Me revoilà ! Encore un gros MERCI pour vos reviews toutes plus sympas que les autres (Jafaden, désolée pour les remerciements xP) !
Un merci aussi à otaku pour sa review anonyme :)
Je reviens donc avec un chapitre des plus mouvementés, et je ne blablate pas plus longtemps ^^
Disclaimer : Les personnages et l'émission Salut Les Geeks appartiennent à leur créateur, Mathieu Sommet, de même que la couverture imagée de cette fanfiction est la propriété de AngelMJ.
Chapitre 3 | J'exige une réponse : le Patron s'énerve
Tous s'arrêtèrent momentanément pour regarder le Patron qui venait de cracher avec difficulté cette phrase. Son état semblait très instable ; le sang qui coulait de sa tête formait à présent une petite flaque, et à présent il semblait clair qu'il avait plusieurs côtes cassées. C'est d'ailleurs ce que tenta de lui expliquer le Prof :
— Évite de parler, cela empire ton état.
— Je m'en bats les noix de tes conseils à deux balles, le binoclard, lui rétorqua-t-il, la respiration sifflante.
— Il a raison, intervint le Moine, tu devrais te reposer, et-
— Ta gueule, le fanatique, le coupa le criminel.
Puis, lentement, il ramena ses coudes derrière lui, et le scientifique sembla comprendre ce qu'il allait faire car il l'empêcha de s'appuyer sur eux en lui barrant le passage avec son bras. Ce qui déplut grandement au Patron qui le fit savoir d'une voix éraillée :
— Laisse-moi me lever ou je te bute, quat' yeux.
— Tu peux me menacer, mais tu ne passeras pas, rétorqua l'autre d'une voix acide. Ton état est bien trop critique pour que tu puisses te lever, ça risquerait même d'aggraver les fractures que tu t'ais faites, et je ne pourrais pas te soigner vu le manque de matériel dont je dispose.
— Tu la sens ma branlette intellectuelle ? J't'ai dit de me laisser passer, gamin.
— Pas question.
Il y eut un long échange de regard haineux l'un envers l'autre derrière leurs lunettes respectives, puis le criminel laissa échapper un rictus menaçant :
— Très bien. Pourquoi tu ne nous expliquerais pas alors tout ce que tu sais sur ce qui est en train de se passer ? Le gamin a pas tort, on en sait pas tous autant que les autres, n'est-ce pas ?
Il y eut un silence pesant pendant lequel le temps semblait s'être arrêté. Le criminel arborait toujours un rictus narquois, fier de son petit effet.
Le Hippie fronça lentement les sourcils et laissa échapper :
— J'suis pas sûr de comprendre, gros.
Et pour une fois, ce n'était pas le seul.
L'homme en noir laissa échapper un ricanement satisfait quand il vit l'état dans lequel il avait mis son collègue. Celui, accroupi à sa droite, semblait avoir fermé son visage, avec la mine glaciale de quelqu'un qui maîtrisait ses émotions. Le débauché sexuel avait touché un point sensible.
Quand il s'était écrasé sur le sol noir éclairé par la lumière, non seulement son corps avait subi des dommages, mais son âme elle-même avait été écorché par la violence avec laquelle Mathieu l'avait rejeté dans sa tête.
Certes, il avait des côtes cassés, sa tête saignait, mais ces dégâts physiques n'étaient rien par rapport à ce qu'il avait pu vivre auparavant. Il avait vu pire, il était fort.
Donc contrairement à ce que ses collègues semblaient penser, il n'avait pas été dans le coma, ou alors sa tête lui avait légèrement tourné, rien de plus grave. Ce qui comptait, dans la tête de Mathieu, ce n'était pas les dommages physiques, mais psychiques. Ce qui le mettait dans une rage folle, c'est qu'il ait pu se faire rejeter par Mathieu. Il n'avait pas l'habitude qu'on lui résiste, et alors qu'il était de tous le plus fort, il n'avait même pas été capable de gagner son ticket pour la sortie.
Et ça l'avait profondément mis en colère. Une colère qu'il sentait encore battre dans ses veines en cet instant.
Il avait feint de dormir, pour savoir s'il pouvait encore avoir la connexion avec Mathieu. Une tentative vaine, qui n'avait rien donnée, mais qui lui avait révélé quelque chose de préoccupant.
Quand le gamin s'était mis à pleurer, il savait que les autres tenteraient de le rassurer mais il savait aussi que la situation était bien trop grave pour que sa victime préférée reste aveugle. Le gamin était faible et pleurnichard, et même très crédule, mais pas aveugle.
Et, comme il l'avait prévu, il avait chialé avant même d'avoir pu finir sa tirade pleine d'indignation. Ça n'avait fait qu'exaspérer le criminel et augmenter sa colère, car les pleurnicheries du Geek lui avaient causé un mal de crâne horrible.
Mais malgré ses jérémiades, le Patron avait appris quelque chose d'intéressant. De très intéressant.
Quand la peluche japonaise avait voulu réconforter le gamin – et qu'il avait échoué lamentablement –, il avait ajouté que personne ne savait ce qui allait arriver, et qu'aucun d'entre eux ne comprenait ce qui se passait.
C'est là que le Prof avait eu une réaction des plus intéressantes.
L'avantage, quand vous portez des lunettes de soleils noires, c'est que personne ne peut voir si vous avez les yeux ouverts.
Et le Patron profitait toujours de cet avantage.
Au moment où la boule de poils avait lancé cette phrase, le visage du scientifique s'était fermé, ses yeux avaient semblés comme éteints, et il s'était même arrêté un instant de l'examiner ; autant dire que le criminel avait apprécié de ne plus se faire tripoter par le binoclard pour savoir s'il avait telle ou telle côte cassée – d'habitude, c'était lui qui touchait, pas l'inverse.
Et pour que le Prof s'arrête de travailler, c'était soit qu'il était en danger de mort, soit qu'il savait un truc qui lui rongeait les tripes. Peut-être était-ce les deux.
Il était fier de pouvoir se venger de l'autre affront que le scientifique lui avait fait subir en l'empêchant de se lever. On ne se frottait pas au Patron* sans en subir les conséquences.
Enfin, après un silence qui sembla durer une éternité, son collègue en blouse blanche laissa échapper d'une voix glaciale qui ne lui allait pas du tout :
— Je ne vois pas de quoi tu parles. Tu délires, c'est tout. Ta blessure à la tête a dû te faire perdre la rais-
Avant même que le savant n'ait pu finir sa phrase, l'homme en noir s'était levé à une vitesse vertigineuse et l'instant d'après tenait son acolyte par le cou d'une seule main. Quelques secondes passèrent. La Fille laissa échapper un hoquet, et immédiatement après lui lança d'un air presque paniqué :
— Hé ! Pose-le par terre, il va étouffer !
En effet, sans s'en rendre compte, dans son accès de rage, il avait soulevé son collègue du sol, et celui-ci avait porté les mains à sa gorge pour tenter de se défaire de l'étau d'acier qu'était la main du criminel et de laisser passer un peu d'air dans ses poumons, tandis que ses pieds s'agitaient dans l'air vainement.
Avec un grognement, le Patron posa le Prof par terre, sans desserrer la prise qu'il avait autour du cou du scientifique. Avec hargne, il lui jeta au visage :
— Écoute-moi bien, binoclard. Je sais quand on me ment et quand on me ment pas. Alors joue pas ta pute et crache le morceau. Il y a des moments où j'atteins mes limites en termes de patience.
Un autre silence pesa, et on pouvait presque entendre une mouche voler, quand Maître Panda décida d'intervenir :
— Hé, calmez-vous, c'est pas comme ça qu'on va sortir de la tête de Mathieu, et-
— Toi, la chinoise, vient pas m'emmerder.
— S'il vous plaît, calmez-vous, l'heure est grave. Patron, laisse-le, supplia le Moine.
— Pas avant qu'il n'avoue ce qui se passe. T'as ta putain de Science, alors accouche ! rugit à nouveau la personnalité la plus dangereuse d'entre tous, avant de raffermir sa prise sur le cou de sa victime.
Le Prof prenait de plus en plus une teinte violette, et laissait échapper faiblement des bruits étouffés.
Il sembla que c'était la goutte de trop, et Maître Panda s'interposa entre eux deux en délaissant le Geek, coupant la prise de Patron et lui faisant face avec un éclat de colère dans ses yeux. Le Prof, enfin libéré, recula de quelques mètres dans la noirceur de la tête de leur Créateur, et se massa la gorge en prenant de grandes goulées d'air, époumoné.
— Bon, t'arrête tes conneries là ? Y'a pas deux minutes t'étais mourant, et là tu décides d'étrangler l'un d'entre nous par plaisir ? Qu'est-ce qui tourne pas rond chez toi ?!
— Dégage de là, la peluche, lança l'autre en le fixant depuis la lumière blanche. T'as pas compris que depuis le début ce putain de binoclard sait ce qui se passe ?!
— Mais calme-toi ! C'est pas parce que t'es frustré de pas avoir pu sortir qu'il faut que tu passes tes nerfs sur les autres !
Un ange passa, durant lequel le Patron et le Panda se fixèrent tous les deux avec colère.
Un contraste naissait de par la manière dont ils étaient situés. Le Patron, tout vêtu de noir mais illuminé par la Lumière, et le Prof dans sa blouse immaculée reclus dans la noirceur de l'esprit de Mathieu, séparés uniquement par le Panda à mi-chemin entre la Lumière et les Ténèbres avec son kigurumi tacheté de blanc et de noir.
Les autres retenaient leurs souffles. Ils n'osaient pas intervenir ; le Geek essuyait ses dernières larmes et contemplait le Panda avec une légère trace de peur dans les yeux. Le Hippie ne disait rien, son regard restait indéchiffrable derrière ses lunettes teintées et quant à la Fille, elle avait l'air aussi en colère que le Panda, outrée que le macho aux manières dépravées s'en prenne à l'un d'entre eux.
Et le Moine s'apprêtait à intervenir avec une de ses paroles prêchant la paix pour les calmer à son tour, mais un toussotement faible l'en empêcha.
— Il… Il a raison… Je s-sais ce qui se p-passe…
* : Oui je fais exprès de mettre des phrases à double sens, oui c'est pervers, oui je l'assume (avouez que vous y avez pensé, vous aussi).
Et voilà la fin de ce chapitre ! *part en courant dans son bunker (m'aura servi celui-là)*
Concernant les pronostics sur avec qui le Patron allait se friter, j'offre quand même un cookie virtuel à tous ceux qui avaient mentionné le Panda (bon ouais en gros tout le monde quoi), parce que c'est vrai qu'il apparaît vers la fin de la dispute :P Mais bon, globalement, c'est le Prof qui s'en prends plein la tronche, hein ?
Le prochain chapitre sera un peu moins "mouvementé", mais apportera beaucoup d'explications qui expliqueront (euh... ouais ?) le pourquoi du commentc'estpossiblequ'onestdanslatêteàMathieuetqu'onpuissepasensortir ! :D
Aussi merci d'avoir donné votre avis, je pense donc commencer par publier la variante de l'histoire avec la Web Team, et si j'ai du courage j'écrirais une fin avec uniquement les personnages d'SLG ^^
Merci de laisser un commentaire sur la fic, ça fait toujours plaisir et c'est mon seul salaire ;)
A la prochaine les gens !
