Coucou ! Désolé pour le retard, je suis incorrigible, je crois...

TheBeatlesHP : Merci pour ta review, elle m'a fait très plaisir. Peut-être aura tu les réponses à tes questions dans ce chapitre? Bisous, bonne lecture.

Lena Harper : Aha merci beaucoup :) Oui, elle dure une heure je crois... J'espère que je ne t'ai pas trop embrouillé ^^.

Delphine : Merci. Alors j'espère que ce chapitre te plaira. Bisous.

Nico2192 : Merci. Oui, on le sait dans ce chapitre. Mais dans la deuxième épreuve, Harry n'est pas sous l'emprise de Têtenbulle, si ? Il me semble que seul Fleur et Krum le sont... Bref, dis-le moi si d'autres choses te chiffonnent dans ta lecture.

BlackJo : Ça l'est en effet. J'espère que tu appréciera ce chapitre. Merci pour ta review.

BobMarley07Be : Merci pour tout, vraiment. Bisous et merci encore.

: Merci pour les reviews, bonne lecture à toi.

Sinon, j'essaye de faire des chapitres de plus en plus longs.. Bref, voici tout de suite le chapitre 8. Enjoy. !


- Hum hum !

Je sursautai violemment et me mis à chercher l'origine du bruit.

- Tu veux la lettre… Tiens, Potter.

Je me retournai immédiatement et vit qui me tendait le bout de papier. Hermione…


- Qu'est-ce que tu fais là ? Dis-je, tout en essayant de contrôler la colère dans ma voix.

- Je te rends ta lettre. Ça ne se voit pas ? me répondit-elle sur le même ton.

Je remarquai alors que la température de la pièce semblait avoir chuté de plusieurs degrés en l'espace de quelques secondes.

- Merci, mais je croyais que tu ne voulais plus jamais me parler, fis-je remarquer, sèchement.

Voyant qu'elle ne répondait pas, je poursuivis.

- Qu'est-ce qu'elle faisait en ta possession ?

Elle détourna soudain la tête, l'air gêné.

- Je… Elle… Elle était sur ton lit, et…

- Quand l'as-tu prise ?

- Il y a quelques minutes à peine... A vrai dire, je venais ici pour parler à Ron, quand je l'ai vue sur ton…

- A Ron ? Coupais-je, avec un petit rire qui n'avait rien de joyeux. C'est vrai que c'est ton nouveau petit copain…

- Arrête, s'il te plaît ! C'est autant mon petit copain que Malefoy !

Elle plaqua soudain ses mains sur sa bouche.

- Ecoute, ce n'est pas du tout ce que je voulais dire ! Malefoy n'est pas mon petit ami, et encore moins mon ami.

- Ce n'est pas ce que tu avais l'air de penser, hier matin.

- Alors ça y est, l'heure des règlements de compte à sonné ? Observa-t-elle. Tu veux vraiment que l'on recommence à se disputer ?

- Je pense que l'on ne parviendra pas à effectuer la satanée mission de Dumbledore si les choses entre nous ne sont pas claires, répondis-je, sûr de moi.

- Très bien, comme tu veux. Je vais te le dire pour la dernière fois : Malefoy n'est et ne sera jamais rien d'autre que mon ennemi.

- Et moi, je te le répète, ce n'est pas du tout l'impression que tu donnais dans la Grande Salle, dis-je, haussant la voix.

- Merde, Harry ! J'ai fait ça pour t'énerver, rien de plus ! Faire pareil que toi avec Ginny ! s'emporta-t-elle.

- Pour… m'énerver ? répétai-je, ne comprenant pas ses paroles. Mais pourquoi ?

- Oh, arrête ! Ne fais pas l'innocent. Je voulais juste te rendre jaloux !

- Ah ça, ça a bien marché. Tu es contente de toi, j'imagine ? Criais-je, à présent.

- NON ! Non, parce que tu m'as dit que tu ne m'avais jamais aimée ! Hurla-t-elle, hystérique, le corps tremblant.

- C'EST FAUX !

Le silence retomba alors, lourd.

- Vraiment ? demanda-t-elle, d'une petite voix, quelques secondes plus tard.

- J'étais en colère, repris-je plus calmement. D'ailleurs, nous l'étions tous les deux. Mes mots ont dépassé ma pensée ! Alors que toi, te rapprocher de Drago n'a pas semblé te poser de problème, repris-je d'une voix pleine de reproches, sans pouvoir m'en empêcher.

- Pense ce que tu veux, déteste-moi si ça te fait plaisir, mais sache une chose. Si je n'avais pas été là hier, tu serais mort à l'heure qu'il est ! déclara-t-elle d'une voix très calme, les poings sur les hanches.

- Quoi ? Parce que… c'était toi ? Le sort de Têtenbulle ? Et…

- Ne fais pas celui qui est étonné ! m'interrompit-t-elle, les sourcils froncés. Qui d'autre aurait pu venir te sauver, mis à part la seule personne qui se devait normalement de faire la mission à tes côtés ? Qui d'autre aurait pu lire la lettre déposée dans ton tiroir, t'avoir suivi discrètement pour mieux t'aider après, et enfin te ramener, couvert de sang, devant la cabane de Hagrid ? J'ai fait une erreur avec Malefoy, soit. Mais ça ne veut pas dire que je n'accorde pas d'importance à la mission de Dumbledore et que je me fiche que tu meures dévoré par un poisson !

Elle avait à présent les larmes aux yeux.

- Hermione, écoute, je ne savais pas. J'y ai pensé, figure-toi. Et…

- Et pourtant, tout ce que trouves à faire au moment où l'on se revoit, au lieu de me remercier, c'est de me cracher notre dispute au visage ! J'ai failli y passer, moi aussi, dans cette eau gelée !

Des bruits de pas s'entendirent hors du dortoir. Nos cris avaient dû ameuter une petite partie du château devant la salle commune.

Je m'approchai d'elle doucement, la prenant par les épaules, tandis qu'elle sanglotait dans ses mains.

- Hermione, écoute-moi ! Je ne pourrai jamais t'être assez reconnaissant de ce que tu as fait pour moi, dis-je, sincère. Tu vois, je te remercie, mais par pitié, calme-toi !

- Qu'est-ce qui se passe ici ? Harry, lâche Hermione ! Tu lui fais mal ! Clama la voix de Ron par-dessus le chaos qui animait à présent la petite chambre.

- Laisse, Ronald. On discutait juste, me défendit Hermione, chassant d'un revers de la main les larmes qui perlaient aux coins de ses yeux.

- Vous discutiez ? En vous criant dessus ? Je te conseille de te tenir éloigné de lui, s'adressa-t-il à la jeune sorcière. Il est instable.

- Harry n'est pas fou ! s'écria vivement Hermione.

- Instable ? Je te demande pardon, mais ce n'est pas moi qui vient de larguer ma copine et qui me jette dans les bras d'une autre ! m'exclamais-je, provoquant des chuchotements parmi la foule de Gryffondor qui s'était rassemblée autour de nous.

Ron nous lança un regard noir.

- Ça n'a absolument rien à voir, dit ce dernier. Et n'oublie pas que je suis préfet. Je peux t'enlever des points, me menaça-t-il. D'ailleurs c'est ce que je vais faire. Tu es content de toi, Harry ? Tu viens de faire perdre 20 points à ta maison !

- Ron, tu ne peux pas faire ça ! S'indigna Hermione, en se plaçant devant moi, dans une attitude protectrice. Harry n'a rien fait de mal ! Je suis aussi fautive que lui !

- Depuis quand tu le défends ? s'écria Ron, perplexe.

Des claquements de talons contre le sol interrompirent Hermione qui s'apprêtait à répliquer.

- Jeunes gens, veuillez sortir de ce dortoir immédiatement, claqua la voix sèche de McGonagall. Quant à vous, Potter et Granger, suivez-moi dans mon bureau, je vous prie.

Echangeant un regard inquiet, Hermione et moi nous frayèrent un passage entre les élèves, puis suivirent notre directrice de maison à travers les couloirs de Poudlard.

Arrivée à son bureau, elle referma la porte en un claquement sec, et, après nous avoir fait asseoir dans deux fauteuil en chintz, se tourna vers nous avec une expression de dégoût sur le visage.

- Bien le bonjour à vous deux, commença-t-elle, d'un ton faussement aimable.

Elle s'interrompit pour s'éclaircir la gorge. Ni Hermione ni moi ne dîmes un mot.

- Est-il utile de vous préciser que j'ai dû interrompre mon cours de métamorphose pour aller constater l'origine du vacarme audible dans une bonne partie du château ? Demanda McGonagall, plus froide que jamais.

Devant l'absence de réponse à sa question rhétorique, elle poursuivit, me regardant de ses yeux perçants.

- Comment avez-vous osé vous disputer de nouveau avec Mlle Granger ? La scène dans la Grande Salle d'hier matin ne vous a-t-elle pas suffi ? Attaqua-t-elle. Vous n'êtes pas un Serpentard ! Vous êtes un Gryffondor ! Respectez donc l'honneur de votre maison en ne vous chamaillant pas devant toute l'école !

- Je suis désolé, c'est ma faute…

- Je vous croyais plus digne de vos parents que ça, Mr Potter, cracha-t-elle, et ses mots me firent l'effet d'une douche froide.

- On peut vous expliquer, tenta courageusement Hermione.

- Et vous, Miss Granger, reprit McGonagall en la regardant de haut, vous êtes préfète, bon dieu. Je ne vous croyais pas capable de vous rabaisser à de telles démonstrations en public ! Je vous ai défendus tous les deux auprès des autres professeurs après la scène d'hier, faisant passer ça sur le compte des hormones en ébullition, mais je ne peux pas le faire une deuxième fois !

- Nous somme désolés, fis-je d'une petite voix, tandis qu'Hermione approuvait par un hochement de tête vigoureux. Ça ne se reproduira plus.

- J'y compte bien. Mais pour être sûr que vous ne vous donnerez plus en spectacle ainsi, je vous colle tous les deux avec le professeur Rogue, ce soir à 20h.

J'allai protester quand Hermione me prit doucement le bras, signifiant par là qu'il était inutile de protester.

Ce simple contact me fit imperceptiblement sursauter. Je jetai un bref coup d'œil sur sa main, étonné de ce geste. Hermione sembla s'en apercevoir car elle rompit rapidement le lien.

Tiens, c'est drôle. Cela fait si longtemps que tu n'as pas eu un simple contact physique avec Hermione, qu'au moindre petit geste, ton cœur s'emballe, constata une voix perfide dans mon esprit.

Chassant d'un mouvement de tête mes pensées stupides, je suivis Hermione qui s'était levée et s'était de nouveau excusée, avant de repartir dans la Grande Salle. Il était maintenant aux environs de treize heures, et l'heure était propice au repas du midi.

Sur les tables, les plats – ragoût de veau, flageolets et pommes dauphines – étaient déjà présents. Néanmoins, peu de personnes étaient attablées, ceci résultant de l'heure assez avancé pour le repas et le fait que bon nombres d'élèves étaient actuellement en cours.

Nous arrivions maintenant à la table des Gryffondor.

- Tu préfères aller à côté de Ron? Ou de Ginny ? Dis-je à l'adresse de la jeune femme à mes côtés.

- Oh non. Surtout pas à côté de Ron. Je n'approuve pas ce qu'il a fait… T'enlever des points, alors que vous faites appartenez à la même maison, c'est si stupide. Et puis ça ne me gène pas d'être à côté de toi, rajouta-t-elle en s'asseyant.

On évita alors de se regarder, gênés. Elle, triturant sa serviette avec ses mains et moi me servant une petite portion de chaque met, tout en cherchant les bons mots pour m'excuser. Finalement, elle rompit le silence.

- Je suis désolée pour ce que j'ai fait. C'était stupide et puéril de ma part ! D'habitude, je ne me rabaisse pas à de telles enfantillages, je…

- Hermione, c'est à moi de m'excuser. Je t'ai dit des choses horribles, je ne les pensais pas.

Elle me tendit sa main, me regardant droit dans les yeux.

- On fait la paix alors ? Tenta-t-elle d'une voix timide.

- On fait la paix, affirmais-je en serrant sa main, soulagé.

Le silence retomba, mais plus léger qu'avant. Une heure plus tard, après que la conversation se soit achevée sur de nombreuses amabilités prononcées à l'égard de Ron, nous sortions de table, repus. Nous nous dirigions ensuite vers le parc de Poudlard. Cette destination était une idée d'Hermione : elle souhaitait pouvoir continuer à déchiffrer la lettre, assise tranquillement sous un arbre. Du coin de l'œil, je vis que la jeune sorcière avait l'air anxieux. Enfin, et alors que l'on venait de franchir la porte du château, elle se décida à parler.

- H-Harry. Il faut que je te dise quelque chose, commença-t-elle. L'autre jour, j'ai surpris…

- Miss Granger ! Résonna une voix forte derrière nous, nous faisant sursauter par la même occasion.

- Oui, Professeur, dit une Hermione quelque peu tremblante à Dumbledore qui venait d'apparaître devant nous. Je peux vous être utile ?

- En effet, oui. J'ai quelques mots à vous dire. Harry, s'adressa-t-il à moi, en un bref salut.

Et ils partirent tous les deux, me laissant désespérément seul. Hermione revint finalement quelques minutes plus tard, les joues rouges, les cheveux en bataille et le souffle court.

- J'ai essayé d'écourter cette entretien, d'où mon état : j'ai couru pour revenir ici, se justifia-t-elle, tout en aplatissant sa crinière avec ses mains.

- Qu'est-ce qu'il voulait ? Interrogeais-je directement.

- Oh, rien. La routine. Seulement savoir où en était la mission. D'ailleurs, il nous conseille de nous dépêcher de trouver les autres membres de l'Ordre.

- Et en quoi n'étais-je pas le bienvenu dans cette petite réunion ? demandai-je, suspicieux.

- Je n'en sais rien. Mais de toute façon, cela n'a aucune importance ! Montre-moi la lettre, maintenant, qu'on en finisse avec cette mission.

Après nous être assis à l'ombre d'un peuplier, je sortis le bout de papier de ma poche, et le tendis à Hermione.

- Prends-le, c'est toi l'experte en énigmes, lui dis-je avec un clin d'œil.

- Tu t'es quand même bien débrouillé pour déchiffrer la première, me répondit-elle du même ton léger.

- Mais tu m'as énormément aidé, lui rappelais-je.

- Oh, tu aurais fait pareil pour moi, fit-elle d'un ton modeste. Bon, on en est où ?

- « Enlevée à son compagnon,

Elle fond là où l'attaque brûle encore.

Suffocante sous la pression,

Viendra à elle la sentence de la mort » récitai-je.

- Pas de doutes, il s'agit de Tonks. C'est la seule femme à voir été enlevée.

- Où peut-elle se trouver ? « Là où l'attaque brûle encore », c'est franchement mystérieux comme phrase, déplorai-je.

Soudain, Hermione se frappa la tête de sa main.

- Mais bien sûr ! C'est évident, non ?

- Non, pas vraiment.

- Mais si ! Il y a quelques semaines, à Noël, nous étions au Terrier…

- Et nous avons été attaqué par les Mangemorts, finis-je, comprenant là où elle voulait en venir. C'était horrible… Il y avait du feu partout.

- Alors c'est sûrement là qu'elle se trouve ! De toute façon, il n'y a qu'un moyen de le vérifier. Il n'y a pas de temps à perdre, Harry ! Il faut la trouver !

Elle m'entraînait déjà à travers les profondeurs du parc.

- Où va-t-on exactement ? Demandais-je finalement.

- Chez Hagrid.

- Euh… Hermione, tu es sûre que tu vas bien ? Parce que la cabane de Hagrid est tout sauf notre destination…

- Réfléchis, idiot ! Hagrid est le gardien des clés. Il acceptera de nous laisser passer les grilles, et ensuite nous pourrons transplaner vers le Terrier.

- Ça à l'air génial, comme plan, sauf que tu oublies un détail : jamais il n'acceptera de laisser deux élèves sortir de l'enceinte de Poudlard.

- A mon avis, Dumbledore l'a prévenu que si nous devions nous rendre ailleurs, nous passerions sans doute chez lui afin d'aller transplaner en dehors du château.

Suivant le raisonnement d'Hermione, nous toquions à la porte massive de la cabane du semi-géant, porte qui s'ouvrit presque immédiatement.

- Oh, eh bien j'imagine que vous voulez sortir ? Suivez-moi, dit-il de son habituel voix bourrue.

Hermione m'afficha un sourire triomphant.

- Comment Dumbledore pouvait-il savoir que nous aurions besoin de transplaner ?

- Voyons, Harry ! Cela paraît évident que Voldemort n'irait pas cacher ses prisonniers dans l'enceinte même de l'école.

- Et Lupin ? Il y était lui. Le Lac noir, cela fait partie du château, non ?

Hagrid interrompit notre échange en ouvrant de sa main peu habile la lourde porte de métal.

- Bonne chance, fit-il, ému.

Et il referma la porte derrière nous. Nous étions maintenant livrés à nous-mêmes.

La main d'Hermione se referma sur mon bras, et je n'eus même pas le temps de penser à combien ce contact était agréable que nous transplanions en direction de chez Mr et Mrs Weasley.

Arrivés là-bas, je fus surpris par la quiétude des lieux. Il n'y avait pas un bruit. Le soleil de l'après-midi était assez haut dans le ciel, mais les oiseaux ne chantaient pas. Nous traversions rapidement les herbes hautes et nous retrouvèrent vite devant la porte de la maison.

- Tu crois qu'il y a quelqu'un à l'intérieur ? demandais-je, curieux et troublé par l'atmosphère pesante qui régnait.

- On n'a qu'à vérifier.

Sur ces mots, Hermione toqua à la porte. Personne ne vint nous ouvrir.

- C'est bien notre veine, si la porte est fermée ! s'exclama-t-elle.

- Oh, Hermione, ne sois pas idiote, lui dis-je, avec un sourire en coin. Alohomora.

Pour toute réponse, elle me tira la langue dans un geste très enfantin. Ouvrant la porte, elle brandit sa baguette.

- Hominium Revelio. Harry, nous sommes seuls, constata-t-elle.

- Les Weasley doivent être partis rendre visite à Charlie en Roumanie… Ron m'en a parlé, l'autre jour, dis-je, devant l'air d'incompréhension de Hermione.

- D'accord, je comprends mieux, dit-elle. Au moins, on sait que Tonks ne se trouve pas dans la maison.

Nous sortîmes alors pour nous rendre dans le jardin, mais nos recherches restèrent vaines : il n'y avait aucune trace de la Métamorphomage aux alentours de la maison.

- Va vérifier le potager, décidai-je, et la lisière du champ, aussi. Moi, je vais examiner la maison.

Hermione approuva d'un signe de tête et chacun partit dans sa direction.

J'entrai alors dans la demeure d'ordinaire si chaleureuse. Aucun indice sur le lieu de la détention de Tonks ne s'y trouvait. L'étage ne m'apprit rien de plus non plus. Au moment où j'allais redescendre les marches, une voix m'appela.

- Harry !

Je me rapprochai de la fenêtre pour mieux entendre Hermione.

- C'est étrange, me dit-elle, les gnomes, ils ne sont pas là ! Les plantes sont dévastées mais il n'y en a aucun dans le potager… Je vais voir près des herbes hautes, là-bas…

- Continue tes recherches, j'arrive, criais-je pour me faire entendre.

- Harry ! Il y a un corps ici ! AAAAAAAAAAAAAHHHHHHHH !

Le cri perçant qui venait de retentir me glaça le sang. Je découvris bien vite l'origine du bruit : un gigantesque feu s'était allumé près du champ où Hermione se trouvait.

- HERMIONE !

Je descendis les marches à la volée, manquant à plusieurs reprises de me rompre le cou, et sortis en trombe de la maison.

Je courais pour rejoindre l'endroit enflammé. Je traversai le champ, repoussant les herbes hautes mais trébuchai bien vite sur quelque chose au sol. C'était Hermione, recroquevillée sur elle-même.

- Oh, merlin ! Est-ce que ça va, tu n'as rien ? Paniquai-je, en m'agenouillant à son niveau. Réponds-moi, est-ce que ça va ?

Je remarquai alors qu'elle pleurait. Mon regard descendit de son visage, et je constatai avec effroi que sa jambe était en sang.

- Que t'est-il arrivé ?

- H-Harry… Tonks, elle… hoqueta-t-elle.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Où est-elle ? Tu l'as vue ? demandais-je, tandis qu'un affreux pressentiment m'envahissait.

- O-Oui. Elle est… E-Elle est au milieu des flammes…

Me relevant, je vis alors la jeune femme étendue au milieu du foyer du feu.

- Aïe ! Harry, m-ma jambe, j'ai si mal... souffla Hermione.

- Tiens, lui dis-je en déchirant un bout de vêtement. Presse-le sur ton mollet, ça ira mieux. Je vais chercher Tonks.

Je criai alors son nom à plusieurs reprises, espérant qu'elle me réponde, mais ces tentatives furent vaines.

Au fur et à mesure que je me rapprochais d'elle, la chaleur se faisait de plus en plus insupportable.

- Aguamenti !

Un mince filet d'eau s'écoula de ma baguette.

- AGUAMENTI !

Un gigantesque jet d'eau sorti alors, se précipitant sur les flammes. Je tentai de maîtriser le feu, mais celui-ci était particulièrement résistant. J'y parvins quelques minutes plus tard, minutes où je n'avais cessé de craindre pour la vie des deux sorcières.

Je couru alors à travers les cendres, me précipitant vers la sorcière. Elle était inerte sur le sol et recouverte des mêmes cendres que je venais de traverser.

- Oh mon dieu, Tonks…

Je dégageai alors la poussière de son visage, m'étonnant que celui-ci ne soit pas plus brûlé.

Je pris son poignet avec ma main et tout en le faisant, remarquai que son visage ne portait pas de traces de brûlures – comme si elle n'avait pas été au cœur des flammes. De plus, je venais de constater qu'elle avait du pouls. Un bruit me fit sortir de ma torpeur. C'est sous un regard effaré que je vis Tonks se relever doucement, toussant pour expulser la poussière de ses poumons.

- Oh… HARRY ! fit-elle en me voyant, m'enserrant fort dans ses bras.

Quoi ? Elle était… vivante ?

- Tu es vivante ? m'exclamais-je vivement, en proie à une totale incompréhension.

- Non non, je te parle en direct du paradis, et c'est très joli, là-bas... ironisa-t-elle mais d'une voix faible.

- Mais bien sûr que je le suis, idiot, rit-elle doucement face à mon incrédulité.

- C-Comment tu as fait pour t'en sortir ? demandais-je, effaré.

- Bah tu m'as sauvé, non ? sourit-elle.

- Cela à pris du temps pour que j'éteigne complètement le feu. Pendant ce temps, tu étais en train de brûler !

- Mouais, je ne sais pas. Peut-être que tu m'as sauvé in extremis.

- In extremis ? doutais-je. Je ne pense pas. Et puis regarde, tu n'as quasiment aucune trace de brûlure sur ton corps !

- Je ne suis pas tout à fait du même avis, dit-elle d'un ton beaucoup moins léger en découvrant un pied calciné, devenu noir.

- Oh merlin ! Je n'avais pas vu ! Ça doit faire horriblement mal…

- Cela aurait été encore plus douloureux si tu n'avais pas arrêté le feu avant qu'il ne m'atteigne complètement.

- Il faut t'emmener d'urgence à Ste Mangouste !

- Je crois que ton amie aussi en aurait bien besoin. Elle aussi a été touchée par l'explosion qui a provoqué l'incendie.

Oh. Hermione. Comment avais-je pu l'oublier ?

- Je reviens tout de suite ! Dis-je à l'adresse de Tonks, tandis que je parcourais les quelques mètres qui me séparaient d'Hermione.

- Hermione ! Tu vas bien ? lui demandais-je quand je fus arrivé à sa hauteur.

- J'ai connu mieux, dit-elle, une expression de souffrance sur le visage.

- Tu crois que tu auras la force de nous faire transplaner à Ste Mangouste ?

- O-Oui je pense, mais rendons nous au château, plutôt… Ce sera plus simple. Là Dumbledore pourra décider de ce qu'il convient de faire. Et puis, il ne faut pas oublier que nous avons une retenue dans quelques heures…

- Très bien, dis-je, ne voulant pas la contrarier. Allons vers Tonks, proposais-je.

J'aidai Hermione à se lever et à marcher sur quelques mètres. Arrivé à hauteur de la compagne de Lupin, nous transplanâmes tous ensemble.

Arrivés à Poudlard, je soutins les deux femmes par les épaules et nous avançâmes doucement mais sûrement vers l'entrée du château.

Enfin, après de longues minutes, nous arrivâmes à l'infirmerie, et Mme Pomfresh s'occupa tout de suite d'elles. Quant à moi, je fus gentiment renvoyé de la pièce :

« Allez donc voir le professeur Dumbledore, Potter ! »

Je n'avais plus qu'à suivre ce conseil, et c'est la tête rempli d'inquiétude au sujet d'Hermione et de Tonks que j'arrivai devant la gargouille et que je prononçai le mot de passe.

Toquant à la porte du bureau de Dumbledore, je fus invité à entrer. La journée n'aurait pas pu mal finir : Rogue m'attendait également dans le bureau…


Voilà, je tacherai de poster dans les temps la prochaine fois (mais je peux vous assurer que ce n'est franchement pas évident). Merci à tous, à bientôt.