HEY ! C'est encore moi. J'espère que vous n'avez pas trop attendu. J'avais prévu de le poster plus tôt mais j'ai pas mal de modification. Bref, le voila.
D'ailleurs merci aux followers, a ceux qui m'ont laissé des commentaires et aux ajouts dans les favoris, ça motive toujours beaucoup !
Sans plus attendre la suite :
Harry se redressa avec une plainte de douleur. Il tâtonna dans l'obscurité à la recherche de ses lunettes, sa main rencontra toutes sortes d'objets non identifiables. Aucune chance de les trouver parmi le tas d'immondices qui avait amorti leur chute. Un bruit sur la droite lui indiqua la présence de son camarade.
- Qu'est ce que c'est que... marmonna Draco.
Il poussa un hurlement.
- Des os...des os... partout, gémit-il en dégringolant du tas de restes animales.
Même sans ses lunettes, Harry pouvait sans aucun mal suivre les déplacements de son camarade qui faisait des bonds d'un bout à l'autre du tunnel en poussant des petits cris apeurés.
- Inutile de te fatiguer, le Basilic à laisser ses petits souvenirs partout dans le couloir, ça tapisse le sol sur au moins 200m.
- Fais quelque chose, Potter, sors nous de là ! Lui ordonna-t-il en pointant les canalisations qui remontaient vers la surface. Je croyais que tu étais le maître de la chambre des secrets.
- Ça me fait pas rire.
- Mais je suis très sérieux, j'espère que tes capacités ne se limite pas ouvrir des portes. fais nous sortir de là, je ne passerais pas 5min de plus entouré de ses choses. Il illustra son propos en shootant dans un crâne de toutes ses forces.
Harry plaqua la main sur son front.
- J'ai menti, comment est ce que je pourrais être l'héritier de Serpentard ?
Draco fit volte face dans sa direction.
- Mais c'est toi qui... mais merde ! Je me disais bien que c'était bizarre. Bientôt j'apprendrais que c'est miss teigne qui fabriquait du Veritaserum.
Harry passa les doigts sur ses tempes.
- Pourquoi, pourquoi c'est avec toi que je suis coincé dans l'endroit le plus sordide de tout le château. Dit-il pour lui même.
- Je ne sais pas, Potter. Peut être que tu l'as bien cherché.
Harry poussa un grognement et se retourna pour se calmer avant l'étriper à l'aide d'un os pointu. Malfoy était définitivement l'élève le plus insupportable de toute l'école, mais il n'avait pas tort, il fallait trouver une solution pour sortir de se piège. La dernière fois, Harry avait eut l'aide inespéré du Phénix de Dumbledore qui les avait sorti de là en quelques battements d'ailes. Mais cette nuit, il ne pourrait pas compter sur la probabilité qu'un oiseau enflammé de 5 mètres d'envergure, pris de sympathie pour leur cause, vienne les délivrer dans un timing parfait. Et puis la présence de Malfoy suffirait probablement à le faire fuir. Harry toucha la poche arrière de son jeans.
- Merde. J'ai laisser ma baguette prêt du chaudron.
- Estime toi heureux, la mienne n'a pas supporté la chute, ragea Draco en agitant une masse floue qui ressemblait à un bout de bois fendu devant ses yeux.
Harry passa la main dans ses cheveux d'un air lasse.
- On est baisé !
Draco poussa un cri de rage
- Tout ça c'est de ta faute ! Si tu n'avais pas ouvert ce maudit trou pour la frime, on en serait pas là.
- Tu plaisantes, j'espère. Qui s'amuse a suivre mes moindres faits et gestes ? Tu es pire que n'importe laquelle de mes groupies, est ce que tu le réalise ?
- Pauvre petit Potter. Tu devrais aller pleurer dans le bureau de Dumbledore. Le méchant Draco Malfoy ne fait rien que t'embêter. Minauda-t-il d'un air faussement compatissant.
Harry se pinça l'arrête du nez.
- Je crois que ton cas est vraiment désespéré.
- Moi ? Un cas désespéré ? Mais je rêve ! Qui vient de me sauter dessus pour m'embrasser ?
Harry le dévisagea un instant. Nous y voilà ! Harry se doutait que ça aller finir par émerger dans la conversation.
- Une erreur de calcul. Répondit-il en haussant les épaules.
Un lourd silence tomba dans la pièce.
- Tu veux un conseil, Potter ? Arrête le « calcul ».
Harry devait reconnaître qu'en temps normale il mériterait quelques explications. De son point de vue, Draco ne devait strictement rien comprendre à cet élan d'agressivité buccale. Après tout, lui même ne s'était pas imaginé ce matin en prenant son petit déjeuné qu'il roulerai un pelle mémorable à son pire ennemi dans les toilettes abandonnés du deuxième étage.
- J'ai improvisé, concéda Harry, c'est tout.
- Comment ça « c'est tout » ? A quel moment tu t'ai dis que tu avais l'autorisation de m'embrasser ?
- Ah.
- « Ah » ?
- Je réfléchis. Je dirais que tu avais ce genre d'expression embrassable.
- Tu trouve que j'ai l'air... « embrassable » ?
- Non. Certainement pas.
- Je ne te suis plus.
- Qui voudrait t'embrasser ?
- Plein de gens. S'offusqua Draco, Des gens dont TU fais apparemment partie. Si tu pouvais éviter à l'avenir d'approcher ton horrible visage, et coller les deux nécroses qui te servent de lèvres sur moi, je t'en serais éternellement reconnaissant. J'ai l'estomac fragile, tu sais ?
- Message reçu. Se contenta de répondre Harry en croisant les mains derrière sa nuque.
Au moins Malfoy ne lui parlait plus du Veritaserum. Ça prouvait que son plan avait partiellement fonctionné. Hors de question de lui révéler les tenants et les aboutissants de son projet. A vrai dire, les risques étaient déjà énormes sans que cet imbécile prétentieux ne vienne hurler sur tous les toits qu'il magouillait dans les toilettes en plein milieux de la nuit. Surtout que Draco aurait toutes les raisons de la terre de l'empêcher de mener à bien ses manigances si il savait à qui était destiné la préparation. Mais il le fallait. Harry avait besoin, désespérément besoin de connaître les secrets retords de son paternel sans que le rejeton snobinard vienne flairer les effluves de son chaudron. Lucius Malfoy et ses pensées obscures étaient a porté de main et il fallait se montrer fin pour sortir de cette situation en un seul morceau.
- Quand je pense que tu as profité d'un moment d'inattention de ma part. Reprit Draco. Mon père devrait te jeter a Azkaban, pauvre détraqué.
- La ferme. Répliqua Harry d'un air lasse.
- Mais tu aimes ça ? Embrasser des mecs qui te détestes, je veux dire. C'est ça ton truc ? Tu est un genre de masochiste ? Je ne veux même pas imaginer ce qui se passe dans ton dortoir. Ne me dis pas qu'avec Weasley vous...
- Mais la ferme.
- Tu es complètement infesté de germes Weasley, et tu m'as embrassé, c'est horrible ! Réalisa Draco en plaquant les deux mains sur son visage.
- Mais tu t'arrêtes jamais ?
- Toutes ses choses que tous le monde s'imagine savoir sur toi. Je n'ai pas encore décidé de la manière dont je vais me servir de tout ça, mais tu vas en baver. C'est ce que tu aimes, non ?
- Tais-toi ou je vais vraiment t'obliger à la fermer.
- Je voudrais bien voir ça Potter ! Sans baguette, tu es aussi dangereux qu'un Scrout à pétard ! Ricana Draco.
Oh très bien, Harry savait exactement quoi faire pour répondre à la provocation. Il tendit le bras pour attraper sa cravate. Quand ses doigts se refermèrent sur le morceau d'étoffe, Harry le tira vers lui et plaqua ses lèvres contre sa bouche. À nouveau. Ça ne dura q'une fraction se seconde. Harry recula, doublement satisfait. En faite c'était plutôt drôle.
- Mais...
- La ferme ou je recommence. Répondit-il avec un petit sourire.
- Mais...
- Attention !
- Mais...
- Ça fait trois, je t'avais prévenu.
Harry ne se fit pas prier et l'embrassa encore. Draco fit un bond en arrière et dégringola du tas d'os. Il pointa sa demi-baguette dans la direction de son agresseur.
- PAR LES PORTES-JARRETELLES DE MERLIN, POTTER, ARRÊTE ÇA TOUT DE SUITE !
- Oh, j'ai retrouvé mes lunettes. S'exclama Harry qui venait de poser sa main sur les fines montures métalliques.
- Peut être que ça te remettra les idée en place, rétorqua Draco en se reculant d'avantage. Il était tellement loin que ça voix sonnait presque comme un éco dans la caverne.
Harry se redressa et descendit du monticule d'os. Draco fixait ses déplacements d'un air méfiant. C'était encore plus drôle de le voir calculer ses mouvements sur la défensive. La sensation d'avoir une sorte d'emprise sur lui n'était pas désagréable. Il s'étira calmement et traversa le couloir. Draco, les mains enfoncées dans ses poches, le suivit en laissant une bonne distance de sécurité. En faite Harry réalisa qu'il était en train de bouder.
Ils émergèrent dans l'immense salle souterraine. Rien n'avait bougé ses 5 dernières années, Harry avait l'impression que Jedusor pouvait apparaître à tout moment de derrière une colonne, comme un clown dans une boite a diable. Le cadavre du Basilic avait complétement disparut, mais quelques écailles vertes émeraudes luisaient à lumière des torches magiques. Il souleva l'une d'entre elles et examina l'objet de la taille d'une feuille A4 par un angle.
- Mais qu'est ce que tu fais, Potter, intervint Draco, sorti de son mutisme.
- Oh rien, marmonna Harry en lâchant l'écaille qui tomba sol. Je me suis jamais posé la question, mais Voldemort devait bien entrer et sortir par quelque part.
Draco croisa les bras, peut convaincu.
- Peut être qu'il n'est pas assez con pour entrer ici sans sa baguette.
Harry le fusilla du regard.
- Merci mais ça n'aide pas trop !
Draco le salua d'un mouvement de main et s'assit contre une colonne. Il sortit les deux morceaux de baguette de sa poche et les examina d'un air renfrogné. Harry continua son expédition. A première vue, la seule sortie de la chambre des secrets était l'ouverture par laquelle il venait d'entrer. Après avoir longé le mur et étudié les reliefs centimètres par centimètres, Harry du en venir à la conclusion que ce petit enfoiré de Malfoy avait probablement raison.
Au moment où il perdait espoir, une tête blanche apparue dans le murs et pour la troisième fois de la journée Harry frôla la crise cardiaque. Mais ce n'était que Mimi geignarde qui traversa la paroi rugueuse et qui voleta autour de lui.
- Qu'est que tu as fais de ton camarade grincheux ? Demanda-t-elle
Harry désigna Draco du menton qui lui répondit par un magnifique doigt d'honneur. Mimi poussa un gloussement amusée et fendit l'air dans sa direction. Harry la suivit en trottinant.
- Attends, Mimi... je vais avoir besoin de ton aide, l'interpella-t-il.
Draco leur lança un regard de mépris sans borne depuis sa colonne. Harry n'y prêta pas attention et se focalisa sur le fantôme qui pourrait peut être les tirer de là.
- Je sais que tu n'aimes pas trop sortir des toilettes, mais il faut absolument que tu préviennes McGonagalle ou n'importe qui d'autre -sauf Rogue- que nous sommes coincé ici. Exposa-t-il
- Tu vas sérieusement demandé de l'aide a cette cinglée hystérique ? Cracha Draco
- Toi la ferme, si tu as une meilleur idée tu m'en parlera quand ça sera ton tour. Ne l'écoute pas Mimi, on serait super reconnaissant si tu pouvais nous aider.
Mimi gloussa de plus belle.
- Peut être. Minauda-t-elle avec un sourire espiègle
- Tout ce que tu as faire c'est de dire qu'il y a eut un accident et que nous sommes coincés dans la chambres des secrets. Tu n'es pas obligé de parler du chaudron ou de toutes les nuits que j'ai passé dans les toilettes du deuxième étages, précisa-t-il en toussotant.
- Tu rêve, Potter, si tu crois que personne ne sera au courant tu te fourre le doigts dans l'oeil.
Harry retira ses lunettes et s'essuya les yeux. Ne pas le tuer, surtout ne pas l'étouffer en l'obligeant d'avaler des écailles de Basilic.
- Écoute Mimi, je te propose d'oublier l'existence de se trou du cul et de faire comme si nous étions seul. Donc, il te suffit de trouver une canalisation qui va jusqu'à la chambre d'un professeur et de le prévenir, d'accord ?
Mimi lui adressa un sourire de toutes ses dents
- D'accord, mais tu me promets de faire quelque chose en échange ?
- Tout ce que tu veux.
- Si tu fais exactement ce que je te dis, je vais réveiller McGonagall et jamais personne ne saura ce que tu préparais dans les toilettes.
- Je t'écoute.
La jeune fille tendit le doigts vers Draco comme un juge sur un condamné a mort.
- Je veux qu'il t'embrasse.
voilààààà... j'espère que la suite vous a plu.
Le dernier chapitre arrive vite, a bientôt :-)
