Un soucis parce que mon copain m'a quittée et que je n'arrivais pas à finir cette fic sans tuer l'un des protagonistes.

Et une fête car je pars aux USA du 18 août au 25 juin. Mes amis (oui j'en ai T_T) en fêté mon départ du coup ^^'

C'est peut-être plus court, moins bien écrit mais au moins, ça se finit comme je le voulais.

aussi, désolée de n'avoir pas répondu aux reviews, j'accours !

Enjoy :3 (tenez en compte que je me bats depuis deux heures avec mon clavier, Drive et ma connexion internet pour vous servir cette fic ! Et c'est la cinquième fois que j'écris cette intro :)


Il se trouvait présentement dans sa chambre, son ancienne chambre. Celle qu'il avait avant de faire partie de Mathieu. Il attendait là, patiemment, l'arrivée de son bourreau. Sa pièce était très impersonnelle. Des murs blancs, des rideaux et des draps d'un gris terne, rien ne prouvait l'existence d'un garçon de 10 ans dans cet endroit. Pourtant, il y vivait bien et y passait le plus clair de son temps. Sa mère, s'il pouvait encore l'appeler ainsi, ne supportait plus sa présence. Il e sortait que pour aller à l'école et faire ses besoins primaires, bien qu'il mangeait et buvait le moins possible. L'école, parlons-en. Il n'avait pas d'ami. Personne n'approchait un garçon si violent. Pas même les professeurs. Il faisait tout simplement peur, avec ses lunettes de soleil. Il lui gardait pour cacher les coups, la plupart du temps. Les coups des adultes, pas seulement de sa génitrice. Celle qui c'était trop amusée à une soirée et qui le regretta toute sa vie, celle qui, sur un coup de tête, frappait bêtement son fils. Mais le pire de tout, ce qu'il gardait caché au fond de lui, c'était les abus. Il ne savait pas quand ça avait commencé... peut-être depuis toujours. Elle venait et le touchait, le caressait, l'utilisait. Et elle n'était pas seule ! Des femmes, mais surtout des hommes, le prenait pour un simple jouet. Il avait appris à aimer, car les seuls gestes tendres venaient de ces moments charnels. Pourtant, depuis un moment, il cherchait à ne plus se faire abuser. C'est ainsi que lorsque sa douce génitrice vint dans sa chambre, le sourire maladivement sensuel, il la repoussa. Il n'aurait pas du faire ça, ni la traiter de folle, car elle partit. Elle partit de longues minutes. Tellement longtemps qu'il s'assoupit. Mais la mère rodait encore. Elle le réveilla sans ménagement, le sourire déformé et dans sa main, un objet à la lame brillante.

Le Patron s'éveilla en sursaut, la paume machinalement posée contre son abdomen, heureux de découvrir que la matière poisseuse ne soit que de la transpiration. Il n'avait jamais su s'il s'agissait d'un rêve ou d'un souvenir. Il savait juste qu'il avait peur. Dehors, il faisait encore nuit.

Le Geek s'éveilla d'un sommeil sans rêve. Il était midi passée, son heure habituelle lors d'un lendemain de jeu. Il se dirigea vers la cuisine, où une ambiance lourd surplombait la pièce.

"Espèce de malade," s'égosillait la Fille, "tu aurais pu nous tuer !"

L'intéressé, une bouteille de wisky bien entamée, se contenta de hausser les épaules.

"B-Bonjour," tenta-t-il timidiment, évitant soigneusement le pervers.

"Toi, c'est pas le moment, va te recoucher !" le remballa Mathieu.

"Mais... il est 12h..."

"Va te pendre alors !"

Encore une fois, il avait parlé sans réfléchir, faisant chialer le gosse. Le Patron n'en pouvait plus de ce comportement.

"Mais tu vas te calmer, putain ! Le gamin t'a rien fait. Attaque-toi au coupable plutôt !"

Sa voix était un peu pâteuse même s'il parlait encore correctement. Mathieu, lui, resta interdit un moment, étonné par sa réaction.

"Je fais ce que je veux de mes personnalités," cracha-t-il.

"Justement, non ! On est pas tes jouets, on fait juste partie de toi. Même si tu n'es plus là, on continuera de vivre. J'en ai eu la preuve quand je t'ai tué."

"Techniquement," lâcha le Prof, "Mathieu n'est jamais mort, c'est pourquoi on était toujours là."

Le criminel ne trouva pas d'argument, coupé par l'homme de sciences.

"Mais je n'ai besoin d'aucun de vous pour vivre, MOI !" Mathieu semblait juste enragé, comme s'il était possédé par de la haine pure.

Maître Panda le comprenait, le Patron devenait vraiment incontrôlable. En plus de les droguer, il était à présent saoul sans raison apparente. Ses mots blessèrent tout de même ses doubles, surtout le petit qui pleura de nouveau.

"Ce n'est pas pour ça que tu dois toujours t'en prendre au petit. C'est facile de s'en prendre aux faibles ! C'est bizarre que tu ne t'en prennes jamais à moi, tu as peur ?"

Mathieu le défia du regard mais n'ajouta rien. Son silence en disait long.

"Pourquoi tu le protèges soudainement ?" dit-il enfin, "tu es le premier à le rabaisser d'habitude."

"J'ai juste... changé d'avis," répondit-il, peu sûr de lui.

"Ah bon ?"

"Fais pas chier gamin, fous-moi la paix !"

"Le Démon m'a tout dit, tu sais. Au sujet de toi et du gamin," il dit ça sous un ton de victoire.

Voilà la vraie raison de sa rage.

"Tu veux peut-être qu'on règle ça ailleurs ?"

Le Patron n'en revenait pas. Trahi par un rare ami. Il est vrai qu'il faisait partie des personnalités de Mathieu, mais tout de même...

"C'est bon, lavons notre linge sale en public. Oui, je l'ai violé. Oui, je regrette, ça te va ?"

Il chercha une autre bouteille qu'il vida à moitié, sa tête tournait férocement. Le Geek ne savait plus où se mettre. Pourquoi parler de ça maintenant ?

"Je veux que tu quittes cette maison dès demain," l'avertit le Youtuber, "je t'avais déjà prévenu avec l'Homme à la Cravate, je t'avais donné une seconde chance. Tu es pathétique."

Ce fut à l'obsédé d'être blessé. Il renifla silencieusement et zigzaga jusqu'à l'étage. Tous les regards se tournèrent alors vers le petit.

"Mon pauvre chou..." le plaignit la Fille en l'invitant dans ses bras.

Il ne bougea pas. Il en voulait au Patron, bien sûr mais il ne voulait pas le voir partir. Où irait-il alors dans son état actuel ?

Les minutes passèrent douloureusement. Pas un mot ne fut lâché, pas un bruit ne fut entendu. Tout le monde, même le Hippie, sortit de sa transe, le regardait attristé. Finalement, ils partirent un à un, rejoignant leur caverne et autre labo. Le Geek remonta à son tour, à la fois vide et abattu. Le pervers allait-il vraiment partir ? Mais où ? C'est en passant près de sa chambre qu'il l'entendit râler. La voix était trop étouffé pour qu'il puisse entendre. Réunissant son empathie et son courage, il ouvrit doucement la porte. Il le découvrit à terre, sans doute tombé par perte d'équilibre. Ses gested étaient désynchronisés. La cigarette qu'il avait allumée menaçait dangereusement de le brûler. Dans un excès de tendresse, il se rua pour la lui ôter des mains. D'abord en colère, le bourré se radoucit.

"Dés'lé gamin, j'm'en vaux, t'sais ? J'm'en suis jamais v'lu mais avec toi, oui. Chais qu'tu peux pas m'parnnoder, jamais t'pourras. Mais j'chuis désolé."

"Chut, c'est oublié. Je te pardonne."

Sa voix criarde était étrangement assurée. Il lui retira ses lunettes d'un geste sûr, l'obligeant de focaliser ses yeux brumeux sur les siens.

"Nan, tu mens. Tu peux... pas !"

Ne cherchant pas une joute verbale qui ne mènerait à rien, il décida de prouver ses dires. Il le prit dans ses bras sans réfléchir. L'autre hésita un instant avant de lui rendre son étreinte. Le Geek se sentait étrangement bien dans les bras d'un homme qui a été son violeur. À présent, il s'y sentait rassuré, comme si c'était une autre personne. Idée qui disparut vite quand il sentit une langue chaude et humide caresser son cou.

"Tu fais quoi là ?"

"T'm'as pas pardonner ?"

"Si mais arrête !"

"Mais j'ai envie de toi..."

Le petit le repoussa alors, le fixa titillé. "Je ne veux pas être une de tes prostitués !"

"Mais c'est pas... t'es pas... c'est... mais non ! T'es plus, d'accord ?"

Le gamin le regarda perplexe. Il pensait vraiment qu'il allait le croire ?

"S'te plaît," le supplia le Patron sans trop de motif.

"Quoi ?!"

"T'peux m'embraser... euh... m'embrasser ?"

Le petit le regarda encore dubitatif.

"... et pourquoi ?"

"T's'ras mon premier gamin. Et j'veux pas t'quitter sans."

"Tu m'as dit que tu avais déjà embrassé des gens..."

"Ouais mais j't'ai menti."

Le pervers rit bêtement.

"J't'ai menti pour des conneries. 'Tain j'tais con à c't époque," il rit encore, la tête contre son épaule, avant de reprendre son sérieux,"s't'eu plaît, juste un bisou."

Le Geek lui prit alors le visage en coupe, fixa ses lèvres un moment. Il s'approcha, très lentement. Toujours plus près de ses jumelles vierges.

"Ça changera quelque chose entre nous ?"

"Je s'rais à toi et toi, ben tu s'ras à moi."

Il fut rassuré et s'approcha encore, de plus en plus près. Il sentait son souffle contre son visage. Plus qur quelques millimètres.

"Promis ?" demanda-t-il encore.

"Promis m'gamin."

Ses yeux avaient changés, ses yeux aimaient. La distance devint inexistante entre leur deux cavité. Le baiser fut chaste, timide. Le Patron gardait les yeux clos fermement. Il respirait fort, effrayé par les papillons qui se formaient au fond de son abdomen (lui ? Sérieux ?). Ils se séparèrent, l'un heureux, l'autre choqué. Pour montrer son ressenti, le plus mature plongea dans son cou et y appliqua un suçon énorme. Le petit lui aggripa mes cheveux, soufflant doucement.

"À ton tour," lui ordonna-t-il en découvrant à son tour sa peau.

"Mais... je sais pas..."

"Vas-y putain !"

Il ne réfléchit plus et agit. Sa marque fut moins appuyée. Sa bouche lâcha de petits bruits assez gênants, mais son partenaire adorait ça. Il lui mordillait l'oreille fiévreusement. Il s'attaqua aux lèvres quand celles-ci furent disponible, se laissant guidé par le gosse, qui lui appris comment valser avec sa langue. Il lui mordit la lèvre inférieure, pris d'une envie brûlante.

"T'm'excites gamin !"

Le gamer le repoussa de nouveau.

"Non, je veux pas. Je préfère attendre que..."

L'excitation retomba. C'est vrai, il n'était pas encore prêt. L'homme en noir se coucha alors sur le flanc, à même le sol, et emprisonna le gamin dans ses bras.

"Tu changes," remarqua-t-il, le nez enfouit dans sa chemise.

"T'm'fais changé. Mais gamin, t'avise pas d'me trahir. Sinon j'te fous l'cul dans une pastèque !"

Il rit doucement en sentant son partenaire lui embrasser le front.