Heeeeey les pandas !

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'Amarilla, alors bon anniversaire ! :D (C'est marrant car c'est aussi l'anniv' de ma meilleure amie aujourd'hui *jeracontemavie*)

On a atteint les 80 reviews et les 3000 vues ! *-* Vous êtes aussi adorables que des chatons ='D (Le côté diabolique en moins bien sûr... Quoique...)

Je vous livre donc (ce matin en plus, ne suis-je pas généreuse ?) le dernier chapitre de cette histoire partie Web Team. Attention cependant, ce n'est pas la fin de cette fanfic, il y aura une fin alternative uniquement centrée sur les persos d'SLG qui durera quelques chapitres encore ^^

Merci aux anonymes : Luna' (j'abrège, c'est plus court xP), lemiaw (contente de t'avoir fait rire toute seule, j'adore faire passer les gens pour des fous xD), et Camboune (heureuse de t'avoir fait rigoler, d'autant plus que j'imagine tellement Maître Panda et Antoine réagir comme ça x'D) !

Je vous retrouve donc en bas, et enjoy ! ~

Disclaimer : Toutes les personnes citées s'appartiennent. Na. (La flemme, fléau de l'humanité.)


Chapitre 11 | Les portes se referment

Mathieu poussa les portes de l'entrée avec détermination, laissant les autres se frayer un chemin derrière lui.

Ils venaient de sortir, grâce à Antoine qui connaissait la disposition des couloirs avec le plan qu'il avait déniché dans la salle des caméras, où, comme il le lui avait révélé, il s'était planqué avec Nyo pour vérifier que tout se passait bien pour leur évasion.

Évasion, qui, comme son ami lui avait précisé, ne se passait pas comme prévue et se déroulait de manière… Précipitée.

Le schizophrène entendit derrière lui les hurlements féminins de sa personnalité et celle de Kriss. Apparemment, les deux femmes s'en étaient données à cœur joie pour filer une bonne correction "à ces machos de première qui les empêchaient de passer".

Il déboucha sur une allée de gravier et redoubla de vitesse en voyant, au bout du chemin, qu'une camionnette beige était garée. Il reconnut aisément la voiture de Kriss, et comprit que son salut l'attendait à l'intérieur. Pour l'atteindre, il devrait passer sous une arche magnifique au bout de l'allée, qui était encadré par une clôture de haies vertes et éclairée par des lampadaires.

Il jeta un léger coup d'œil derrière lui, et vit avec surprise que le groupe de Links venait de les rejoindre, encore poursuivit par quelques infirmiers déterminés. Plectrum flottait au-dessus de leur groupe, et il entendit vaguement un "HÉLICOUPTÈRE HÉLICOUPTÈRE !" surexcité.

Il reporta bien vite son attention devant lui en entendant un moteur démarrer. La camionnette beige avançait lentement au-dehors, et un peu après, il vit les portes arrière s'ouvrir en grand pour laisser apparaître Seb qui leur faisait signe de la main.

Mathieu fonça directement vers la voiture, et esquiva les deux vigiles qui gardaient l'entrée en baissant la tête. Il grimaça en entendant deux coups retentissants se manifester en même temps, ainsi qu'un "Dégage, enfoiré" de la part du Patron et un "GIRL POWER !" de la Fille.

Enfin, il dépassa l'arche signifiant l'entrée, et se rua dans la camionnette d'un bond, aidé par Seb qui l'aida à monter, avant qu'il ne s'écroule tout au fond, entre le siège passager avant et l'une des cloisons. Bien vite, il entendit d'autres pas sur le plancher, et le Patron s'affaissa à côté de lui, la respiration sifflante, encadré par Maître Panda tout aussi essoufflé.

Il vit défiler plusieurs personnes ; les deux féministes grimpèrent dans la fourgonnette, époumonées mais heureuses vu leurs mines réjouies – sûrement dû au fait qu'elles avaient donné une bonne correction à tous les hommes s'étant mis en travers de leur chemin – et furent suivies par Antoine qui portait Samuel dans les bras et dont le sac en bandoulière noir était occupé par Croc'homo et Richard.

Puis, ce fut au tour du Gamin et du Geek qui montèrent en même temps et qui s'affalèrent contre la cloison en face du Créateur du gamer. Aucun "Pourquoiiiii" ne vint percer les tympans des passagers, sûrement parce que le gosse reprenait son souffle à grande goulées d'air. Plectrum flotta vers les sièges avant, là où se situaient Fred qui conduisait, et certainement Ouki sur le siège passager ; le médiator avait une mine soucieuse et Mathieu devina aisément qu'il s'inquiétait pour la petite boule de chewing-gum.

Bientôt, Kriss et Links firent leurs apparitions, essoufflés, tout comme Mr Dada qui se manifesta juste après eux avant de s'adosser contre une cloison de la camionnette qui continuait à se remplir au fur et à mesure ; Seb lança à son collègue en train de conduire :

— Fred, accélère un peu !

Il y eut un "D'accord !" lancé depuis les sièges avant, et Seb continua d'aider les autres à monter tandis que la voiture accélérait légèrement. Mathieu vit l'Hélicoptère-man arriver, ne pouvant pas finir son slogan hystérique à cause de son essoufflement, et le Syndicaliste s'appuya sur sa pancarte en lançant d'un air entrecoupé par ses respirations :

— J'ai… Bien… Mérité… Un… Pastis… Non ?

Personne ne lui répondit, mais celui-ci ne s'en plaignit pas. Peu après, le Moine et le Prof arrivèrent en même temps, rouges à cause d'avoir autant couru, et la fourgonnette accéléra encore un peu plus avant que Nyo ne fasse son apparition.

Mathieu fronça les sourcils en balayant l'assemblée du regard, et s'exclama d'un air alarmé :

— Où sont les Hippies ?

Seul le Patron l'entendit à travers la rumeur qui commençait à s'élever dans le véhicule, et lui répondit d'un ton plus grave que l'ordinaire, comme s'il avait mal aux côtes :

— Aucune idée, gamin. La dernière fois que je les aies vus, ils étaient derrière le clebs…

Le schizophrène se fraya aussitôt un passage vers les portes grandes ouvertes en entendant les paroles du criminel, faisant fi de sa fatigue musculaire, et rejoignit Seb afin de l'aider.

Son cœur ralentit le rythme en apercevant sa personnalité droguée courir avec difficulté derrière la camionnette, suivit de près par son homologue et Capsule de Bière. Le camé réussit cependant à monter rapidement, mais ne s'en alla pas, au contraire : il resta au bord en se penchant, tendant la main à son acolyte qui étendit le bras afin de pouvoir grimper. Après un moment d'efforts, l'autre Hippie parvint à attraper la main de son ami et ainsi à embarquer, mais resta à côté de son camarade.

Il ne restait plus que Capsule, qui galopait derrière la voiture, langue pendante. Son maître s'allongea alors au sol, à moitié au-dessus de la route qui défilait de plus en plus rapidement, et tendit les bras, dans l'espoir d'atteindre son ami animal ; mais la camionnette allait trop vite pour que le chien puisse monter. Seb, se rendant compte du problème, lança à son confrère :

— Fred, ralentis, le chien n'est pas monté !

— Impossible ! On va se faire rattraper !

En effet, Mathieu vit au loin deux voitures noires s'engager hors de l'allée et tourner dans leur direction. Le youtuber eu une suée froide, quand il entendit sa personnalité encourager son chien :

— Allez, Capsule ! Monte, gros !

Le berger belge redoubla d'efforts, mais apparemment, ses forces semblaient déjà bien entamées. Avec horreur, Mathieu comprit que la course-poursuite avec les infirmiers quelques heures plus tôt devaient l'avoir épuisé.

Dans la camionnette, certains réalisèrent que quelque chose n'allait pas. Le Geek s'approcha du Hippie, et se pencha lui aussi en tendant les bras :

— Allez, tu peux le faire, Capsule !

Le chien regarda un instant le gamin au tee-shirt rouge, puis, il redoubla de vitesse. Alors, il aboya brièvement, et au moment où les phares d'une des voitures qui les poursuivaient se braquèrent sur lui, il sauta droit dans les bras de deux personnalités.

Ces dernières l'attrapèrent vigoureusement des deux côtés ; le chien n'ayant réussi qu'à monter à moitié, ses pattes arrières pendaient dangereusement dans le vide, frôlant le bitume qui défilait sous ses coussinets. Voulant les aider, l'autre Hippie se pencha et attrapa le cou du canidé avec ardeur ; puis, au bout d'efforts combinés, ils réussirent à hisser l'animal dans la camionnette, et Seb, aidé de Mathieu, referma précipitamment les portes derrière eux.

En entendant les portes claquer, Fred accéléra brusquement, et l'on pouvait voir à travers les vitres en plexiglas des deux portes arrière que les voitures noires qui les poursuivaient s'éloignait petit à petit.

Aussitôt, Capsule se précipita sur son maître pour lui faire la fête, ce dernier se contentant de le prendre dans ses bras avec soulagement tout en lui soufflant :

— T'as été courageux, gros. J'suis fier de toi, mon chien.

Un sourire naquit sur les lèvres de Mathieu en voyant le Hippie encadré du Geek et de son homologue drogué avec Capsule, mais un air préoccupé revint rapidement sur son visage.

Il se tourna vers les vitres, pour constater qu'en effet, même si les deux berlines qui les avaient pris en chasse s'étaient considérément éloignées par rapport au début de leur course-poursuite, elles ne lâchaient pas du terrain pour autant.

Le schizophrène pivota vers Seb pour partager ses inquiétudes, mais celui-ci semblait avoir compris. Il se fraya un chemin à travers la foule pour rejoindre le siège de Fred, laissant Mathieu seul à l'arrière du véhicule. Ce dernier haussa les sourcils et se résigna à rejoindre le Patron là où il l'avait laissé.

Il fut surpris de voir le criminel porter une main à son torse, une grimace déformant son visage. Il s'approcha aussitôt pour s'enquérir de la santé de sa première personnalité, mais apparemment, Maître Panda l'avait fait avant lui.

— Tu vois bien que tu vas mal ! Assieds-toi, au moins ça t'évitera d'aggraver ton traumatisme.

— Il en est hors de questions, la chinoise, cingla l'homme en noir sans enlever sa grimace de son visage.

— T'es vraiment qu'un imbécile, lança le chanteur en fronçant les sourcils. Je dis pas ça pour toi, mais pour les autres qui vont soigner tes blessures. Tu leur donnes du fil à retordre rien qu'en restant debout.

— Rien à foutre.

Mathieu baissa le regard et vit que les jambes de sa personnalité commençaient dangereusement à trembler. Sachant que le Patron était pire qu'un coq question fierté, il lança à tout le monde d'un air innocent :

— Je pense qu'on peut s'asseoir, non ? On l'a bien mérité après tout.

La plupart des personnes ne se firent pas prier, et s'assirent – ou s'écroulèrent de fatigue au sol – après une ou deux minutes, sauf Seb qui restait debout derrière le siège du Joueur du Grenier.

Le youtuber croisa le regard reconnaissant de Maître Panda au moment où, de mauvaise grâce, le Patron accepta de s'asseoir dans le mouvement général, la respiration sifflante.


Il sourit un instant en observant ses personnalités, ainsi que tous les autres qui s'étaient assis, lorsque la camionnette fit une violente embardée sur le côté. Tout le monde sursauta, et le Gamin glissa de l'autre côté de la camionnette, assis, avant d'être réceptionné par les bras de Mr Dada qui fit une drôle de tête.

Mathieu leva rapidement la tête vers Seb, mais ce fut la voix de Fred qui envahit le véhicule :

— On va devoir fausser compagnie aux deux autres, alors accrochez-vous !

Il y eut quelques cris surpris, lorsque soudainement, la voiture tourna violemment à gauche ; ainsi, le Prof, qui avait eu la magnifique idée de rester debout sans s'accrocher, fut déstabilisé, et alla à l'autre bout de la fourgonnette faire un magnifique câlin à la cloison d'en face, juste à côté du Patron qui sembla s'en ficher royalement. Les deux Hippies furent collés l'un à l'autre pendant tout le virage, mais cela ne sembla pas déranger ni l'un ni l'autre ; et le Syndicaliste alla s'écraser sur Mr Dada qui tenait encore le Gamin dans ses bras.

Quant à Mathieu, il s'accrocha à temps à l'une des deux barres en fer fixées des deux côtés de la camionnette, et se félicita de ne pas l'avoir lâchée vu que c'était la Fille qui l'attendait en face. Il jeta un rapide coup d'œil dans la pièce, et remarqua l'anarchie qui y régnait. Certains se frottaient un bras ou un genou qui s'était cogné pendant le brusque virage, et le Prof avait les lunettes encore plus tordues qu'avant en ressortant sa tête de la cloison.

Mr Dada repoussa violemment le Syndicaliste qui s'appuya sur son panneau de grève pour se relever, sans lâcher le Gamin qui restait dans ses bras, muet. Le schizophrène entendit même vaguement un "Dégage, Ouki, tu pèses" venant du siège passager avant.

Il lança un regard vers les deux vitres des portes arrière, afin de voir où en était leurs poursuivants ; apparemment, l'une d'entre elles avaient été semée, car il n'y avait plus qu'une seule voiture qui les suivait.

Puis, soudainement :

— Droite ou gauche ? hurla Fred.

Plusieurs réponses fusèrent, et Mathieu aperçut furtivement devant le pare-brise que la route se séparait devant un champ de blé. Mais, contre tout attente, ce ne fut ni l'un ni l'autre qui fut prononcé :

— Ok, on fonce tout droit !

Il y eut un silence avant que tout le monde ne comprenne ce que cela signifiait. La Fille réagit la première :

— MAIS T'ES UN MALADE !

Personne ne lui répondit, car, dans la précipitation générale, tous s'étaient accrochés à ce qu'ils pouvaient ; certains étaient restés assis, comme Mr Dada ou le Patron – qui apparemment n'avait pas la force de se lever – en se contentant de s'accrocher aux sièges avants comme ils le pouvaient. Mais d'autres, tel le Prof qui s'était dépêché de rejoindre Mathieu en se fixant à sa barre – sûrement pour ne pas retenter un contact rapproché avec une cloison – s'agrippèrent précipitamment aux renfoncements dans la camionnette afin de ne pas être secoués trop fortement.

Et en effet, quelques secondes plus tard…

— CHAUD DEVANT !

Il y eut une violente secousse qui agita le véhicule au moment où ils entraient dans le champ, et Mathieu s'accrocha de toutes ses forces à la barre en fer. Il vit Antoine et Alexis fixés sur celle en face de lui, et quelques jurons franchirent les lèvres de ce dernier. Kriss s'était accroché au siège d'Ouki et Plectrum, debout, et d'après le magnifique "Youhouuuu" prononcé par le Gamin, ce dernier le vivait plutôt bien. Un strident "HÉLICOUPTÈRE !" se manifesta aussi.

Seb s'était accroché au siège de son collègue qui serrait les mains sur le volant, l'air concentré. On ne voyait rien à plus d'un mètre, le seul paysage étant seulement constitué d'épis de blés s'écrasant sur le pare-brise. En regardant en arrière, Mathieu constata que la berline noire avait brusquement freiné devant le champ. Il esquissa un sourire victorieux, qui s'effaça bien vite au profit d'un air concentré lorsque la fourgonnette fit une embardée sur le côté, avant de monter péniblement sur la route.

Puis, la voiture fonça sur le bitume, et les essuie-glaces balayèrent les épis restés sur le pare-brise. Tout le monde souffla de soulagement lorsque la fourgonnette reprit un rythme normal. Certes, la Féministe et la Fille grognèrent quelque peu, mais dans l'ensemble, un silence reposant plana sur la petite troupe.

— Tout le monde va bien ? demanda Seb en se retournant.

Une rumeur affirmative s'éleva, et Fred lança :

— On arrivera sur Paris d'ici vingt minutes environ.

Ce fut le signal, et tout le monde s'assit, créant un brouhaha animé alors que les premières lueurs de l'aube se manifestaient.


Mathieu observa le groupe pendant un moment avec un sourire satisfait, avant de rejoindre Antoine au milieu de la troupe, en pleine conversation avec Kriss.

— Je peux savoir comment vous avez su ? demanda-t-il en s'asseyant à côté de son ami.

Ce dernier le regarda un instant, mais ce fut Kriss qui lui répondit :

— Disons que j'avais déjà entendu parler de l'asile… Et quand je me suis rendu chez toi pour te proposer une collaboration pour le prochain Minute Papillon, j'ai trouvé ça louche que tu ne sois pas présent alors qu'il n'y avait aucune autre de tes personnalités. Je suis allé voir chez Antoine, histoire de vérifier, mais lui aussi m'a dit que tu n'étais pas chez lui. C'est là qu'on a commencé à s'inquiéter.

— Alors, on s'est consulté pour savoir ce qu'il fallait faire, intervint Alexis en les rejoignant à grande enjambés. On a localisé l'endroit où tu étais enfermé, en se faisant passer pour des proches, mais ils n'ont pas voulu nous laisser entrer.

— Sauf qu'entre temps, renchérit Antoine, Kriss s'est aussi fait avoir, et ils l'ont embarqué avant même qu'on n'ait pu réagir.

— On a dû organiser votre évasion à tous les deux en vitesse. Antoine et Nyo étaient chargés d'infiltrer les caméras pour vous surveiller, et grâce au Gâteau de Riz, vous étiez censés sortir sans encombre…

La phrase d'Alexis laissa Mathieu perplexe. On ne pouvait pas vraiment dire que le Gâteau de Riz était réservé…

— Sauf qu'on n'avait pas prévu que Capsule serait dans le coup, reprit Antoine en haussant les épaules. Quand il s'est échappé, l'autre hystérique a profité de la diversion pour trouver quelque chose d'inflammable, et autant dire que l'explosion n'a pas été des plus discrètes…

— Il était censé ouvrir les portes en fonçant dessus pour les sortir de leur gond, crut bon d'ajouter Kriss.

— Du coup, quand vous vous êtes échappés, on était chargés de vous retrouver et de vous emmener vers la sortie, pendant que les deux autres surveillaient les caméras pour nous indiquer le bon chemin, lança Links en croisant les bras. Et évidemment, comme les bonnes choses n'arrivent qu'à nous… rajouta-t-il en lança un regard contrit à Antoine.

— Hé, c'est pas de notre faute si les caméras se sont toutes bloquées d'un seul coup ! répliqua celui-ci en levant les mains en signe d'impuissance.

— Il y avait un mot de passe, renchérit Nyo qui venait d'apparaître.

— Bref, coupa l'animateur du Point Culture en balayant de la main un objet invisible, comme tu as pu le voir, ça ne s'est pas passé comme prévu…

— On s'en est plutôt bien tirés, non ? lança tout de même Antoine avec un léger sourire en regardant Mathieu. On vous a sortis de l'asile…

Mathieu, lui, fronça les sourcils, pas rassuré pour autant.

— Mais maintenant, je suis en cavale… Je vais être recherché par tout le corps médical ! Et mon appartement…

— T'inquiète pas pour ça, le coupa Kriss avec un clin d'œil. J'ai tout prévu…


Le docteur Frédéric ferma la porte de son bureau tout en allumant la lumière en se passant une main sur le visage, complètement dépassé.

Il alla s'asseoir par automatisme dans sa chaise roulante, devant son bureau, et s'accouda sur ce dernier.

Deux de ses patients venaient de s'échapper de son asile, démontant avec eux leurs deux cellules, complètement brûlées, et la moitié du corps médical de l'établissement s'était légèrement blessé ou assommé.

Il ne comprenait pas, et n'arrivait toujours pas à réaliser ce qu'il venait de se passer.

Comment était-ce possible ?!

Il avait vu ses deux patients se dédoubler, et concrétiser leur maladie alors qu'elle était censée se dérouler dans leur tête ! Il avait vu l'espèce de fantôme flotter dans les airs, et il avait vu des peluches parler !

Comment était-ce possible ?!

Relevant la tête, il fronça les sourcils. Réel ou pas, il se devait d'informer ses confrères médecins de toute la France de l'évasion de ces deux patients, avec l'aide de complices qui plus est.

Il tendit la main vers le téléphone en face de lui, quand une voix grave l'arrêta :

— Si j'étais vous, je ne ferai pas ça.

Il releva brusquement la tête, pour croiser un regard glacial qui le dévisageait. Il écarquilla les yeux, quand il reconnut soudainement la silhouette qui s'était réfugiée dans un coin sombre de son bureau, ainsi que l'ombre gigantesque qui surmontait son épaule gauche.

Avec horreur, il recula rapidement de son bureau sur sa chaise, et vit l'homme en face de lui avancer. Il fit irruption sous la lumière, et le docteur eut tout le loisir de le détailler.

Ses cheveux noirs étaient de la même couleur que les épais sourcils qui surmontait son regard de glace ; l'homme était habillé en chemise blanche légèrement froissée, avec un pantalon noir.

Mais ce qui attira le plus son regard, ce fut évidemment l'immense marteau de pierre qui était juché sur son épaule, au bout d'un manche en bois. Dessus, un "5t" était peint à la peinture rouge sang. Des éclaboussures de la même teinte en maculaient d'ailleurs le haut, et le psychiatre ne tenait pas vraiment à savoir si cela était aussi de la peinture, tout comme si l'inscription était vraie.

Il ouvrit la bouche et la referma, comme un poisson hors de l'eau, tandis que le souvenir de ce psychopathe lui revenait en mémoire.

C'était le taré qui avait stoppé la poursuite des quelques courageux qui s'étaient élancés derrière les fuyards.

Terrifié, il recula encore un peu plus, mais eut la force de prononcer :

— Qu'est-ce que… Qu'est-ce que v-vous v-voulez ?!

— Ce que je veux ? C'est bien simple, répondit-il en enlevant son marteau de son épaule pour le poser au sol, et s'accouder sur le manche, faisant sursauter nerveusement le médecin. Je veux que vous renonciez à l'idée de prévenir vos collègues à propos de la fuite de Mathieu Sommet et de mon créateur.

Le psychiatre haussa les sourcils malgré sa peur grandissante. Le patient Kriss ? Le créateur de l'homme menaçant en face de lui ? Qu'est-ce que ce taré voulait dire ?!

— I-Il en est ho-hors de q-question, balbutia-t-il quand même. J-je risque d-de r-ruin-ner ma r-réputation, et ces p-patients sont dangereux.

L'autre haussa ses imposants sourcils, mais la flamme de colère qui s'était allumé dans ses yeux ne trompa pas le psychiatre qui déglutit difficilement.

Il vit le taré tapoter doucement son marteau – il aurait même juré qu'il lui avait lancé un regard amoureux – avant de planter son regard dans le sien.

— Croyez-moi, ils ne sont pas aussi dangereux que moi. Et si ma seule présence ne vous convainc pas à vous désister… Il se peut que nous ayons quelques conflits.

Il tenta de rester calme, mais son regard ne se détachait pas de la porte, et de l'homme qui représentait le seul obstacle à franchir. Néanmoins, un sourire nerveux fleurit sur ses lèvres quand il se remémora le moment où ce fou dangereux était apparu.

— V-votre c-créat-teur vous a int-terdit de t-tuer des gens.

— En effet, acquiesça-t-il en hochant la tête, mais lui, non.

Puis, d'une main, il ouvrit la porte, laissant entrer un homme de la même taille, vêtu d'un costume et d'un chapeau triangulaire, avant de la refermer juste après. Aussitôt, une voix suraigüe se fit entendre.

— HIHIHI, JE SUIS UN GÂTEAU DE RIZ !

Le médecin jeta un regard interrogateur au taré, sa peur diminuant au profit de la surprise, mais celui-ci lui répondit par un sourire qui ne présageait rien de bon. Il voulut reporter son attention sur l'autre fou hystérique qui venait d'entrer, mais il y eut un hoquet quand il vit qu'il venait de disparaître.

Puis, une seconde après, il réapparut à la même place, et fit les mêmes gestes qu'un instant plus tôt ; avant qu'il ne se téléporte littéralement à côté du psychiatre, qui fit un bond de peur comme de surprise en entendant les paroles qui venaient de s'ajouter à son étrange chorégraphie :

— HIHIHI, JE SUIS UN GÂTEAU DE RIZ ! AVEC UNE MITRAILLETTE !

Le médecin voulut hurler de peur en sentant un embout froid contre sa tempe, mais l'arme disparut aussi vite que son propriétaire. Toujours pétrifié, il vit le taré au marteau plonger rapidement la main dans le vide, semblant attraper quelque chose d'inexistant ; puis, finalement, le "Gâteau de Riz" apparut, tenu par le col de la main du taré. Il riait hystériquement, sa mitraillette toujours dans les bras, et le fou aux épais sourcils se tourna vers le pauvre docteur terré dans un coin de son bureau, traumatisé, avant de lui lancer un sourire sadique :

— Je dois le laisser continuer pour vous faire comprendre la suite, ou… ?

— Non ! couina-t-il involontairement, avant de supplier d'un air implorant : Pitié !

Le taré au marteau balança son acolyte dans un coin, et ce dernier se contenta de rire hystériquement en regardant son arme. Ne le lâchant pas du regard, il entendit l'autre lui lancer d'un ton impitoyable :

— D'habitude, je n'ai aucune pitié avec les gens manipulés par la société, comme vous. Mais je veux bien faire un compromis…

Il y eut un silence, et l'autre acheva sa sentence d'un air sadique :

— Promettez-moi de ne rien dire à propos de l'évasion du patient Mathieu Sommet et du patient Kriss. Et évidemment, vous effacerez les preuves de leur séjour ici ainsi que leur dossier médicaux, et laisserez son appartement à Mathieu. Me suis-je bien fait comprendre ?

Le docteur reporta son attention sur l'homme en face de lui, puis sur son marteau. Avec résignation, il déglutit, et hocha la tête.

— C'est d-d'accord.

Le taré hocha la tête, empoigna son acolyte par le col de son costume, et sourit :

— Bien. Que je n'ai pas à revenir.

Et, sans qu'il n'ait pu faire un geste, il disparut de sa vue.


Eh non Titi', le Gâteau de Riz ne s'était pas perdu dans les couloirs ! ;P

Voilà donc la fin alternative avec la Web Team ! Personnellement j'ai adoré l'écrire (pour vous dire, je me suis marrée toute seule en imaginant tout le monde valdinguer - mention spéciale au Prof que j'ai adoré malmener en l'envoyant faire un câlin à l'autre bout de la voiture 0:D - dans la camionnette à cause de Fred x'D), et j'espère que vous aurez partagé mon plaisir ! On se retrouve dans quelques jours pour l'autre fin alternative avec uniquement les personnages d'SLG !

Reviews, les p'tits pandas ? :D