Hey hey ! Comment ça va la compagnie ? Je vous n'aime les gens, on a dépassé les 50 reviews, youhou ! \o/

D'ailleurs concernant cela, j'avais écris un pitit OS pour vous remercier, "On devrait consolider cette porte", même si je sais qu'il n'est pas de très bonne qualité (je pense que je serai toujours insatisfaite de mon travail ._.), j'espère que ça vous aura plu un petit peu ^^'

Pour ce chapitre, on reste toujours du côté de Mathieu, et de Capsule de Bière... Les chiens pensent aussi =P

Merci aux anonymes (coucou lemiaw et luna' !) pour leurs reviews malgré leur absence de compte, c'est très gentil de voir que vous daignez laisser un commentaire quand même :D

Allez, enjoy ~

Disclaimer : Mathieu Sommet s'appartient, hein, et après Capsule aussi, et la couverture de la fanfic est un fanart d'AngelMJ !


Chapitre 8 | Diversion canine

Capsule de Bière s'élança en courant le plus vite possible pour sortir de la pièce où Mathieu était. Il dérapa légèrement pour contourner les jambes de l'Ennemi, puis se retrouva devant un dilemme : devait-il tourner à droite ou à gauche ?

Il regarda vite fait des deux côtés du couloir, et voyant apparaître deux humains en blanc à sa droite, il se précipita vers le bord opposé.

Il vit défiler de chaque côté de lui les mêmes cages blanches dans lesquelles se situait d'autres humains comme Mathieu. L'animal sentait que la plupart allaient mal, mais savait aussi que le Créateur de son maître n'était pas comme eux. Comme l'avait dit son maître, il devait lui redonner la foi.

Il ne savait pas trop ce que c'était, la foi. Pour lui, les humains compliquaient toujours les choses avec leurs mots étranges et leurs actes insensés. En tant que chien, il se devait d'être loyal avec son maître, c'était tout. Il irait jusqu'à défier les pires dangers pour son humain au chapeau beige.

Le berger belge redoubla de vitesse en entendant que d'autres humains le coursaient, et aboya brièvement pour les convaincre de le suivre. Il tourna à nouveau dans un autre coude, et vit des escaliers menant à un étage supérieur, tandis que d'autres descendaient. Il décida de prendre ceux qui montaient : il avait appris avec l'expérience que les humains n'avaient plus trop d'endurance et de force au bout de quelques marches.

Il s'élança pour gravir avec énergie la pente saccadée, et une fois arrivé en haut, il se précipita dans un nouveau corridor. Il contourna quelques socles roulants qui servaient à supporter de la nourriture, quand il vit une humaine l'apercevoir et se ruer sur lui. Il augmenta sa rapidité pour passer entre les jambes de l'humaine en blouse blanche.

Tous ces gens en blanc, avec leurs instruments étranges autour du cou lui rappelaient l'homme qui faisait souvent trembler le sol de la maison quand il ratait des choses. Sauf qu'eux n'avaient pas l'air de vouloir lui donner de nouvelles croquettes avec plein de couleurs différentes en prenant des notes comme l'humain aux lunettes tordues.

Ils avaient peut-être de bonnes intentions envers le Créateur, mais ils s'y prenaient de la mauvaise façon, et ça, son maître lui avait bien fait comprendre.

L'animal s'élança à nouveau, puisant dans ses forces pour gravir de nouveaux escaliers. Il entendait que derrière lui, les humains en blanc s'essoufflaient. Il entendit même l'un d'entre eux dire quelque chose comme « Sale clébard, reviens ici ! ».

C'était étrange que l'un d'entre eux l'appelle comme l'humain en noir avec des lunettes sombres comme celle de son maître.

Il ne l'aimait pas trop, à lui. Il sentait toujours bizarre et son sourire de prédateur ne lui plaisait pas. À chaque fois que celui-ci s'adressait à lui, c'était toujours d'un ton grave et légèrement moqueur. Certes, il n'y avait pas que du mauvais en lui : le chien l'avait senti, l'humain en noir avait aussi avait le principe de la loyauté gravé en lui, mais envers une autre personne.

Le compagnon du Hippie tourna dans un coude et perçut d'autres pas ; il sentait que d'autres humains s'étaient joints à sa poursuite. Ils étaient plus coriaces que ce qu'il pensait.

Il devait à tout prix en emmener le plus possible loin de la cage de Mathieu, pour que celui-ci puisse voir la casquette de l'adolescent qui lui avait confiée.

C'était sa mission la plus importante depuis la demande de son maître de l'aider à retrouver son stock de poudre blanche qu'il avait perdue. Il fallait que le Créateur comprenne pourquoi il lui avait apporté la casquette de cet humain qu'il aimait presqu'autant que son maître.

Le petit lui donnait souvent à manger en cachette, et en retour le chien le défendait lorsque l'autre habillé en noir venait l'embêter. Et quand il n'était pas scotché devant l'écran qui affichait des images multicolores, il lui arrivait de jouer avec lui en lui lançant une balle qu'il s'amusait à lui ramener rien que pour voir le sourire du petit à la casquette. Cette dernière, qui, lorsqu'il lui avait confiée, n'avait quitté le haut de sa tête que par la main du Créateur : le berger belge avait senti que cet objet comptait beaucoup pour le gamin, et ne l'aurait perdue pour rien au monde.

Il vit que beaucoup commençaient à le poursuivre en tournant la tête : ils n'arrivaient plus à s'étaler en largeur tellement le couloir était étroit pour eux tous. Certains restaient en arrière, tandis que d'autres accéléraient pour l'attraper, tentative qui se soldait à chaque fois par un échec secondé parfois d'une chute lamentable et douloureuse.

Capsule décida qu'il en avait attiré assez pour pouvoir faire diversion, et se mit cette fois-ci à la recherche d'un endroit où se cacher en attendant que les humains se calment pour pouvoir repartir voir Mathieu.

Il continua de courir et sentit que ses forces diminuaient un peu, mais pas assez pour l'arrêter. Il tourna à nouveau dans un autre corridor, avant de constater l'ouverture d'une des portes menant à une cage. Sans hésiter, il se réfugia à l'intérieur, et attendit que la meute d'humains à sa poursuite passe devant sa cachette.

Après s'être assuré que tous étaient passés devant son refuge sans le voir, il se coucha contre le mur et haleta à la recherche d'air, ses flancs se soulevant rapidement au rythme de sa respiration.

Et maintenant, il lui fallait attendre.


Le psychiatre sortit rapidement du seuil et cria à deux autres infirmiers qui passaient par là :

— Ne restez pas planté là ! Rattrapez-le !

Aussitôt, des pas précipités se firent entendre, avant qu'ils ne s'éloignent progressivement. Le médecin se tourna vers son patient.

Mathieu vit l'homme en face de lui le regarder étrangement, et sut tout de suite que ce qu'il allait se passer n'était pas bon, pas bon du tout pour lui. Le psychiatre s'approcha et rajusta ses lunettes, avant de froncer les sourcils.

— Je peux savoir ce qu'il se passe monsieur Sommet ?

— Je…, réussit à répondre le youtuber, dépassé par les évènements.

Le docteur fronça encore plus les sourcils, si bien que ceux-ci s'élevèrent en circonflexe au-dessus de ses yeux.

— Comment se fait-il qu'un chien se soit trouvé dans votre cellule ?

— Je… Je ne sais pas, bredouilla l'autre, les bras ballants.

— Comment ça, vous ne savez pas ? demanda-t-il en accentuant ses mots, comme s'il se demandait si son patient ne faisait pas une rechute.

Mathieu se sentit suer à grosse goutte. Il ne savait absolument pas comment Capsule était arrivé là, et encore moins pourquoi. Allait-il devoir se refaire piquer, pour qu'il leur livre quelque chose qu'il ne savait pas ? Il paniqua à cette idée.

— Je ne sais absolument pas comment il est arrivé là ! s'expliqua-t-il en mettant ses paumes vers le ciel pour appuyer ses propos. Je me suis juste senti mal… J'ai fermé les yeux et quand je les ai rouverts, il était là !

Le psychiatre resta silencieux. Mathieu avait l'impression de passer aux rayons X sous son regard derrière ses lunettes, avant qu'il ne déclare :

— Venez avec moi monsieur Sommet. Nous allons éclaircir quelques petites choses.

Le youtuber commença à réellement angoisser. Qu'allait-il faire ? Il n'avait rien fait de mal !

Le docteur sembla comprendre, car il radoucit son expression et lança d'un ton doucereux :

— Ne vous inquiétez pas, nous allons juste discuter. Mais ce n'est pas l'endroit approprié, n'est-ce pas ?

Le schizophrène se força à se calmer légèrement, et suivit sagement le médecin qui l'entraîna hors de sa cellule. Mathieu nota qu'il n'avait pas pris la peine de fermer la porte de son compartiment, qui était restée grande ouverte, mais il ne le releva pas à voix haute. Ses pensées s'étaient orientées vers un tout autre sujet : celui de sa destination.

Ils passèrent devant d'autres cellules le long d'un corridor blanc, quand un aboiement retentit au-dessus d'eux. Le youtuber se stoppa, et constata que le docteur l'avait aussi entendu, ce qui acheva de convaincre le patient qu'il n'hallucinait pas.

— Ils doivent sûrement l'avoir capturé… Tant mieux, murmura le psychiatre pour lui-même, avant de se remettre en marche.

Ils tournèrent dans un coude et descendirent des escaliers immaculés. Mathieu plissa le nez : tout ici sentait le propre et les médicaments, et respirer cette odeur à longueur de journée n'était franchement pas plaisant.

Enfin, après ce qui sembla être une éternité pour le petit brun, ils entrèrent dans une salle. Immaculée, comme apparemment toutes les pièces dans ce maudit asile.

À l'intérieur, il y avait une table, blanche, comme les autres. De chaque côté de celle-ci, il y avait une chaise, et Mathieu devina aisément ce qui allait se passer. Sans qu'on le lui demande, il s'assit sur l'un des sièges, et vit le psychiatre qui l'accompagnait refermer la porte derrière eux avant d'asseoir à son tour, en face de lui.

Il joignit ses mains sur son menton, et commença à parler.

— Bien, commençons par le commencement. Pouvez-vous m'expliquer ce qu'il s'est passé, monsieur Sommet ?

Le patient faillit laisser échapper une grimace en entendant le nom que le docteur lui donnait depuis qu'il l'avait remarqué. Il n'aimait pas ce "monsieur Sommet", sorti tout droit de la bouche de cet homme. Malgré tout, il se força à lui dire :

— Je ne me sentais pas bien. J'avais une grosse migraine, et en voulant me lever, j'ai eu des nausées.

Le psychiatre sembla intéressé par ce qu'il venait de dire. Mathieu s'apprêtait à lui livrer la suite, quand on le coupa brusquement :

— Avez-vous recraché vos médicaments, monsieur Sommet ? lui demanda l'homme en face de lui, ses yeux se plissant derrière ses lunettes.

Mathieu se stoppa, et interrogea du regard le médecin qui restait impassible. Il mit un temps avant de comprendre, et réfléchit un instant à sa réponse.

Oui, il avait bel et bien recraché ses médicaments dans les toilettes. C'était une réponse simple, même un tout petit "oui" suffirait à contenter le docteur, et pourtant, quelque chose empêchait le youtuber de le prononcer.

C'était comme une petite voix, qui lui soufflait discrètement à l'oreille : « Mens-lui. »

En prenant en compte cela, il se rendit compte que depuis l'apparition de Capsule de Bière, il analysait plus clairement la situation, et prenait en compte des détails qu'il ne pouvait plus voir lorsqu'il était sous le coup des médicaments. Les yeux plissés du psychiatre, les vitres derrière celui-ci et, plus important encore, les gens en blouse blanche qui observaient leur dialogue derrière la paroi, eux aussi : il voyait des choses qu'il n'aurait pas pu voir dans son état normal.

Puis, il comprit soudainement.

Il ne voyait pas cela, dans son état "normal". Il venait tout simplement de retrouver ses capacités intellectuelles.

Il avait retrouvé la raison.

Il venait de saisir, brusquement, que c'était les traitements qui le rendaient amorphes, et que c'était la cause de ses migraines incessantes qui avaient failli lui exploser le cerveau.

Que cela le rendait faible.

Alors, tout doucement, il sentit le petit chuchotement dans son oreille lui répéter : « Mens-lui. »

Et, mû par son instinct, il l'écouta.

— Non, s'entendit-il affirmer. Je ne les ai pas recrachés. Je me suis contrôlé.

Il vit le psychiatre hocher la tête en signe de compréhension, et le vit noter quelque chose sur un calepin qu'il sortit de nulle part. Mathieu laissa dériver son regard sur les vitres derrière eux, observant plus clairement les infirmiers qui vérifiaient si leurs échanges se passaient bien ; puis, il reporta son attention sur le docteur afin de ne pas éveiller les soupçons.

— Continuez, je vous prie, continua l'autre en relevant la tête de son bloc note.

— J'ai fermé les yeux un instant, puis je l'ai vu au milieu de la pièce. Je ne savais pas quoi faire, j'avais peur d'halluciner, vous savez ?

Le docteur hocha la tête.

— Vous a-t-il attaqué ?

Mathieu se sentit indigné. Jamais Capsule n'oserait mordre quelqu'un, il était aussi pacifique que l'était son maître.

Mais, une fois de plus, il se tut, et maîtrisa ses émotions.

— Non. Il avait l'air inoffensif.

— Bien. Très bien… Je vais vous raccompagner en cellule.

Le psychiatre lança cette phrase sans défroncer les sourcils. Apparemment – et Mathieu l'approuvait – cette histoire lui semblait complètement farfelue, mais il se contenta de sourire faussement.

Ils passèrent la porte, et Mathieu jeta un œil aux infirmiers restés derrière la vitre qui se dépêchaient de reprendre leurs services.

Ils retraversèrent les couloirs d'un blanc immaculés qui lui faisaient presque mal aux yeux, et remontèrent les escaliers en silence.

Mathieu rentra docilement dans sa prison ivoirine, mais lorsque la porte se referma derrière lui, il appela le médecin qui s'arrêta avant d'avoir pu faire coulisser la plaque de métal devant la petite fenêtre de la cloison, et ainsi priver le schizophrène de lumière.

— Oui ? demanda-t-il poliment à travers l'ouverture qui laissait apparaître son visage.

— Pourriez-vous laisser la fenêtre ouverte, s'il vous plaît ? demanda le patient en retour.

L'autre fronça les sourcils. Pour appuyer ses propos, le youtuber insista :

— Au cas où j'aurai besoin d'un infirmier… Ça me rassurerait.

Puis, après un silence de quelques secondes qui semblèrent des heures au petit brun, le docteur acquiesça muettement, et s'en alla dans les couloirs redevenus silencieux après le tapage de Capsule de Bière, ses pas résonnants sur le carrelage.

Puis, au bout d'un moment, les lumières s'éteignirent, ne laissant à Mathieu que le petit soupirail laissant passer la lumière de la lune pour s'éclairer.


Et hop ! Pas de cliffhanger ! Je pense que je vais faire comme ça : un jour un cliffhanger, un autre non (comme ça je peux réparer mon bunker en toute sérénité) !

D'ailleurs, en parlant de lui, j'ai retrouvé des piles de peluches entassées devant. Y'en a même certaines qui ont percé des murs. Punaise, vous êtes des fans très... Virulents, vous le savez ça ? Même que mon pauvre commandant est obligé de retaper les fortifications au cas où.

(D'ailleurs en parlant de peluches, vous avez vu la dernière vidéo de Squezzie ? Je l'ai regardée à 11 heures du soir, seule, dans ma chambre. Paix à mon âme...)

Bon, adieu les peluches... Et bonjour les reviews ? :D