Coucou ! Alors, vous avez passé de bonnes vacances ?
Désolé pour l'attente assez longue, mais je ne suis rentrée qu'il n'y a une semaine..
BobMarley07Be : Merci de la correction et des conseils. D'ailleurs, j'ai d'autre choses à te demander à propos de l'histoire. Je t'enverrai un MP pour ça. Bisous !
Lena Harper : Les deux vont trop loin, en fait. Ils sont tous les deux fautifs^^. Merci pour ta review, et comme tu l'as dit, c'est dans ce chapitre là. Bisous.
Delphine : C'est exactement ça : elle a voulu jouer, mais elle a perdu. Merci à toi, bonne lecture.
AileenG : Ahah je suis tout à fait d'accord !
BlackJo : Je comprends ton point de vue ! Merci.
TheBeatlesHP : Ça me fait plaisir, vraiment ! Merci et bonne lecture.
Nico2192 : Au début, il fallait que je rentre dans l'histoire, je n'était pas sûre de la fin, et puis c'était la première fois que j'écrivais..Là j'ai un but précis et je pense que mon écriture commence à s'améliorer, donc c'est peut-être pour ça que ce chapitre était mieux (ou est-ce tout simplement l'histoire qui décolle?) Merci à toi pour la review !
Disclaimer : Vive JKR !
Bonne lecture :).
Et il me planta là, me laissant complètement abasourdi.
Comment osait-il ? Je lui avais montré la lettre : il l'avait dénigrée et m'avait pris pour un vilain farceur. Je venais de me disputer avec Hermione et je devais partir en mission avec elle.
C'est dingue ! Pourquoi tout le monde était contre moi ?
Je fulminais encore intérieurement tandis que je rentrai d'un pas traînant dans le château.
Ma décision était maintenant prise. Hermione n'avait qu'à rester avec son Drago, je partirais sans elle, en accord avec Dumbledore ou non.
Évitant soigneusement les regards effarés et inquiets de certains élèves sur mon passage, je me dirigeai d'un pas rapide vers la salle commune, bien décidé à déchiffrer la lettre de Voldemort sans Hermione.
C'était sans compter Luna, affublée de ses fameuses boucles d'oreilles-radis, qui m'interpella devant le tableau de la Grosse Dame.
- Hé ! Harry !
Je me retournai malgré moi, n'ayant pas eu le temps de donner le mot de passe au tableau qui me faisait face.
- Je passais par là pour me rendre chez les Serdaigle et je t'ai vu ! Tu sais que tout le château te déteste ? me rassura-t-elle de son habituel ton enjoué.
- Eh bien… j'imagine qu'avec ce que j'ai dit, je ne me suis pas fait beaucoup d'amis. Disons que mes mots ont dépassé ma pensée, répondis-je, tentant de cacher l'amertume dans ma voix.
- Elle n'a pas été très gentille avec toi, Hermione Granger. Elle l'avait bien mérité. Moi, je suis de ton côté !
- Oh. Merci, Luna. Ça me fait plaisir de savoir qu'au moins une personne dans cette école ne veut pas me voir une corde autour du cou.
Elle me rendit un sourire radieux.
- Oh, au fait ! Tiens ! Se souvint Luna, écarquillant soudain ses grands yeux bleus. Ginny m'a dit de te donner ça ! Elle l'a trouvé sur le lit d'Hermione. Il y avait ton nom sur cette lettre et elle a cru bon de te la rapporter. Et comme tu peux le voir, elle m'a chargée de le faire à sa place. Mais je crois bien qu'elle n'est plus fâchée contre toi. Elle a trouvé ça géniale la façon dont tu as remis Hermione à sa place ! me raconta-t-elle en me donnant le bout de papier.
Mais déjà, je ne l'écoutais plus. La lettre ! Si précieuse ! Et dire que sans Ginny et Luna j'aurais pu ne jamais la récupérer, et pire, elle aurait pu tomber entre de mauvaises mains…
- Par contre, Ron est furieux contre toi. Quand il a entendu tes paroles et qu'il a vu Hermione s'enfuir en pleurant, il a accouru pour la consoler. Un vrai chevalier au secours de sa princesse, rajouta-t-elle d'un air rêveur.
Ses mots m'interpellèrent soudain, me faisant sortir de mes pensées brumeuses.
- Mais dis-moi… Vous êtes ensemble, avec Ron, non ?
- Oui, évidemment, mais je ne me fais pas d'illusions. Notre relation est à sens unique, révéla-t-elle, l'air soudain triste comme je ne lui avais jamais vu auparavant.
- J'en suis navré, déplorais-je, sincère.
- Et moi, je suis désolée pour toi : Tu as encore plus d'obstacles sur ton passage vers la conquête du cœur d'Hermione. Malefoy et Ron. Oh et puis, toi-même, glissa-t-elle, ayant retrouvé son habituelle bonne humeur.
Et elle partit sur ses paroles énigmatiques.
- M… Moi-même ? Comment ça moi-même ? Tu veux dire mes erreurs à rattraper ? Criai-je presque, en vain, tandis que la jeune sorcière s'en allait à pas chassés.
- Oh mon jeune ami ! M'apostropha la Grosse Dame, derrière-moi. L'histoire a fait le tour de l'école ! Pauvre Miss Granger ! Si j'avais un conseil, à vous donner…
- Merci, mais je n'ai aucun conseil à recevoir d'une vulgaire toile de papier, murmurai-je dans ma barbe. Babioles !
N'ayant heureusement pas entendu, le tableau s'ouvrit et me laissa passer non sans me bombarder de « Vous savez, les femmes… » ou de « Si j'étais à sa place… »
L'entretien avec Luna m'avait quelque peu calmé et c'est d'une démarche plus sûre que je rentrai dans la Salle Commune, et affrontai les regards désapprobateurs des Gryffondor.
D'un rapide coup d'œil, je balayai la pièce d'ordinaire si chaleureuse. Je vis des jeunes deuxième année riant derrière leurs mains, chuchotant entre elles tandis qu'elles me suivaient avidement du regard. J'aperçus finalement Ron assis dans un coin avec Hermione, tandis que Seamus, Colin, Dean et Neville discutaient près du feu. Passant en un courant d'air, mes camarades ne se rendirent même pas compte de ma présence, sûrement bien trop occupés à parler de mon attitude.
J'en fus ravi : au moins je serais tout seul dans le dortoir. Et en effet, quand j'entrai dans la vaste chambre quelques minutes plus tard, seul le bruit de mes pas vinrent troubler la quiétude de la pièce.
Je m'assis sur le lit en un soupir, et sortis sans un bruit la lettre de ma poche.
Relisant les mots écrits à la plume, je tentai de comprendre le sens caché de ces phrases.
« Prisonnier d'une matière qu'il n'apprécie pas,
L'animal ne recherche que la liberté.
Pour le retrouver, tu devras suivre ses pas,
Là où pour la première fois, tu l'as vu galoper.
Un éclat de rire m'échappa soudain, bien que le moment n'eût rien de particulièrement joyeux.
C'est à la pensée que seule Hermione pouvait résoudre ce genre d'énigme que l'hilarité me gagna.
Si seulement je ne m'étais pas disputé avec elle, si seulement elle n'avait pas discuté avec Drago, on aurait pu être tous les deux assis sur ce même lit, elle déchiffrant avec succès la missive et moi préparant nos affaires pour partir au plus vite. Peut-être même serions nous déjà en route pour retrouver le premier…
Je me ressaisis soudain. Le premier… Qui cela pouvait-il être ? Au dos de la lettre, j'écrivis le nom des membres de l'Ordre portés disparus.
Nymphadora Tonks
Alastor Maugrey.
Remus Lupin
Mondigus Fletcher
Écrire leurs noms ne rendait leurs disparitions que plus réelles. Comment des membres de l'Ordre si puissants avaient-ils pu se faire enlever avec tant de facilité ? Maugrey était fort, Tonks habile, Lupin rapide, Fletcher rusé…
Sirius Black.
Quant à Sirius, il excellait dans l'art de se cacher. La disparition de mon parrain était sûrement celle qui m'affectait le plus : je ne pourrais me résoudre à le perdre, lui.
Sur ces sombres pensées, un éclair de réflexion traversa alors mon esprit… Si Sirius avait véritablement été capturé par des Mangemorts, la nouvelle n'aurait-elle pas dû faire le tour de la presse et du monde sorcier ? Le sorcier le plus recherché du moment, qui s'est évadé d'Azkaban, attrapé par Voldemort en personne… Le Seigneur des ténèbres n'aurait-il pas intérêt à se vanter de cette capture ?
Là n'était pas la question, et je me concentrai de nouveau sur le paragraphe devant mes yeux.
« L'animal ». Parmi les cinq disparus, deux seulement avaient la faculté de se transformer respectivement en loup ou en chien noir. C'était donc soit Remus, soit Sirius.
« Là où la première fois tu l'as vu galoper ». Ce ne pouvait pas être Sirius. Mon parrain serait sûrement le dernier à être sauvé. Si c'était Lupin, je devais donc le chercher là où je l'avais vu se transformer. Où était-ce ?
Je vis l'image de la pleine lune dans ma tête et la mémoire me revint. Quand j'avais treize ans, j'avais vu l'Animagus à la sortie de la cabane hurlante, près du saule cogneur.
« Pour le retrouver tu devras suivre ses pas » Sans hésitation, je me revêtis de ma cape d'invisibilité et me ruai alors vers la sortie, mettant la précieuse lettre dans le tiroir de ma tablette.
Traversant le dortoir d'un pas vif, une voix féminine m'interpella. Pensant à Luna qui m'avait confié la soudaine amitié que Ginny éprouvait pour moi, je choisi d'ignorer l'appel et j'accélérai le rythme de mes enjambés. Par chance, les couloirs de Poudlard étaient déserts à cette heure avancée de la matinée, et pour cause : l'heure du repas devait être arrivée, voire presque finie. Je n'eus aucun mal à sortir dans le parc du château, et bientôt, je me retrouvai devant la cabane de Hagrid. L'envie de frapper à sa porte et de lui raconter tous mes tourments fut telle que ma main resta suspendue quelques secondes au dessus de la poignée, prête à cogner.
« Mais attention, le temps est compté, et en ce moment même, tes petits camarades sont en train de périr… »
Me reconcentrant sur Lupin qui devait être en danger à l'heure actuelle, je repris ma marche, et arrivai devant le saule cogneur, à l'endroit même où j'avais vu Remus se transformer en loup pour la première fois .Tendant l'oreille et scrutant le sol, j'étais à la recherche d'indices du passage de l'ancien professeur. Une sorte de gémissement retint mon attention. Me dirigeant vers la source du bruit, je vis une empreinte au sol. Une empreinte de patte.
Il n'y en avait pas qu'une, mais plusieurs dizaines. Trottinant d'abord pour suivre jusqu'où les traces menaient, je courais ensuite, sentant l'urgence de la situation. Après plus d'une heure de course effrénée, les pas s'arrêtaient enfin, remplacée par une grande traînée dans le sol, comme si l'on avait tiré quelqu'un.
Merlin. J'observai le paysage qui s'offrait alors à moi. Quel ne fut pas mon étonnement quand je reconnus le lac noir; ce même lac où j'avais dû affronter des créatures hostiles et sauver Ron et Gabrielle, lors de la deuxième tâche du Tournoi des Trois Sorciers. La traînée de terre s'arrêtait elle aussi, du fait qu'elle était coupée par l'eau.
« Prisonnier d'une matière qu'il n'apprécie pas »
Oh non. Mon esprit fut aussi vif que l'éclair, et bientôt je n'eus plus aucun doute : Lupin était dans l'eau. Retirant ma cape et mes lunettes pour me préparer à plonger, je réfléchis au moyen de respirer sous l'étendue sombre qui reposait devant moi.
Si seulement j'avais de la Branchiflore, comme lors de la deuxième épreuve… Ou si je savais faire le sortilège de Têtenbulle…
- Hermione aurait pu m'aider, dis-je amèrement, tout haut. Elle connaît ce sort par cœur.
Tout dans mon monologue, je n'entendis pas le craquement sonore de branches derrière-moi, et ne vit pas arriver le sortilège qui fonça droit sur moi et me fit tomber dans l'eau.
Le choc me prit de court et je n'eus pas le temps de prendre ma respiration. L'eau était véritablement glaciale. Mes vêtements me collaient à la peau, m'empêchant de faire des mouvements amples. L'air me venait à manquer et déjà je me sentais entraîner vers les profondeurs du lac. Une minute passa tandis que j'essayais de rejoindre la surface, sans succès car le coup que l'on m'avait porté m'avait mystérieusement affaibli. « Quelle ironie, pensais-je. Je sauve des gens, mais je ne me sauve pas moi… »
Tandis que je sombrais un peu plus et que je croyais tout espoir réduit à néant, j'eus soudain une incroyable sensation d'étouffement, comme si j'étais confiné dans un tout petit espace sans pouvoir respirer. Je vis alors avec stupéfaction une bulle d'air apparaître autour de mon menton, venant englober ma bouche et mon nez. Je reconnu le fameux sortilège que Fleur et Viktor avaient utilisé deux ans auparavant. Je respirai longuement, abreuvant mes poumons de cet air bienvenu. Les questions viendraient après, ma seule préoccupation du moment étant de retrouver Lupin.
Pendant plusieurs minutes, je cherchai l'Animagus, en vain. La connaissance des lieux ne m'était pas d'une grande aide dans ma quête. Une demi-heure passa sans que la moindre trace de Remus n'apparaisse. Au bout d'un moment, tandis que je m'enfonçais dans des algues et touchais pour la première fois le fond du lac, je cru voir du mouvement dans l'eau. A peine avais-je eu le temps de me diriger vers la chose qui se mouvait qu'une créature des mers m'attrapa le pied. Je me débattis, donnant des coups de pieds à droite et à gauche, nageant pour l'éloigner de moi, sans succès. Ses dents, ou plutôt ses crocs, étaient plantés dans ma peau et je vis du sang s'écouler abondamment de ma cheville. Décidant de ne plus bouger pour ne pas aggraver mon cas, j'eus soudain l'idée de sortir ma baguette.
- Stupéfix !
La bulle étouffait le son de ma voix, et je constatai avec effroi que ma baguette ne me répondait pas.
- Stupéfix ! Rictusempra ! Sectumsempra !
Le dernier sort ne fonctionna pas non plus, mais je vis pourtant du coin de l'œil, quelques secondes plus tard, l'espèce d'homme-poisson libérer un liquide verdâtre de ses entrailles, et se déposer dans les algues, mort. Je repris ma nage, m'efforçant de ne pas penser à la douleur cuisante à mon pied, et parvint enfin à l'endroit où il m'avait sembler voir du mouvement. Je ne retins pas une exclamation de surprise. Devant moi se tenait Lupin, immobile, dans son apparence de loup, attaché par ses pattes arrières à de longues chaînes rouillées.
- Professeur ! Criais-je, inutilement.
Je me hâtai alors de le libérer, me dirigeant vers sa patte arrière-gauche, et tentai en vain de libérer l'anneau de fer qui le maintenait prisonnier. Cependant, après quelques minutes de tentative infructueuse, je parvins à libérer la première patte de la bête. Au moment où je m'approchai de la seconde, la même sensation d'étouffement qui m'avait parcouru auparavant récidiva. J'en venais à manquer d'oxygène et je constatai avec horreur la disparition de ma bulle d'air. Je compris alors que cela devait faire une heure que j'étais dans l'eau. J'essayai au plus vite de détacher le deuxième anneau, mais sans air, mes forces s'amenuisèrent considérablement. Après des secondes particulièrement éprouvantes, je lâchai finalement la chaîne et me laissai déposer au fond du lac, tout oxygène ayant déserté mes poumons. Dans un dernier coup de d'œil, je crus voir la silhouette bestiale de Lupin remonter vers la surface, mais déjà, mes paupières se refermaient.
Je me réveillai quelques heures plus tard, en proie à une migraine épouvantable.
- Vous êtes réveillé ? Buvez-moi ça, mon garçon. C'est pour votre cheville.
A peine avais-je eu le temps de m'accommoder à la lumière orangée de la pièce qu'on me fourra un grand verre dans les mains. Me redressant dans mon lit, j'observai les lieux : l'infirmerie. Je bus l'affreux liquide qui me faisait étrangement penser à celui que j'avais du boire quand les os de mon bras avaient disparus et entrepris de poser des questions à Mme Pomfresh.
- Qu'est-ce que je fais là ? Qui m'a…
- Doucement, mon garçon ! Je ne sais rien du tout ! Il faudra vous adresser au professeur Dumbledore qui saura répondre à vos questions.
Au moment où elle finit de prononcer ces mots, je reconnus la silhouette du directeur s'avançant vers l'entrée de la pièce.
- Ah, Harry, mon garçon ! Tu es réveillé ! s'exclama-t-il, tout en s'approchant de mon lit.
- Professeur ! Comment suis-je arrivé jusqu'ici ? Et Lupin, il va bien ?
- Du calme, du calme. C'est Hagrid qui t'as trouvé.
- Hagrid ?
- Oui. Il t'as vu étendu par terre, au bas de sa porte, le pied en sang, et il t'a immédiatement ramené au château.
- Qui est allé me chercher ?
Devant le froncement de sourcil de Dumbledore, je développai ma question.
- La dernière chose dont je me souvienne, c'est d'avoir vu Lupin remonter vers la surface tandis que je sombrais dans les profondeurs du lac. Donc je le demande : qui est allé me chercher sous l'eau ?
Mme Pomfresh et le directeur s'échangèrent un sourire.
- La perte de sang ou l'eau dans les poumons créent parfois des effets hallucinatoires ou de l'amnésie. Tu as cru que tu t'étais noyé, mais tu as dû reprendre ta nage quelques instants plus tard, continuer de libérer les chaînes des pattes de Remus Lupin et tu t'es ensuite écroulé sous la cabine de Hagrid, mort de fatigue. Tu l'as simplement oublié, énonça Dumbledore, d'une voix apaisante.
Fallait-il le croire ? Avais-je simplement « perdu la mémoire » ?
- Mais Lupin, alors… Il va bien ? repris-je après un temps de réflexion.
- Oui, mais il est actuellement à l'Hôpital Ste Mangouste. Il m'a dit de te remercier à sa place. Il t'est reconnaissant de l'avoir sauvé.
- Mais je n'ai rien fait ! Ce n'était pas moi ! Il y avait quelqu'un sous l'eau ! Quelqu'un qui m'a jeté un sort, qui m'a sauvé d'une créature des mers, qui a délivré Lupin à ma place et qui m'a ramené à la surface ! Criais-je presque, m'énervant soudainement.
- Ce quelqu'un, c'était toi, Harry. Personne d'autre n'était sous l'eau.
Je réfléchis quelques instants, tandis qu'un doute s'ancrait en moi.
- Mais, dites-moi, professeur… Comment savez-vous que j'étais dans l'eau du lac ? demandai-je suspicieusement.
- Tes vêtements étaient mouillés, dit-il, comme si c'était l'évidence même.
- Mais ce qui s'est passé ? Vous ne pouvez pas l'avoir deviné ! Les chaînes autour des pattes de Lupin, ça ne s'invente pas !
- C'est toi qui me l'a dit à l'instant, mon garçon, tenta de me rassurer le professeur Dumbledore d'une voix qui se voulait convaincante mais qui manifestait néanmoins une certaine froideur. Tu l'as dis toi même, je n'aurais pas pu le deviner.
Voyant que je ne réagissais pas, il reprit d'un ton neutre :
- Harry, tout ce dont tu dois te soucier, est de retrouver le deuxième membre de l'Ordre. Si tu n'avais pas été plus rapide dans ton intervention pour sauver le professeur Lupin, celui-ci serait mort à l'heure qu'il est.
- Mort ?
- Oui, mort. Voldemort a repris le concept de la seconde tâche du Tournoi des Trois Sorciers d'il y a deux ans : en plaçant le loup dans l'eau, il lui a offert de quoi respirer jusqu'à une heure à partir du moment où tu entrais dans le lac. Après ce délai, celui-ci périssait, noyé.
- C'est tellement cruel…
- Mais ce n'est pas arrivé et tu dois t'en féliciter.
- Comment Voldemort savait-il que la deuxième tâche du Tournoi était…
- Hop hop hop ! Fini les questions. Il est temps que tu te reposes, pour récupérer de cette journée éprouvante.
Et sans me laisser le temps de protester, Mme Pomfresh m'administra une potion calmante qui me plongea immédiatement dans les limbes du sommeil.
Le lendemain, l'infirmière m'autorisa à quitter mon lit, et c'est armé de béquilles que je me rendis dans la Grande Salle pour prendre mon petit déjeuner. Mais avant cela, je repassai par le dortoir, pour aller chercher la lettre, afin de la déchiffrer au plus vite, et ce pendant que je mangerais.
Me frayant difficilement un passage parmi les élèves, j'arrivai finalement dans la chambre, bien content de n'avoir croisé personne susceptible de me parler. Je commençai à chercher la missive, mais je me rendis vite compte qu'elle n'était plus dans le tiroir.
- Hum hum.
Je sursautai violemment et me mettais à chercher l'origine du bruit.
- Tu veux la lettre… Tiens, Potter.
Je me retournai immédiatement et vit qui me tendait le bout de papier. Hermione…
A très bientôt pour la suite !
