"
Non, jamais. Le pervers n'avait jamais goutté aux lèvres de quelqu'un.
"Oui, des centaines de fois," sortit pourtant de ses lèvres.

Il sut alors pourquoi il mentait. Il voulait se persuader que le Geek n'était qu'une pute comme une autre, si pas inférieure aux autres. Il ne voulait pas comprendre que c'était plus que ça. Sa relation avec le gamin était unique pour lui. Jamais personne n'avait eu le privilège de lui poser toutes ses questions, de lui ôter ses lunettes et encore moins de le toucher alors que l'heure du sexe était passée. Le gamer le fascinait. Ses gémissements, sa façon d'être toujours aussi candide quoi qu'il se passe, c'était de la pédophilie légale. C'était un peu comme sa favorite, sauf qu'il ne la payait pas. Il ne savait pas comment appeler ce qu'il ressentait pour le petit. Pas de l'amour, il en était certain. Lui, il aimait la violence, la brutalité, la sauvagerie. L'amour, c'était doux, mignon et vomitif. Pour aimer, il faut être gentil avec l'autre et surtout, il faut l'embrasser. Mais jamais, jamais il ne pourrait donner ses lèvres à quiconque. Et c'était parce qu'il ne l'aimait pas qu'il mentait au Geek, pour lui faire comprendre que lui non plus ne devait pas l'aimer, lui, le criminel à aimer le plus dangereux de la planète. Pourtant, le petit resta proche de lui, cherchant sûrement à lui donner son premier baiser. Il s'approcha furtivement. Le Patron ne réagit pas. Peut-être avait-il pensé trop vite. Peut-être voulait-il de ses lèvres. Mais quand elles frôlèrent les siennes, il se dégagea instinctivement. Son vis-à-vis le regarda alors, le visage peiné. Il comprit enfin que sa relation avec le Patron n'était pas ce qu'il avait espérer. Il se retourna dans le lit, lui tournant le dos. Après plusieurs minutes, le plus mature des deux sortit du lit, enfila sans bruits ses lunettes et ses vêtements avant de sortir de la chambre, ne portant qu'une vague attention aux gouttes salés qui recouvraient maintenant les joues et le matelas du Geek.


Fin du second chapitre. J'espère que ça vous a plus ^^
Une petite review pour remonter le morale du Geek, ça vous dis ? :3