Hiiiiii ! Le dernier chapitre, enfin ! Sachant qu'à la base le chapitre 5 devait être le dernier mais Harry et Draco en ont décidé autrement ^^.

Le résumé de ma petite vie, ou pourquoi je n'ai pas pu écrire/publié avant ce jour : je suis KO. Fac de médecine : 1, Billy : 0. Ils me crèvent mais j'aime ça ! ( j'avais pas précisé, je suis maso sur les bords ). J'espère que vous apprécierez quand même ce chapitre. Last enjoy !


Un dernier verre chez moi ?

Chapitre 6

POV Draco

Salopard ! Comment a-t-il pu me faire ça ?!

Il n'a pas compris, bon sang ! Nous deux, c'était sensé n'être que de la baise, du fun, de la drogue à l'état pure.

Alors pourquoi s'acharne-t-il autant ? Putain, mais qu'est ce qu'on a fait ?

Je n'aurais jamais du l'inviter ce soir là ! J'aurais du me douter qu'il allait se passer quelque chose de louche. Rien ne fonctionne jamais comme prévu avec lui ! Des fois j'ai envie de le frapper et l'instant d'après mon esprit vagabonde sur ses lèvres. Mon esprit déraisonne ainsi depuis Poudlard ! Même en essayant de le haïr, de me méfier, de l'humilier, de le tuer, je n'ai pas réussi à déloger cette petite pensée de mon esprit.

Alors ce soir là, j'ai décidé de tenter une autre méthode. Perdu pour perdu, je me convainc de m'en faire un ami, d'effacer ses 10 dernières années à coup de bouteilles. J'ai naïvement pensé que la friendzone servirait de barrière entre nous.

En fait c'était pire que de nous voir ennemis. Cette « amitié » n'a pas duré une nuit ! Plus je le découvrais sous des traits jovials, nouveaux, plus je voulais faire parti de sa vie. Et le pire du pire, c'est que si au début je le voulais, au petit matin je voulais juste qu'il veuille de moi. Alors que pour mon bien, il aurait fallu que je veuille qu'il ne veuille pas de moi, ou bien que je ne veuille pas qu'il me veuille. ( vous arrivez à suivre ? Perso je commence à partir en sucette. C''est compliqué dans son cerveau ! )

Je cavale ce maudit parc sans fin dans l'espoir de m'enfuir le plus loin possible de ce monstre d'amour, de cet espèce de bisounours, persuadé que le monde il est tout beau et que la vie c'est fou chouette. Je cours presque, la rage au ventre. J'en cris même ! Je viens de provoquer la fuite d'une demie douzaine d'oiseaux, sans aucun résultat sur mes nerfs. Peut être cette course effrénée loin de ce monde me permettra de me calmer, si ce n'est de m'empêcher de penser.

Je m'arrête et m'appuie sur un arbre, essoufflé. Au fond, n'était ce pas ce que je cherchais avec Harry ? M'empêcher de penser, m'enfuir loin de mon monde, de ce monde, si étouffant. Echapper ne serait-ce qu'une nuit à ce défilé de prétendantes que mon rang m'impose ? Ne plus chercher à être sournois et compétitif et pour une fois dans ma vie penser pas seulement à moi mais aussi au bonheur que je pourrais avoir ? Ne plus être moi-même, faire une trêve, pour être dans la peau d'un autre, comme toutes soirées passées au Melody en parfait anonyme aux yeux des autres clients, à danser, boire et chanter jusqu'à ne plus tenir debout. C'est ce que cette nuit aurait du être, une simple soirée de détente avec un amant de passage, ni plus ni moins. Alors quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi une goutte tombe de mon oeil en ce moment même ?

De rage encore, ou du moins je présume, j'enfonce mon poing contre l'arbre qui me soutenait il y a quelques secondes. Je suis exténué, j'ai l'impression d'avoir couru des kilomètres, mais je continues quand même à marcher dans l'espoir de trouver des réponses à mes maux.

Mais il n'en finit pas ce parc ? A cette distance là c'est plus un parc, c'est une forêt ! De frustration, je bute dans une racine et m'étale par terre. Même les arbres me pourrissent la vie !

Evada Kedavra

Je viens de tuer l'arbre coupable de ma chute.

Ca y est, j'ai le déclic ! Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ? Il faut exterminer le problème à la racine. Mais bien sûr ! Il faut faire ce que les être humains, moldus comme sorciers, font de plus efficace pour régler leur conflit : ils tuent.

Ca y est je vais enfin avoir la paix, j'ai la solution. Je me pose sur un rocher quelques secondes, un sourire béat et surement malsain au lèvres. Je me sens si délivré. Je vais bientôt en finir avec cette histoire, avec toute l'histoire ! Plus de garçon-qui-a-survécu, plus d'héritier de la grande famille Malefoy, plus rien. J'offre mon visage au ciel dissimulé par les arbres, souriant à travers mes larmes. Moi qui déteste le sentimentalisme, c'est vraiment un comble. Je me mène, je vois Potter courir jusqu'à moi. Il doit être à 20 mètre. C'est parfait ! Mon sourire l'arrête, comme confus.

Je lève enfin ma baguette, jusque là soigneusement dissimulé sous ma manche. La lueur d'inquiétude qui agite la mer verte des yeux d'Harry se transforme en océan d'effroi. Il a peur, bien. Je lève doucement ma baguette jusqu'au niveau de son torse, toujours à une grande distance de moi. La vue est dégagée, il est face à moi, la baguette encore coincé dans la poche arrière de son jean, sans arme quelconque. Je ne peux pas rater ce coup là. Il me regarde sans haine, comme si lui aussi attendait la délivrance : il pense qu'il pourra ainsi revoir tous les gens qu'il aime, ses amis tombés au combat, son mentor loup garou, son parrain, ses parents. Il n'a même pas l'air de m'en vouloir, comme si le destin et non moi agitait une magie fatale devant son nez. Je lui souris une dernière fois, toujours en pleurant.

« Adieu Potter »

Il sort alors sa baguette, mais il est trop tard. J'ai déjà fixé le bout de bois, jusqu'à maintenant prêt à le tuer, sur ma tempe. Je chuchote d'une voix calme : Evada Kedavra. Ca y est, je vais enfin être libre.

Non Potter, ce n'est pas toi que je visais, ça n'a jamais été toi. J'ai déjà tenté mainte et mainte fois de te tuer, sans jamais réussir. J'ai enfin compris : c'était moi la source du problème. C'est vrai ! Tu es le garçon qui a survécu, rien ne peut t'atteindre, pas même la mort. Oui, je l'ai enfin compris, je t'aime. Mais non Harry, ce n'est pas pour toi que je me suicide en ce jour. C'est pour moi, pour échapper aux autres. Pour ne plus avoir toute cette pression sur le dos, pour ne plus avoir tous ces regards tournés vers moi, pour ne plus sentir ton regard m'accuser. Et c'est aussi parce que je t'aime. Parce que maintenant je sais que je suis capable d'aimer quelqu'un d'autre que moi, parce que je sais que je suis capable de m'aimer réellement, pas en me cachant derrière un stéréotype de beau gosse riche macho. Parce que ça m'a valu d'être déshérité et mis à la porte, parce que je suis l'objet de tous les scandales, parce que je veux être scandaleux. Et me sentir rebelle, j'oserais presque dire vivant, en mourant. Je t'aime.

J'ai toujours la baguette collée contre la tempe quand je sens un grande force me propulser en arrière et me désarmer. Evidemment, cours élémentaire de défense contre les forces du mal. C'est en plongeant dans l'eau du lac où j'ai été propulsé que je réalise que j'ai été bête. Et ce n'est qu'en revoyant tes yeux émeraudes affolées que je comprend que toi aussi tu dois me trouver bête, tu dois même me maudire d'avoir autant rabaisser mon égo pour une histoire de bagatelle. C'est quand tu viens me repêcher dans l'eau glacée que je me dis que ce n'est pas une simple histoire de fesses, ou d'opposés qui s'attirent. Et c'est quand tu m'engueules en me serrant fort dans tes bras que je comprend que mes pleurs te sont adressés. Ma vie paraît fade sans toi. Je m'accroches à toi comme à une bouée pendant que tu t'époumones sur mon être. Nous sommes trempés, nous grelottons, mes larmes te mouillent encore plus et la seule chose que j'arrive à articuler au bout de cinq minutes de confusion c'est :

« Je t'aime.

- Moi aussi je t'aime, connard ! Pourquoi tu t'obstines à vouloir me quitter ?

- Harry, je t'aime.

- ALORS POURQUOI TU VEUX MOURIR ? Je ne veux pas que tu meurs, tu m'entends. Putain ! Nous deux c'est bien plus qu'une folle nuit de sexe, tu comprends ?

- …

- Tes lèvres sont bleus, tu es complètement gelé. Allez viens, on rentre. On doit avoir une conversation tous les deux. »

Il m'embrasse, comme pour redonner des couleurs à mes lèvres. Il ne s'en rend même pas compte, mais il est en train de recolorer mon existence. Tout n'est plus gris et terne, puisqu'il est là. C'est drôle non, je viens de me diagnostiquer gay et ce type me fait l'effet d'un arc en ciel. Nous transplanons jusqu'à chez lui, où il risque de me garder longtemps.

Après une longue explication, nous sommes venus à l'idée que sortir ensemble ne devrait pas être une si mauvaise chose, puisque rien de plus ne nous dissuade d'essayer. Après deux bonnes semaines d'engueulades et de bouderies, Harry réussit à me trainer jusque sur le divan d'un psy. Après deux mois de consultations à un prix pharamineux, j'en vins à la conclusion que l'enchainement médiatique, ma propre révélation sur mon homosexualité, mon coming out forcé devant mes parents, mon déshéritage massif suivi de la perte de ma place au sein de la banque Gringotts et mon départ chaotique avec Potter m'ont mis à bout, comme n'importe quel moldu l'aurait été. Moi qui croyait que les problèmes pour le reste de ma vie serait d'ordre magique. Au bout de 3 mois de relation plus ou moins saine avec le binoclard qui me sert de petit ami, je me sens mieux que durant toutes ces années d'oppression. Moi, Draco Malefoy, je ne suis pas marié, je n'ai pas d'enfants, je suis pauvre et déshérité, sans emploi, je dois être la risée du monde magique, et pourtant je me sens bien. La vie continue et je dois repartir de zéro à cause d'une petite soirée d'imprévue, mais au fond, c'est ce dont j'avais besoin depuis longtemps.


The end ;)

Avant tout je remercie tout ceux qui ont lus cette fanfic jusqu'au bout, parce qu'il en faut du courage et de la patience pour me lire.

Ensuite je tiens à remercier ceux qui m'ont suivi, pour savoir comment j'allais terminer cette première fanfic.

Et enfin je tiens à remercier tous les autres, même si qui ignorent complètement mon existence, parce que je suis un bisounours et que j'ai beaucoup d'amour à offrir.

Je ne sais pas quand je réécrirais, mais d'ici là j'espère récolter un ou deux reviews constructifs pour me dire ce qu'il faut améliorer ou non. Gros bisous à tous et à la prochaine ;)