Bonsoir tout le monde ! Désolé pour le retard, vraiment, mais je vois pas les jours passer et j'ai préféré attendre les vacances pour finir le chapitre.

Merci à tous de suivre ma fic et de me mettre des reviews, ça me fait super plaisir :). Voilà, bonne lecture, et merci à BobMarleyBe !


Toquant à la porte du bureau de Dumbledore, je fus invité à entrer. La journée n'aurait pas pu mal finir : Rogue m'attendait également dans le bureau.

- Entre Harry, je t'en prie, dit galamment Dumbledore.


J'acceptai l'invitation non sans appréhension et me dirigeai vers le bureau. Je m'assis sur un fauteuil, tandis que le directeur s'installait en face de moi, derrière le meuble, le maître des potions debout à ses côtés.

Durant tout ce temps, je sentis le regard de Rogue vrillé sur moi.

- Si je t'ai fait venir ici, Harry, commença Dumbledore, c'est pour plusieurs raisons que je vais te citer promptement. Tout d'abord, je tenais à te féliciter pour le courage dont tu as fait preuve en délivrant Tonks et Rémus Lupin. Miss Granger et toi formez une très bonne équipe.

A ces mots, je ne pus retenir un sourire.

- Grâce à cela, deux membres de l'Ordre ont déjà été sauvés. Je vous en remercie tout deux profondément.

La seconde chose dont je voulais te parler est que Miss Granger, le professeur Lupin et sa compagne sont actuellement à Ste Mangouste et bénéficient de soins attentifs. Leurs vies ne sont pas en dangers.

- Elles vont bien, répétais-je, à moi-même, soulagé. J'en suis ravi, professeur. Maintenant, puis-je me permettre de vous poser une petite question ?

Les sourcils de Rogue se froncèrent tandis que Dumbledore croisa les mains sous son menton, me fixant de par dessus ses lunettes en demi-lune.

- Oh, je m'y attendais. Eh bien, demande-moi ce que tu veux, mon garçon.

- Très bien. Comment se fait-il que Tonks ne s'en soit sortie qu'avec quelques blessures seulement alors qu'elle était au cœur de l'incendie ?

J'avais d'autres questions en tête mais celle-ci me paraissait la plus importante.

- Vois-tu Harry, si les flammes sont apparues autour du Terrier, c'est probablement dû à un acte de magie noire. Je ne connais pas la nature exacte de ce sort, mais celui-ci devait sûrement consister à créer une explosion si quiconque s'approchait de Mlle Tonks. Mais comme je te l'ai dit, je ne peux l'affirmer.

- Qu'en est-il de ses blessures alors ? fis-je, d'une voix suspicieuse.

Pendant un instant, je crus déceler de la gêne sur le visage de Dumbledore. Il se reprit néanmoins bien vite et tenta d'afficher un sourire convaincant.

- Elle a eu de la chance, seul son pied a subi des désagréments.

- De la chance… Vraiment ?

- Oh, et bien, peut-être que le feu n'était pas destiné à tuer Tonks, mais seulement la personne qui s'en approchait, mais je n'en suis pas certain.

- Voldemort n'est pas vraiment le genre de personne à épargner quiconque, contrai-je d'une voix froide.

Il eut alors une grimace et jeta un coup d'œil furtif au Professeur Rogue.

- Peut-être avez-vous d'autres questions, Potter ? demanda ce-dernier, de son habituel ton agaçant.

Décidant de ne pas tenir compte de cet échange muet, je continuai.

- Oui, est-ce que Lupin et Tonks ont parlé de ce qui s'est passé durant leur captivité ?

- Nous n'avons pas eu l'occasion de leur demander, crois-moi. Ils sont en train de récupérer de leur détention, et nous ne voulons pas les brusquer avec quelques questions.

- Oh, je vois. Au fait, pourquoi m'avoir caché le fait qu'Hermione m'aie sauvé du lac ? repris-je, me souvenant de la réponse de Dumbledore quand je lui avais posé une question à ce sujet quelques temps auparavant.

- La réponse est très simple, Harry. Je voulais simplement t'amener à te poser les bonnes questions, et enfin comprendre l'attachement que vous pouvez vous porter mutuellement. Qui d'autre aurait pu venir te sauver, à part elle ?

- Eh bien, vous auriez pu…

- Non, car la mission ne concerne que toi et Miss Granger, me coupa-t-il.

- A ce propos, puisque la mission me concerne tout autant qu''Hermione pourquoi n'ai-je pas été convié à votre réunion, ce matin ? Que lui avez-vous dit ?

Un blanc s'installa alors. Au début, je crus que Dumbledore n'avait pas entendu ma question, mais l'échange silencieux entre le maître des potions et lui m'apprit que non.

- Écoutez, professeur, je trouve cette mission suffisamment dure comme ça, alors j'aimerais bien être au courant de tous les détails la concernant ! m'énervais-je soudain.

Au même instant, une horloge sonna 20 coups.

- Je crois que l'heure de ta retenue à sonné, Harry, dit le directeur de Poudlard avec un sourire, toujours aussi calme.

En arrivant dans le bureau de Dumbledore, je pensais enfin connaître les réponses à toutes mes interrogations, mais je m'étais bien trompé.

Je suivis Rogue à travers les couloirs de l'école, pestant intérieurement contre mon sort. Nous arrivâmes cependant rapidement dans les cachots, devant la salle de potions. Ouvrant la pièce avec ses clés, le professeur ne prit pas même la peine de retenir la lourde porte derrière moi. Entrant quand même, je me décidai enfin à parler avec lui.

- Professeur, Hermione ne viendra pas, n'est-ce pas ?

Il mit plusieurs minutes à me répondre, trop occupé à organiser ses affaires et à éclairer la pièce.

- De toute évidence… lâcha-t-il finalement.

Il déposa ensuite des dizaines de chaudrons sur une table devant moi, et m'expliqua la tâche qui m'attendait.

- Récurer-les de long en large, Potter, et sans la magie !

Si seulement Hermione avait été là, j'aurais pu avoir une compagnie. Et quelle compagnie ! Mais non, j'étais bel et bien seul – la présence de Rogue en moins – à frotter des chaudrons dégoulinants de potions ratées, dans cette salle sombre et lugubre. Génial, vraiment.

Une heure et demi passa. J'entamai le dernier chaudron quand quelqu'un frappa à la porte. Rogue, qui s'était assis derrière son bureau et avait corrigé des devoirs, se leva en rouspétant contre l'intrus. Il m'ordonna de rester là où j'étais.

De là où j'étais, justement, je n'entendais et ne voyais pas qui était la personne à qui Rogue avait entrouvert la porte.

Un éclat de voix me parvint cependant.

- Que faites-vous là ? Vous ne devriez pas être à Ste Mangouste ?

Comment ça, vous cherchez Mr Potter ?

Je m'approchai alors, presque sûr de l'identité de la tierce personne. Et, en m'avançant encore un peu vers l'entrée de la pièce, j'eus confirmation : c'était bien Hermione qui trônait fièrement devant Rogue.

- Hermione ! Que fais-tu là ? demandai-je d'une voix surprise mais enjouée, me fichant d'avoir désobéi au maître des potions.

Celui-ci s'apprêtait d'ailleurs à me réprimander, mais fut interrompu par la jeune femme.

- Harry !

Et sans sommation, bousculant le professeur, elle s'avança vers moi et me prit dans ses bras.

- Hermione… chuchotais-je dans ses cheveux, la serrant un peu plus fort à chaque instant, j'ai eu tellement peur que l'on ne s'en sorte pas…

- Oh, Harry… C'est grâce à toi, tu nous as sauvées toutes les deux.

Notre étreinte sembla durer une éternité, et Rogue dut le ressentir aussi car il mit vite terme à notre échange.

- Quelles belles retrouvailles larmoyantes… Au risque d'interrompre cet échange passionnel, Potter, il vous reste encore un chaudron à nettoyer ! Et vous, Miss Granger, puisque vous avez daigné nous honorer de votre présence, peut-être pourriez-vous récurer les quelques vingt-cinq autres qui sont dans l'armoire, là-bas ?

Voyant que cela ne servirait à rien de discuter, nous nous remîmes tous deux au travail.

- Quand as-tu pu sortir de l'hôpital ? Chuchotais-je doucement à Hermione, une fois Rogue parti se réinstaller à son bureau.

- Dés que mon genou fut cicatrisé, ce qui ne fut pas long, me répondit-elle, en retroussant ses manches et s'attaquant à la croûte d'une couleur verdâtre d'un récipient. Ils font vraiment des miracles à Ste Mangouste, m'affirma-t-elle, encore mieux que Mme Pomfresh ! Il ne faut juste pas que je fasse de trop grands efforts pendant quelques jours.

- Et Tonks et Lupin ? Ils vont bien ?

- Oh, je n'en sais rien, je ne les ai pas croisés… Il faut croire que nous n'étions pas répartis dans les mêmes sections.

Quelques minutes plus tard, j'en eus fini avec mon dernier chaudron, et le déposai alors devant la paillasse de Rogue, prêt à partir.

- Vous pouvez disposer, Potter, mais pas vous Granger.

Jetant un dernier coup d'œil compatissant à Hermione, je repartis vers le dortoir, littéralement épuisé.


C'est Ron, qui, aux environs de 9 heures le lendemain matin me tira du sommeil par un discret coup de pied dans mon lit.

- Eh, debout !

Il se mit alors à parler mais je mis un certain temps à comprendre ce qu'il me disait. Finalement, me redressant dans mon lit et enfilant mes lunettes, je me concentrai sur le rouquin.

- Mon rôle de préfet est de m'assurer que tous les élèves se réveillent à temps pour les cours ! Tu ne fais pas exception à la règle. Tu es déjà en retard en cours de botanique !

- Tu n'es pas au courant ? Hermione et moi sommes dispensés de cours. Je pensais te l'avoir dit, mais il faut croire que tu n'accordes pas grande importance à mes propos, lâchai-je hargneusement.

- Je m'en souviendrais, sinon. Et en quel honneur n'allez-vous plus en cours ? demanda-t-il sur le même ton.

- Ça ne te regarde absolument pas, dis-je froidement.

- Si, ça me regarde. Nous sommes le « Trio d'or », non ? tenta-t-il.

- Laisse-moi rire ! ricanai-je en m'extirpant du lit.

- Je peux t'enlever des points pour ton insolence, tu sais ?

- Je sais, tu l'as déjà fait l'autre jour. Mais nous sommes le « Trio d'or », n'est-ce pas ? répliquai-je du même ton qu'il avait auparavant employé. Tu n'oserais pas faire ça à tes « amis » !

Je me levai alors, pris rapidement une douche et sortit de la pièce quelques minutes plus tard.

- C'est toi qui va finir pas être en retard en cours, dis-je à Ron qui m'avait suivi, une fois arrivé au portrait de la Grosse Dame.

- Où vas-tu ? fit-il suspicieusement.

- Je ne peux pas te le dire ! Et pourquoi je te répondrais, d'abord ?

- Je suis préfet !

- Hermione aussi, et par conséquent, elle a le droit d'aller où elle veut, ainsi que moi.

- Ah c'est ça ! Tu vas la rejoindre, cracha-t-il. Et tu ne veux toujours pas me dire pourquoi ?

- La ferme, Ron.

Et je le laissai en plan, trouvant qu'il y avait mieux à faire que de parler avec lui.

J'errai alors dans les couloirs déserts, à la recherche de la jeune sorcière, afin que l'on puisse se mettre au plus vite à la recherche des autres membres de l'Ordre. Seulement, elle était introuvable et la faim commençait à se faire ressentir. N'écoutant que mon ventre, j'entrepris d'aller chercher de quoi manger dans les cuisines de Poudlard, l'heure du petit-déjeuner étant dépassée.

Je suivis le couloir près de l'escalier principal et arrivai vite devant le tableau représentant des fruits je chatouillai la poire et le passage s'ouvrit. A peine avais-je eu le temps de faire quelques mètres que Dobby fondit sur moi.

- Mr Harry Potter !

Pensant qu'il voulait me prendre dans ses bras – vu la façon dont il tirait sur les pans de ma robe – je le soulevai du sol et passai mes bras autour de son petit cou.

Mais en réalité, ce n'était pas du tout son intention.

- Harry Potter, lâchez-moi tout de suite !

Surpris par le ton si peu habituel de l'elfe de maison, je le laissai alors retomber par terre.

- Vous ne devez pas venir ici ! Harry Potter n'a pas le droit ! reprit-il en s'affolant.

- Mais, Dobby, dis-je, ne comprenant pas l'interdiction, je suis juste venu chercher un peu de nourriture…

A ces mots, il claqua des doigts et des dizaines d'autres elfes se mirent à farfouiller dans la cuisine et à déposer à mes pieds de quoi me sustenter.

- Voilà, maintenant Harry Potter a eu ce qu'il désirait ! Il peut partir, non, se corrigea-t-il, il doit partir !

Il me poussa alors vers l'extérieur de la pièce, me remplit les mains avec les sacs de nourritures et referma la porte derrière moi.

Viré. J'avais été littéralement viré de la salle. Déposant les sacs à mes pieds, je chatouillai de nouveau la poire, et entrai.

- Dobby, tu vas m'expliquer ce qu'il se pas…

La scène se passa en un éclair, si bien que je crus que mon imagination m'avait joué des tours.

Pendant un bref instant, Tonks était là, piquant une grappe de raisin dans un saladier, puis avait disparu aussi vite qu'elle était apparue.

Mais c'est seulement ce que je crus voir, car Dobby me cacha bien vite la vue, et me réordonna d'une manière tellement peu familière de « partir sur le champ ».

En dehors de la cuisine, je repris la nourriture dans mes mains et repartis pour de bon, cette fois.

« Il faudrait que j'en parle à Hermione », pensais-je.

Avais-je bel et bien vu Tonks, où était-ce seulement quelqu'un d'autre – un autre élève comme moi, affamé ? Mais à ce moment là, pourquoi me priver, moi, de rentrer dans la cuisine ?

Et puis, si c'était vraiment la métamorphomage dans la pièce, pourquoi m'avoir caché qu'elle était sortie de l'hôpital ?

Sur ces interrogations, je quittai le couloir et l'étage, et allai dans le parc, afin de déguster tranquillement mon petit déjeuner.

Je m'installai sur un banc dans le jardin, et profitai du repas pour continuer à déchiffrer la lettre que j'avais pris soin d'emporter avec moi.

« Dans ce lieu hanté, privé de ses repères,

Il ne voit plus que des nuages.

Il se sent flotter en l'air,

Et bientôt il tombera de sa cage. » Récitais-je à voix basse.

Qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ? « Privé de ses repères »… Je regardai au dos de la lettre les noms des membres de l'Ordre enlevés : ne restait plus que Mondingus, Maugrey et Sirius.

- Cela pourrait être Maugrey, sachant qu'il possède un œil de verre, réfléchis-je à voix haute, la bouche pleine de viennoiseries. Lui as-t-on bandé les yeux ? La suite de la missive parle d'un escroc, puis d'un être cher, qui sont sans aucun doute respectivement Fletcher et Sirius. De toute façon, l'identité de la personne en question n'a pas grande importance, c'est le lieu de la détention qui importe.

- Alors, on continue les recherches sans moi ?

Je sursautai violemment, et cachai immédiatement la lettre derrière mon dos.

- Ce n'est que moi, dit Hermione avec un sourire moqueur, pas de quoi s'affoler !

- Où étais-tu passée ? demandai-je d'emblée, lui libérant par la même occasion une place sur le banc.

- En cours de botanique, se plaignit-elle en levant les yeux au ciel. McGonagall a insisté pour que j'assiste au cours : « Parce que vous êtes préfète, Miss Granger, et qu'aux yeux des autre élèves, votre absence à de nombreux cours ces derniers jours n'est pas excusable ! » En plus, on n'a fait que de parler des Branchiflore… Je crois que je maîtrise assez bien le sujet.

On se sourit alors tous les deux.

- Bon, on reprend ? Interrogea-t-elle quelques secondes plus tard.

Je lui racontai alors qui je pensais être la victime cette fois-ci et elle approuva d'un hochement de tête. Quand au lieu, elle n'en avait pas la moindre idée.

- C'est assez étrange, en effet, fit-elle après relecture du passage en question. Tu te souviens, Harry, que Lupin était sous l'eau, hier ? Et Tonks dans le feu ?

- Évidemment, comment pourrais-je l'avoir oublié ?

Elle reprit, ne faisant pas attention à ma remarque.

- Et si… commença-t-elle, et j'imaginais très bien les rouages de son cerveau fonctionner à vive allure, et si cela avait un rapport avec les quatre éléments ? Ça parait évident !

- Bien sûr, maintenant que tu le dis ! m'exclamais-je vivement. Mais ça ne nous informe pas vraiment sur le lieu. Ici, ça a un rapport avec l'air, non ?

- Oui… Réfléchissons, quel endroit à un rapport avec le ciel, les nuages que l'on connaissons ?

- Ou plutôt quel endroit que nous connaissons se situe en hauteur ? A Poudlard, par exemple, c'est la tour d'Astronomie la plus haute du château.

- Tu crois qu'il pourrait être là-bas ? me demanda-t-elle.

- Je trouverais ça étrange qu'il y soit. Comment Voldemort aurait-il pu entrer dans l'enceinte de Poudlard, sans se faire remarquer ?

- Tu as raison. Mais où alors ?

On se pencha tout deux sur la lettre. Quelques instants plus tard, Hermione poussa un cri de triomphe.

- Je pense avoir trouvé !

- Alors, où est-il ? fis-je, impatient.

- La lettre t'est destinée, Harry, n'est-ce pas ? Si je te dis un endroit dans les airs qui est « hanté », à quoi penses-tu ?

Je réfléchis un court moment, mais très vite, la réponse m'apparut comme une évidence.

- Au-dessus du terrain de Quidditch, là où je suis tombé de mon balai à cause des Détraqueurs. Mais « hanté » est un bien grand mot…

- De toute façon, pour en avoir le cœur net, on a qu'à aller voir.

Je n'étais pas réellement convaincu mais Hermione me prit la main pour me faire sortir du parc, et ce simple geste me fit oublier ma réticence.

On marchait depuis quelques minutes déjà et nos mains étaient encore scellés. Un léger sourire apparut sur mes lèvres mais je tentai de le chasser. Peine perdue, Hermione s'en était rendue compte et affichait maintenant un adorable teint écarlate.

Nous arrivâmes assez vite devant les gradins du stade de Quidditch. Le ciel était couvert, mais beaucoup moins sinistre que le jour où des Détraqueurs m'avaient attaqué.

- Oh non. C'est de la folie, marmonna la sorcière à mes côtés.

Elle levait les yeux au ciel et je suivis son regard. A une trentaine de mètre au dessus du sol flottait un corps entouré de ce qu'il semblait être des voiles noirs.

- Des Détraqueurs, soupirai-je.

- Je ne pourrais pas t'aider sur ce coup là, Harry. Je ne sais pas voler sur un balai, avoua-t-elle, et de plus, je ne dois pas faire de trop grands efforts à cause de mon genou.

- Ce n'est pas grave. Accio Balai ! m'écriai-je, me rappelant du sort qui m'avait été bien utile lors de la première tâche du Tournoi des Trois Sorciers.

Quelques secondes plus tard, mon éclair de feu jaillissait à mes pieds.

- Je ne sais même pas quoi faire pour le libérer des ces monstres ! paniquai-je.

Hermione s'approcha de moi et me planta un tendre baiser sur ma joue.

- Ne t'en fais pas, chuchota-t-elle, tu trouveras, Harry. Tu es le meilleur.

Cachant la rougeur qui s'était étalée sur mes joues, j'empoignai mon balai et m'envolai vers Maugrey.

Plus je montais en altitude et plus l'air se raréfiait. La même sensation de glace et de terreur me traversa le corps, à l'approche des Détraqueurs, que lors de ma troisième année.

Je parvins enfin à la hauteur de ceux-ci. Le spectacle qu'ils donnaient me fit froid dans le dos. Maugrey Fol'Oeil, les yeux bandés, était prisonnier d'une cage, et pas n'importe laquelle : une cage faite de Détraqueurs.

« Comment faire pour le délivrer ? Si je chasse les Détraqueurs, ceux-ci vont laisser retomber Fol'Oeil qui va s'aplatir sur le sol mais si je ne fais rien, ils vont finir par lui aspirer son âme », constatai-je avec effroi, tandis qu'un des gardien d'Askaban s'avançait dangereusement près de lui.

La première solution paraissait préférable, je pourrais toujours tenter de le rattraper sur mon balai pendant sa chute. De toute façon, avais-je vraiment le choix ?

Sortant ma baguette, je m'approchai encore un peu plus de la cage noire et tentai de rassembler mes pensées en un souvenir heureux. Immédiatement, la scène de la veille dans laquelle Hermione m'avait pris dans ses bras me revint en tête.

- Spero Patronum !

Un cerf jaillit sans mal de ma baguette, et très vite, quelques Détraqueurs s'enfuirent.

Trop occupé à chasser les derniers – et à vaincre ma peur – je ne fis pas attention à Maugrey qui allait bientôt entamer une chute vertigineuse. Au moment où j'allais finalement voler vers lui je sentis un courant d'air froid me glacer le dos. A peine avais-je eu le temps de me retourner qu'un Détraqueur commençait à m'aspirer l'âme. J'étais terrifié. Les secondes s'égrenaient et je n'arrivais plus à faire le moindre mouvement, comme si tous mes membres étaient soudain paralysés, et que rien d'autre n'existait dans ce monde à part les ténèbres et la peur.

- HARRY !

La voix d'Hermione parvint à mes oreilles, faible.

- HARRY ! DEFENDS-TOI !

Dans un sursaut de lucidité, j'empoignai ma baguette et lui jetai le sort du Patronus de toutes mes forces. Cela suffit à le faire fuir. Je jetai un œil vers Maugrey, mais déjà son corps n'était presque plus visible.

Je fonçai en piqué vers lui, mais le froid gelait mes membres et rendait mon avancée plus difficile. On se rapprochait tous deux à une vitesse impressionnante du sol mais je n'étais plus qu'à quelques mètres de lui. Je pouvais presque le toucher !

Au moment où j'allais enfin l'attraper, je basculai dans l'inconscience.


Delphine : Hey ! Merci de ta review !

BlackJo : Non, Harry n'est pas très futé mais on sait tous que c'est Hermione le cerveau du groupe, non ?

TheBeatlesHP : Merci à toi, ça me fait plaisir! :) Bisous.

LenaHarper : Ahah tu vas encore plus me haïr avec ce retard (un mois ou presque, je crois). Désolé, vraiment. Merci de ta review, sinon. Les tiennes me font toujours sourire ;).

BobMarley07Be : Merci de ton aide ! Je m'en vais de ce pas écrire mes idées pour te les envoyer. Bisous.