Titre : Drago Malefoy doit mourir

Author : Thi-thi21

Rated : Oh, ça dépend des chapitres. Pas de slash.

Disclaimer : Les personnages sont bien sur à la grande JKR, que ferions nous sans ses merveilleux persos ? J'en sais rien…en tout cas, j'en ai trois à moi de personnage. Je vous en dis pas plus.

Résumé : Il séduit, il plaque, il enchaîne, mais trois filles vont lui faire payer avec l'aide d'Hermione Granger, Gryffondor et préfète en chef qui se retrouve plongée dans un complot pour détruire, le grand et séduisant, Drago Malefoy. Mais tout va dérapper...

N.d.A

SALUT ! Como esta bien ? LA vie est belle non ? Bientôt les vacances ! hihi, faut ke je finisse cette fic avant la rentrée alors je m'y mets ! JE vous donne des chapitres rapidement alors j'aimerais beaucoup beaucoup de reviews ! lool !

Parlons du chapitre précédent, vous avez appris un truc sur l'histoire en parallèle de cette fic. Eh oui, ce sera en même temps du Harry/Ginny/Blaise ! Voilà !

Sur ce chapitre c'est la première étape de la vengeance, vous saurez c'est quoi ! JE vous préviens tout de suite je remixe les vengeances à ma façon donc ce sera un peu différent de JTDM à partir de là les choses se modifient un peu du film. Donc ne vous étonnez pas si il y a quelque chose complètement à part ! Déjà que l'histoire du triangle Harry, Blaise et Ginny est sortie de mon imagination ! J'aime bien ce trio d'ailleurs, je verrais…

Donc merci pour les reviews ! J'en attends d'autres !

RAR :

morganneS merci merci merci mille fois merci ! c'est très gentil de ta part ! je te décevrais pas en ce qui concerne Nicholas ! promiiiis !

damn-iit : ah bn ? t'es une fan de LYA ? Je savais pas ! attends c'est génial ! t'as lu « La nouvelle ère », si c'est le cas, désolé mais j'ai arrêté temporairement la fic ! trop pa le ocurage, un peu plus tard tkt ! Merci pour tes encouragements !

EtoileDeNeige : OK, je vais essayer de faire plus long à partirde maintenant, prooomis ! Tu vas savoir, du calme ! aaah lala, lol !

dragohermione : non pas de soucis…ouh lala, tu me fais peur là ! pas d'idées mal placés ! l'histoire m'appartient encore ! ginny est a moureuse en fait du seul homme qu'elle aime ! haha super non ? loool ! tu verras ne t'inquiètes pas ! merci merci mille fois !

elodu92 : miss comment vas-tu ? hihihhi ! j'adore tjrs lire tes reviews ! j'aime j'aime j'aime ! oui oui, c'est vai j'ai piké sur la fic sur « je suis ton père », mais c'était tellement drôle ! aaah, j'ai hâte d'être dimanche, tmtc pk ! Je te la donne rapidement ta suite ! Tu te rends compte de ma bonté ! lool ! jtd

elilove59 : QUOI ? Gin' et Dray ? Nooon, surtout pas ! Ok je les aime bien mais comme même ! nan, je le préfère avec miss granger ! c'est tellement plus romantique ! OUH LA ! j'en pleure – snif – tu préfère ma fic au film – snif- j'y crois pas – snif – quel joli compliment – snif - ! merci ! sniiiiif

milyze : ouais j'avoue kan on a rien à dire c'est dur ! mais au moins tu as laissé une review ! C'est déjà ça ! hihihi, merci !

Lady125 : moi aussi j'ai adoré le chapitre ! loool ! merci poru ta fidélité misss !

miss cerise : lool ! bah oui ! merci pour ton premier commentaire. J'espère que la suite te plaît !

Miss Bady : Ginny est mieux avec Blaise ? ouais j'avoue je le pensais aussi…oups…non rien, te préoccupes pas de ma réponse…lol !

-4181315- : ah oui, tu l'as vu la vidéo ? elle est géniale ! j'étais morte de rire ! lol ! merci encore pour ta fidélité !

A votre lecture,

°oO°

Chapitre V : Plan A : Miner la confiance de l'adversaire – partie 1

- Tu veux boire quelque chose ?

- Non, merci.

Je soupirais : les choses n'allaient pas être faciles. Et si elle commençait à s'entêter comme elle le faisait si bien.

- Tu peux m'expliquer ? demandais-je alors d'un ton que j'essayais de faire le plus neutre possible.

Elle se mordit la lèvre et ferma les yeux durant une demi seconde. Cela n'allait pas me faire céder.

- Ginny, la décence veut que tu m'expliques pourquoi tu as fait…ça, continuais-je en haussant un peu le ton.

Elle soupira à son tour et se tourna vers moi les yeux durs.

- Tu ne peux pas comprendre, fit-elle.

- C'est Harry c'est ça ? C'est à cause de lui que tu en es venu à la ?

Elle réagit au quart de tour.

- Je viens de te dire que tu ne comprendrais pas ! s'écria-t-elle.

- Mais enfin Ginny, même si je ne comprendrais pas, malgré tout l'amitié que je te porte, je voudrais comprendre ne serait ce que la moitié de ce qui t'ai passé par la tête !

Je ne pouvais plus résister à la colère qui me montait au cerveau. Je savais en partie le problème, je veux dire, une fille et un garçon qui sortent, les cheveux ébouriffés et les habits froissés d'une salle de classe vide ne peut être que suspect. Le fait qu'elle évite ma question répondait à sa place.

- Harry a été dur avec toi, je le sais Gin', tu en a souffert, je le sais aussi, repris je un peu plus calmement. Mais, le tromper…il t'aime encore j'en suis sûr.

- NON ! répliqua-t-elle hors d'elle à cette annonce. Il ne m'aime pas ! Il en m'aurait pas tant fait souffrir ! Il ne sait pas ce que j'ai ressenti, à l'attendre ces années et de le voir s'éloigner maintenant qu'il m'a accepté ! Toi non plus tu ne sais pas combien j'ai mal, personne ne sait et…tu oses me juger sur ce que j'ai fait…

- Je ne te juges pas Ginny, je dis juste que le tromper…Malgré tout il reste quelque chose entre vous et tu aurais dût réfléchir à tes actes…

Elle eut un rire amer.

- Bien sûr, toi tu es la sage Hermione, sainte Hermione, dit-elle hargneusement. Tu ne fais jamais d'erreur. Mais tu ne sais pas ce que j'ai ressenti, combien j'ai été blessé, rejetée, tu ne peux pas savoir alors…alors…

Sa voix se brisa. Elle essuya les larmes qui commençait à couler et après m'avoir lancé un dernier regard, elle partit en courant de la salle commune.

Je ne songeais même pas à la rattraper. C'était inutile. Lorsqu'une Weasley est dans cet état là, il ne valait mieux pas continuer la discussion ,l'entêtement des Weasley, non mais je vous jure. Autant essayez de faire parler un enfant de cinq mois !

J'étais assez mitigé sur la question d'une aventure honnête entre ces deux là. Après que je les ai surpris, Blaise et elle, je m'étais remis en question sur la vraie raison de la trahison de Ginny. Je comprends qu'elle ai souffert, Harry lui a fait encore plus mal que si il lui disait qu'il rompait. Son attitude distante pouvait blesser bien plus qu'on ne pouvait le penser, cependant, cela ne pouvait pas entièrement excuser ce qu'elle avait fait.

Car si seulement les choses s'étaient arrêtées en de petits baisers innocents pour ces amants, car il fallait être idiot pour se voiler la face. Je le répète, les habits froissés et tout le reste, ils sont passés à un stade supérieur. Mais Ginny est ma meilleure amie et même si…même si elle a fait ça, je serais prête à la soutenir. Mais en tout cas, à ce moment là, je ne préférais pas la déranger. La laisser seule avec ses pensées était le plus sage.

Quant à moi, ce soir là, je sortis un peu dans le parc pour prendre l'air et me changer les idées. Mes pas me menèrent sans que je sache comment, au terrain de Quidditch. Je m'étais peu à peu, avec le temps, attacher à cet endroit. Mais penser à ça me venait à penser à autre chose qui me fendit le cœur.

En fait, je pensais d'abord à Harry. Je me surpris à ressentir une peine immense pour lui. Il restait mon meilleur ami aussi et apprendre ce genre de choses allait lui faire très mal.

En deuxième me venait Malefoy. C'était lui l'équivalent de Ginny dans cette situation. Elle l'a trompé, il fallait se rendre à l'évidence et allait dans le même panier que ce que faisait également le Serpentard. Je me demandais comment Harry allait réagir. Se venger ? Comme ces trois filles qui voulaient à tout prix rendre la pareille au Serpentard. Se résigner ? Qu'allait-il se passer entre les deux ?

Sur le coup je me souvins de la phrase de Nicholas, « dans quelques temps tu auras quelques problèmes en ce qui concerne ce couple, si c'en est encore un… ». Je soupirais pour la énième fois de la journée. Décidément, cette année là, n'était pas une des meilleure.

- Hermione ?

Je relevais la tête.

- Luna. Qu'est-ce que tu fais là ? demandais-je réellement surprise.

- Je me promenais, j'aime bien voir le soleil se coucher et cet endroit est un très bon endroit pour observer, expliqua-t-elle de son entrain habituel. Et toi ? Je ne te vois pas souvent en dehors de tes bouquins.

- Oh, j'avais besoin de prendre l'air, murmurais-je.

- Des problèmes ?

- Non, rien de bien grave, fis-je en évitant la question. Et toi ? Comment tu vas ? Je ne sais plus à quand remonte ma dernière discussion avec toi.

- L'année dernière, on parlait des bilans de la bataille, me répondit-elle comme si c'était naturel.

J'eus l'impression de recevoir une douche glacée. La bataille. Quelque chose que j'essayais désespérément d'enlever de ma tête, sans succès. Au fond, cela me rattrapait toujours, un peu comme Harry et Ginny en ce moment. Et voilà, je repensais encore à mes problèmes. J'étais réellement désespérante.

- Tu veux parler d'autre chose ? J'ai l'impression que tu n'es pas bien, remarqua-t-elle.

- Non, enfin oui, parlons d'autre chose si tu veux bien, acquiesçais-je en souriant. Le journal de ton père marche toujours aussi bien ?

- Oui, toujours. Oh ! J'ai oublié ! Quand est-ce qu'Harry va revenir ?

Mon sourire s'effaça. Je ne pouvais pas l'en vouloir. Hermione rimait avec Harry et Ron après tout. Je soupirais, personne n'allait jamais me voir comme j'étais. On m'associait toujours à mes deux meilleurs amis ou à la guerre et cela commençait à m'exaspérer mais enfin, je ne pouvais pas y faire grand chose.

- Il revient jeudi prochain, répondis-je. Luna, je viens des me souvenir que je n'ai pas fini mon devoir d'arithmancie. A la prochaine peut être.

Je me levais et partis sans demander mon reste. Je m'en voulais beaucoup de lui faire ça, elle qui était souvent seule. Mais je ne supportais vraiment pas parler de Ron, Harry ou Ginny.

Mes pas me menèrent à mes appartements où je fus heureuse de constater que personne ne s'y trouvait. Dans ma chambre, j'essayais de me vider l'esprit mais quoi que je faisais, l'image de Blaise et Ginny venait me hanter. En fait, je crois que j'avais peur pour une seule raison : ce que j'allais dire à Harry à son retour. Ça me terrifiait, il allait m'en vouloir de ne pas l'avoir prévu et je ne savais pas qui soutenir, qui avait raison ou tord, je ne savais pas quoi faire et cette situation m'angoissait. Je voulais tellement que tout soit simple, que je n'aies pas à me décider, malheureusement pour moi, le déroulement des événements me laissa penser le contraire.

&&&

Au petit déjeuner, je reçu une missive de la part des filles. Elles voulaient que je les retrouve après les cours pour parler du plan. Apparemment il pouvait être exécuté.

Cependant, mon excitation fut moins dense lorsque je reçu une autre lettre, celle de Ron. J'avais complètement oublié qu'il faisait parti de cette histoire. Si jamais il serait au courant de l'histoire, il se retrouverait dans la même situation que moi, à choisir. Hors de question, le fardeau était assez lourd pour le lui imposer. Et puis sa lettre était banale alors quand je répondis, je me gardais de lui faire transparaître la moindre parcelle de terreur qui s'insinuait en moi.

Ce fut le cœur un peu plus lourd que je me rendit, en fin de journée, à l'endroit du rendez-vous, la salle de rédaction. Lorsque j'y arrivais, les filles constatèrent immédiatement ma mauvaise humeur mais ne posèrent aucune question, ce dont je leur était reconnaissante.

- Alors tout est prêt pour le plan ? demandais-je d'un ton qui se voulait intéressé que remarqua très bien Parkinson mais qui s'abstint de tout commentaire.

- Oui, répondit-elle. Je l'emmène demain au lieu prévu et je fais ce nous avons dit. Ensuite, le reste suivra, disons…jeudi prochain.

- Jeudi ? Tu as convenu pour jeudi prochain ? m'exclamais-je.

- Oui, ça te pose un problème ? s'étonna la Serpentard.

- Non, enfin, c'est que…

- Très bien alors, en conclut la brune. C'est décidé. Excusez-moi, mais je dois y aller, on se tient au courant, disons dimanche d'accord ?

Sans nous avoir laissé le temps de nous expliquer, elle partit rapidement de la salle.

- Je me demande si ça va bien se passer, murmura Carrie.

- Tu ne lui fais pas confiance ? fit Parvati en regardant ses ongles.

- Non, ce n'est pas ça, je…se justifia la Serdaigle.

- T'inquiètes pas, moi non plus, coupa la Gryffondor. Voilà pourquoi on va la surveiller.

Je la regardais étonnée.

- La surveiller, répétais-je, sûre d'avoir mal entendu.

- Lors de la sortie à Pré-au-lard, expliqua-t-elle comme si c'était une évidence. Le plan se déroule près de la lisière de la forêt, juste à côté du lac. Alors, il suffira juste de nous glisser dans l'envers du décor et le tour est joué.

Elle ne devait pas nous trouver très coopératives car elle sembla obliger de continuer :

- C'est juste de l'observation, on ne fait rien, on regarde c'est tout.

Je jetais un œil à la Serdaigle, peu convaincue elle aussi. Cependant, Parvati savait ce qu'elle voulait alors en moins de deux minutes, elle sut nous convaincre. Ne me demandez pas comment, je n'en sais rien.

Lorsque je retournais dans mes appartements, je tomba sur mon homologue. Il sortait de sa chambre pour se diriger vers la sortie. C'est à peine si il me remarqua, du moins, je le croyais.

- Bonne nuit Granger, me lança-t-il sans même se retourner.

Ce que moi je fis tout de suite après cette phrase. D'un pas nonchalant, il partit de la salle. Je restais, au milieu de la pièce, seule, comme une idiote, ce dont j'étais souvent ces temps-ci.

Je me mis au travail dès que je fus rentrée dans ma chambre. Seulement, à peu près une dizaine de minutes, un hibou tapa contre ma fenêtre. Je reconnus un des volatiles de l'école. Je décachetais la lettre tandis que je caressais l'animal de ma main libre.

« Hermione, j'ai à te parler.

Tu es libre pour Pré-au-lard demain ? S'il te plaît ?

G.W »

Ginny voulait me parler ? De quoi ? Enfin, la question en se posait pas tant que ça mais j'avais quelques doutes. Elle n'était pas trop rancunière mais quand même aussi tôt, présenter des excuses, si c'en étaient, je renvoyais le même hibou à son expéditeur avec une réponse positive. Je soupirais, décidément cette année n'était pas être des plus reposantes.

&&&

La sortie à Pré-au-lard ne m'enchantait guère le lendemain arrivé. Ce fut d'un pas lent et plutôt lassé que je me dirigeais vers le village accompagné de plusieurs étudiants surexcités.

J'avais convenu avec les filles de nous retrouver près de la « Tête du sanglier », au moins là, il y aurait peu d'élèves. Mais avant, j'allais retrouver Ginny chez Rosmerta. Je la trouvais attablée à une table l'air plus morne que d'habitude. Je me pris alors à me détester. Ginny devait autant souffrir que moi, si ce n'est plus de la situation et puis, elle était définitivement ma meilleure amie, et moi au lieu de l'aider, je la jugeais et…oh et puis ce n'était pas l'heure aux remords ! Je pris une grande inspiration et m'asseyais en face d'elle.

Elle leva la tête et m'adressa un sourire triste.

- Oh non Ginny ne commence pas avec cet air là, je ne pourrais plus te faire la morale correctement, dis-je pour la détendre.

Elle sourit plus franchement et me regarda droit dans les yeux.

- Merci d'être venue, de dit-elle d'une voix éteinte. Je…je m'excuse pour ce que je t'ai dit Hermione, tu es la seule à m'aider et je…

Des larmes perlaient au coin de ses yeux. Je me crispait. Non, non, elle ne devait pas pleurer ou je pleurais moi aussi.

- Ginny, tu n'as pas à t'excuser, je n'aurais jamais dû te crier dessus comme je l'ai fait, moi aussi je te demande pardon. Si tu veux bien, on oublies ? proposais-je en lui prenant la main.

Elle acquiesça d'un signe de tête en chassant les larmes qui coulaient sur son visage.

- Désolé, fit-elle au bout d'un moment, ces temps-ci je suis un peu à fleur de peau.

- Je t'en prie, je peux comprendre, la rassurais-je.

Puis prenant un courage qui venait d'après ce qu'on raconte de ma maison, je me risquais à lui poser les questions qui me brûlaient les lèvres.

- Gin', je sais que ce n'est peut être pas le bon moment d'en parler mais je…je voulais savoir, je voulais savoir…

- Tu veux savoir ce qu'il y a entre moi et Blaise, c'est ça ? murmura-t-elle, la tête baissée.

Je hochais la tête.

- C'est un peu long. J'espère que tu as le temps.

Je me tins plus confortablement et patientais. Puis elle parla.

- Tu te souviens le jour du départ d'Harry et de mon frère ? Tu m'avais proposé de nous faire une petite soirée, rien que nous deux. Mais j'étais réellement fatiguée et j'avais envie d'être seule. J'étais dans la salle commune, et comme je n'avais pas tant mangé au dîner, je suis partie aux cuisines. Je suis entrée, comme à mon habitude et j'ai demandé à Dobby de me préparer un petit plat, je sais qu'il a l'habitude d'offrir démesurément alors j'ai pris mon temps et je me suis assise sur une des chaises. Mais…ce soir là, je n'étais pas seule…

« Za…Zabini ? Qu'est-ce que tu fais ici ? »

La rouquine regarda avec incrédulité le jeune homme qui mangeait tranquillement une pomme. Il leva les yeux vers elle.

« Je pourrais te retourner la question Weasley » , répondit-il naturellement.

« Oh euh… »

Elle ne savait pas quoi répondre mais enfin après tout elle n'allait tout de même pas s'expliquer. C'était autant son droit à elle d'être là. Bornée de nature, Ginny s'assit en face de lui et attendit son plat, le Serpentard l'ignorant, du moins à ce qu'elle pensait. L'attente fut comme une éternité à la Gryffondor qui en était déjà à son quatrième doigt rongé lorsque le petit elfe, tout content, lui apporta deux plateaux repas bien garnis.

« Oh, hum…merci Dobby, il fallait pas tant », murmura-t-elle en l'aidant à porter les deux plateaux.

« Oh miss Weasley, il n'y a pas de quoi, Dobby est très content, s'exclama-t-il. Dobby est fier d'aider l'amie et plus de monsieur Harry Po…Oh ! Miss, vous allez bien ? »

L'elfe se mit par terre et ramassa les aliments qui s'étaient éparpillés. Elle avait lâché le plat pourtant elle s'était juré de ne pas y penser, pas cette nuit là. Elle se mit à genoux et aida la créature, ils se levèrent ensemble mais elle fit basculer le verre sur l'elfe. elle prit un chiffon et essaya de le nettoyer convulsivement.

« Oh, désolé Dobby, je...je voulais pas, pardon, excuse-moi, je… »

Les mains tremblantes, elle commença à se sentir irrémédiablement mal. La petite main de la créature se posa sur la sienne.

« Dobby est désolé d'avoir fait pleurer Miss, Dobby s'excuse Miss, fit-il. Dobby va chercher un verre d'eau pour Miss. »

Il se leva et partit rapidement. Quand à la jeune fille, elle semblait ne plus pouvoir s'arrêter de pleurer et reniflait plusieurs fois pour essayer. Puis soudain, un mouchoir apparut devant elle, tendu par quelqu'un dont elle avait oublié la présence. Elle s'arrêta automatiquement de sangloter.

« Tiens, je déteste les personnes qui reniflent », fit le Serpentard, à genoux devant elle.

Elle le regarda et sentit ses yeux se remplirent à nouveau de larmes.

« M-merci… »

Il se leva et lui tendit une main. Ginny regarda la main, puis le propriétaire et la prit. Ils se retrouvèrent alors face à face et là, la jeune fille remarqua qu'il avait vraiment de très beaux yeux verts, légèrement plus foncés que ceux de…de…

Zabini sembla déconcerté une minute, pourquoi est-ce qu'elle pleurait de nouveau ? Elle tremblait, il sentait sa main trembler douloureusement. Sa main ? Il la tenait toujours par la main. Elle semblait si fragile à cet instant que l'envie avant la raison le poussa à la réconforter, comme il le faisait si bien avec sa petite sœur. Les pleurs cessèrent. Contre son torse, elle pouvait entendre son cœur battre, battre très vite. Elle se sentit renaître, elle sentit son cœur se serrer mais sa tête vidée. Dans un mouvement, plus de total abandon que de raison, elle releva la tête et l'embrassa. Et plus étrange : il répondit à son baiser…

Je restais silencieuse, pendue à ses lèvres. Un sentiment de culpabilité enfouie en moi. Elle avait vraiment souffert et moi je ne voyais rien. Mais avant que je ne me maudisse encore plus, elle continua son récit.

- Les choses se sont déroulées si vite. Je ne sais pas comment ça s'est passé mais aujourd'hui je me demande encore si le fait que Blaise ait été là ce soir là n'était pas un signe du destin. Quoi qu'il en soit, je me suis détaché de lui et je venais de me rendre compte de mon acte. J'étais terrifié par ce que je venais de faire mais, quelque part…quelque part au fond de moi, je ne voulais pas que cet instant s'arrête, comme si j'étais connecté à lui par ce baiser. Je m'étais sentie bien. L'espace d'une minute. Mes problèmes envolés. Et je ne voulais pas que tout redevienne comme avant alors j'ai préféré fuir. Je suis partie en courant des cuisines et j'ai renversé au passage Dobby. Je me sentais stupide et mal. Mais…il m'a rattrapé…

- Weasley ! Weasley ! Ginny !

La rouquine s'arrêta au beau milieu du couloir. Il l'avait appelé par son prénom. Elle n'arrivait pas à croire ce qui était en train de se dérouler. Les choses étaient si simple quand on ne réfléchissait pas aux conséquences.

- Tu en peux pas partir comme ça sans t'expliquer, dit-il quand il fut arrivé à sa hauteur, essouflé.

Elle se retourna et lui fit face. Ses larmes menaçaient de couler une nouvelle fois. C'en était trop pour elle. Elle ne pourrait pas supporter d'avantage toute cette pression qui s'accumulait en elle. Elle s'écroula à terre et versa toute les larmes de son corps. Il la rejoignit et emmené par la passion qui les avaient réunis ce soir là, il la prit naturellement dans ses bras. Elle pleura, pleura jusqu'à ne plus verser aucune larmes. Son cœur lui brûlait, sa tête lui tournait mais cette sensation d'être près de lui, près d'un corps d'homme, cette sensation de protection qu'elle avait perdu avec lui, revenait à cet instant. Cet instant qu'elle ne voulait briser pour rien au monde.

Elle s'agrippa à lui comme si sa vie en dépendait et il accepta sans broncher car cette tendresse lui était nouvelle et il l'appréciait même si il savait que cela serait éphémère parce que chacun savait fatalement que cela allait s'arrêter. Quand elle se détacha peu à peu de lui, il sentit un manque de chaleur. Elle gardait la tête baissée, consciente de ce qu'elle avait fait. Elle voulait assumer. Autant terminer ce qu'elle avait commencé. Alors, prise d'un élan de courage qui lui était caractéristique, elle se mit à lui raconter. Tout. Ses peines, sa douleur, sa tristesse, ce qu'elle avait enduré ces derniers jours. Elle lui raconta même ses pensées horribles, qu'elle aurait voulu que quelqu'un d'autre se charge d'éliminer Voldemort si cela pouvait lui rendre son amour, son premier amour, celui qu'elle aimait par dessus tout. Il l'écouta, patiemment. Elle lui en fut reconnaissante.

Et enfin quand elle eut fini, il lui prit la main et avança son visage. Il l'embrassa d'un baiser doux et passionné en même temps. Elle sentit son corps abandonner ses dernières réserves. Elle se laissa faire et quand se fut terminer, il lui dit trois mots qui signifiaient beaucoup, bien qu'ils étaient petit.

« Je te protégerais. »

Elle ne savait pas pourquoi. Elle ne savait pas comment. Mais dans son cœur elle se mit à espérer que ce qu'il lui avait dit serait vrai…

- On se vit presque tout les jours et je découvris une passion nouvelle qui m'a apporté du bonheur. J'avais besoin de tendresse et malgré ce qu'on était tout le deux, il me l'a apporté. Blaise est un Serpentard je sais ce que je risque en étant avec lui mais étrangement, je préfère ça. Parce que, quand j'étais avec Harry, j'avais toujours peur de ce qui pouvait m'arriver, ce qui pouvait nous arriver pendant l'époque de Voldemort et je savais qu'il avait peur pour moi et il me répétait toujours qu'il m'aimait avec cette lueur inquiète dans les yeux pour ce que je risquais d'advenir. Dans les yeux de Blaise, j'ai retrouvé cette lueur. Et même si j'aime encore Harry. Même si je sais que je l'ai trompé, détestablement. Je…Hermione, je ne regrette rien. Rien.

J'encaissais ce qu'elle m'avouait. Je venais de comprendre beaucoup de choses et moi aussi, au fond de moi je remerciais Blaise du réconfort qu'il lui avait apporté, cette délivrance à la souffrance qu'elle endurait. Alors parce que je l'aimais cette petite Ginny, si fragile malgré les apparences, je me jetais dans ses bras. Elle fut légèrement surprise au début mais resserra la prise.

- Je comprends Gin', je comprends, je ne t'en veux pas. Je t'aiderais, je te le promets. Tu peux éternellement compter sur moi. Toujours Ginny. Toujours, murmurais-je à ma meilleure amie qui je le senti en fut profondément touchée.

Nous parlâmes alors de ce qu'elle allait faire. Et elle m'avoua qu'elle n'avait pas pu aller jusqu'à ce que j'avais pensé au début de leur relation. Et franchement, j'en fus soulagée, moi qui pensais le pire. Cependant elle m'assura discuter plus tard de son aventure avec Blaise et mettre les points sur les « i » sur toute cette histoire. Elle me promit aussi de tout avouer à Harry. Et quand je lui demandais qui elle choisirait. Elle me répondit sans aucune hésitation ce qui me décontenança un peu.

- J'aime Blaise, je l'aime beaucoup. Mais, même si je lui remercie pour tout ce qu'il a fait pour moi, je ne peux m'empêcher d'avoir cette flamme toujours présente dans mon corps. Cette flamme pour l'homme de ma vie. Harry est cet homme. Cet homme que j'aime plus que tout au monde. J'ai…j'ai l'intention d'arrêter tout avec Blaise, mais lui non plus je ne veux pas le blesser et je sais qu'il comprendra. Je veux me battre pour avoir cette vie que je voulais avec Harry. Je ne sais pas si il me pardonnera. Je ne sais pas si Blaise aussi me pardonnera. Mais je sais ce que je veux. Même si ce sera dur d'y arriver. J'aime Harry. Blaise ne sera pas une simple aventure pour moi. Il m'a beaucoup apporté et je lui en serais reconnaissante éternellement.

Je la regardais, fière. Ginny avait grandit depuis tout ce temps. Elle avait évoluée et mûrie. Avec un sourire, elle rajouta :

- Blaise m'a promit de me protéger, il ne pourra pas m'en vouloir. Et puis, Harry m'a dit il y a longtemps qu'il m'aimerait toujours. Je veux le croire. Je veux y croire. Je le veux plus que tout 'mione. Plus que tout.

Je hochais la tête.

- Je déteste la divination Ginny, mais crois moi. Pour une fois, je suis sure que tout ira bien entre vous.

Elle me sourit. Puis jetant un léger regard sur la pendule, je me rendis compte qu'il était déjà trois heures de l'après-midi passé. Je jurais entre mes dents et me levais précipitamment.

- Excuse moi Gin', je dois y aller, dis-je à mon amie en m'habillant.

- Un rendez-vous ? me demanda-t-elle, surprise.

- On peut dire ça comme ça, répondis-je avec une grimace. A plus tard.

Je partis rapidement et courais le plus vite que je pouvais vers la lisière de la forêt près du lac. Lorsque je fus arrivée, je remarquais deux formes familière qui attendait derrière un arbre. Quand une d'entre elles me vit, elle fonça sur moi, l'air passablement en colère.

- On t'attends depuis vingt minutes, t'es pas censé être toujours à l'heure ! me dit Parvati en me tirant.

- Désolé, j'étais occupé, m'excusais-je.

L'indienne leva les yeux au ciel et me dirigea vers l'arbre où Carrie nous attendait. Elle me regarda avec un sourcil haussé mais s'abstint de tout commentaire.

- Bien maintenant que la retardataire est là, commença Parvati, sarcastique, on peut peut être commencer à écouter quelque chose de ce qui se passe là bas.

Là bas, se trouvait cinq personnes dont Pansy qui était accompagnée de Drago. Elle était carrément collée à lui et essayait apparemment de le convaincre car il avait une mine un peu suspicieuse.

- Non mais je te le dit chéri, tu pourrais rentabiliser ton physique, lui dit-elle en l'emmenant vers un homme avec un chapeau en forme de chat. T'es pas d'accord Robert ?

L'homme au chapeau étrange se retourna. Il hocha la tête et sourit en dévoilant des dents jaunes. Je réprimais une grimace.

- Tu sais Robert connaissais ma mère, continua la Serpentard, et il travaille pour de grands magazines de mode sorcier. Et il a fait toutes mes photos des albums annuels depuis toujours sur parchemin récupéré.

Je regardais la brune. Comme ça, dans la nature, elle semblait beaucoup plus jolie. Eh oui, la face de bouledogue Parkinson s'était transformé en une belle fleur depuis quelque années. Voilà pourquoi Drago s'était enfin décidé à répondre à ses avances. Cependant, à ce moment, il en semblait toujours pas convaincu.

- Si elle commence à parler de ça il ne risque pas de coopérer, murmura Carrie.

- Laisse la faire, répliqua Parvati. Même si c'est Parkinson, je suis sûre qu'elle va y arriver.

Je hochais la tête.

- Bien Drago, fit le dit Robert d'un accent russe qui me surpris à peine. Le truc est de juste relaxer et de comporter avec naturrrre.

- Naturel, corrigea la vert et argent avec un sourire quelque peu crispé.

L'homme prit un appareil photo sorcier et dit à Drago de se placer bien devant lui et d'enlever son chemisier dévoilant un superbe torse bien musclé. Puis alors qu'il paraissait silencieux, le photographe s'exclama :

- Faire la moue pour moi !

Je sursautais, il avait de l'aplomb. Drago s'exécuta, un peu gêné. Il fit une moue qui me fit éclater de rire silencieusement, tout comme Parvati et Carrie ou encore Pansy qui se retenait difficilement.

- Maintenant Drago, encore moue, plus de moue, continua Robert avec entrain.

Pansy fut obligée de cacher son rire derrière sa main. J'en fis de même pour ne pas nous faire repérer.

- Ah oui, ah je t'aime, trrrrès beau je t'aime, fais moi te haïr, oh oui, haïs-moi ! Oh oui, oh oui, oh tu me haïs ! Tu me haïs !

Le Serpentard fronça les sourcils, serra les dents et fit un air en colère qui malgré ses efforts étaient vraiment hilarant.

- Joli, trèèès trèèès joli…maintenant tu es arbre, il y a une branche, orage terrrible…

Drago leva les bras en formant un arc de cercle. Pansy se calma et leva le pouce.

- Excellent, fit-elle en essayant de ne pas rire de nouveau devant sa mine.

- Plus grand, plus gros ! s'écria le photographe, nous faisant mourir de rire de l'autre côté de l'arbre.

Il prit une rafale de photos et à bout de souffle, nous partîmes. Hors de portée de vue, nous éclatâmes d'un rire fort et convulsif. Je n'arrivais plus à m'arrêter tellement je riais. J'en avais mal aux côtes. Mais en même temps j'adorais cette sensation, cela faisait longtemps que je n'avais pas ris comme ça. Un peu plus calme, nous nous assîmes et Carrie, avec un sourire dangereux, murmura :

- Je crois que là, nous tenons notre vengeance.

Je ne pus qu'acquiescer. Puis me rappelant de la tête du Serpentard je me remis à rire et cette fois ci on ne put plus s'arrêter.

&&&

Après cette journée très enrichissante, Pansy vint nous raconter ce qui s'était passé, et bien entendu lorsqu'elle nous décrivit le moment, on ne put s'empêcher de rire. On attendait avec impatience le jeudi suivant. Ce qui n'était pas le cas de tout le monde.

Ginny angoissait rien que de penser au retour d'Harry. Elle avait parlé avec Blaise qui s'était, apparemment, montré très coopératif, et qui d'après ses dires l'avait rassuré. Mais Ginny ne pouvait s'empêcher de penser que son sourire était faux. Bien entendu, j'essayais du mieux que je pouvais de la rassurer à mon tour. Elle relativisa et se prépara mentalement au retour de mon meilleur ami.

Ce jeudi tant attendu, arriva très rapidement. Gin' devait ce jour là voir des notes de dernières minutes à la bibliothèque, je prenais donc le petit déjeuner seule mais de très bonne humeur. D'ailleurs, je n'était pas la seule. Parvati, trois place plus loin de moi, semblait très joyeuse, tout comme Carrie et Parkinson. Alors, lorsque Drago entra et s'assit à la table, elle ne put s'empêcher d'avoir un sourire made in Serpentard. Je ris intérieurement. Puis, les hiboux arrivèrent pour le courrier du matin.

Ce jour là, Drago était aux côtés d'une jeune fille de sa maison, à l'apparence très jolie. D'après ce que je vis, elle n'avait pas de verre. Il lui proposa le sien. Ce qu'elle accepta, le rouge aux joues. Tout semblait calme quand soudain…

- Aaaaaaaaaaaaah !

Tout le monde se tourna vers la fille qui avait hurlé, une Serdaigle apparemment. Elle dit quelque chose à sa voisine qui cria d'effroi à son tour puis quelqu'un d'autre hurla à l'autre bout de la salle. Cette fois-ci à ma table. Une deuxième année pointait son magazine d'un air horrifié. La fille qui était à côté de moi, qui possédait le même magazine feuilleta rapidement le journal pour se retrouver à la même page. Je jetais un coup d'œil et je retint difficilement mon rire. Sur la sixième page du magazine « Sorcière hebdo » se trouvait une pub. Mais à vrai dire elle était spéciale. La page était divisée en trois partie. La première avec une belle photo de Malefoy on pouvait lire « Juste un autre joli garçon ? » puis la deuxième avec une autre photo de lui faisant une moue – celle qui m'avait tant fait rire – qui disait « OU le visage de la dragoncelle ? » et enfin la troisième qui me fit hurler de rire malgré moi qui montrait Drago, les bras levés relevant des poils saillant disant « La dragoncelle n'a rien de joli, je le sais, JE L'AI ! ».

Au même moment, la fille qui se trouvait à côté de Drago hurla à son tour, la nouvelle s'était vite propagé, en recrachant le verre qu'elle était en train de boire. Elle se leva et partit en courant. Drago essaya de la retenir.

- Attends, Holly ! Je n'ai pas ça ! J'ai pas ce genre de…

Dans la grande salle, tout le monde rit et hua le jeune homme. J'éclatais de rire. Drago s'indigna et essaya de retrouver un air fier.

- Non, c'est tout inventé, je n'ai pas ça, j'ai seulement joué le garçon qui a la dragoncelle.

Mais personne ne voulait l'entendre, des morceaux de nourriture s'abattit sur lui. Puis toute la salle le pourchassa. Le Serpentard dût partir précipitamment. Blaise retint un rire puis le suivit. Je jetais un œil aux trois filles, elles levèrent chacune leur tour le pouce. Puis je croisais le regard de Nicholas, lui aussi était écroulé de rire. Je baissais la tête. La journée débutait bien. Notre plan aussi…apparemment.

&&&

Après avoir fini de manger, je me dirigeais vers notre premier cours de la journée, Potions. Mais en sortant de la salle, je me figeais. Puis un grand sourire s'étala sur mon visage et je courus droit dans les bras de mon meilleur ami.

- HARRY ! m'écriais-je.

Il me serra fort et m'embrassa sur le front.

- Moi aussi je suis content de te voir, me dit-il.

- Si tu savais comme je suis heureuse, m'exclamais-je.

- Je vois ça, sourit-il. Au fait tu sais pourquoi Malefoy vient de sortir couvert de nourriture ?

Je souris à mon tour.

- Trop long à expliquer, répondis-je, mystérieuse. Sinon, ça va ? Tu vas en cours ?

- Je vais bien, assura-t-il, et non, je n'irais pas en cours tout de suite, il faut d'abord que j'aille voir Dumbledore mais avant je voulais rendre une petite visite à ma meilleure amie. Et euh…où est Ginny ?

- Je suis là, répondit la concernée derrière lui.

Il se retourna et je la regardais moi aussi. Elle avait l'air très heureuse. Cependant je savais que ce n'était qu'un masque. Je soupirais intérieurement et me força à les laisser seuls.

- Il faut que j'y aille, Rogue ne va pas être content si j'arrive en retard, à plus tard vous deux.

Je m'élançais vers la salle de cours. J'enlevai les deux individus de ma tête le temps d'affronter mon cher professeur de Potions.

Je ne revis pas Harry de la journée, ni Ginny d'ailleurs. Et à la fin des cours, je finis par m'inquiéter. J'essayais de me rassurer mais malgré moi, j'avais un mauvais pressentiment. Les filles le remarquèrent lorsqu'on se revit dans la soirée mais ne m'en firent pas la remarque, comme à chaque fois que j'avais l'air d'être préoccupée. Pendant notre réunion habituelle, on se venta de notre exploit riant encore de la tête du Serpentard. Pansy nous confia qu'elle avait présenté milles excuse au Serpentard et lui avait assuré qu'elle ne savait pas comment c'était arrivé. Il avait eu du mal à le croire d'après elle, mais s'était résigné. Nous nous quittâmes alors plutôt satisfaites.

Quand je rentra, lorsque je vis Harry accoudé devant le tableau de la salle commune de mes appartements, je sus tout de suite que quelque chose s'était passé. Quand il me vit et que je croisais son regard, je compris immédiatement ce qu'il voulait me dire. Je le fis entrer sans un mot et soupira intérieurement de soulagement que Malefoy n'était pas présent. Je m'asseyais dans un des fauteuils mais Harry resta debout. Je n'insistais pas.

Après un instant de silence, il parla.

- Tu savais n'est-ce pas ?

C'était plus un reproche qu'une question. Mais comme je n'étais pas sûre de quoi il parlait, j'essayais la méthode de la fille qui ne sait pas de quoi on parle.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

Il me regarda droit dans les yeux.

- Ne me mens pas Hermione. Ne me mens pas.

Je soutenais son regard sans ciller.

- Je ne mens pas.

On resta ainsi les yeux dans les yeux pendant un bon moment avant qu'il ne soupire et s'écroule dans le fauteuil à son tour.

- Pourquoi ne m'as tu rien dit ? fit-il les yeux fermés.

- Je ne voix pas de…commençais-je.

- S'il te plaît Hermione, ne commences pas, coupa-t-il d'une voix sèche que je connaissais bien en ouvrant les yeux. Tu savais très bien ce qu'il y avait entre elle et ce…et lui. Ça ne t'es jamais venu à l'esprit que tu devais me prévenir ?

- Ce n'était pas à moi de te dire quoi que ce soit, ce ne sont pas mes affaires, répliquais-je avec fermeté. Tu n'as qu'à t'en prendre à toi même si tu es dans cette situation !

Il considéra mes paroles avec beaucoup de peine, je pouvais facilement le voir. Avec le temps, Harry avait fini par s'ouvrir complètement à Ron et à moi. Voilà pourquoi ses sentiments étaient si visible à mes yeux. Il soupira une nouvelle fois.

- Elle m'a dit qu'elle avait eu une aventure avec lui, crût-il bon de me dire avec un air de fatalité qui me transperça le cœur. Qu'elle ne regrettait rien bien qu'elle sache qu'est-ce qu'elle a fait. Pourquoi ? Tout simplement parce que je suis un idiot.

Je levais les yeux au ciel. Les gens emplis de culpabilité avaient l'habitude de toujours s'insulter soi-même.

- Tu n'es pas un idiot Harry, je t'assures, rassurais-je.

- Alors pourquoi elle m'a trompé ? répliqua-t-il hargneusement avant de se prendre la tête dans les mains. Après tout, comme tu l'as dit je le mérite.

- Non, je n'ai pas dit ça, dis-je en me mettant à côté de lui. Harry, que s'est il passé ?

- Elle m'a demandé de l'excuser, répondit-il en soupirant. L'excuser. Comme si j'en était pas capable. Après tout c'est à moi de m'excuser, mais à la place elle m'inflige ça.

- Et qu'est-ce que tu lui as dit ?

- Que je lui pardonnait parce que je n'étais pas tout blanc tout crème non plus, me dit-il.

Je le regardais, étonnée. C'était tout ? Pas de violentes disputes ? Non pas que c'est ce que je voulais mais venant d'Harry…

- Je lui ai pardonné parce que j'ai compris que c'était la femme de ma vie, continua-t-il. Mais j'ai du mal à me confirmer ça. Elle en a embrassé un autre. Pourtant je ne peux que me dire que tout est de ma faute alors voilà pourquoi je lui pardonne. Je l'aime, je m'en rends compte aujourd'hui.

- Et pourquoi tu as l'air si malheureux alors ? remarquais-je décontenancé.

- J'ai croisé Zabini, avoua-t-il. Il m'a clairement fait comprendre combien je me suis conduit comme un salaud. Et que malgré ça, Ginny m'a choisi. Il a respecté son choix parce qu'il l'aimait m'a-t-il dit. L'entendre de sa bouche, a été la goutte d'eau qui a fait débordé le vase.

- Harry, qu'est-ce que tu as fait ? m'affolais-je.

- Rien, je ne lui ai rien fait, j'ai juste réfléchi et je me suis rendu compte que je ne la méritais pas. Zabini est bien mieux avec elle, lui au moins, il sait la rendre heureuse. Et si je veux son bonheur, je dois la lui laisser, conclut le brun.

Je fus médusée. Ce retour de situation, je ne m'y est pas attendu.

- Tu…tu veux dire que, tu abandonnes ? Tu abandonnes l'idée d'être avec elle ? ALORS QU'ELLE T'AS CHOISI ? m'écriais-je en me levant brusquement.

- Hermione…

- Elle t'a choisi Harry ! Elle a choisi de rester avec toi ! Elle pensait que tu ne lui pardonnerais pas ce que tu lui a fait ! Elle t'aime plus que tout ! Et toi tu veux encore la faire souffrir alors qu'elle t'a choisi ! Tu prétends l'aimer mais cette décision ne fera que lui apporter le malheur !

Il me considéra.

- Qu'est-ce que je dois faire ? J'ai dis à Zabini que je la lui laissais, murmura-t-il.

- Il a dit à Ginny qu'il la protégerais. Jamais il ne s'opposera à ce qu'elle veut. Il te testait. J'en suis sûre, fis-je.

Je me devant lui et lui prit sa main.

- Elle t'aime, tu l'aimes. Vous méritez d'être heureux. Après tout ce que vous avez vécu ensemble, tu le mérites Harry. Tu le mérites bien plus que personne.

Il me regarda dans les yeux et me serra contre lui.

- Merci Hermione, merci.

- C'est à ça que sert les amis.

Il hocha la tête. Peu après, il sortit de mes appartements pour réfléchir au déroulement des événements. J'espérais sincèrement que les choses allaient s'arranger pour ces deux là. Je voulais les voir heureux et je priais pour qu'ils s'en sortent. Dans un ultime soupir j'allais me coucher, fatiguée.

&&&

Les jours passèrent rapidement, nous étions fin novembre, Harry reprenait les cours et tout se passait normalement. A quelques détails près.

Après la dure discussion entre lui et Ginny, ils décidèrent d'un commun accord d'oublier toutes les disputes précédentes et de se consacrer à leur complicité nouvelle. La rouquine me confia que Blaise lui avait souhaité beaucoup de bonheur, un bonheur mérité. Elle me dit aussi qu'elle était au courante de la confrontation entre le Serpentard et le Gryffondor et qu'elle était touchée, autant par la réaction du vert et argent que par la décision du lion. Au final, tout allait bien pour ces deux là. Harry devait, par contre, retourner à son centre d'entraînement vers la fin des vacances de Noël.

Quand à notre plan…règle de guerre n°1 : Ne jamais sous-estimer l'ennemi…

Alors que tout le monde continuait à parler du sujet Malefoy, le concerné n'assista à aucun des cours de la journée. Evidemment, les rumeurs reprenaient. Moi même et les filles trouvâmes ça un peu étrange. Et, il fallait être honnête on s'attendait à tout sauf à ça…

Le lendemain matin, au petit déjeuner, je faillis m'étouffer quand je vis le premier article de la gazette du sorcier.

- Hermione ?

Harry me regarda avec inquiétude vu mon visage crispé. Il regarda le journal qu'il tenait dans les mains et lut :

"Drago Malefoy a reçu, hier, une médaille d'honneur distribué par l'association des « Jeunes responsables ». Il a, en effet, été le porte parole, par le biais d'une publicité, des personnes étant atteintes d'une maladie bien connu dans le monde des sorciers, la dragoncelle. Il est fier de prêté sa voix à ceux qui se taisent, a-t-il dit devant des centaines de personnes rassemblés devant l'hopital Sainte Mangouste. La dragoncelle qui touche 1 adulte sur 5…"

Le Gryffondor ne put que rire. C'était presque ironique de son point de vue apparemment. En plus ça l'était vraiment. Je regardais une dernière fois la photo du Serpentard, sa médaille à la main et me plongeais dans mon assiette, le moral bien bas. Lorsque le concerné fit son entrée, ce fut une ovation pour lui. Alors là on pouvait dire que le plan venait de tomber à l'eau.

Je jetais un œil aux trois filles, elles n'étaient pas plus joyeuse que moi…

°oO°

Voili voilou ! Il est long hein ? Bien long le chapitre ! Comme je les aime ! Alors ? Vos réactions ! Comment il était ce 5e chapitre ? Bien ou pas ? Plein de choses se passent je sais ! Entre mélodrama et humour, vous êtes chargé ! allez je veux savoir ! Merci encore pour toutes les reviews ! Cela me fait du baume au cœur !

JE vous aime !

MERCI POUR TOUT CE QUE VOUS M'APPORTER !

Et en fait, pour tout ceux qui sont dans ma région ou autres :

BONNE VACANCES !

ET BON COURAGE A TOUS CEUX QUI PASSENT LE BREVET !

Bah oui, c'est à mon tour l'année prochaine….chienne de vie…lool…mais grâce à vous, elle ressemble plus à un conte de fée !

Thi-thi

A votre service

Et au service des vôtres !