... Si je vous dis désolée, vous me pardonnez ?

Pardoooon, franchement pardon de ce retard immonde O.O' Je devais vraiment poster lundi soir, mais comme je partais en vacances (de trois jours, youpidou joie) et qu'on a passé la majorité de notre temps à la mer (coups de soleils en prime T.T), j'ai pas pu poster ce chapitre... Mais le bon côté, c'est que j'ai écrit le suivant ! :D

Concernant les reviews, je réponds aux anonymes là :

lemiaw : Ton ours en peluche me fait peur. Mais ta frustration concernant le docteur sera bientôt soulagée, ne t'en fais pas :3 Oh, et, continue les longues reviews, j'aime lire des bêtises x'D

Luna-la-lune : Plus grande fan, je suis touchée :') Merciiiiiii

Camboune : Ouais, Capsule c'est le meilleur ;) Je suis contente que le passage sur le rapprochement entre la cloison et le Prof t'ai plu, je riais tellement à ce moment-là en imaginant le Patron s'en ficher comme de l'an 40 xD

Donc, voici la fin alternative SLG, d'après mes estimations il y aura trois chapitres, en voici le premier ! Pour vous "repérer", j'ai mis les chapitres de la fin alternative Web Team avec un (Fin Web Team), et la fin SLG avec un (Fin SLG) ;)

Je vous conseille d'aller relire le chapitre 8 pour vous replonger dans l'ambiance, car cette fin sera un peu plus sombre que celle avec la Web Team ;)

Disclaimer : Comme d'habitudeeee ~ Les personnalités d'SLG appartiennent à Mathieu Sommeeet ~


Chapitre 9 | Plus jamais

Mathieu soupira, et alla s'asseoir sur son lit, abattu. Il ne savait absolument pas quoi faire.

Devait-il cesser de croire en ses personnalités ? Celles qui l'avaient accompagné tout au long de l'émission, celles qu'il considérait comme sa famille ? N'était-il qu'un fou ?

Ou bien existaient-elles réellement ? Dans ce cas-là, pourquoi est-ce qu'elles ne s'étaient pas manifestées ?

Complètement perdu, il se passa une main dans les cheveux, sentant l'émotion monter en lui.

Il ne devait pas craquer. Pas maintenant qu'il avait découvert que les cachets qu'on lui donnait le rendait faible d'esprit.

Mais, malgré lui, il s'entendit supplier, presque comme une prière :

— Je vous en prie, si vous êtes là… Montrez-vous. S'il vous plaît, montrez-vous…

Cette phrase qu'il avait prononcée sans vraiment réfléchir fit céder les barrières qu'il s'était efforcé d'ériger pour ne pas pleurer.

Sa vue se brouilla, tandis qu'une larme dévalait sa joue, bientôt suivie par d'autres. Il renifla bruyamment, et tenta d'arrêter ses pleurs, mais un sanglot sortit de sa gorge.

Inconsciemment, il enfouit son visage dans ses deux mains, ne cherchant même plus à arrêter sa souffrance. Il pleura sa peine, sa douleur, mais surtout, son incompréhension face au doute qui l'écartelait.

Il aurait tellement voulu choisir la facilité et se dire qu'ils existaient, mais les paroles des médecins lui revenaient sans cesse en tête.

Mathieu…

Le schizophrène releva la tête, et tenta d'arrêter pendant un instant ses sanglots.

Était-ce une voix qu'il venait d'entendre ?

Peu à peu, les larmes s'arrêtèrent de couler, ne laissant que des traces humides sur les joues du youtuber qui se sentait de plus en plus perdu. Il fouilla sa cellule du regard, mais personne n'était en vue.

Mathieu…

Le murmure reprit, mais le susnommé n'arrivait pas à savoir d'où venait cette étrange voix qui l'appelait. Il se leva, regarda par le soupirail pour vérifier si personne n'était à l'extérieur, entrain de lui faire une mauvaise farce, mais rien. Dépité, il se rassit en tailleurs sur son lit, quand il lui sembla sentir quelque chose bouger en dessous.

Intrigué, il se pencha, tête la première, pour regarder sous sa couchette.

Il écarquilla les yeux en reconnaissant la silhouette familière d'un chien couché.

Apparemment, le canidé l'avait senti, car il ouvrit soudainement un œil, avant de se lever subitement pour se ruer vers Mathieu.

Ce dernier releva précipitamment la tête pour éviter un contact trop rapproché avec l'animal, et vit ce dernier s'extirper de sous sa couchette, avant de monter rapidement dessus, faisant grincer le matelas.

Mathieu observa Capsule de Bière, soufflé. Est-ce que le chien l'avait attendu ici pendant son interrogatoire ? Mais alors, pourquoi s'était-il enfui ?

Malgré toutes ses interrogations, il vit quelque chose dans la mâchoire de Capsule, qu'il identifia vaguement comme étant une carte de crédit.

Le chien laissa tomber la dite-carte sur la couverture, comme s'il avait lu dans les pensées du créateur de son maître, et ce dernier ramassa le ticket en l'essuyant sur les draps du lit, avant de le porter à hauteur de ses yeux.

Mathieu constata que ce n'était pas une carte de crédit, mais un badge d'authentification pour le travail. Il y avait dessus la photo d'un homme d'une quarantaine d'années, accompagné de sa description.

Ainsi, l'homme s'appelait John et était le chef d'une équipe de psychiatres au sein de l'asile. Il avait apparemment 43 ans et faisait 1m80. Le youtuber constata qu'en bas du badge se trouvait une bande magnétique, sûrement pour accéder à certains endroits uniquement consacrés à des hauts-gradés.

Le schizophrène releva lentement la tête pour observer le berger belge qui n'avait pas bougé d'un poil. Celui-ci le fixa aussi pendant un moment, avant de se coucher sur le matelas, sûrement épuisé.

Mathieu ramassa le badge et le glissa dans sa poche, encore stupéfait par ce qu'il venait de se passer. Il se leva de son lit pour marcher dans sa cellule, de multiples questions se bousculant dans sa tête. Puis, mû par son instinct, il jeta à nouveau un coup d'œil sous son matelas, avec l'impression qu'il oubliait quelque chose, quelque chose d'important.

Son pressentiment se confirma quand il remarqua la masse de tissu sous son lit, et s'intensifia lorsqu'il l'attrapa et la dépoussiéra. Avec stupeur, il reconnut la casquette du Geek qu'il avait fait glisser sous sa couchette lorsque Capsule lui avait bondi dessus.

Sa bouche s'ouvrit sous le choc, et, fasciné, il ne quitta pas des yeux la coiffe du gamer tout en se rasseyant à côté du chien. Il effleura doucement le tissus gris et légèrement abîmé, tandis qu'un murmure flou lui parvint aux oreilles :

Mathieu…

C'est le moment ou jamais.

Capsule a réussi…

Si tu échoues, tu vas revenir encore plus en mauvais état.

Sois prudent.

On arrive, Mathieu. Crois en nous…

Cette fois-ci, j'vais pas me planter.

Mais il n'y prêta pas attention. La casquette l'obnubilait trop pour qu'il puisse s'en préoccuper.

Simplement en regardant cette coiffe de tissu, de multiples souvenirs le prenaient à la gorge. Une odeur de tabac mélangé à une autre légèrement plus prononcée ; des clics de souris, de la musique étouffée derrière un mur. Des vibrations venant du sous-sol, ainsi qu'une porte qui claque.

Mathieu releva lentement le regard, s'agrippant à la casquette de toutes ses forces, comme à une bouée de sauvetage.

Il sentit quelque chose bouger en lui. Comme si toutes les barrières qu'il avait érigées dans son esprit cédaient en même temps.

C'était à la fois doux et violent, agréable et déplaisant.

Il le sentait. Que quelque chose allait se produire.

Puis, doucement, sans qu'il ne s'en rende compte, le contour d'une silhouette humaine se dessina dans l'obscurité de sa cellule. Le contour s'affermit, pris de l'épaisseur, avant que l'intérieur ne se colore aussi.

Peu à peu, on pouvait distinguer le visage de l'individu qui se matérialisait dans la pièce, ainsi que tout son corps.

Capsule de Bière ne broncha pas en reconnaissant la personne, attendant sûrement un ordre de la part de Mathieu qui restait les yeux dans le vide.

Ce dernier, en sentant le silence surnaturel qui régnait dans la pièce, se décida malgré tout à sortir de ses pensées. Il leva lentement la tête, et croisa le regard de la personne venant de se manifester.

Il a réussi ?

Je crois…

A mon tour alors…

Mathieu ne fit pas attention au dialogue dans sa tête. Il se leva doucement de son lit, laissant Capsule couché dessus, et s'approcha de l'individu en face de lui.

Il n'était qu'à un mètre l'un de l'autre, et le youtuber ne disait toujours rien, se contentant de dévisager la figure qui lui faisait face.

C'était les mêmes traits que son visage à lui, la même tête. Et pourtant, jamais il ne se lasserait de les dévisager ; car ces traits, porté par cette personne, prenait un tout autre sens, tellement différent de sa figure à lui.

Alors, il plongea son regard dans celui qu'il savait dissimulé par cette paire de lunette de soleil, et pouvait presque voir les prunelles bleus cachées derrière.

Soudain, il sentit qu'une autre personne était apparue derrière lui.

Mais Mathieu ne bougea pas, et continua de regarder la personne en face de lui. Malgré tout, il savait que s'il se retournait, il tomberait face à face avec un deuxième lui, habillé avec un tee-shirt rouge à l'effigie de Captain America, et dont la casquette qu'il portait habituellement se trouvait dans la main droite du youtuber.

Il les sentait sortir de son esprit, un par un ; il savait qu'à côté du gamin venait d'apparaître le maître de Capsule de Bière, qui esquissa un mouvement pour se lever d'après les froissements des couvertures. Puis, bientôt, derrière l'individu qu'il ne lâchait pas du regard, une blouse blanche contrasta avec l'homme en noir, bientôt suivie par une autre personne qu'il savait blonde.

Enfin, les deux "autres lui" restant se matérialisèrent à sa gauche et à sa droite.

Et pour la première fois depuis qu'il était dans cette cellule, Mathieu sentit son mal de tête le quitter peu à peu, en même temps que les larmes qui coulaient sur ses jours sans qu'il ne s'en rende compte.

Abandonnant toute retenue, il enveloppa dans ses bras de la première de ses personnalités, laissant son soulagement se manifester à travers de nouvelles larmes.

Il agrippa avec force la veste noire dans ses mains, afin de se convaincre qu'il ne rêvait pas.

Le Patron ne réagit pas tout de suite, se raidissant au contact de son Créateur en train de l'enlacer, avant de se détendre peu à peu et de poser maladroitement une main sur la tête du youtuber dans une tentative assez gauche de le réconforter.

Mathieu souffla longuement afin d'apaiser les sanglots qui l'empêchaient de parler, puis laissa échapper d'une voix précipité :

— Plus jamais ça. Refaites plus jamais ça…

Il répéta la même phrase plusieurs fois d'affilée, comme une prière. Avant que ses pleurs de soulagement ne reprennent le dessus lorsqu'il lança d'un ton désemparé :

— J'ai cru… J'ai cru…

Il renifla bruyamment, incapable de poursuivre, et sentit la main du Patron lui tapoter maladroitement le crâne sous le regard – qu'il s'imaginait facilement surpris – des autres avant que le criminel ne parle à son tour.

— Écoute gamin, je crois qu'on a compris. Tu pourrais éviter de me prendre pour ton mouchoir personnel ? Je tiens à ma veste.

Mathieu laissa échapper un rire nerveux sous la remarque de sa première personnalité. Le youtuber essaya tant bien que mal de calmer ses pleurs, tout en soufflant un léger "Tu m'avais manqué, connard".

Puis, doucement, il lâcha la veste noire, et brisa l'étreinte qu'il avait provoquée, ce qui sembla soulager le Patron qui apparemment n'était pas trop à son aise avec ce genre d'affection.

Mais aussitôt, ce fut d'autres bras qui l'enserrèrent, et avec surprise, il reconnut le Geek qui s'était jeté sur lui. Il renifla avant de sécher ses larmes, et de rendre son étreinte au gamin qui semblait tout aussi bouleversé que lui.

Peu à peu, sa panique s'amoindrit, et il laissa un sourire se dessiner sur ses lèvres. Puis, de sa main droite, il enfonça la casquette sur la tête du Geek d'un geste fraternel, qui lui rendit son sourire d'un air plus assuré que son Créateur.

Ce dernier lui parla à son tour :

— Mathieu, tu nous laisseras plus jamais tomber, hein ?

Son Créateur l'observa d'un air plein de remords avant de lui poser les mains sur les épaules :

— Plus jamais. J'te le promets.

Le Geek le regard un instant, à présent rassuré et soulagé de revoir le youtuber. Ce dernier sourit faiblement, et lança d'une voix légèrement secouée par l'émotion :

— J'aurai toujours la foi en vous.

Si pour la plupart des personnalités cette phrase se référait à ce qu'avait dit le Moine auparavant et que leurs regards se dirigèrent vers ce dernier, Mathieu ne lâchait pas de l'œil le Patron qui sembla comprendre le message car il laissa un petit – presque invisible – sourire en coin apparaître sur ses lèvres.


Un peu de douceur dans ce monde de brutes (j'espère tout de même que c'était pas trop guimauve) :D

Voilà la première partie de cette fin alternative ! Qu'est-ce que vous en pensez ? En relisant ce chapitre, j'ai trouvé que ça faisait un peu du Mathieu/Patron, mais j'ai rien voulu changer quand même (cherchez la logique) xD Je voulais vraiment mettre l'accent sur le fait que le Patron est la première personnalité de Mathieu, donc du coup y'a un lien plus fort, etc... J'étais vraiment impliquée dans cette scène, et j'espère que le Patron sera pas trop OOC ^^'

Donnez-moi votre avis les pandas ! :D