Salut !
Bon, a fait un bail que je n'ai pas posté, j'en suis désolée ! Je pense que je n'avais ni le temps ni particulièrement l'envie de continuer, mais là, ça me reprend je me remet à lire des fics et à écrire. J'espère que le prochain chapitre arrivera plus rapidement (histoire de pas vous faire poireauter jusqu'en 2015). Eh mais au fait, bonne année à tous ! Sinon, il ne reste pas beaucoup de chapitres avant la fin. Probablement 1 ou 2 + un épilogue.
Merci à BobMarley07Be pour sa correction !
Voilà, bonne lecture :)
On se rapprochait tous deux à une vitesse impressionnante du sol mais je n'étais plus qu'à quelques mètres de lui. Je pouvais presque le toucher ! Au moment où j'allais enfin l'attraper, je basculai dans l'inconscience.
Je me réveillai avec la sensation familière du mal de tête. Les yeux embrumés, je mis un certain à émerger. Finalement, je me redressai et constatai que je n'étais pas à l'infirmerie, mais allongé sur un vieux matelas. J'observai l'endroit où je me trouvais, et reconnus vite la cabane de Hagrid. Qu'est-ce que je faisais là ? Plusieurs minutes passèrent, durant lesquelles je m'étais levé et avait constaté que j'étais seul.
- Harry, tu es réveillé ! S'écria cependant quelqu'un que j'identifiai vite comme Hermione, accourant près de moi après avoir ouvert et franchi la porte de la cabane. Tu te sens bien ?
- Ça pourrait aller mieux, fis-je quelques instants après. Hermione avait l'air d'avoir couru, en témoignait sa chevelure en bataille et ses joues joliment rougies.
- Hagrid et moi sommes allés porter Maugrey à l'infirmerie. Il ne va pas tarder à revenir, ayant été retardé par Mme Pomfresh. Quant à moi, j'ai accouru ici pour ne pas manquer ton réveil. Raté, sourit-elle. Tu veux sûrement savoir ce qui t'est arrivé après ta chute, tout à l'heure ?
J'acquiesçai et Hermione vint se tenir devant moi, m'attrapant les deux mains.
- Eh bien, commença-t-elle, je vous ai vu tomber tous les deux alors je vous ai jeté un sort afin que vous atterrissiez en douceur. Un peu comme ce que Dumbledore t'a fait lors du match de Quidditch de notre troisième année. Ça a plus ou moins fonctionné, Fol'œil est quand même retombé sur toi à la fin.
- Merci, alors, souris-je. Nous sommes en vie tous deux et c'est ce qui importe.
- Tu penses être en état de marcher tout seul ? demanda-t-elle quelques instants plus tard, tandis que je me dirigeais sans problème vers la porte.
- Oui, je pense. On peut rentrer sans attendre Hagrid, non ?
- D'accord, mais je suis là si tu as besoin d'aide, proposa-t-elle gentiment.
Sur le chemin, nous marchions tous deux silencieusement, et je me souvins alors d'une chose qui s'était produite plus tôt dans la journée et dont je voulais lui faire part.
- Hermione, il y a quelque chose qui s'est passé aujourd'hui dont je veux te parler.
Celle-ci interrompit sa marche en fronçant les sourcils et porta toute son attention sur moi.
- Que s'est-il passé ?
- Eh bien, ce midi, je n'ai pas mangé à la Grande Salle, comme tu as dû le remarquer.
- Hum, oui, je… j'avais remarqué, dit-elle gênée, pour une raison que je ne saurais expliquer.
Je repris, néanmoins intrigué par son comportement :
- Et donc, je suis allé voir Dobby aux cuisines afin qu'il me prépare un petit quelque chose à manger. Rien d'anormal jusque là. Mais ensuite, lorsque j'ai vu Dobby, il a été assez désagréable avec moi, allant même jusqu'à me virer de la pièce. Quand j'ai rouvert la porte, j'ai cru voir une silhouette féminine, et je pense que c'était Tonks.
Hermione ne sembla pas réagir à l'évocation de ce nom, et je continuai, décidément troublé par sa réaction.
- Tonks ! Hermione, Tonks ! Qu'est-ce qu'elle est censée faire là ? Elle doit avoir une jambe dans le plâtre, être internée à Ste Mangouste, mais en aucun cas être capable de se déplacer rapidement dans les cuisines de Poudlard ! Ça ne te semble pas étrange ?
- Eh bien, si, mais…
Elle s'interrompit, prenant une grande inspiration, et reprenant sa marche vers le château. Je la suivis tandis qu'elle commença :
- Je dois te dire quelque chose. Ce n'est pas Tonks que tu as vu dans les cuisines, c'est m-moi.
Je la regardai, déconcerté, mais je n'eus pas le temps de lui répondre qu'elle continua.
- C'est moi car, en fait je n'ai pas mangé dans la Grande Salle, mais dans les cuisines. Je voulais étudier la lettre au lieu de suivre les cours, et cela McGonagall l'a parfaitement compris. Elle sait que nous devons sauver des membres de l'Ordre et s'inquiète énormément pour eux, alors elle n'a pas hésiter à me priver de cours de botanique auprès de Mme Chourave afin que je puisse avancer dans les recherches. Je t'ai cherché partout, Harry, mais tu étais introuvable ! Tu coup, je suis allée aux cuisines parce que je mourrais de faim. Les elfes m'ont accueillis et je leur ai fait promettre de n'ouvrir la porte à personne afin que nul ne sache que j'avais séché les cours ! Ensuite, je t'ai cherché et t'ai trouvé dans le parc en train de lire la lettre.
- C'est pour ça que le comportement de Dobby était si étrange ? fis-je, dubitatif, à peine rassuré par son explication.
- Oui ! Tu sais bien qu'il me voue une grande loyauté, alors quand je lui ai fait part de ma requête, il n'a pas hésité à accepter, quitte à te mettre dehors. Les autres élèves ne sont pas censés savoir pour notre mission, alors ils n'auraient pas compris que je sèche délibérément les cours, sans excuse du professeur McGonagall.
- Pourquoi ne me l'as tu pas dit avant ?
- Je n'en ai pas eu l'occasion, et franchement, ce n'est pas un détail important. Tiens, on arrive au château, dit-elle, concluant par là la discussion.
Nous rentrâmes alors, et croisâmes Dumbledore dans les couloirs. Celui-ci nous jeta un bref coup d'œil, et repartit de sa démarche presque hautaine.
- Les remerciements ne sont pas pour tout de suite, constata Hermione d'une voix froide.
Nous repartîmes en direction de l'infirmerie. Aux portes de celle-ci se trouvait Hagrid, ayant de toute évidence finit de confier Maugrey à Mme Pomfresh.
Quand il nous vit tous deux, il nous enlaça si fort que je crus ensuite avoir des os brisés. Il essuya une larme qui perlait au coin de son œil et s'effaça pour nous laisser rentrer. Entrant, nous vîmes Fol'œil assis dans un des nombreux lits de l'infirmerie. Il semblait en pleine conversation avec une infirmière.
- Mais puisque je vous dis que je vais bien ! Et il est hors de question que je boive votre répugnant jus de coloquinte !
- Eh bien, il est resté lui-même, me moquais-je, ce qui provoqua un léger rire chez Hermione.
Ayant finit de râler à tort et à travers, il s'aperçut enfin de notre présence et nous accueillit avec une rare chaleur.
- Potter, Granger ! Venez, venez ! Approchez-vous de moi. Qu'est-ce qui vous amène ici ?
- Oh, on voulait simplement savoir comment vous alliez, répondis-je.
- Je n'ai rien de bien méchant ! Demandez à Pomfresh, je n'ai que quelques petites blessures… Mais je compte bien sortir de là au plus vite ! Vous pourriez peut-être m'aider ? J'ai toujours eu horreur des infirmeries.
J'acquiesçai et Maugrey me remercia, avant de s'excuser pour être tomber sur moi.
- Quelle sacrée chute ! Ça a bien dû t'assommer, hein Potter ?
Il me donna une grande tape dans le dos et je retins de justesse une exclamation de douleur.
Hermione s'éclaircit alors la gorge, et intervint pour la première fois depuis le début de la conversation.
- Excusez-moi, professeur…
- Voyons, Miss Granger, je n'enseigne plus à Poudlard, même si on ne peut dire que j'ai vraiment enseigné ici.
Elle parut déstabilisée quelques instants, puis reprit contenance :
- Monsieur, pouvez-vous nous parler de votre détention après votre capture ?
L'œil de verre de Fol'œil s'agita à toute allure, puis revint se fixer intensément sur Hermione.
- Alors ça, il faut demander à Dumbledore, se défila-t-il.
- S'il vous plaît, insista-t-elle, nous voulons vraiment savoir et Dumbledore ne semble pas vraiment disposé à nous parler en ce moment.
Maugrey soupira et nous fit signe de nous asseoir sur le lit à ses côtés.
- Bon et bien, puisque vous le voulez vraiment, capitula-t-il.
Son œil de verre se remit à bouger frénétiquement, tandis qu'il commençait son récit.
- Pour faire simple, nous étions attablés au Square Grimaud quand la protection magique autour de la maison s'est affaiblie pour finalement disparaître. On ne sait pas comment, ni pourquoi, mais ce qui est sûr, c'est que des Mangemorts en ont profité pour entrer. Seuls, nous cinq étions présents ce jour-là au quartier. Nos tentatives de défenses furent vite vaines : ils nous tenaient en joue.
Nous avons été escortés au manoir Malefoy. Ah les Malefoy ! J'ai toujours su que ces gens-là étaient mauvais.
Toujours est-il que l'accueil fut glacial : Voldemort en personne nous attendait, ainsi que Bellatrix. Il semblait déçu de ne pas te voir, Potter, mais la présence de Sirius l'a ravi. A partir de là, il a dû concocter un infâme plan qui consiste à ce que tu nous sauves tous les cinq au péril de ta vie. Pourquoi nous torturer si il pouvait en plus de nous mettre en danger, te tuer par la même occasion ?
Nous avons été enfermé dans les cachots, et ce pendant une semaine. De temps en temps, Avery venait nous voir, mais ce n'était pas des visites de courtoisies car il emmenait Sirius se faire torturer par Bellatrix. D'ailleurs, seul ce dernier était emmené. Tu le sais, elle en a toujours eu après lui, et Voldemort n'a pas su lui refuser le droit de le torturer un peu.
Nous quatre étions épargnés, du moins, en apparence. Un jour ils ont emmené Lupin. D'après ce que Dumbledore m'a dit, Voldemort l'a placé sous le Lac Noir pour que tu viennes le récupérer.
Peu après, Tonks, Fletcher puis moi avons été transférés. Ce fut effrayant d'attendre entourés de Détraqueurs que vous veniez tout deux me sauver. Mais vous l'avez fait, rajouta-t-il en nous tapotant affectueusement l'échine, ravivant par là la douleur de sa tape d'il y a quelques minutes.
- Eh bien… Vous avez eu de la chance de vous en sortir vivant, souffla Hermione.
Je trouvais le récit de Maugrey quelque peu effrayant. Si Voldemort parvenait maintenant à briser les protections magiques comme celle autour du Square Grimmaurd, qui sait de quoi il serait bientôt capable ?
- Savez-vous où se trouve Fletcher ? demanda Hermione. Voldemort l'a transféré mais nous ne l'avons pas encore trouvé.
- Hélas non, répondit-il. Je n'ai plus de ces nouvelles depuis que le Seigneur des Ténèbres l'a emmené.
- Nous allons bientôt le savoir, fit-elle en sortant la lettre de sa poche. Tu veux bien lire, Harry ?
- Très bien, alors ce paragraphe dit :
« L'escroc s'étouffe au sol,
Englouti sous des racines,
Là où cognent les branches folles,
Le poids lui compresse la poitrine. »
- Le Saule Cogneur, nous exclamâmes-nous en même temps. Ça ne fait pas de doute.
Pendant qu'Hermione tentait d'expliquer notre raisonnement à un Maugrey pour le moins dubitatif, un détail me revint en mémoire. Une chose à laquelle je n'avais pas prêté attention auparavant, mais qui maintenant prenait tout son sens.
- Quand je marchais en direction du lac il y a quelques jours, interrompis-je Hermione, j'ai cru entendre un gémissement quand je suis passé devant le Saule Cogneur. Sur le coup, je n'ai pas fait attention et j'ai continué ma route, mais maintenant que j'y pense, ça devait être Fletcher.
- Attends, tu penses vraiment qu'il est enterré sous le Saule Cogneur depuis quelques jours ? s'affola Hermione, plaquant ses mains sur sa bouche.
- On n'a qu'un moyen de le savoir, allons-y ! décidai-je précipitamment, peu enclin à faire encore attendre le sorcier.
- Hop hop hop ! Vous n'irez nulle part ! Gronda une voix derrière nous, celle de Mme Pomfresh. Avez-vous vu l'heure qu'il est ? Il va être 19h ! Et vous devez vous reposer après avoir subi une telle chute, Mr Potter !
Hermione s'était arrêté suite à l'appel, mais j'avais pour ma part continué mon chemin. Que pouvait-elle donc faire pour m'empêcher de partir ?
- Elle n'a pas tort, Harry, soutint Hermione en soupirant. Tu ne crois pas que l'on devrait aller chercher Mondingus demain matin ?
- Merlin sait que je ne porte pas Fletcher dans mon cœur, mais nous ne pouvons pas le faire attendre une nuit de plus sous l'arbre ! M'énervais-je. Il doit vivre un véritable calvaire !
Hermione capitula, et, gênée, jeta un dernier regard à l'infirmière en colère avant de me suivre d'un pas rapide.
- Ecoute, Harry, m'apostropha la jeune sorcière sur le chemin, loin de moi l'idée de l'abandonner, mais on ne pourra pas en plus sauver Sirius cette nuit. Il faut que l'on se repose, surtout que nous sommes tous deux blessés.
Le genou d'Hermione était encore fragile depuis sa blessure lors du sauvetage de Tonks. Cela me fit changer d'avis sur mon intention de sauver mon parrain juste après Mondingus.
- Oui, tu as raison, soupirai-je. Mais nous irons à l'aube. Il ne faut pas le faire attendre.
Nous arrivions à la cabane de Hagrid. Quelques mètres plus loin, nous aperçûmes le Saule Cogneur.
- Il semble de mauvaise humeur, constata-t-elle alors qu'une branche folle cognait à tout va.
Enfin, nous arrivâmes là où j'avais cru entendre un gémissement il y a quelques jours. En regardant de plus près le sol, nous vîmes que la terre avait été remuée. Un bruit retint alors notre attention : en nous approchant encore un peu plus et en faisant le tour de l'arbre, nous eûmes une vision qui nous glaça le sang.
Mondingus Fletcher était bâillonné par des branches et des racines, plaqué contre le tronc de l'arbre. Autour de lui, les branchages de l'arbre fouettaient sans discontinuer.
- Comment as-tu fais pour ne rien voir l'autre jour ? m'accusa Hermione. Il faut vraiment être aveugle !
- Je ne sais pas, me défendis-je, il faisait sombre ! Et puis pourquoi serais-je le seul à ne rien avoir vu ? Hagrid ne vérifie donc jamais aux alentours de sa cabane ?
Hermione ne répondit pas, et s'avança aussitôt vers le cœur du saule. Son avancée fut vite interrompue par une branche qui l'expédia à quelques mètres. J'accourus vers elle et l'aidai à se relever. Nous réessayâmes chacun de notre côté d'éviter les coups, mais bientôt des traces de griffures apparurent sur nos joues et nos bras. Nous nous rendîmes à l'évidence : nous n'y arrivions pas.
La semi-obscurité n'aidait pas à voir, et je vis de loin Hermione se prendre le pied dans une de ces innombrables racines. Elle s'étala de tout son long. Au dessus d'elle, une branche s'apprêtait à retomber sur elle. Je me dégageai de l'emprise d'un branchage pour aller l'aider. Je la poussai vivement au dernier moment sur le côté.
Je retombai sur elle, essoufflé. Je me dégageai vite de cette position plutôt gênante – bien qu'agréable, mais une telle pensée était déplacée à un moment pareil.
Elle se releva, les joues rosies, me remercia, et se nettoya de la terre dont elle était recouverte. Puis, son expression changea du tout au tout et s'adressa à moi avec inquiétude.
- As-tu ta baguette ? Je n'ai pas la mienne ! Je ne comprends pas, j'étais sûre de l'avoir tout à l'heure ! Et puis je ne pense pas que l'on y arrivera sans magie !
Je la sortis alors et lançai le sort que je pensais être le plus efficace :
- Petrificus Totalus ! Aussitôt, l'activité de l'arbre cessa, et plus rien ne bougea.
- Eh bien, c'est efficace. Tant pis pour l'arbre, me dis-je en voyant Fletcher étouffé sous la masse des racines.
Je demandais à Hermione quel sort elle préconisait pour repousser ces racines.
- Diffindo, je pense, proposa-t-elle.
- Diffindo ! Diffindo !
Le sort libéra le membre de l'Ordre de ses liens. Je le portai alors loin de l'arbre et le déposai à terre. Hermione se pencha sur lui et vérifia s'il respirait.
- Oh merlin ! Il ne respire plus, il est inconscient.
- Anapneo ! lançai-je. Pour lui libérer les voies respiratoires, expliquai-je devant le regard interloqué de la sorcière.
- Bien pensé, dit Hermione avec un sourire.
Mondingus cracha alors et nous éclaboussa tout deux de terre. Il reprit contact avec la réalité, et chancelant, nous offrit un petit sourire après quelques secondes d'égarement.
- J-Je ne pensais pas dire ça un jour, mais merci vous deux. J'allais y laisser ma peau, se plaignit-t-il d'une voix bourrue.
Il secoua les dernières traces de Terre de son costume, tandis que nous deux en faisions tout autant.
- Est-ce que vous allez bien ? m'enquis-je. Depuis combien de temps êtes-vous coincés ici ?
- Bof, ça pourrait aller mieux, dit-il en ponctuant sa phrase d'une toux grasse. Il y a trois jours, Potter, je t'ai vu passer devant moi sans même que tu ne me regardes.
A ces mots, Hermione me jeta un regard en biais, mais je crus déceler un air de « Je te l'avais bien dit ». Je feignis de ne pas l'avoir remarqué et proposai ensuite à Mondingus de le porter sur mon dos – étant donné la mince corpulence de son corps. Il accepta et nous partîmes tous les trois.
Le sorcier s'endormit presque aussitôt qu'il fût sur mon dos. Arrivé devant la grande porte du château quelques minutes plus tard, Hermione profita du sommeil de celui-ci pour m'enlacer et m'embrasser tendrement sur la joue.
- Tu as encore une fois été génial, me murmura-t-elle d'une voix douce à l'oreille.
- Tu m'as beaucoup aidé, répondis-je modestement, tandis que j'essayais de contrôler les frissons qui parcouraient mon corps. Ce ne fut que de la malchance que tu es perdu ta baguette.
- Je finirai bien par la retrouver, chuchota-t-elle, son visage toujours plus près du mien. Je suis désolée de t'avoir dit que c'était de ta faute si Fletcher était prisonnier du Saule Cogneur depuis si longtemps. Vraiment, c'était injuste de ma part de t'accuser de ça. Et puis, je suis désolée pour ce midi…
Son regard m'hypnotisait, si bien que je n'entendis pas même la fin de sa phrase.
- Hein ? Ah, j-je… pas grave, fis-je, incapable d'aligner des paroles cohérentes. Je…
Hermione m'interrompit en rapprochant encore un peu son visage du mien, ses lèvres frôlant les miennes, et c'est ce moment là que ce crétin de Mondingus choisit pour être pris d'une énorme quinte de toux. A contrecœur, je le lâchai de mon épaule et lui tapais dans le dos, apercevant du coin de l'œil une Hermione rougissante jusqu'aux oreilles.
- Bon, et bien, on l'emmène à l'infirmerie ? lui demandais-je, gêné.
- Oh, oui, bien, j-je suppose, fit-elle d'un ton incertain.
L'incongruité de la situation me fit nerveusement rire et je vis qu'à mes côtés, la sorcière était dans le même état que moi. Fletcher nous ramena une fois de plus à la raison en poussant de lui-même les portes du château et en s'y engouffrant.
Les heures qui suivirent furent longues et ennuyantes. Après avoir déposé le sorcier à l'infirmerie – où Pomfresh nous avait jeté un regard dédaigneux avant de s'occuper de son patient –, Hermione et moi avions rapidement étudié la fin de la lettre, afin que nous soyons préparés pour le lendemain matin.
« Au sombre endroit chargé de souvenirs,
Ce que tu as de plus cher tu devras me donner.
Harry Potter, prépare-toi à vivre le pire,
et le seul qui te reste tu pourras retrouver. »
Mais nos recherches furent vaines : ni Hermione ni moi n'avions trouvé la moindre és par la fatigue, nous repartîmes dans nos dortoirs respectifs. Malgré cela, le sommeil ne vint pas, cette nuit-là. La perspective qu'il soit arrivé quelque chose à Sirius me hantait, et savoir qu'il nous restait un dernier bout d'énigme avant de pouvoir le retrouver m'inquiétait grandement.
C'était maintenant l'heure la plus noire de la nuit. Je me demandais si Hermione avait réussi à trouver le sommeil. Hermione... Et dire qu'on avait failli s'embrasser un peu plus tôt ! Si seulement Mondingus ne s'était pas manifesté…
Toc toc toc.
Un bruit, soudain. Dans l'obscurité, je parvins à me diriger vers la source, qui n'était autre que la fenêtre de la chambre. Prenant garde de ne pas réveiller Ron, je m'approchai.
Toc toc toc.
Le bruit se voulait insistant. J'ouvris en silence la petite fenêtre. Le même hibou qui m'avait apporté la lettre il y a de ça quelques jours se tenait sur le rebord et avait cogné la vitre avec son bec afin d'attirer mon attention. Le même hibou noir, si mystérieux. Une fois de plus, il tenait une lettre entre son bec. Je la lui pris, et il s'envola dans un écran de fumée noire. Je retournai doucement dans mon lit et ouvris fébrilement la missive. Qui sait, peut-être contenait-elle une information sur Sirius ? Une fois encore, elle était signée Lord Voldemort. Il fallait s'y attendre.
Je pris ma baguette et plongeai sous ma couette où j'éclairai la lettre afin de mieux la lire.
Cher Harry Potter,
Je vois que tu as retrouvé tous tes petits copains de l'Ordre.
Mais il manque quelqu'un, n'est-ce pas ?
Auras-tu le courage de venir me rejoindre ?
Auras-tu la force de te séparer de ce que tu as du plus précieux ?
Rejoins-moi dans une heure.
Ou Black mourra.
L.V
Je reposai la lettre, abasourdi. J'avais une heure pour trouver Sirius en échange de ce que j'avais de plus précieux.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !
Merci à tout ceux qui suivent mon histoire, TheBeatlesHP, Dedel03, Lena Harper, Black Jo, DoctorLoveRose (quel super nom :D) pour leur review ! J'y répondrai en privé maintenant, je pense. Bref, à bientôt (et cette fois-ci, l'attente sera moins longue ;).
