Ah ! Merci à toutes mes revieweuses !
Bon je me suis trop prise au jeu, et finalement j'ai coupé mon chapitre pour ne pas qu'il soit trop long... Du coup, Alpheratz, le bien concret sera pour la prochaine fois ! Donc changement de titre : "Romance du Major Lorne en SIX tableaux". Arf si seulement je savais faire court...
Je m'excuse d'avance pour la cohérence des propos qui vont suivre. Le Major a un traumatisme crânien, et moi la grippe. Niveau lucidité, on n'est pas au top, donc.
Je n'ai plus de place pour dessiner sur mes feuilles. Recto, verso, j'ai crayonné autant que j'ai pu. La fatigue se fait cruellement sentir, mais comme je n'ai pas encore eu vraiment l'occasion de discuter avec Eva, je lutte.
Elle est passée deux fois. La première pour vérifier que j'allais bien, comme lui a demandé Beckett. C'était il y a une heure. Elle m'a posé la question en vitesse, de loin, parce que le type du fond de la salle s'est vraiment sentit mal et lui a crié que mademoiselle, mademoiselle, ça n'allait plus. Besoin de lui ramener le haricot et même deux cuvettes et surtout de le calmer, avec l'aide d'une autre infirmière de garde.
La seconde fois où l'on s'est parlé, c'était il y a un quart d'heure. Toujours de loin, elle m'a dit qu'elle allait passer « s'occuper de moi » mais qu'elle avait besoin de prendre une douche et de se changer avant. Le gars s'était apaisé. Vu la couleur de la blouse d'Eva, je pense que son mal est passé, et qu'il n'a plus rien dans le ventre.
Et donc depuis quinze minutes je l'attends. J'ai peur que ce soit juste pour vérifier ma lucidité, et qu'elle reparte aussi sec. Mais l'infirmerie est à présent calme. Sa collègue, une quadra ronde à l'air renfrogné, veille. Eva aura bien du temps pour moi non ?
De toute façon c'est décidé je vais la faire tomber sous mon charme. Enfin, je vais essayer.
Elle apparaît, cheveux humides et nouvelle blouse. Un mot à l'autre infirmière et elle s'approche d'un air détaché, toujours légèrement souriant.
Il faut que je précise que je me suis mis très au bord de mon lit, en espérant qu'elle s'assoit –si elle s'assoit- non pas en face de moi, mais à côté de moi, puisqu'il y a la place. J'ai constaté il y a à peine deux heures que lorsqu'elle est devant moi, surtout en blouse blanche, je n'arrive pas à me concentrer. C'en serait finit de mon espoir de la faire tomber dans mes bras.
J'esquisse toujours, peaufine des détails, pour ne pas lui faire peur en la fixant tout le long de sa traversée de l'infirmerie. Elle arrive, elle est debout à côté de moi. Je relève franchement la tête.
- L, O, R, N, E. Major Evan Lorne.
- C'est ça.
- Je ne connaissais pas votre nom de famille.
- Je ne savais pas que vous étiez infirmière.
On se sourit. Eva, assied-toi !
- Pas de maux de tête, de problèmes de vision, d'audition, de nausées ?
- Non, non ça va parfaitement bien… Mieux.
- C'est une bonne chose !
Elle jette un œil en arrière sur le type qui a été malade au début de la nuit. Elle doit penser qu'elle a eu sa dose de rejets gastriques pour aujourd'hui. Non je n'aborderai pas le sujet avec elle.
Elle semble hésiter, toujours debout, à continuer. Nous voilà à nouveau dans une impasse conversationnelle. Sa collègue lui lance un sonore « tu peux prendre une pause, tout est tranquille », en me regardant, et les joues d'Eva rosissent à nouveau. Je bouge légèrement les jambes comme pour lui montrer qu'il y a de la place sur le lit pour s'asseoir, et elle s'y installe en souriant timidement.
En face de moi.
Elle reste un moment sans me regarder sans doute à penser quoi me dire, et pour la soulager je démarre (un peu bêtement) :
- Alors comme ça vous travaillez de nuit ?
- Votre mission a duré longtemps ?
Nous avons parlé en même temps. Sa question me semble plus intelligente : je réponds :
- Non, juste une journée.
- Ah… Je ne vous avais pas vu ces derniers jours, je pensais que vous étiez parti sur une planète pour pas mal de temps.
Hum, c'est plus qu'une légère coloration rose. Ce sont presque des plaques rouges. Génial ! Elle a pensé au moins un peu à moi ! Elle m'a même cherché si je comprends bien !
Comment a-t-on fait pour ne pas se croiser alors ??
- J'ai essayé de vous trouver aussi, mais… »-elle rougit quand je dis ça, donc oui elle m'a bien cherché. – « Je ne savais même pas où vous travailliez.
- En fait j'ai vraiment commencé mon service le lendemain de la dernière fois où je vous ai vu, après ma semaine d'adaptation. Je pensais au moins vous croiser le soir, au dîner, juste avant mon service, mais on m'a annoncé que je commençais plus tôt que ce que je pensais alors je suis allée à la cantine à 18h00.
- C'est donc pour ça que je ne vous ai vue ni à 19 heures ni à 21 heures.
- Ah oui : si en plus vous ne mangez pas toujours aux mêmes horaires, il est normal que vous ne m'ayez pas aperçue !
Hum, je lui dis que je l'ai attendue de 19 heures à 21 heures tous les soirs où j'ai été là ?
- J'aurai dû vous dire quelle était ma fonction dans la Cité. Ce n'est pas que je voulais vous la cacher, Evan, c'est que...
- Non mais après tout j'aurais pu vous le demander aussi.
Mince je viens de l'interrompre, elle allait peut-être dire un truc de très intéressant pour moi. Elle prend bien mon impolitesse et reprend la parole avec un petit rire :
- Par contre, vous, major, c'était plus facile de deviner ce que vous faisiez.
- Surtout que je suis le seul major de la Cité.
- Non il y a aussi le major Gibson, du Dédale, en ce moment. Mais lui ne part pas en mission.
Oh oh, elle a même carrément fait une enquête ou je me fais des idées ?
- On a fait beaucoup d'explorations ces derniers temps. Et de missions de sauvetage.
- Je savais que vous partiez souvent avec votre équipe, mais pas à quelle cadence.
A mon avis, je ne me fais pas d'idées. Bon allez mon gars : mode charmeur on a dit, surtout que je suis moins perturbé devant elle que ce que j'aurais pensé. Bon sang ce que sa blouse est courte quand elle est assise…
Remonte tes yeux Evan, remonte tes yeux et dit quelque chose.
- Enfin, il nous reste les petits-déjeuners en commun !
Elle rit :
- Oui ! Vers 7 heures quand je finis mon service.
Ok, j'aurai aussi dû rester deux heures à table pour les petits-déjeuners, là je l'aurai croisée.
Bon sang, se limiter aux petits déjeuners, et encore quand je ne suis pas en mission…. C'est pas comme ça qu'on va avancer… Hum, un vrai repas en tête à tête n'est-il pas envisageable ? Faut que je lui propose.
Le truc c'est que je ne sais même pas s'il est possible de manger ailleurs que dans le mess ici. Je veux dire, à part des rations de survie et des barres chocolatées.
Si Franck était dans ma tête il serait en train de me crier dessus en me répétant que je trouve toujours des prétextes pour ne pas aller de l'avant avec les filles.
Elle me regarde en silence. Je me souviens que j'ai la tête difforme, une bosse sur le front et une joue éraflée et gonflée. Et que je me tais depuis trente secondes et dois avoir l'air perdu dans mes pensées. Hum ! Je dois la rebuter un peu aujourd'hui, je lui proposerai demain. Hé oui, Franck n'est pas dans ma tête.
- Oui, je sais, je n'ai pas l'air très frais aujourd'hui, c'est parce que je suis tombé et…
- Oh, non, ce n'est pas votre visage que je regardais, ce sont vos yeux.
Franck, s'il te plaît, réveille-toi et vient m'enguirlander pour que j'aie le courage de l'inviter tout de suite à dîner. Elle ajoute :
- Dieu merci ils n'ont rien.
Mais ?!
Ca y est Eva replonge en mode « écrevisse », sans même passer par le mode « crevette ». Si elle n'avait pas eu cette réaction je me serais contenté de penser qu'elle ne souhaitait pas me voir aveugle.
C'était pas moi qui était censé faire du charme ?? J'ai nettement l'impression qu'elle s'en charge à ma place ! Non, impossible, je dois avoir trop d'imagination. Ou alors je suis trop vieux jeu. Et puis je n'y connais rien à la galanterie allemande.
Je suis encore en train de réfléchir à sa phrase quand elle se racle la gorge, gênée, et désigne mes croquis.
- Vous dessinez dès que vous avez un peu de temps alors ?
Je me reconnecte. Mince, le trauma crânien a quand même des conséquences néfastes sur mon esprit : je bug souvent et longtemps. Au moindre mot. A la moindre Eva.
- Oh, heu, oui oui.
Je lui montre ce que j'ai fait. Comme ça, spontanément, mais pour Eva j'aimerais ne rien avoir à cacher. Même pas le projet Stargate, ce qui est un plus considérable dans une relation équilibrée, on s'en doute bien.
Elle regarde mes esquisses avec attention.
Il faut que je précise : j'ai fait en sorte qu'elle doive se déplacer pour voir mes œuvres. Pour se mettre à côté de moi. Et comme c'est une fille bien, elle est au ras du bord gauche du lit, quand moi je suis au ras du bord droit. Le premier qui tombe invite l'autre à dîner.
- Vos portraits sont très réussis.
Hum ! J'étais bien inspiré je crois…
- Vous avez plus de talent que moi.
… Houlà, faut que je réagisse : elle tente d'entamer une conversation là.
Elle sent bon.
- Vous dessinez aussi, Eva ?
- Oui. Pour le plaisir, mais surtout pour faire des patrons : je suis couturière à mes heures. Enfin, avant d'arriver ici.
- Ah ben moi je ne suis pas très doué en couture par contre. Juste de quoi survivre.
- Nous sommes complémentaires.
Une preuve que j'ai du mal à réagir aujourd'hui : mon cœur (qui battait déjà très vite) ne fait un bon dans ma poitrine que deux secondes après qu'elle ait dit ça. C'est son teint vermillon-l'air-de-rien qui m'a mis la puce à l'oreille.
Si je l'invite à dîner maintenant, je suis fichu d'oublier qu'elle a dit oui tellement je suis dans les nuages.
Je rassemble mon peu de lucidité pour relancer la conversation et la tirer en gentleman de sa gêne.
- Vous peignez aussi ? Je pense faire une toile avec la Cité pour modèle depuis que je suis ici. Je n'ai pas encore trouvé le temps.
- Non par contre, je ne peins pas beaucoup.
- Ca ne vous dit rien ?
Dommage, mon esprit dans un éclair de clairvoyance farfelue était en train d'élaborer une après-midi à deux sur un balcon devant deux chevalets et une boîte de couleurs.
- J'aurais bien aimé, si.
- Vous savez, il y a pas mal de profs d'arts plastiques qui donnent des cours tout à fait convenables.
Non non je ne pense pas du tout à moi. Moi je suis juste fils de prof d'arts plastiques.
Elle soupire et hésite.
- En fait… Vous savez, Evan, je suis née de l'autre côté du Mur. En Allemagne de l'Est. Quand j'étais petite, j'aurais adoré pouvoir prendre ce genre de cours, ou même avoir mes tubes de peinture à moi.
Oh merde. Boulette.
- Mais comme vous le savez, on était cinq à la maison, et comme… on avait juste ce qu'il nous fallait… On avait un peu de peinture, mais pas de bonne qualité, et jamais on n'a envisagé d'acheter du vrai papier à dessin, c'était superflu. Et puis les cours, vous pensez.
Elle a dit tout ça sans méchanceté ni gêne, c'est l'histoire de sa vie, et de beaucoup d'autres gens en Allemagne. Elle a trois frères, dont un épileptique, et une sœur. Ses parents étaient ouvriers, ils ont beaucoup donné pour que leurs enfants fassent des études, et pour que leur fils puisse avoir un traitement convenable. Et même après la chute du Mur et la réunification, la vie est restée difficile pour eux. Je me rends compte que j'ai de la chance.
- Mais –si – ça –vous –intéresse, je peux vous initier à la peinture. Vous venez avec moi le jour où je trouve le temps de m'y mettre et je vous passe du matériel.
Mais ? Hé ! C'est une proposition de tête à tête ça ! Je m'épate. Je suis sûr que derrière son rideau, Franck en fait est réveillé et en train de maudire ma timidité, et que c'est ce qui m'a fait bouger.
- Ce serait une bonne idée, oui, ça me plairait.
Nouvelle accélération cardiaque. Je l'ai entendu, elle a dit « oui » !
Bon, maintenant il reste à trouver le temps. Bon sang il faut que je fixe une date tout de suite.
- Heu, que penseriez-vous de…
- Eva ?
- Laverne ?
Sa collègue est de retour. Notre tête à tête est fini je crois. Je dois me contenter d'un vague projet d'après-midi peinture à deux, non planifié.
- Vot' copain s'est réveillé, dit Laverne, donc, en s'adressant à moi.
Eva se lève, à nouveau rose.
- Oh ! J'arrive.
- Ne t'en fais pas, ma belle, Kelly et moi on gère, c'était juste pour le dire au monsieur.
- Il va bien ?
- Ben si vous voulez aller le voir, c'est maint'nant et pas trop longtemps, faut pas nous le fatiguer.
Je regarde Eva. Rester avec elle ? Aller voir Franck ? Elle est déjà debout de toute façon, je crois qu'elle va se remettre au boulot : en infirmière consciencieuse, elle ne veut pas se la couler douce. Et puis elle doit venir me voir toutes les heures en plus. Ordre de Beckett. Il ne le sait pas mais il a fait un heureux avec cette décision.
J'arrive.
Je lui demanderai de dîner en tête à tête avec moi un soir de la semaine prochaine, selon ses horaires, pour qu'on fixe une date pour se faire une journée peinture. A condition bien sûr que SGA1 ne choisisse pas de se fourrer dans le pétrin ce jour-là.
/V\
Franck qui émerge ne peut pas parler en fait : il a eu le cou transpercé, un énorme bandage le lui enserre. Tenir un stylo pour communiquer par écrit, pareil, il est trop faible. Il a juste marqué une phrase : « pourquoi tu chantes ? », et devant mon air ahuri, a arrêté d'écrire avec lassitude et fatigue. En tout cas il doit être lucide : il m'a posé quarante questions rien qu'avec les yeux quand il a vu que Eva s'éloignait de moi. J'aimerais lui parler d'elle, mais de un j'ai peur qu'il s'agite en apprenant que le dîner ce n'est toujours pas fait, et de deux je ne veux pas qu'Eva m'entende me vanter de ce quart d'heure passé à deux. Je lui rappelle comment il s'est retrouvé ici, lui explique comment on l'a sauvé, raconte le savon que j'ai passé à Leonetti, et lui décrit le rapport que j'ai fait à Weir. Je me rends alors compte que j'étais complètement à côté de la plaque quand je lui ai parlé, trop absorbé par mes retrouvailles visuelles avec Eva. Va falloir bien se concentrer sur le rapport écrit demain.
Au bout de trente minutes d'un tel monologue (moi qui ne parle jamais beaucoup, décidément ce soir je n'arrête pas… sauf devant Weir), je me rends compte que Franck s'est endormi. C'est malin il aurait pu me le dire, je ne sais pas combien de temps j'ai passé à parler dans le vide.
/V\
Je repars sur mon lit. Eva repasse m'ausculter, et tandis qu'elle va me chercher des feuilles pour que je puisse dessiner, je m'endors brutalement et profondément.
Elle me réveille encore trois fois, au lieu de cinq. Elle espace les visites, j'espère que c'est juste pour me laisser dormir… Trop épuisé je me rendors dans la foulée et elle me laisse faire.
L'agitation me réveille complètement le lendemain à 9 heures. Eva a fini son service sans me dire au revoir.
Je trouve un mot d'elle en me levant, dans mes chaussures. Elle a dessiné rapidement un visage un peu caricatural qui sourit, de bonne humeur, et qu'elle a légendé : « vous voyez que je ne sais pas les dessiner ». Je lis :
J'espère que vous avez bien dormi et que vous allez parfaitement bien ! C'est à mon tour d'aller me coucher. Peut-être nous croiserons-nous ce soir ou demain matin, à la cantine, si vous mangez tôt vous aussi. Passez une bonne journée et reposez-vous. Eva. PS : Votre ami le capitaine Weixiang est complètement réveillé.
La phrase sur la cantine a été doucement rayée au crayon. Une autre écriture a corrigé dessous, avec le même crayon « J'espère fortement vous croiser ce soir ou demain matin à la cantine : venez manger tôt, avec moi. » Puis tout en bas de la feuille, toujours de la main de cet(te) intrus(e) : « PPS : N'oubliez pas : rendez-vous à la cantine dès ce soir, à 18 heures. »
Sa collègue. Quasi-sûr.
Bon sang, avec des signes pareils, il faut absolument que je me lance, elle devrait répondre favorablement. Et puis j'ai pas l'habitude de trop réfléchir non plus alors… Prochaine fois que je la vois, je fixe vraiment ce rendez-vous.
Je crois qu'il ne faut absolument pas que je la perdre.
Plus loin et dans un autre cerveau
Ce type a intérêt à être bien. Je n'laisse pas Eva traîner avec n'import'qui. Elle est toute gentille, toute nouvelle, toute menue. Le premier qui lui fait du mal je m'charge de ses piqûres jusqu'à la fin d'sa mission ici.
Mais bon elle avait l'air tellement contente d'être avec lui que j'lui ai laissé une chance à ce gars. Elle sourit souvent d'habitude mais là… Plus ça aurait pas été possible. Elle se s'rait décroché la mâchoire, la belle. Lui pareil. L'air plutôt béat que pervers. Déjà c'est un bon point pour lui, il a pas l'air méchant. Faut voir encore maintenant s'il est intelligent.
Je crois bien que c'est le type dont elle m'avait parlé une fois, y'a une dizaine de jours. Quand j'lui avait dit que j'espérais qu'elle dînait pas seule vu qu'elle connaissait personne ici. Elle m'avait répondu que ça allait, et en creusant j'avais su que c'était avec un homme qu'elle déjeunait parfois. Et puis maint'nant j'me rappelle aussi qu'elle avait absolument voulu, l'air de rien, s'occuper du major Gibson quand il était v'nu la semaine dernière pour son mal de tête, et qu'elle avait eu un temps d'arrêt en voyant le bonhomme. Quand il était rev'nu quelques heures après, elle avait pas insisté pour se charger encore de lui. Hé hé. En entendant « major » elle devait penser à l'autre.
Et puis tout à l'heure alors ! Son major endormi, quand je lui ai parlé de lui, elle pouvait pas être plus rouge. Elle m'a quasiment rien dit à part « on s'est croisé deux ou trois fois » et « mais de quoi tu parles ? ». Ah Eva, elle n'comprend plus l'anglais quand ça l'arrange ! N'empêche qu'elle a pas arrêté de le regarder dormir, et l'a même ménagé en le réveillant que trois fois. Et puis vu l'état du gars à moitié réveillé, si elle s'accroche encore c'est qu'il doit vraiment lui faire de l'effet.
En tout cas son mot était très bien. Un peu trop gentillet à mon goût, alors je lui ai arrangé ça. Elle a râlé, mais elle m'a laissé faire. Dommage que j'ai pas pu voir la tête du major quand il l'a trouvé. S'il a gardé son air tout content, ça va j'ai fait une bonne action. S'il a pris un air vicieux, je me rattrape et je lui fais passer le plus mauvais quart d'heure de sa vie. Demi-heure, même, parce qu'on joue pas avec Eva. Avec aucune fille d'ailleurs.
Il lui plaît je pense mais j'le surveille. Si je la vois juste une fois pleurer à cause de lui, militaire ou pas, je l'émascule.
Voilà pour aujourd'hui. Bon, cette fic n'a toujours aucune prétention, elle avance doucement mais sûrement, comme ses protagonistes.
Je vais expliquer quand même pourquoi Eva et Evan, parce que c'est pas très original mais même pas de ma faute ! Eva, vous l'aurez compris, est celle de "Dans mon Dédale j'ai mis" (relisez le chapitre 45 vous avez une allusion au chapitre 2 de cette fic-ci). En fait, Rodney parle d'Eva dans le chapitre 10, quand Carson le menace de lui demander des analyses d'urine devant l'infirmière qu'il aime bien, c'est à dire Eva. J'avais choisi ce prénom car il est je trouve ultra féminin (Eve c'est la première femme tout de même !) On pouvait donc penser rien qu'au prénom que c'était une jolie femme.
Au moment de caser Lorne avec quelqu'un, soit 35 chapitres plus tard (ouch!) je me suis dit que ce serait bien que ce soit cette infirmière, histoire de faire rager Rodney. A l'époque, on ne savait pas encore le prénom du major Lorne, tout le monde l'appelait Ethan ! Il s'est avéré par la suite officiellement (quoiqu'on ne l'ait jamais entendu dans un épisode) que c'était EVan. Seul un "n" de différence avec sa dulcinée donc. J'ai donc opté évidemment pour Evan. Sont pas faits l'un pour l'autre ces deux-là :p
Sur ce, comme vous savez tout du comment du pourquoi, je m'en vais m'atteler au chapitre suivant. Vous saviez d'ailleurs que ma vitesse de frappe est multipliée par 10 à chaque fois que j'ai des retours sur cette fic ?
