Surprise, surprise. Devinez qui arrive avec un jour ou deux d'avance suite à la demande d'une sacré fan, esclave, amie (choisis ton titre, Amarilla ;) ).
Comme d'habitude. Je ne détiens rien et le bouton delete est à porté de souris.
Petit warning quand même ^^'. Ce chapitre contient un non-con totale. Vous voyez le chapitre un ? C'est peut-être moins long ici (voilà ce qui arrive quand je me dépêche !) mais c'est vraiment violent. Les amoureux des bisounours... attendez le chapitre 4 parce que ce chapitre n'est pas pour vous.
Après leur petite discussion nocturne, le Geek avait brusquement changé. Il évitait tout bonnement le Patron. Quand le criminel lui pinçait discrètement les fesses, il ne réagissait plus et partait comme si de rien n'était. Quand il voulait de lui, il faisait semblant de dormir. Le pervers aurait très bien pu le violer dans son sommeil mais il se disait que le petit valait mieux que ça. Pensée qui l'angoissait grandement et qui lui faisait dire que leur relation n'était pas vraiment ce qu'elle voulait qu'elle soit. Finalement, le gamin faisait tout pour ne plus l'approcher. Il passait ses journées enfermé à jouer ou prétendait aider Mathieu pour la mise en forme du prochain épisode -alors que celui-ci était déjà partiellement tourné. Même quand le hasard faisait qu'ils se retrouvaient dans la même pièce, le gamer s'arrangeait pour garder un bon mètre d'écart entre eux, refusant obstinément de croiser son regard. Ce comportement lâche et sans raison précise énervait grandement le Patron. Au début, il entra dans son jeu. Il ne le regardait plus, s'enfermant dans le même mutisme. Puis, il décida de l'ignorer totalement, reprenant ses habitudes. Il allait au Bois très souvent mais se fit rapidement virer de plusieurs clubs pour violence. Ce n'était pas de sa faute après tout. Il se sentait piégé dans une situation qu'il ne comprenait pas et ça le frustrait. Une frustration telle qu'il ne pouvait la calmer que par le sexe et la violence. C'était comme s'il était un gamin trop gâté à qui on aurait pris le jouet préféré. Il devenait de plus en plus irritable de jour en jour, menaçant quiconque voulant savoir ce qu'il avait d'une disparation précoce. La Fille, la chieuse la plus tenace qu'il puisse connaître, arrêta enfin de lui demander de parler quand sa robe favorite fut mystérieusement brûlée par de petits cercles. Elle piqua une colère et s'enferma dans la salle de bain pendant deux jours. Bien que cela permettait à Wifi de ne plus utiliser la douche comme litière, elle reçut les foudres des autres qui n'avaient pas du se laver pendant un peu plus de 48h.
Finalement, l'épisode fut terminé et chacun trinqua à la nouvelle réussite de ce tournage. Tous sauf le Geek qui était reparti dans ses appartements à la fin de ses apparitions. Le Patron le suivit quelques minutes plus tard, tentant comme chaque jour d'ouvrir la porte. Il fut soulagé quand celle-ci ne lui résista pas. Il l'entre-bailla doucement avant de se stopper et de respirer un grand coup. La colère sommeillait encore profondément en lui. Il ne voulait pas crier sur le petit mais cette situation lui faisait perdre pied. Malgré ses résolutions, c'est toujours remplit de cette même rancœur qu'il ouvrit la porte pour découvrir un Geek devant son écran. Il avait évidemment entendu l'entrée de son partenaire mais avait décidé de lui tourner le dos. C'est donc bien naturellement que le pervers débrancha l'ordinateur. Et donc, toujours bien naturellement, ledit Geek se fit une joie de discuter avec son comparse.
"Bon, tu vas m'expliquer ce qui se passe gamin ?" s'énerva-t-il en faisait de grands gestes, un peu comme le ferait un italien.
"Rien," râla-t-il, mécontent, n'ayant pas bougé d'un pouce.
"Bien sûr, et c'est aussi pour rien que tu m'évites depuis une semaine ?"
"Exactement," ironisa-t-il en fixant son écran devenu noir.
"Tu me fais tout de même pas la gueule pour ce que je t'ai dit ?"
Le petit ne dit rien, tournant toujours le dos à l'autre homme.
"Réponds-moi gamin !" cria-t-il en retournant la chaise vers lui.
"Non, je m'en fous complètement," mentit-il sans grande conviction.
Incapable de trouver comment continuer cette conversation, ce sentant à nouveau piégé, le Patron se passa une main dans les cheveux, tira une dernière latte et jeta la cigarette sur le plancher. Tout allait bien alors pourquoi ce coup de gueule si soudain ? Pourquoi ces réactions ? Il lui prit sauvagement la mâchoire, le forçant à relever les yeux vers les verres sombres.
"Écoute-moi bien petit con, tu m'as déjà posé plein de questions et tu sais maintenant les réponses. On est pas un couple ou des amants. Tout ça, c'est juste de la baise. Tu n'es rien qu'une pute pour moi, pigé ?"
Les paroles touchèrent le Geek en plein cœur. Il voulait détourner la tête, cacher les larmes que la boule amère dans sa gorge laissait présagés.
"Tu n'es rien d'autre qu'un jouet," continua-t-il de l'enfoncer, " rien qu'un gosse avec qui je peux m'amuser légalement et gratuitement. Moins qu'une pute, tu es une putain de chienne en chaleur."
"Je te hais," murmura l'autre, passablement trahi.
Le Patron sourit mal sainement alors que le petit tentait encore de se soustraire à sa poigne. Sa main glissa vers son cou découvert, qu'il serra fort afin de l'obliger ensuite à se relever. Le gamin suffoquait, enfonçant ses ongles dans son poignet et son avant-bras. Il fut alors jeter contre le sol, sa tempe heurtant le bois synthétique. Il tenta de kicker les jambes du Patron à l'aveuglette mais celui-ci c'était déjà rapproché. À quatre pattes contre le Geek, il le piégeait au sol.
"Non, lâche-moi, je veux pas," geint le petit en comprenant où cette situation allait le mener.
Le fou sexuel lui mordit alors le dos au niveau de l'omoplate. Ça n'avait rien de sensuel ou d'érotique. Il ne l'avait fait que pour faire mal.
"Ne me donne pas d'ordre, espèce de chienne," fit-il d'une voix déformée par la colère après s'être régalé du cri horrible du petit.
"Mathieu !" hurla celui-ci, "Mathieu ! À…"
Le Patron le retourna brutalement avant de lui asséner trois coups de poings retentissants.
Les cris cessèrent. Le gamin, les larmes aux yeux, portait les mains à son visage, se protégeant un peu trop tard.
"Tais-toi, sale chienne. Il ne t'entends pas. Personne ne t'entendra."
"Pourquoi ?" demanda-t-il, d'une toute petite voix.
"Tu te rappelles du verre après chaque tournage ? Cette fois-ci, j'ai ai mis des somnifères."
Le Geek, voyant son sort scellé, le fixa choqué. Sous la violence des coups, ses lunettes avaient volées quelque part dans la pièce, révélant des yeux si perçant et sombres qu'un démon en aurait pleuré. Il le mordit encore, au cou cette fois. Le gamin cria à nouveau, tentant de le repousser avec la force d'un mioche de 5 ans.
"S'il te plaît," l'implora-t-il.
Pour toute réponse, les doigts s'enroulèrent à nouveau contre sa trachée. Il étouffait, pleurant dans un silence forcé. Content de lui, le pervers sourit tout en léchant le sang sortait des morsures, savourant son goût métallique. Il ondula sauvagement les hanches, frottant son excitation naissante contre la cuisse du soumis. Sou cou avait été relâché et il pleurait à chaud de larmes. Son corps était parcouru de spasmes.
"Arrête de pleurer !" ordonna l'homme au dessus de lui, "arrête !"
Trop tard, un autre coup s'abattit. Sa lèvre s'ouvrit pour laisser couler un petit flot rougeâtre. Il le fixa de ses yeux humides, la vue brouillée, le suppliznt visuellement d'arrêter. Il aperçut ce regard déchirant mais préféra ne pas le voir. Le Geek n'était pas la victime de la situation, c'était le coupable. C'était lui qui ne voulait pas comprendre que leur relation n'avait rien d'amoureuse. Il réagissait comme il le faisait pour n'importe qui d'autre: il l'utilisait. S'il ne comprenait pas par les mots, il comprendrait par les gestes. Il le releva un peu, ôta par des mouvements expérimentés son jeans et son caleçon ainsi que les siens. Le petit sous lui se débattait encore, le repoussant de toutes ses forces fatiguées. Il en venait presque à être touché par cette volonté. C'est pour cela qu'il s'approcha d'un bouton de chair extrêmement sensible. Comme récompense pour son courage, il sortit sa langue devenue ceinture noire de plaisir et… réfléchit. C'est bien pour ces gestes tendres que le Geek avait cru pouvoir être quelque chose de plus qu'un simple jouet pour le Patron. Il ouvrit alors la bouche et déchira le téton de ses dents. Par réflexe, le petit tira ses cheveux, hurlant de douleur. La conséquence ne fut pas glorieuse. Un autre coup le frappa, brisant l'arête nasale.
L'obsédé le retourna à nouveau, fesses face à lui et n'attendit pas de calmer sa rage pour s'enfoncer en lui jusqu'à la garde. Sans rien pour s'accrocher, le gamin se mutila pour faire passer la douleur. Une poignée de ses cheveux finit dans sa main. Ses cris se mourraient dans sa gorge alors que la souffrance le déchirait. Il saignait. Il saignait de partout, sa bouche, son nez, son cou, son mamelon, son entrée. Et il pleurait. Et il suppliait. Et il se sentait trahi. Et il se sentait abandonné. L'autre ne s'en souciait pas. Il entrait et sortait dans un rythme inhumain, sentant l'hémorragie extériorisée lubrifier son sexe. La brutalité, la violence, voilà ce qu'il aimait. Ses ongles marquant ses hanches, les dents marquant son dos, la bestialité à l'état pure. Il entendait la douleur, les suppliques et il adorait ça. C'était un plaisir malsain, morbide mais c'était son fantasme, sa manière d'enseigner. Il donnait une leçon au jeune de la meilleure manière possible. Le plaisir montait et montait à mesure où l'odeur du sang imprégnait la pièce. Finalement, dans un dernier coup de buttoir féroce, il se déversa. Il attendit seulement la fin de sa propre jouissance pour se retirer, toujours aussi brutalement.
"Félicitations gamin, tu as le SIDA," grogna le Patron en ramassant ses affaires, ses lunettes et laissant à terre un petit brisé et confus.
Il resta à même le sol quelques instants, la douleur le paralysant. Il trouva quand même la force de se retrouver à quatre pattes. Sa tête tourna alors, la nausée le prit. Il eut juste le temps de prendre sa poubelle avant de s'y vider. Les aliments contenus dans son estomac se retrouvèrent au fond du sac plastique, mélangés à la bile et son odeur nauséabonde. Il toussait, pleurait et surtout, il avait mal. Son corps était détruit, son cœur en miettes. Il voulait crier, hurler, frapper l'homme qui l'avait mis dans cet état. Mais il pouvait seulement rester à terre, un goût et une odeur âcre emplissant ses sens. Il arrêta de renifler, ces mêmes sens en alertes, quand la porte se rouvrit.
Comment on appelle ça déjà ? Un cliffhanger (ou comment faire rager les gens ^^') ?
Voilà ce qui arrive quand on me demande , pardon, me supplie pour avoir le prochain chapitre (ouh que je suis vilaine :p). Surtout que le quatre n'est ni écrit sur papier et donc encore moins dans mon pc... mais je rassure tout de suite, je l'ai en tête :D !
Sinon, comment vous avez trouvé le chapitre ? Bien ? Moins Bien ? Une idée de la personne derrière la porte ?
