Il était assis à la gare, la tête basse. Une personne qui lui était chère était morte ce soir. Il regardait les lunettes, perdu dans les souvenirs. Les bons comme les mauvais. Il ne pleurait pas mais avait de la peine. Il aurait espéré que cette solution n'en ait jamais été une.
"Je suis désolé pour ta mère," lui chuchota le Geek, l'observant de son air triste.
En le voyant ainsi, il fondit et l'attira vers lui.
"Tu as fait ce qu'il fallait. Maintenant arrête de me regarder comme ça ou je te viole devant tout le monde !"
Il l'embrassa fiévreusement, prouvant la véracité de ses propos. Dieu que c'était bon de pouvoir le toucher maintenant ! Ses mains parcourait tout son corps, s'arrêtant dans son dos pour le griffer amoureusement.
"A-arrête ! On nous regarde !"
"Je les emmerde !" répondit-il, "mais par mesure de sécurité, viens avec moi."
Il le guida dans les couloirs sombres menant aux toilettes, miraculeusement vides. Il ouvrit une porte, y plaqua sauvagemment le Geek et se réattaqua à lui. Il lui arracha à moitié son pantalon, faisant volé le bouton. Il se frottait l'un à l'autre sans ménagement. Se dévorant avec une fièvre sensuelle et dévastatrice.
"Attends ! Pas ici, je suis trop bruyant quand on fait crac-crac !"
Cette expression le fit toujours autant rire.
"Prends-moi alors."
C'était une proposition tout à fait sérieuse. Le Geek fut soudain au comble de l'excitation.
"Mais je sais pas te porter..."
Le pervers, déjà mi-nu aggripa la toilette, tête vers le mur, le postérieur à très bonne hauteur.
"Putain, vas-y gamin."
Il s'exécuta non sans peur, glissant d'abord un petit doigt.
"Mon corps en habitué tu sais," le coupa-t-il, "vas-y direct."
"Sans lufrifiant ni rien ?"
"Je vais te sodomisé à coups de Wiimote si tu n'y vas pas gamin !"
Il s'enfonça alors tout doucement, savourant la chaleur qui l'entourait. Putain ! Comment faire pour ne pas jouir tout de suite ?! Il entama un va et vient langoureux mais toujours aussi doux. Le soumis en devenait dingue. Il donna un violent coup de bassin mais ne réussi qu'à ralentir le mouvement. Le petit utilisa l'une de ses mains pour faire encore plus plaisir au pervers, mais toujours dans un rythme affreusement lent.
"Gamin, la tête de ta mère va se retrouver dans le cul de ton chien sit tu n'accéleres pas !"
"Mais mon chien est mort..."
"Exactement."
Malgré ses paroles peu conventionnelles, le Geek joua le jeu et accéléra. Le rythme doux et minutieux perdit vite de sa fréquence. Le petit se retrouva bien vite à se mordre la lèvre pour ne pas gémir. Le rythme continuait crescendo. Les ongles de l'homme de nouveau à lunettes finirent dans le bras de celui à la casquette. Il vint dans un râle qu'il ne put faire taire, finissant par de gros coups brusques pour faire venir son partenaire.
Une fois dans le train, prêts à retourner chez eux, le gamin posa sa tête contre l'épaule de son aîné.
"Tu vas avoir des relations avec d'autres personnes que moi maintenant ?"
"Ça dépend," l'ennuya-t-il, "tu n'es ni une femme, ni un animal, ni une fougère, tu ne peux pas combler tous mes désirs. Par contre, je promets de faire un effort quand il s'agit des geeks, des enfants, des hommes et des tueurs."
Le petit le regarda blessé. À la fois par jalousie que par amour propre. Il n'était pas un tueur !
"Je plaisante, gamin. Pète un coup va !"
Il sourit doucement, mal à l'aise.
"Mais, qu'est-ce que tu me ferais si je baise quelqu'un d'autre ?"
"Tu le payeras."
Alors, pas trop déçu(e)s ?
