Et me revoilà pour la suite de l'histoire !
Mais à part ça... VOUS L'AVEZ VU, HEIN, VOUS L'AVEZ VU ?! LE DERNIER MINUTE PAPILLON AVEC EN GUEST STAR SALUT LES GEEKS ?! LES PERSONNALITÉS NE SONT PAS MORTES \o/ (ET LE PROF EST REVENUUUU-EUH !)
Je l'ai adoré, c'était plus dans le genre mini-sketch (référence à Supernatural au début ? *-*) que philosophique, mais je ne vous spoilerai pas plus (même si c'est déjà bien avancé xD).
Bon, sinon, retour à l'histoire x)
Merci encore pour vos reviews (Camboune : vraiment merci de ton commentaire, je ne pensais pas te faire passer une nuit blanche mais si ça t'as plu... ;D) !
Nous entrons maintenant dans la partie "Web Team" de cette fanfiction (oui, on approche du dénouement) ! Donc, nous aurons l'apparition d'un nouveau personnage... Et bien d'autres ;)
Allez, ENJOY ! ~
Disclaimer : Mathieu Sommet s'appartient, et le guest dans ce chapitre s'appartient aussi (je ne vous spoilerai pas xD) ^^
Chapitre 9 | Des murmures dans la nuit
Peu après que le psychiatre se soit éloigné, Mathieu se laissa tomber lourdement sur son matelas, et s'allongea en laissant ses yeux se perdre sur le plafond au-dessus de lui.
Tout s'embrouillait dans son esprit maintenant, et ce n'était plus la faute des médicaments.
Il essayait de trouver une prise, quelque chose qui pourrait le raccrocher au monde réel et qui ne le flouerait pas. Mais il restait toujours en proie au doute, peu sûr de ce qu'il devait croire.
Si les traitements qu'il prenait depuis qu'il était en cellule le rendaient faible d'esprit, alors ses personnalités existaient-elles vraiment pour autant ? N'étaient-elles donc que des hallucinations de son esprit, n'était-il donc qu'un fou ?
Une pensée narquoise lui fit remarquer qu'il essayait plus de s'en convaincre qu'autre chose le youtuber ne supportant pas d'être pris pour un fou et refusant de se détacher de ses personnalités.
Étouffant un grognement, il se retourna brusquement sur sa couchette et fit tomber son oreiller. Celui-ci glissa à moitié sous son lit, et en voulant le rattraper, il effleura du bout des doigts un objet inconnu. En fronçant les sourcils, Mathieu se pencha un peu plus, et réussit à attraper la chose, délaissant son oreiller toujours par terre, avant de se rasseoir en tailleur afin de mieux observer sa découverte sous les rayons lunaire.
Il écarquilla les yeux en reconnaissant la casquette du Geek que Capsule lui avait apporté, et qu'il avait fait glisser en voulant se détacher de l'étreinte du chien surexcité. Il la caressa un instant, ne la lâchant pas du regard, avant d'ouvrir la bouche en une interrogation muette.
Avec cette casquette grise à l'air pourtant insignifiante, plusieurs centaines de questions se bousculèrent dans son esprit.
Il resta là longtemps, à contempler la coiffe du Geek, ses interrogations se perdant et d'autres refaisant surface dans les méandres de son âme. Puis, au bout d'interminables minutes, un bruit troubla le silence méditatif auquel s'abandonnait le youtuber.
— Pssst !
Mathieu se raidit brusquement en entendant l'interpellation. Lui était-elle destinée ? Il déplia lentement ses jambes, les sens en alerte.
— Hé ! Pssst !
Cette fois-ci, il se leva, décidé à savoir d'où provenait le bruit. La casquette toujours dans les mains, il se dirigea vers la porte et glissa son regard à travers l'ouverture de celle-ci.
En face de lui, il voyait la même cellule que la sienne, uniquement séparée de lui par le couloir traversant cette partie de l'étage. Il chercha un instant qui est-ce qui aurait pu l'appeler, quand un autre chuchotement retentit :
— Mathieu, je suis là !
Il dirigea instinctivement son regard vers l'ouverture sur la porte de la chambre en face de lui, et reconnut derrière elle une paire d'yeux dans l'obscurité qui l'observait.
Le youtuber hésita un instant, avant de murmurer à son tour :
— Qui êtes-vous ?
Il vit celui qui l'avait appelé faire mine de sourire, vu le relief qui avait agité la pénombre, avant qu'il ne réponde à son tour :
— Qui d'autre que toi pourrait se retrouver dans un asile de schizophrènes à personnalités multiples ?
Mathieu fronça les sourcils, ne comprenant pas où l'étranger voulait en venir, avant d'écarquiller les yeux sous le coup de la révélation en reconnaissant vaguement les traits qui lui faisaient face à travers la petite ouverture. Il mit un instant avant de balbutier avec difficulté :
— Kriss ?
— Bien joué Sherlock, répondit le susnommé.
L'agrément de son collègue de Youtube ne troubla que plus Mathieu, qui peina à organiser ses pensées, tandis que mille et une questions se bousculaient dans sa tête :
— Qu'est-ce que tu fais ici ?! chuchota-t-il fébrilement.
— Oh, dit-il nonchalamment, disons que j'ai fait un peu des miennes en sortant une vidéo l'autre jour et que-
Brutalement, il s'arrêta, et toussa violemment, avant de reprendre d'une voix anormalement aigüe :
— HÉLICOUPTÈRE HÉLICOUPTÈRE !
Mathieu sursauta brusquement en entendant cette voix, et, encore plus fasciné par ce qu'il se passait, il vit Kriss se passer la main sur la tête en secouant cette dernière, comme s'il avait une énorme migraine.
— Je les gère d'habitude, mais là… grogna-t-il comme pour lui-même, cette fois-ci avec sa voix habituelle, en rouvrant les yeux.
Le petit youtuber n'y comprenait plus rien. Kriss était-il malade, comme lui ? Son trouble de schizophrénie était-il plus grave que le sien ?!
Mais le meneur de Minute Papillon se ressaisit très vite, et lui lança comme pour le rassurer :
— Désolé, mais ils s'agitent là-dedans et c'est pas facile de les garder à l'intérieur, dit-il en désignant de son index sa tête.
Mathieu fronça les sourcils, avant de balbutier :
— Dans ta tête ?
— Bah ouais, ces fichus médocs, me les ont tous foutus dans la tête… Et ça me donne de ces migraines…
— Mais…
Il n'y comprenait plus rien. Dans sa tête ? Kriss parlait de ses personnalités comme si elles étaient réelles. Il devait délirer, non ?
— Qu'est-ce qu'il y a ? demanda l'autre schizophrène en remarquant son trouble.
— Mais, les personnalités n'existent pas… répliqua-t-il en secouant la tête. Nous sommes malades…
Il fut plus que surpris quand Kriss se mit à rire nerveusement :
— T'es sérieux mec ? Me dis pas qu'ils t'ont entourloupé ?
Mathieu ouvrit grands les yeux. Voyant qu'il ne répondait pas, Kriss continua :
— Putain… Si même toi tu n'arrives plus à savoir ce qui est vrai ou faux… On est mal.
Mais à nouveau, avant qu'il n'ait pu faire un geste, il s'interrompit brusquement, et reprit d'une voix haute perchée :
— Pourquoiiiii ?
— La faute aux médicaments, se répondit-il lui-même avec sa voix normale. Mais qu'est-ce que tu fous là toi ?! Rentre immédiatement !
— Pourquoiiiii ?
— Parce que ! grogna-t-il en plongeant la tête dans ses mains.
Puis, après un silence, il soupira de soulagement.
— Qu'il est chiant ce gosse…
Mathieu avait assisté à la discussion, d'un air plus que stupéfait. On aurait vraiment dit que Kriss parlait avec sa personnalité… D'ailleurs, celui-ci lui lança d'un air désolé :
— Excuse-moi, j'ai un peu de mal à les canaliser…
Un silence lui répondit, l'animateur de Salut Les Geeks étant complètement ahuri par ce qu'il venait d'entendre. Kriss soupira un instant, avant de reprendre :
— Mathieu, tu m'écoutes ?
— Oui, je t'écoute… répliqua l'autre d'un air un peu hagard.
— Il faut que tu comprennes. Les gens que tu as créés, ils existent. Vraiment. Les psychiatres n'ont juste pas compris que nous étions… à part. Ils veulent nous soigner, mais ça risque plus d'empirer notre état qu'autre chose. Tu m'entends, Mathieu ? Tes personnalités sont réelles. Ne laisse personne t'enlever cette conviction, ou sinon on est vraiment mal.
Mathieu écouta la tirade de Kriss, toujours un peu surpris, quand un mot marqua son attention.
Réelles. Tes personnalités sont réelles.
Cette phrase tournoya dans son esprit. Le reste n'avait plus d'importance pour lui.
« Tes personnalités sont réelles. »
Alors, il n'était pas fou ? C'était juste qu'on le soignait mal ? Peut-être même n'avait-il pas besoin d'être soigné ?
« Tes personnalités sont réelles. »
Il jeta un long regard à la casquette dans sa main. Il la porta lentement à hauteur de son visage, et l'observa longtemps, l'effleurant de son autre main.
« Tes personnalités sont réelles. »
Puis, après un silence, un léger sourire naquit sur ses lèvres.
Un instant plus tard, il entendit quelque chose retentir dans sa tête, comme un murmure grandissant au fur et à mesure.
Enfin, une voix grave et rocailleuse, qu'il avait pensée de jamais plus entendre, se manifesta dans sa tête :
— Putain gamin, t'en auras mis du temps. On commençait à croire que tu nous avais laissé tomber.
Mathieu laissa le sourire qu'il avait esquissé s'agrandir, quitte à passer pour un imbécile, et se contenta de répondre à sa première personnalité par télépathie :
— "Aie la foi", hein ?
— Je t'emmerde. Si tu parles de ça à qui que ce soit, j'te jure que tu finiras au fond d'un trou bouffé par les asticots.
— Toujours aussi aimable, à ce que je vois. Et moi qui te pensais sans cœur.
— Peut-être. Mais je suis pas déloyal, crois-moi ; et pour tout te dire, ça me fait chier d'être lié à un petit con comme toi.
L'animateur de SLG resta silencieux ; cet aveu, venant du Patron, était plus rare que n'importe quelle autre déclaration dans sa vie. Le criminel ne se confiait jamais.
— Où sont les autres ? demanda-t-il enfin.
— Avec moi. Apparemment je suis le seul à t'entendre.
— Ils vont bien ?
Il y eut un silence dans la communication. Puis :
— Ouais.
— Ça veut dire quoi, "Ouais" ?!
— Tu veux que je te dises quoi quand je vois le gamin chialer dans les jupes de la chinoise qui est pas dans un meilleur état que lui, la bondasse se ronger les ongles alors qu'elle tient plus que tout à sa manucure de merde, le binoclard qui d'habitude en loupe pas une pour se la péter avec sa Science rester silencieux, l'autre fanatique en position fœtale murmurer des prières à la con, et le bouffeur de soja être complètement stone alors qu'il est clean ?
Mathieu affaissa les épaules en entendant cela, la culpabilité écrasant son être. S'il n'avait pas cru les médecins, ils ne seraient pas dans cet état-là à cet instant.
S'il avait eu la foi, il n'en serait pas là.
Apparemment, le criminel avait entendu ses pensées, et lui répliqua d'un air acerbe :
— Putain, me dit pas que tu vas culpabiliser toi aussi ?! Je suis entouré de suicidaires, me fais pas le même coup gamin. Au lieu de te lamenter fais nous sortir d'ici et vite.
Le schizophrène soupira et préféra ne pas répondre. Au lieu de cela, il jeta un coup d'œil à Kriss, qui n'avait pas prononcé un mot depuis sa tirade, attendant probablement une réaction de la part de Mathieu.
Ce dernier secoua la tête et s'apprêta à lui parler. Puis, soudainement :
— HIHIHI, JE SUIS UN GÂTEAU DE RIZ !
Le couloir redevint silencieux, mais Mathieu aurait juré que ce n'était pas Kriss qui venait de crier. Celui-ci fit une grimace à mi-chemin entre l'expression "Je-le-sens-vraiment-pas" et la joie, et face à son regard interrogatif, il se contenta de répondre :
— On vient nous chercher.
... Pas de peluches ? *prière silencieuse envers lemiaw* :D
*se planque dans son bunker*
...
*ressort*
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