Merci pour vos reviews ! Ce chapitre encore une fois a été amélioré grâce à Miyu (même si j'ai refais des modifs par la suite, tu m'diras si j'ai bien appliqué tes conseils ;) ).

Au fait, j'vous ai dit que j'avais revu "Il faut sauver le soldat Ryan" récemment ? Que j'étais à fond dans le bouquin "Frères d'armes" tout en ayant revu certains épisodes il y a deux semaines ? Non ? Ben ça va se sentir...


Je n'arrive plus à reprendre mon souffle, une douleur me lance à travers la poitrine. Nous sommes définitivement distancés par ceux que nous suivions.

Mais que va-t-il se passer ?!

- Evan !

- J'ai besoin de respirer…

- Il faut se mettre à l'abri !

Nous nous éloignons du quai pour nous enfoncer dans les ruines. Eva est en tête cette fois. Je dois m'arrêter et m'adosser à une portion de mur seule, dressée. Je ne me sens pas bien, j'ai une douleur diffuse quand je respire.

Je prends conscience du silence. Les bombes se sont tues. Une accalmie. Peut-être que de l'autre côté du fleuve, les rebelles nous ont aperçu, et ont cessé de tirer pour nous aider. Mon cœur bat à mes oreilles, j'ai des papillons devant les yeux, un goût de sang dans la bouche. Je ne pourrai plus avancer : je suis mal et je panique. C'est idiot, surtout pour un militaire, mais c'est comme ça : j'ai une très forte propension à tout lâcher quand je suis blessé ou que quelque chose ne se passe pas comme prévu. Bien sûr je ne le montre jamais explicitement. Un de mes hommes meurt ? Je rentre pour sauver les deux autres. Si je suis touché, et que j'ai le choix, on arrête tout et je pars me faire soigner. Dès que je commande c'est comme ça, et paradoxalement, ne pas jouer les héros m'a valu mes galons : je suis celui qui ramène son équipe vivante et qui ne prend pas de risques stupides. Pour mes supérieurs ce n'est pas de la lâcheté, c'est de la survie et du bon sens.

Et sous la pluie, devant Eva, mon Eva qui me regarde l'air inquiet, qui prend sur elle pour ne pas courir au milieu des ruines mais rester avec moi, je fais un effort surhumain pour me calmer, car cette fois je ne suis pas avec des militaires aguerris, je suis avec la femme qui hante mes heures depuis deux mois, et que je ne veux surtout pas perdre. Je me retiens de dire que ça ne va pas, même si elle le devine. Je sais que le bombardement peut reprendre dans quelques minutes, dans quelques secondes. Nous devons continuer.

Il faut que je me concentre sur autre chose, pour oublier la douleur et repartir. Je lève la tête vers le ciel : la pluie est drue, chacune des gouttes cogne contre ma tête.

- Qu'est-ce que c'est que cette pluie…

- C'est la mousson, juste avant la nuit, c'est comme ça tous les soirs. Ça devrait s'arrêter bientôt.

Eva a été infirmière au Cambodge pendant trois ans, elle connaît la mousson. J'essaye de me rappeler le nom de la ville où elle était, pour ne pas penser que j'ai mal.

- Evan ?

- Quoi ?

- Nous ne sommes pas à l'abri. Il faut continuer.

Eva est angoissée, et je ne suis pas dans un meilleur état, elle le voit bien.

- Je sais… Je sais.

Je me tords.

- Montre-moi.

Je ne comprends pas ce qu'elle me dit. Il me faut baisser les yeux sur mon torse pour me rendre compte que ma chemise est pictée de rouge, dilué et étalé par l'eau de pluie. Je suis tombé sur les débris de verre quand la vitre a explosé tout à l'heure. Je fais signe à Eva que je la laisse faire, c'est elle l'infirmière. Elle glisse ses mains sous ma chemise pour la relever. Je frissonne, je ne sais pas si c'est à cause de la pluie, de la course, à l'idée que des bombes peuvent nous retomber dessus à tout moment ou à celle qu'elle a ses doigts sur moi. Je laisse échapper un cri de douleur.

- Aoh !

- Tu as un fragment de verre planté dans la poitrine, grand comme le pouce.

- Enlève-le.

- C'est trop profond, tu vas saigner.

- Eva…

Je la prends par les épaules, comme on le ferait pour un homme, et la regarde dans les yeux.

- Il faut me retirer ça Eva.

- Pas ici. Hors de question !

Je n'ai plus envie que d'une chose : qu'elle m'enlève ce machin, après ça ira mieux j'en suis sûr. Je ne peux pas la laisser là, en danger parce que la douleur me coupe le souffle. Nos visages se trouvent à quelques centimètres l'un de l'autre. Si je me penche je l'embrasse, et curieusement c'est bien à cela que je pense dans un moment pareil, la poitrine en sang et la menace au-dessus de nos têtes. Je choisis de me perdre dans ses yeux. C'est préférable. Elle fait de même.

Une nouvelle explosion, une maison qui disparaît, à 300 mètres de nous, substituée par des débris fumants. Il faut recommencer à courir. On s'écarte l'un de l'autre. J'ai les jambes lourdes. Il faut que j'arrête de penser, que je prenne une décision. Agir… J'ai l'impression que la savoir autant en danger que moi me paralyse.

Et là, il se passe quelque chose de surprenant, et qui nous sauve la vie : comme je ne suis plus capable de le faire, Eva prend les choses en mains, sortant de sa torpeur.

Elle me prend par les épaules pour me forcer à décoller du mur. Elle, complètement pétrifiée depuis le début prend maintenant le relais ; puisque je n'arrive plus à le faire, c'est elle qui va nous sauver. Elle me fait faire quelques pas, et au bout d'une cinquantaine le mur derrière nous explose. Nous sommes à terre. Elle reprend vite ses esprits, et moi aussi. J'arrive à prononcer :

- Il faut un trou. Un trou d'obus.

- Il y a une maison par-là, en sous-sol nous ne risquons rien.

Nous nous relevons, on se met à courir, tous deux de front. Toutes les maisons ici sont les mêmes, grises, un étage et un jardin. Ce qui les différencie, c'est leur état de destruction. Je vois une sorte de cabanon de jardin, éclaté par un tir, qui pourrait nous servir d'abri et n'est pas très loin. Je l'entraîne, et nous nous laissons glisser dans le trou que l'obus a fait.

Il y a de l'eau au fond de ce trou, boueuse, qui nous arrive aux chevilles. La pluie tombe toujours, mais plus sur nous : le toit de la ruine nous protège. Ma poitrine explose à chaque respiration.

- Vas-y maintenant.

- Courage Evan, encore quelques mètres à faire et nous serons en sécurité.

- Mais nous sommes en sécurité. Retire-moi ce truc !

- Il faut être en sous-sol !

- Eva… je commence à avoir l'habitude, ce n'est pas la première fois que je me retrouve sous une pluie de bombes, je sais ce qu'il faut faire, alors on s'arrête ici, et on retire ce putain de bout de verre qui me fait un mal de chien !

J'ai haussé la voix, sans vraiment le vouloir. Elle me regarde, presque effrayée. Je prends une grande inspiration et soigne mon vocabulaire pour la rassurer :

- La probabilité pour que deux obus tombent au même endroit est quasi-nulle, même dans une autre galaxie. Par contre faire 50 mètres pour rejoindre cette maison intacte qui si ça se trouve n'a pas de sous-sol, CA c'est dangereux.

Elle reste silencieuse. Elle réfléchit. Elle a peur. Je n'ai pas trouvé les mots qu'il fallait.

- Allez Eva.

- Tu es sûr ?

- Sûr. Je suis prêt vas-y.

Elle hoche la tête. Le sol tremble sous une explosion Elle prend énormément sur elle pour rester combative, je lui en suis reconnaissant. Il vaut mieux qu'on reste ici.

Une minute de silence. Une pause dans les tirs. Elle déclare :

- Je vais essayer de trouver de quoi te soigner. Retire ta chemise, j'arrive.

Et elle remonte le trou pour explorer ce qu'il reste du cabanon, à ma grande stupéfaction.

- Eva ! C'est risqué ! Reviens !

- J'ai besoin de matériel ! Si on reste ici, je vais devoir le trouver ici.

- Redescends !

Elle ne m'écoute pas et se met debout au bord du trou. Elle a un temps d'arrêt, moins téméraire une fois exposée, puis comme je lui répète de redescendre elle se met résolument à visiter l'abri. Elle ouvre quelques tiroirs, fait courir ses mains sur les étagères. Je peste les dents serrées et me hisse pour aller la chercher. Je la vois prendre une bouteille, un sécateur (ce qui accélère encore un peu plus mes battements de cœur), et j'arrive à son niveau. Au moment où je pose une main sur son bras, une explosion, retentit, sacrément proche. Je l'entraîne au sol, tandis que les bombes recommencent à pleuvoir, tout autour de nous. Elle crie. Je lui attrape fermement le visage et l'oblige à me regarder, pour qu'elle se calme, puis lui fais signe de rentrer. Je la fais descendre en catastrophe dans la cavité. Elle se laisse faire.

Une fois en bas, elle se retrouve dans mes bras, terrorisée encore. On se serre l'un contre l'autre, et nous n'avons plus qu'à attendre que le calme revienne. Les vitres de la maison à quelques pas de nous volent en éclats. Eva crie à nouveau, sursaute, se bouche les oreilles, ferme les yeux. Je l'étreins un peu plus encore, ce qui n'arrange pas ma blessure, mais je l'oublie, en cet instant j'ai juste peur pour elle. Je veux qu'on sorte tous les deux de ce mauvais rêve. Elle a sa tête dans mon cou, ses mains s'accrochent à ma nuque, à mon bras. Je prends sa main dans la mienne, nous ne sommes plus qu'un seul corps complexe et enchevêtré. Elle a la peau douce. Les mains gelées. Les cheveux humides. Les larmes aux yeux. J'ai imaginé mille fois un tel moment, elle dans mes bras, et cela se produit dans ces conditions...

Il y a une nouvelle détonation, de la terre nous tombe sur la tête, elle sursaute et s'approche encore. J'étouffe, la douleur revient, je ne parviens pas à la chasser, un liquide chaud me coule franchement sur les côtes. Je pense à autre chose : à elle, à son corps sur moi, à la poussière propulsée, à son parfum mouillé, au bruit assourdissant de la canonnade, à nous deux, à son visage, à ses mains, à ses yeux, à ses lèvres…

Au bout d'un moment, cela semble se calmer. Sans s'arrêter, on sent que ce n'est plus sur nous, peut-être un kilomètre plus loin. Je la sens un tout petit peu moins crispée. La nuit commence à tomber, on y voit de moins en moins bien. La pluie s'est arrêtée.

- Ca a l'air bon. Retire-moi ça maintenant, Eva.

- Quoi ?

- Je n'en peux plus, enlève-moi ça.

- Evan, ce ne sont pas les conditions…

- Allez.

Je frisonne : je suis trempé. J'ai toujours mal. Eva s'en est elle-même secouée de tremblements, de peur ou de froid je ne sais pas.

On se regarde, je crois qu'elle fait un petit signe de tête, en tout cas je prends ça comme un acquiescement et la repousse doucement pour entrouvrir ma chemise : le bout de verre ne dépasse plus que de quelques millimètres, il s'est enfoncé. Il a emporté le tissu dans mes chairs. Ca promet d'être douloureux. Elle me parle :

- Tu as du feu ?

- Quoi ?

- Il faut du feu. Pour désinfecter les… « instruments » et peut-être aussi cautériser la plaie.

- Et la bouteille elle sert à quoi ? C'est de l'alcool ça désinfecte non ?

- Je pensais plus pour te donner du courage…

- Hein ?

- Un petit coup avant que je commence, pour…

Elle ne finit pas sa phrase, explicite. Je sors la bouteille qu'on a laissée dans la boue pour la regarder d'un peu plus près. C'est de l'alcool local. Ca ne donne pas confiance. Je renifle : c'est au moins du 80°.

- C'est une pratique allemande, de saouler les gars qu'on va charcuter ?

Une explosion trois jardins plus loin l'empêche de me répondre : elle se tourne pour la regarder.

Je n'ai jamais eu l'habitude de beaucoup boire. Je suis à jeun. Je repose la bouteille en lui disant que ça ira sans. Que je ne me retrouve pas en plus complètement fait.

- On fera sans feu écoute. Je me ferai mieux soigner quand on nous aura récupérés. Le sécateur c'est pour ?

- Quoi ?

Sa peur remonte, je le sens. Il ne faut pas. Je répète ma question.

- Au cas où je n'arrive pas à t'enlever le verre. Pour avoir quelque chose pour le tirer, j'ai pris la première chose que j'ai vue…

- … OK.

Nouvelle explosion au loin. Elle regarde à nouveau, je la secoue un peu pour qu'on s'y mette avant de se retrouver encore vraiment sous le déluge. Elle hoche la tête, reprenant ses esprits :

- Retire ta ceinture.

Drôle de requête. Pour faire un garrot où ? Je m'exécute, pas très sûr d'avoir compris, et lui tend.

- C'est pour toi, me dit-elle, comme c'est en cuir plutôt épais…

Elle la plie en même temps pour en réduire sa taille, ce qui donne un rouleau rectangulaire plutôt solide.

- C'est pour mordre dedans, sans anesthésie tu vas en avoir besoin. (1)

Aah, ok. Je prends cette « morphine de fortune », en me disant que c'est quand même super dommage de ne pas avoir de trousse de secours avec nous.

- Sinon tu utilises ta chemise, ou un bout de bois. Je n'ai rien de très propre ici, malheureusement.

- Pas grave.

- On y va ?

- On y va.

Sans que je m'y attende, elle retire son polo, lentement, presque sensuellement, du moins c'est mon interprétation d'homme happé par ce spectacle inattendu, pour ne pas dire inespéré. Ses cheveux sont défaits. Elle est en débardeur, déchire une manche de son vêtement puis me jette un regard interrogateur et gêné : je la fixe depuis le début de l'opération, et pas que ses mains : elle tout entière. Elle me semble si frêle, si vulnérable, mais curieusement si forte…

- J'ai besoin de tissu, explique-t-elle, le visage soudain bien plus rouge que le reste de son corps.

Je reprends mes esprits. Le sol se remet à trembler.

- Ca continue !

- C'est pas grave, fais-le quand même.

- Evan, les bombes tombent !

- Et on est à l'abri, on n'a rien à faire, on était partis on continue, allez.

Je mords résolument ma ceinture. Elle se décide à enrouler une main dans le tissu, et pose l'autre sur moi, à côté de ma blessure. Un éclair illumine le ciel : une nouvelle bombe, à moins de cinq cents mètres. Ca se rapproche.

Elle saisit le verre et je serre les dents sur le cuir. Elle commence à tirer, ça ne marche pas, je lui fais signe de continuer tandis qu'elle se décourage. Le tissu glisse sur le fragment. Elle tremble.

Le morceau sort doucement, il faut qu'elle le tourne pour cela. Je m'empêche de crier. Elle aussi : un obus vient de tomber à proximité, mais elle reste concentrée. C'est affreux : la douleur me donne envie de vomir, je ne peux pas m'empêcher de me tordre, il faut qu'elle plaque sa main libre sur mes épaules pour tenter de m'immobiliser. Ma vue se brouille, les doigts se crispent sur la boue qui nous entoure. Elle finit par baisser les bras, comme par dépit. A vrai dire elle a bien forcé, je pense qu'elle voulait que le moment soit le plus bref possible. Mais c'est bien enfoncé. La tête dans les épaules à cause des explosions, elle essuie avec son polo le sang qui s'est mit à couler : c'est étrange, ça me brûle à cet endroit alors le reste de mon corps est frigorifié.

Tandis qu'elle éponge et avant qu'elle ne recommence à extraire de mes chairs cet éclat maudit, je laisse tomber le cuir et attrape la bouteille. J'en avale deux gorgées sans réfléchir : ça y est j'ai chaud partout, je m'étouffe presque, ça me réveille. Je lui fais signe de recommencer, et reprends mon antidouleur primitif entre les dents. Les bombes pleuvent toujours. Elle a la tête dans les épaules, elle recommence à paniquer :

- Je ne peux pas Evan…

- Si ! Si, allez !

- Noon…

- On y est presque, vas-y, Eva !

Je prends sa main pour la reposer sur le verre, un peu brusquement. Cet alcool était fort !

Elle reprend son travail, ma douce douleur se mue en torture. Ses cheveux me cachent son visage, si proche du mien, les éclairs des explosions viennent illuminer une fraction de seconde son corps penché sur moi. Les flashes caressent ses formes, auxquelles j'ai rêvé pendant deux mois, et qui sont maintenant si près de moi, à portée de main. Elle a sa peau contre la mienne, son souffle sur moi. J'ai besoin de sa tendresse, j'ai besoin de me dire qu'elle est là. Enfin. Penser à elle et rien qu'à elle.

Elle crie, se baisse un moment sans lâcher le verre quasiment sortit : la dernière explosion n'était qu'à quelques dizaines de mètres derrière nous. Elle reprend son travail, j'ai soudain peur pour elle, envie de sa douceur, d'oublier comme j'ai mal pour la serrer contre moi.

Un bruit de métal nous fait lever la tête, et nos yeux effarés voient un obus finir sa course à l'entrée de notre trou. Un tir raté, un qui n'a pas explosé. Un obus intact, qui a juste projeté quelques centimètres de terre autour de lui. J'ai arrêté un instant de respirer.

J'ai failli la perdre.

Je ne m'en serais pas remis.

Et alors qu'elle se remet de cet effroi, je décide de lui montrer tout ce que je ressens pour elle. J'attrape son visage à deux mains, le tourne vers le mien et l'embrasse avec empressement. J'ai eu si peur pour elle, il ne faut plus perdre de temps. Une de mes mains descend immédiatement sur ses hanches, tandis que je reprends ardemment mon baiser, et remonte sur son dos, caressant sa peau, soulevant son débardeur, glissant même sous le tissu de son soutien gorge. J'appuie encore plus notre étreinte. Une douleur fulgurante m'arrache ma poitrine, je sursaute et nos dents s'entrechoquent en résonnant horriblement : elle vient de tirer sur le verre, il est enfin partit. Notre baiser est fini. Il n'a duré que le temps d'un éclair.

Elle se redresse, me regarde totalement stupéfiée, sans aucun sourire. Puis elle saisit à toute vitesse son pull et de me l'appliquer du plus fort qu'elle peut sur l'hémorragie. Elle baisse à nouveau la tête, mais elle se tient loin. Elle ne bouge pas. On ne parle pas. Je passe ma langue sur mes lèvres : elles sont salées. Elle était en train de pleurer. Je me rends compte qu'à aucun moment elle n'a répondu à mon baiser.

Ma respiration est lourde, j'ai chaud, j'ai froid. Deux explosions retentissent encore, coups sur coup, puis je n'entends plus vraiment, je ne vois plus rien, et je sombre dans l'inconscience.


( 1) C'est quelque chose qui m'a toujours choquée dans l'épisode « Runner » : Carson opère Ronon sans anesthésie, mais ne lui donne même pas quelque chose à mordre. Même les chirurgiens de Napoléon le faisaient, pour ne pas que leurs patients, de douleur, se sectionnent la langue ou se brisent la mâchoire ou les dents (je crois, si quelqu'un peut corriger si le but n'est pas cela). Dans les hôpitaux de campagne sous l'Empire, ce n'était pas du cuir que l'on mettait dans entre les dents des soldats pendant les opérations (surtout amputations), mais leur pipe (en bois ou porcelaine). Lorsque le type mourrait au cours de l'intervention, ses muscles se relâchaient, et sa fragile pipe tombait : il « cassait sa pipe ».

Le moment "étalage de culture approximative" est finie.

Ca y est il est ENFIN arrivé ce baiser ! Le titre de la partie est ENFIN justifié ! Quelle histoire avec ces deux-là ! Qui fait pire ?