Bonjour tout le monde ! Aujourd'hui je suis très contente ! Et vous savez pourquoi ? Parce que j'ai fini ce b***** de déménagement o/
Par contre, je suis toujours aussi feignante, donc je met toujours autant de temps pour publier un chapitre :S Je peux vous sortir l'excuse d'internet qui déconne ? Parce que ça m'empêche de poster mais pas d'écrire. ;p
Bref, ce chapitre n'a pas pour narrateur Harry ou Draco mais est intéressant pour amener le prochain chapitre. Vous comprendrez en lisant ;D
Bon moi c'est pas tout mais j'ai faim. Ciao !
Un dernier verre chez moi ?
Chapitre 4
Quel goût horrible !
Ce vin est vraiment immonde ! Au moins autant que le repas. A se demander si les cuisiniers n'ont pas confondu le répulsif anti-varecrasse avec le Bordeaux 1999. Ou peut être les clients de ce restaurant sont trop intéressés par les potins mondains pour s'apercevoir que leur plat n'est guère plus appétissant qu'une assiette de pâtes au beurre.
Je sors une cigarette de mon sac, l'allume à l'aide de ma baguette et aspire une longue bouffée. C'est dingue, même avec une clope je n'arrive pas à faire partir le goût de cette affreuse piquette ! Au moins, ma mission d'infiltration fut un succès, pas au sens entendu malheureusement.
Moi, Caroline Baker, vient de débusquer un scoop que la Gazette va m'acheter à prix d'or !
Harry Potter gay ! Mieux que ça, Harry Potter et Draco Malefoy ensemble. Qui l'eus cru !
Je souris, satisfaite du résultat inespéré de cette soirée, et commande un verre de whisky pour fêter ça. Moi qui dois faire attention à la moindre mornille, je sens que les galions vont bientôt couler à flot.
Je fume et contemple les clichés des deux idoles du monde sorcier s'embrassant à pleine bouche. Les photos, négligemment éparpillés sur la table en acajou, sont parfaitement nettes. Puis mon regard se porte sur la fille que Lord Malefoy junior a laissé en plein milieu du dîner. Elle paraît abasourdi et déboussolée, elle sanglote, couine, tente d'accrocher le regard des serveurs, en vain. Je crois qu'elle ne se rend même pas compte que toute la haute société sorcière la toise du coin de l'oeil, un sourire de hyène en coin. Elle va être la risée du monde magique ! La pauvre, pour un peu, elle me ferait de la peine.
En parlant de regards indiscrets, j'ai comme l'impression que certaines dames tendent le cou pour scruter les clichés dispersés devant moi. Je les range tranquillement dans une cachette connue de moi seule et lance un sourire provocateurs à ces lorgneuses, qui détournent la tête en maugréant.
Je m'abreuve d'une lampée de whiskyfire et soupire de bonheur. Il y a un mois, ma carrière de détective privé était au point mort, si bien que je devais en même temps bosser dans la discothèque pour sorciers « melody » pour payer mes factures.
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Et puis un jour, le carillon de la porte d'entrée s'est remise à sonner. Je m'étais endormie sur mon bureau, et avait à peine ouvert l'œil pour voir de qui il s'agissait. Quelle fut ma surprise en apercevant Lord Malefoy père s'asseoir majestueusement sur la chaise de l'autre côté de mon bureau et me toiser d'un regard méprisant, tel un vulgaire insecte. Le voilà qui m'annonce de but en blanc : « Je veux briser psychologiquement Potter, en faire un esclave, une lavette. Vous allez fouiller dans sa vie professionnelle et personnelle. Trouvez le défaut ultime de Potter. Donnez moi des preuves d'ici deux mois et vous recevrez une somme à au moins trois chiffres. ». Sa voix était encore plus nasillarde et traînante que d'habitude, preuve d'un dédain total pour la personne à filer.
Sur le coup, ça réveille ! J'aurais bien aimé lui demander pourquoi engager un détective privé, et surtout pourquoi m'engager moi. Voyez vous, je suis fondamentalement curieuse, et un brin suicidaire (pactiser avec la famille Malefoy revient à promettre de se faire embrocher, griller et déguster par un mangemort si on ne répond pas aux attentes de ces sangs bleus ). Néanmoins je tiens à ma vie,et quand Lord Malefoy veut quelque chose, il l'obtient. Surtout quand il y a une montagne de galions à la clé.
Bref me voilà à fliquer Potter, dans le but de trouver un quelconque angle d'attaque. Et peu à peu je comprenais mieux pourquoi Lord Malefoy était aussi généreux sur la récompense. Ce type était parfait ! Bien évidemment que Lucius avait engagé d'autres détectives avant moi, voire même des journalistes, des espions, des agents plus ou moins secret de toute sorte. Mais comment trouver des défauts à un gars qui accepte même des rendez vous avec des pintades dans le but de financer une association caritative ?
Côté boulot, les éloges n'en finissaient pas ! Le meilleur auror jamais connu depuis Maugrey Foleil, nia nia ni …
Côté famille alors ? Toujours avec les rejetons de la famille Weasley, parain du fils de Ron et Hermione. 'Tain mais il a pas de cadavres dans le placard ce type là ?
Dernière option : côté cœur ? Depuis sa séparation avec la cadette Weasley, c'était le calme plat. Pas de coucheries à droite à gauche, pas de coup d'un soir retrouvée enceinte, pas de coup d'un soir du tout même ! Pour un peu, je comprendrais l'agacement de Lucius : ce type était un saint ! La seule attitude déraisonnable était son manque d'attention lorsqu'il dînait avec ces donatrices. Tu m'étonnes ! Vu le centre d'intérêt des nanas, je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de serdaigle, ni même de griffondor !
J'ai eu alors une idée brillante ( nda :oui brillante comme l'ampoule du salon mal éclairé de ta grand mère, pas comme le lustre en cristal de la villa de Rotchild, je vais non plus la rendre trop intelligente, sinon je devrais revoir le scénar' ) : me faire passer pour un des bienfaiteurs et le faire boire jusqu'à ce qu'il parle. Ou me procurer du sérum de vérité et le diluer dans son verre. La potion qui m'a été le plus utile, derrière le polynectar.
En parlant de polynectar, j'ai mis un moment à décider si oui ou non je devais l'utiliser, sachant que la maison de ces filles à papa étaient très bien gardée mais aussi que tout le monde connaissait au moins le nom de famille des prétendantes, ce qui allait grandement me compliquer la tache. Autant rester discrète en affilant une perruque et des lentilles. Je n'avais qu'à me faire passer pour une française tout juste sortie de l'école de BeauBatons qui venait juste d'arriver en Angleterre pour rendre visite à des cousins éloignés. Le destin des petits orphelins issus de la guerre contre celui-dont-on-ne-pas-prononcer-le-nom m'affecte teeeeellement que je ne peux m'empêcher de donner la moitié de l'avance que m'a accordé mon glacial employeur en main propre à la mascotte de l'association ! J'en donnerais sûrement beaucoup plus à la fin d'une soirée en tête à tête avec le dit homme. De toute façon il sait bien que le succès de son œuvre tient uniquement à sa présence, il aurait aussi bien pu ouvrir une association contre le non recyclage des épluchures de patates que l'affaire aurait marché. M'enfin.
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Je me retrouve à une dîner « romantique » avec sieur Potter, du moins autant qu'une trentaine de paires d'yeux fixant chaque mouvement dans un rayon de 3km peut rendre une atmosphère « romantique ». J'entame la conversation façon greluche, je me mets à parler du dernier scandale londonien, puis de la dernière robe sorcière à la mode. J'aurais bien aimé verser ce foutu sérum de vérité dans son verre mais il me surveille du coin de l'oeil, malgré la conversation barbante que je lui inflige.
OK, changement de tactique. J'essaie de le faire boire, le vin pouvant être aussi efficace qu'un sérum. Je continuais à le faire boire quand Draco Malefoy, donc le fils de mon employé, lui proposa gentiment de se tirer. Ils sont peut être partis comme des voleurs, mais ils n'ont pas pensé à vérifier qu'un mouchard n'ait pas accidentellement glissé dans la poche de leur deux pantalons. Ni qu'aucun sorcier ne les suivait, armé d'un appareil photo.
Le reste de l'histoire est facile à deviner. Qui plus est, leur choix du Melody comme boite de nuit m'a permit d'y entrer sans problème.
Si en plus ils me facilitent la tache !
Maintenant je suis au restaurant, que j'ai quitté quatres heures auparavant. Mon manteau étant toujours adossé à la chaise, je pense que le galion que j'ai glissé dans la manche du serveur pour me garder cette table telle qu'elle m'a aidé. Il doit être 2 heures du mat et je n'ai pas envie de rentrer chez moi, vu ma dernière escapade. Il faut que je mette au point ce que je peux faire. Vu la liaison douteuse qu'entretiennent Draco et Harry, je peux soit faire chanter le groupe Malefoy, soit tout vendre à la Gazette. Même avec ses contacts bien placés dans la presse, Lucius ne peut empêcher un tel scoop. Revendre les photos m'assureraient un paquet de galions. En contre partie je serai obligé de fuir Londres pour un moment, histoire de rester en vie pour profiter de cette richesse. Fuir dans une île paradisiaque du Pacifique, loin, trèèèès loin, avec de préférence une plage et un hôtel particulier. Mouis, si j'estime bien le temps que l'information arrive aux oreilles des Malefoy, j'ai peut être une chance de quitter le pays avant de me retrouver avec un troupeau de mangemorts aux fesses. Par contre, si je fais chanter la famille, je suis assurée rubis sur ongle. Même si j'ai plus de chances de me retrouver six pieds sous terre.
Récapitulons : de toute évidence, si j'informe Lord Malefoy, je ne sortirais pas vivante de notre entretien. Je vais y réfléchir ce soir, l'adrénaline commence à retomber. Une bonne nuit de sommeil ne me ferait pas de mal.
Peu importe ma soirée, j'ai entre mes mains une petite bombe qui me propulsera au paradis ou en enfer !
