C'est les vacances et… je n'ai pas spécialement plus de temps pour m'occuper de cette fiction, mais je vous livre quand même le second chapitre après tout ce temps d'attente.
Comme de coutume, Skyrim et l'univers d'Elder Scrolls de façon plus générale, ne m'appartiennent pas, excepté mes OC.
Et je m'excuse par avance pour le début de ce second chapitre, je vous assure que je n'ai rien contre les roux, je me contente simplement de reprendre les dernières paroles de la chanson de Ragnard le Rouge !
Chapitre 2 : Vendeaume
Quelque part entre l'Auberge de la Porte nocturne et la Scierie d'Anga.
« … sa tête de rouquin a roulé dans la rue ! »
Ainsi s'achevait la ballade de Ragnard le Rouge. L'Impérial applaudit haut et fort la prestation de son éphémère camarade de route, un Argonien aux sombres écailles comme la suie, tandis que celui-ci adossa son luth au tronc d'arbre couché sur le sol qui leur avait fait office de banc. Emporté par l'enthousiasme des deux compères, le fidèle cabot de l'Argonien ne cessait de s'agiter en tous sens, la queue frétillante comme un poisson hors de l'eau. Un discret mouvement de la main écailleuse donna le signal à la bête, celle-ci mimant alors une réaction de joie excessive se traduisant par le fait de sauter de tout son poids contre l'Impérial, les entraînant tous les deux dans la chute.
« Au pied, Malken ! »
Et, pour donner du poids à son ordre, l'Argonien désigna ses pieds d'un geste sec. Le chien s'y rua gaiement. Ce n'était qu'un jeu pour lui. Un jeu rudement amusant, et qui en cas de satisfaction pour son maître, s'avérait littéralement délicieux. Le grand lézard s'approcha de son compagnon et l'aida à se relever d'une poigne solide, tout en feintant de s'excuser pour le manque de tenue de son animal. Imperceptiblement, dans la mesure où son vis-à-vis était trop occupé à épousseter ses vêtements, il en profita pour glisser quelque chose dans sa propre sacoche.
« Toutes mes excuses, ce cabot ne tient guère en place lorsque je joue. Je vous remercie encore d'avoir accepté de partager vos maigres ressources avec moi.
- Allons, ce n'est rien, au moins il ne manque pas d'énergie et de force, c'est ce qui fait un bon compagnon… Non, tout le plaisir était pour moi, surtout au vu d vos étonnantes aptitudes. » rétorqua l'Impérial.
Une fois ces civilités échangées, ils reprirent leurs affaires respectives, avant de se séparer chacun de leur côté, leur destination étant opposée. Dès lors que l'Impérial fut hors de vue, Sombrécaille, car tel était le nom de ce grand lézard, entreprit d'estimer le nombre de septim que contenait la bourse qu'il avait chapardé. Une bonne centaine, ce qui n'était pas à négliger car ainsi, il ne serait pas obliger de dormir dans la rue une fois à Vendeaume, ou bien de s'introduire chez quelqu'un pour s'y réchauffer un peu. Par expérience, il savait qu'il était assez désagréable de se faire réveiller par le propriétaire des lieus à grand renfort de braillements indignés et de coups, our finir ensuite poursuivit par la garde.
Satisfait de sa trouvaille, il déballa un morceau de viande séchée et le lança à Malken. Le bâtard l'attrapa en vol, l'engloutit, puis poussa un jappement joyeux, alors que son maître lui grattait la tête.
« Bon chien. »
S'il marchait bien, il pourrait rejoindre les alentours de Vendeaume à peine aux premières lueurs du crépuscule. Et il resterait aussi longtemps qu'il pourrait vivre décemment, avant que les choses ne se gâtent, comme à son habitude. Il inspira une bouffée de cet air frais typique de Bordeciel, qui était devenu de plus en plus glacé à mesure qu'il faisait route, puis continua son chemin en compagnie de son fidèle compagnon poilu.
Sur la route menant à la Ferme Loreius.
Il y avait une ferme, non loin, Ordovic en était certain. Quelle idée il avait eu, de quitter Blancherive au beau milieu de la journée, plutôt que de bon matin. Cela s'était fait sur un coup de tête. Ses dernières économies s'étaient réduites comme peau de chagrin, et il ressentait le besoin de changer d'air. Ce n'était donc pas l'étrange pseudo-prophétie d'une vielle femme complètement cinglée qui l'avait résolu à partir, ça non. Du moins c'était ce qu'il se forçait de penser. Il avait bien ressassé cette soirée pendant les jours qui avaient suivis, mais de là à dire que ça le travaillait… Bon, peut-être bien un peu, en fin de compte.
Sauf qu'en attendant, il se retrouvait au beau milieu de nulle part, sans terrain à peu près correct pour bivouaquer. De toute manière, qui aurait eu envie de dormir seul en pleine nature, sans personne pour faire le guet, alors qu'un ours ou des bandits avait si vite fait de vous tuer en plein sommeil ? Il y avait de quoi être dissuadé de vouloir passer la nuit à la belle étoile, dans un monde aussi cruel que celui-ci. Ordovic espérait donc se voir offrir l'hospitalité dans cette ferme, en échange d'un coup de main dans les champs ou autre, certainement.
Sauf qu'au lieu d'arriver en vue d'une quelconque ferme, c'est un charriot qui lui barra bientôt la route. Et avec une roue de cassée, en plus de ça. Le cheval qui le traînait broutait paisiblement sur le bas-côté de la route, sourd aux geignements d'un petit homme drôlement vêtu. Son visage s'éclaira lorsqu'il aperçut Ordovic, alors que ce dernier se faisait la réflexion que cet individu ressemblait littéralement à un bouffon. Un vrai bouffon, s'entend, du genre qu'on voyait dans les châteaux, à distraire ses maîtres.
« Vous là ! Oui, vous ! – il pointa Ordovic du doigt tout en s'approchant – Vous allez pouvoir m'aider ! Cicéron vous payera en pièces d'or, de jolies pièces luisantes ! »
Le petit homme qui s'exprimait d'une voix criarde et d'un ton surexcité, ainsi qu'à renforts de grands gestes, ne semblait pas capable de se tenir tranquille plus de quelques minutes. Le genre de personne qui avait le don d'exaspérer rapidement notre guerrier.
« Désolé, mais je ne vais pas pouvoir vous aider. Vous avez dû passer devant une ferme j'imagine, elle est encore loin ?
- Oui, c'est ça ! La ferme de ce… ce maudit Loreius. C'est là-bas que vous devez aller, il a des outils pour réparer mon charriot, mais il refuse de le faire ! »
Ordovic retint un soupir. Qu'avaient donc les fous à le harceler, ces derniers temps ? D'abord Olava, maintenant, ce… Cicéron ? Le Nordique jeta un coup d'œil à la charrette, se demandant ce que ce fou pouvait bien transporter dans une caisse aussi imposante.
« Bon, écoutez… De toute manière, c'est là que je vais, alors ça ne me coûtera rien de demander si on peut vous aider. Mais je ne vous promets rien. »
Le bouffon en sautilla de joie. Le grand blond poursuivit donc sa route sur le chemin pavé, et effectivement, quelques minutes plus tard, il finit par tomber sur un embranchement avec un chemin de terre, lequel conduisait à des champs ainsi qu'une maisonnette. Une femme passait le balai sur le pas de la porte, tandis qu'un homme rangeait divers outils sur le côté de la maison. Ordovic interpela ce dernier, lui demandant s'il était bien Loreius.
« En effet. Que voulez-vous, étranger ? Si c'est ce fou qui vous envoie, vous pouvez tout de suite rebrousser chemin. »
Quel accueil débordant de chaleur ! Les négociations n'avaient même pas encore commencées qu'elles étaient déjà avortées dans l'œuf. Mais notre grand Nordique ne se laissa pas décontenancer.
« A dire vrai, c'est pour une autre raison que je suis ici. J'espérais que vous pourriez m'offrir le gîte et le couvert pour cette nuit. Ou même le gîte seulement.
- Ah, vous en avez du culot ! Vous croyez que si nous accueillions tous les vagabonds de passage comme vous, nous aurions de quoi survivre toute l'année, ma femme et moi ? »
Loreius écrasa un soupir, semblant se radoucir quelque peu, et après un temps, il reprit :
« J'accepte de vous héberger pour la nuit, à la condition que vous fassiez partir ce maudit fou. Non mais vous avez vu l'énorme caisse qu'il transporte ? Il prétend qu'il s'agit de sa défunte mère, mais je suis prêt à parier que c'est de la marchandise de contrebande, ou pire… De toute manière, rien que le fait qu'il n'ait pas toute sa tête m'inquiète. Qui sait ce qu'il pourrait faire tant qu'il restera dans les parages ? »
Le fermier lui indiqua qu'un garde faisait des rondes régulières le long de la route qui longeait la ferme, et que celui-ci pourrait sûrement l'aider. Ordovic accepta, et alla donc à la rencontre de ce fameux garde, tout en se demandant ce qu'il allait bien pouvoir lui raconter pour l'inciter à faire quelque chose. Au final, il confia au garde l'inquiétude de Loreius et émit la suggestion de vérifier le contenu de ce que transportait ce Cicéron. Le soldat partit presque aussitôt au pas de course pour voir ce qu'il en était.
Le Guerrier blond ne se soucia pas de savoir ce qu'il advint du fou : il avait rempli sa part du marché, le garde n'avait pas refait surface, probablement occupé avec le petit homme. Ordovic revint donc à la ferme pour annoncer la nouvelle à Loreius et sa femme, qui le remercièrent et l'accueillirent chez eux pour la nuit, cette dernière commençant à tomber. Ils partagèrent un repas frugal, composé de fromage et de pain.
La maison n'ayant qu'un double-lit, Ordovic se tassa dans un coin de la maison, usant de quelques fourrures, les siennes, pour s'installer près de l'âtre et se caler dans la position la moins inconfortable possible. Du moins, autant que le permettait le fait de dormir par terre. Toutefois, porté par le crépitement du feu de l'âtre et sa douce chaleur, le sommeil les gagna tous peu à peu.
La nuit était paisible, la ferme étant isolée au milieu de rien. Seul les hurlements de quelques loups parvenaient jusqu'à la ferme, sans pour autant troubler le repos de ses occupants. Les ombres se dessinaient à la pâle clarté de la lune, mais imperceptiblement, celles-ci furent troublées par une ombre plus dense. Une ombre qui se rapprochait à pas feutrés de la ferme. Quelques cliquetis et un chuintement plus tard, l'ombre ricanante s'infiltra dans la bâtisse, sans un grincement sur le plancher.
Mais le bruit de la serrure et l'instinct du Guerrier suffirent. Ordovic ouvrit brutalement les yeux, et aperçut l'ombre à la lueur des braises encore rougeoyantes et du feu qui achevait de consumer voracement les derniers morceaux de bois. Cicéron. Avec le visage et son chapeau grotesque ainsi éclairés par les flammes, il avait réellement l'air d'un diablotin se préparant à un mauvais coup. Puis un autre détail attira l'attention du Nordique. Un éclat rougeoyant, tenu par le fou. Un poignard.
Dans un mouvement aussi vif que nerveux, Cicéron s'élança vers le lit pour poignarder Loreius et sa femme. Ordovic s'y était préparé, et dévia la trajectoire du nain en lui envoyant une de ses fourrures au visage, le privant de la vue. Celui-ci se prit les pieds dans la toison et chuta dans un fracas sourd, réveillant le couple. Le Guerrier s'empara alors de son épée, se positionnant entre les deux paysans et leur agresseur. Cicéron se dépêtra de la fourrure et lança un regard aussi fou que haineux à Ordovic.
« Encore vous ! Immonde coquin, c'est vous qui êtes derrière tout ça ! N'est-ce pas ? C'est vous qui avez… Calomnié, ce pauvre Cicéron, auprès du garde. Avouez ! Mais, il en faut plus pour se débarrasser de Cicéron ! »
Et sans plus de cérémonie, le fou se jeta sur Ordovic, toutes dagues dehors. Le Nordique, encombré par son espadon, ne put contrer son assaut et la reçut au flan, dans l'interstice de son armure d'acier. Mais par chance, la dague de son adversaire se coinça dans son armure, l'empêchant d'aller plus loin et de faire plus de dégât. Ordovic gronda sous la douleur et riposta aussitôt d'un coup vertical. Cicéron n'eut le temps que de se reculer assez pour ne pas être tranché en deux, abandonnant sa dague au passage. Mais la lame du Nordique lui taillada sévèrement l'épaule droite et une partie du buste, lui arrachant un cri strident.
De leur côté, Loreius et son épouse s'étaient enhardis et avaient eux-mêmes en main couteaux et poignards. En faisant ce constat du coin de l'œil et en avisant le colosse face à lui, ainsi que sa blessure profonde, le fou recula d'abord prudemment de quelques pas, avant de s'enfuir en toute hâte dans la nuit. Ordovic se rua à sa poursuite, mais rien à faire : les ombres avaient engloutis le bouffon, et malgré les traînées de sang qu'il devait laisser derrière lui, la nuit était trop sombre pour le pister correctement. Le Guerrier retourna à la ferme, jurant, et ne dormit pas du reste de la nuit, préférant monter la garde après que la femme de Loreius eut nettoyé et pansé sa blessure.
Il les quitta à l'aube, inspectant les alentours avant de repartir en direction de Vendeaume. Sa blessure le titillait, mais la plaie ne sembla pas montrer le moindre signe d'infection quand il arriva à l'Auberge de la Porte nocturne en fin de journée. Voulant éviter que sa blessure ne se rouvre ou n'empire, il avait dû progresser lentement et prudemment pour contourner les ours, les smilodons et givrépeires qui peuplaient cette région de Bordeciel.
Il s'y attarda quelques jours qui furent relativement calmes, mis à part une fois où un Impérial n'avait cessé de pester contre ces « maudits barbares de Nordiques et fichus voleurs », au point de mêler tous les résidents de l'auberge à ses complaintes. Puis il reprit la route de Vendeaume.
La ville semblait d'avantage faite pour tenir un siège que pour y vivre. Seul un pont et le port y donnaient accès, et elle était ceinturée de hautes murailles austères à la pierre obscure. A l'intérieur même des remparts, la cité était scindée en quartier assez fermés, toujours par ses mêmes murs sombres. Il en résultait qu'elle n'était pas particulièrement chaleureuse, mais plutôt à l'image de son climat : glaciale.
La nuit tombait lorsqu'Ordovic franchit les portes de la ville, et il n'eut pas à chercher bien longtemps avant de trouver l'auberge. Elle était juste en face de lui, inratable et imposante. Il se frotta vigoureusement les mains en entrant, savourant la douce chaleur de l'établissement.
« Vous avez faim, soif ? Vous voulez peut-être une chambre, vu l'heure ?
- Une chambre, et quelques conseils. Je cherche du travail, vous auriez quelques pistes pour moi ? Il paraît que les marins auraient bien besoin d'aide à propos de pirates.
- Oui, et si vous comptez rester, les hommes du Jarl viennent parfois déposer des avis de recherche ici pour les gens comme vous. »
Dans le même temps, il avait empilé quelques pièces d'or sur la table, devant l'aubergiste, une femme blonde aux traits marqués.
« Je ne suis pas contre de quoi manger aussi.
- Allez-vous installer à l'étage, je vous amène ça, dit-elle en s'emparant de l'argent. Votre chambre sera celle tout au bout du couloir, à droite. »
Ordovic ne se le fit pas dire deux fois. Il était arrivé au bout de ses économies et de ses provisions, et son estomac criait famine. Sa blessure le faisait toujours souffrir, mais il rechignait à l'idée de payer un mage pour la soigner. La nature ferait son œuvre d'elle-même, il n'y avait nul besoin d'user de cette fichue magie. Et puis, constat rassurant, s'il était encore vivant aujourd'hui et qu'il arrivait à se mouvoir, c'est qu'aucun organe n'avait dû être touché. Donc tout allait pour le mieux. Le feu brûlant dans la cheminée à l'étage de l'auberge, une grande pièce faite pour manger et se rassembler, la chaleur n'en était que plus agréable après cette longue route faite dans le froid. Certes, comme tous Nordiques, Ordovic supportait bien le froid, y étant habitué. Mais ce n'était pas pour autant qu'il l'appréciait.
Être ici lui permettait également d'entendre ce qui se racontait en ville : une sale affaire de meurtres en série, un jeune garçon du nom d'Aventus Arentino qui avait convoqué la Confrérie Noire, les tensions en ville entre les habitants et les Elfes Noirs y résidant… Visiblement, il faisait nettement mieux vivre à Blancherive qu'à Vendeaume. Mais dans une ville comme celle-ci, où on y vivait d'avantage à la dure, il y trouverait certainement plus facilement sa place. C'était du moins ce qu'espérait le grand Guerrier.
Le lendemain, Ordovic fila tout droit aux quais de bonne heure. Un garde lui indiqua que c'était un dénommé Orthus Endario qui se plaignait des pirates, et qu'un capitaine du nom de Kjar avait lui aussi quelques soucis qu'une fine lame pourrait peut-être régler. Il se rendit donc à l'entrepôt de la Compagnie orientale afin d'obtenir plus de détails, où il rencontra Orthus.
Celui-ci lui dit qu'il pensait que les Brise-Bouclier, une puissante famille possédant leur propre compagnie maritime, se cachaient derrière ces attaques répétées sur ses navires, cela dans le but de le voir baisser les bras et de céder totalement le port à leur famille. Mais malheureusement, celui-ci n'avait aucun moyen de prouver ses dires, aussi suggéra-t-il subtilement à Ordovic qu'il fermerait les yeux sur la provenance d'une quelconque preuve.
Le sous-entendu ne plut pas à notre grand blond. Par Talos, il était un guerrier, il avait appartenu aux Compagnons ! Il ne faisait pas dans le vol, il lacérait les ennemis de ses employeurs à coup d'épée, point. Sa réponse, moins imagée que précédemment, déplût à son interlocuteur :
« Vous voulez du travail, oui ou non ? Si vous ne souhaitez pas m'aider, je ne vous retiens pas.
- Pour ce genre de sale besogne, faite-la plutôt vous-même. » répliqua-t-il vertement. « En ce qui me concerne, j'ai ma fierté, je n'accepte pas ce genre de contrat.
- Pas ce genre, hein… ? Oui vous, ce que vous aimez, c'est foncer dans le tas en agitant une épée. »
L'individu commençait à l'agacer sérieusement, aussi entama-t-il de tourner les talons vers la sortie.
« Il y a peut-être bien quelque chose que vous pourriez faire, dans l'intérêt du port entier de Vendeaume. »
Ordovic s'arrêta, la main sur la poignée de la porte.
« Tiens donc, mes talents guerriers vous intéressent maintenant ?
- On peut le dire ainsi. Mais ce travail exigera peut-être plus de doigté que je ne puis en attendre de vous, enfin… Nous avons un problème aussi important que ces histoires de pirates, et qui touche tout le monde ici. Il y a un voleur qui sévit dans le port, et malgré toute la surveillance qui y est faite, il parvient toujours à tromper la vigilance des gardes. Et il pille le peu de marchandises que nous parvenons à faire passer ! Les Brise-Bouclier sont eux aussi touchés, ainsi que les navires indépendants.
- Pour faire court, vous voulez que je mette la main sur ce voleur.
- Mort ou vif, ça n'a pas d'importance. Tout ce que je veux, c'est que ces vols cessent, peu importe la méthode utilisée. Faite ça pour moi, et vous ne serez pas déçu de la paie, je vous le garantis. »
L'accord fut conclu, et Ordovic prit congé d'Orthus…
