Heya tout le monde ! Je suis contente de voir que ce x-over plaise un minimum, ça fait plaisir !

Merci à ChibichibiLuna ; Angela (j'ai pour coutume de ne pas m'éloigner trop des oeuvres d'origines) et maos07 (je hais le français... mais merci de me l'avoir pointé j'ai agit en conséquence.)


Ace avait pris une bonne douche et se remplissait l'estomac, tout en rattrapant cinq mille ans d'histoire, quand le prêtre l'interrompit.

- La mallette, avec les pierres… où est-elle ?

Ace entreprit de lui expliquer, tout en mangeant son poulet rôti, ce qu'il en était des pierres, dans la langue divine.

- Volées ? répéta Cornelius avec horreur.

Ace hocha la tête.

- Qui commettrait un tel sacrilège ?


Quelque part dans son entreprise, le grand nom de l'économie Zorg éternua.


L'assistant du prêtre débarqua en courant avec des vêtements et trébucha sur l'ordinateur, renversant des fringues partout et surprenant Ace qui le regarda faire. Le jeune étudiant s'inclina et montra les vêtements.

- Comme j'ignorais vos goûts et votre taille… j'ai pris tout ça…

- Tank yo… remercia Ace dans sa tentative de parler anglais.

Pendant ce temps, le père réfléchissait sur l'énigme d'un homme qui boitait qui était venu le questionner sur les Pierres. Un homme qui se disait antiquaire.

Ace trouva un chapeau orange avec des smileys bleu qui lui plut et offrit un sourire magnifique et innocent à l'assistant.

- Comment s'appelait-il ? réfléchit Cornelius.

Il soupira, il avait une mauvaise mémoire des noms.

Ace finit par trouver son bonheur et se dévêtit de son peignoir, sans la moindre notion de pudeur, pour s'habiller. Les deux religieux se retournèrent. Même s'ils étaient tous des hommes, il était question d'une créature divine, y'avait des limites à ne pas dépasser.

- Il est vraiment… commenta l'assistant.

- Parfait, je sais, lui dit Cornelius.

Aucun d'eux n'était attiré par les hommes, mais Ace avait un charme propre qui ne répondait à aucune loi.

Ace leur dit quelque chose en enfilant un sous-vêtement puis un bermuda noir dont il serra la ceinture orange, avant de prendre une chemise jaune.

Cornelius se retourna, perplexe.

- Que dit-il ? demanda l'assistant.

- Il sait exactement où sont les pierres.

Ace lui raconta l'histoire en terminant de s'habiller et se remit devant l'ordinateur. Cela le fit même rire.

- Comment ça, vide ? demanda Cornelius.

Ace lui expliqua alors la ruse et Cornelius traduisit :

- Les Gardiens ont confié les pierres… à quelqu'un de confiance… qui a pris un autre chemin… Il doit contacter cette personne… dans un hôtel… dont il cherche l'adresse. Facile.

Ace continua de regarder l'annuaire des constellations et finit par pointer une planète.

- Dot, annonça-t-il en mettant le doigt sur la planète.

- C'est la planète Fhloston, constellation de l'Ange, commenta l'assistant.

Cornelius se redressa en soupirant de soulagement.

- Nous sommes sauvés.

Ace passa à table, recommençant à manger, pendant que les deux religieux essayaient de trouver un moyen pour entrer dans l'hôtel malgré le gala et les vols plus que complets.

C'est là qu'ils reçurent de la visite de gros bras…

- C'est pour un mariage ? demanda Cornelius à la porte.

Les gros bras se regardèrent puis regardèrent le prêtre.

- Pas vraiment… répondit le chef.


Marco se faisait charrier comme il fallait par son pote Thatch tout en mangeant des sushis avec son chat, quand le courrier arriva.

- T'as vu que t'avais un message ? lui dit Thatch en s'essuyant les mains sur un torchon.

- Je sais, merci, yoi, soupira Marco en portant à sa bouche un nouveau sushi.

- C'est peut-être important.

- Hun ? Comme les deux derniers ? T'es certain, Thatch ?

- Hey, t'es fou d'amour, t'es pas censé tirer une tête pareille ! protesta son ami/frère.

- Le premier était de mon mec pour me dire qu'il se cassait. Le second de mon avocate, pour me dire qu'elle partait aussi… avec mon mec, yoi. Jamais deux sans trois.

- Arrête, mec, passe à autre chose. Tu te souviens de ce qu'Oyaji disait ? Il pleut pas tous les jours. Je te parie ce repas que c'est une bonne nouvelle !

Marco le regarda un instant puis haussa les épaules.

- Pari tenu.

Il prit le message et l'ouvrit. Thatch le lui prit des mains. Son sourire se figea.

- Oh merde, désolé mec. On t'a viré.

Jamais deux sans trois les mauvaises nouvelles… Quelle galère…

Il en était à un stade où ça ne lui faisait plus rien.

- Boo, j'ai gagné un repas gratos, au moins, commenta Marco alors que le téléphone sonnait.

- Je demanderai à droite et à gauche s'ils cherchent pas un chauffeur casse-cou comme toi, Poulet Rôti, assura Thatch. Va répondre, j'ai d'autres clients qui m'attendent.

Marco se leva et alla décrocher.

« T'as les doigts tellement cassés que tu peux plus m'appeler ? » demanda quelqu'un au téléphone.

Et merde, Cassandra…

- Salut Cassandra…

Thatch lui souffla de lui dire bonjour pour lui tout en ramassant la vaisselle.

- T'as le bonjour de Thatch.

« Mais lui, au moins, il m'appelle. Dix-sept messages ! Et n'accuse pas ton répondeur, il est garanti mille ans ! »

Marco regarda Thatch avec espoir mais celui-ci eut un mauvais sourire et ne vint pas à son aide depuis son restaurant volant. Pour le coup, le blond se prit une cigarette et alla dire adieu à son ami, tout en se faisant remonter les bretelles par leur sœur d'adoption au téléphone.

- Attrape, biscuit porte-bonheur ! lui dit Thatch en lui lançant les douceurs.

Marco referma la fenêtre, rangea les biscuits, posa le téléphone sur une étagère et s'assit sur son lit pour s'allumer sa cigarette.

« Marco, j'ai mal au dos, emmène-moi… » gémit Cassandra.

- De quoi tu parles ?

« Je veux que tu m'emmènes avec toi ! »

- Non, je veux que tu m'expliques, yoi. Je viens de rentrer, j'ai été embouti, licencié, braqué ! Pour le reste, tout baigne, merci ! Alors, calme-toi et explique, Cassandra.

« Oh, alors tu sais pas que t'as gagné un séjour pour deux à Fhloston Paradise, pour dix jours ? Et je dois rester sans rien faire à me geler le cul sur la lune !»

Il avait gagné un séjour ?! De quoi elle parlait ?

- Si j'avais gagné, je le saurais, yoi. On m'aurait prévenu.

Sa boite aux lettres se manifesta à cet instant.

« Marco, ça fait une heure qu'on gueule ton nom à la radio, abruti de piaf ! »

On sonna à sa porte et l'œil de bœuf lui montra des uniformes de l'armée.

- Cass', je te rappelle, yoi.

Et il raccrocha.

Il ouvrit la porte et alla faire du café.

- Général Monroe, ravi de vous voir dans cette banlieue.

- Sympa chez vous, Major, commenta Monroe en entrant avec ses subordonnés. La belle vie, on dirait. Et vous êtes au chômage, non ?

- Déjà au courant, yoi ?

Pourquoi est-ce que ça ne l'étonnait pas ?

- Vous en faîtes pas, j'ai pour coutume de renaître de mes cendres. Je retrouverai du boulot.

- Vous fatiguez pas, c'est tout trouvé.

Il se tourna vers son aide de camp qui lui donna un papier transparent.

- Nous avons une mission vitale à vous confier.

- Laquelle ? demanda Marco d'un air fatigué.

- Sauver le monde.

Marco eut un rire sans joie tout en regardant le café se faire.

- Vous partez pour Fhloston Paradise, pour vous rapprocher discrètement de la Plavalaguna. Elle vous transmettra quatre pierres que vous rapporterez discrètement. Des questions ?

- Une seule. Pourquoi moi ? Je me suis retiré y'a six mois. Vous vous souvenez, yoi ?

- Trois raisons, lui dit le Général.

Son aide de camp lui fournit un autre papier. Marco referma ses mains sur le néon au-dessus de la cafetière, essayant de garder son calme.

- Un, vous êtes de l'Unité d'Elite, expert en armes, véhicules, comme le nécessite la mission.

Il déroula le papier jusqu'au sol montrant exactement les conditions auxquelles Marco correspondait.

- Deux, vous cumulez les décorations.

- Et tertio, demanda Marco d'une voix faible.

Lentement, le Général se rapprocha et dit avec une légère peine :

- Trois, de tous ceux ayant participé au programme Devil User dans la création de Super-Soldat… vous êtes le seul survivant faisant parti de l'Unité d'Elite. Nous avons besoin du Phénix

Le Phénix dans l'esprit de Marco poussa un cri montrant son désaccord.

Le regard du Général fut attiré par la boite aux lettres.

- Vous lisez pas vos messages ?

- J'ai eu assez de bonnes nouvelles pour la journée, yoi, lui dit ironiquement le blond.

Le soldat alla prendre le message et l'ouvrit, révélant une carte musicale.

- Vous avez gagné un voyage à Fhloston Paradise pour deux !

Ce fut trop, et le néon en paya les frais. Marco l'arracha de colère, s'écorchant les mains au passage, bien que les plumes bleues enflammées qui léchèrent ses plaies et les firent disparaître explicitèrent le pourquoi on l'avait choisi lui pour la mission.

- Vos billets, fit le Général en les tendant à Marco.

- Vous avez truqué le concours, devina le blond en essayant de retrouver son calme.

- Félicitations.

Marco leva les billets à la lumière pour mieux les voir.

- Vous avez rien de plus discrets ?

- Les vieux trucs sont les meilleurs ! Le Major Iceborg, sera votre épouse.

Et une femme aussi émotive qu'un iceberg s'avança et s'inclina.

Non, là, Marco ne marchait pas.

- J'y vais pas avec elle, annonça l'homme.

- Pourquoi pas ?

C'était évidant ! C'était une femme !

On sonna à cet instant à la porte. Tout le monde regarda l'écran à côté de la porte pour voir la tête brune du jeune homme qui attendait dehors, jouant paresseusement avec un chapeau orange. Marco se rapprocha et son sang ne fit qu'un tour.

Ace

Il se tourna vers les trois militaires, brutalement nerveux.

- Qui c'est ?

- Nani ? fit Marco en essayant de en pas paniquer.

- Qui est-ce ? répéta le Général.

- Hmm…

Une idée, vite…

- Mon mec !

- Vous avez un nouvel homme dans votre vie ?

- Oui, non… euh… enfin, je viens de le rencontrer et je l'aime mais il déteste l'armée, à cause de mon divorce… enfin, c'est pas grave… Il vous voit, et il nous tue. Tous, yoi.

Le Général essaya de le rassurer mais Marco était en train de réfléchir à où les cacher.

- On veut bien se cacher, mais il n'y qu'une porte !

Marco passa à l'improvisation. Il ouvrit son frigo vide et fit de la place avec les étagères.

- On n'a pas le temps, lui dit le Général.

- Juste une minute, yoi ! leur dire Marco.

Il en attrapa un et le fourra dans le frigo malgré ses protestations. Il attrapa ensuite la femme et l'y enfonça à son tour, puis ce fut le tour du général.

- Major ! Major !

- Nanda ? demanda Marco.

- On ne tiendra pas !

- Baka bakashi…

Et il poussa de toutes ses forces afin de parvenir à refermer la porte.

Il appuya sur un bouton et le frigo s'enfonça dans le sol, avec les protestations du Général, faisant apparaître la douche.

Reprenant contenance, il soupira un bon coup, chassa les plis de sa chemise et alla ouvrir.

Première constatation :

Avec sa chemise sans manche jaune ouverte sur sa poitrine musclée et son bermuda noir… Ace était dangereusement hot.

Et il lui sourit en le saluant.

Avec hésitation, Marco lui rendit le geste, mais le Père Cornelius s'interposa, le menaçant de l'arme du conducteur de taxi au chômage.

- Je suis désolé pour ces méthodes, monsieur Fasho, fit Cornelius en forçant Marco à reculer dans l'appartement.

- Fushisho, rectifia machinalement Marco.

- Fushisho ! Mais on a appris votre bonne fortune à la radio. On veut vos billets.

Ace entra à son tour et ferma la porte.

- Besoin de vacances ? s'enquit Marco.

- Nous ne sommes pas en vacances, mais en mission.

- Quelle mission, yoi ?

Il surveilla Ace, qui explorait l'appartement, du coin de l'œil.

- Nous devons sauver le monde, mon fils.

Marco essaya de ne pas se montrer surpris. Qu'est-ce qu'ils avaient tous à vouloir sauver le monde ?

C'est là qu'une sirène raisonna dans tout le complexe, faisant sursauter tout le monde.

- Ceci est un contrôle de police ! Ce n'est pas un exercice.

Marco réagit en vitesse. Il attrapa le flingue dans la poigne ramollie du prêtre et se saisit d'Ace pour le mettre dans la douche.

- Reste ici pour une minute, promis. Touche à rien, yoi, lui dit Marco.

Et il appuya sur un bouton, faisant remonter la douche dans le plafond et réapparaître le frigo. Ace resta sagement dans la douche, totalement pris de court par la situation. Pendant que la voix enregistrée donnait des consignes, Marco jeta le prêtre sur son lit.

- Qu'est-ce que vous faites !

Marco le força à s'allonger en lui disant.

- Je sauve vot' peau pour que vous puissiez sauver le monde, yoi !

Cornelius voulut protester, mais le lit fut avalé déjà par la machine, lui avec. Sans perdre de temps, Marco se plaça face aux cercles jaunes de son appart, y mit les mains et se mit les pieds écartés, attendant la fin du contrôle.

Le micro et haut-parleur dans le mur, entre les deux ronds jaunes, s'alluma de rouge et un policier lui parla :

- Monsieur, êtes-vous humain ?

Ne pouvant pas y résister, Marco répondit :

- Négatif. Je suis un morceau de viande en bâton.

Il réfléchit un instant à ce qu'il venait de dire.

- Vous pouvez répéter ?

- Une mite en pull over ? proposa Marco avec espoir.

Par le haut-parleur, il apprit qu'ils avaient trouvé la personne qu'ils cherchaient. Un Marco Fushisho.

Mais c'est pas à lui qu'on s'adressa.

Bizarre… mais ça l'aidait bien, du moins, pour l'instant.

- Monsieur Marco Fushisho. Veuillez mettre vos mains dans les cercles jaunes.

Et tout le complexe entendit la réponse de 'Marco'.

- Fuck you !

- Mauvaise réponse, commenta Marco.

Il entendit des bruits de lutte et ferma les yeux, attendant la suite.


Marco souffla profondément quand la sirène cessa, signalant le retour au calme.

C'était fini.

Il appuya sur le bouton et fit redescendre la douche… pour se retrouver face à face avec un Ace trempé jusqu'aux os.

- Oh merde, j'avais oublié… jura Marco en l'aidant à sortir. J'avais oublié le nettoyage automatique de la douche.

Il prit une serviette dans ses placards et la plaça autour du jeune homme trempé.

- Autowash… répéta Ace.

- Oui, yoi, sourit Marco.

Le jeune homme ne tremblait pas de froid, et sa peau était brûlante. De la vapeur commençait lentement à s'élever de lui. Encore une preuve que ce magnifique garçon aux yeux d'argent n'était pas tout à fait humain. A croire qu'il avait le feu sous la peau.

- C'est dingue… commenta Marco. On s'est vus deux fois aujourd'hui, et ces deux fois, tu te retrouves dans mes bras, yoi.

Consciemment ou non, ils étaient un peu plus proche physiquement l'un de l'autre à cet instant.

- C'est mon jour de chance…

- Lu-cky… répéta Ace.

- Hai…

Marco plongea ses prunelles océans dans les orbes argentés du beau garçon entre ses bras, se demandant s'il aurait plus de chance, cette fois, s'il l'embrassait. Malheureusement, un étrange bruit le rappela à l'ordre.

- Phoe-nix.

Marco regarda Ace avec surprise, oubliant le bruit. De quoi parlait-il ? Avait-il deviné ce qu'il était ?

Ace passa un doigt brûlant sur la poitrine nue de Marco avec sa chemise ouverte, faisant jaillir instinctivement des flammes bleutées. Des flammes qui firent rire Ace comme un gamin, malgré la rencontre éprouvante avec le lavage automatique de la douche. Aux flammes bleues se mélangèrent des flammes rougeoyantes provenant des doigts d'Ace. Marco resta absorbé par le spectacle et les sensations de bien-être que ça lui procurait.

Le gémissement revint, les dérangeant tous les deux, apparemment, parce que les flammes disparurent totalement.

- Tu as entendu quelque chose ? demanda Marco.

- Cor-ne-lius, articula Ace.

Marco se rappela alors du prêtre et appuya sur le bouton pour faire apparaître le lit. Le Père était bien empaqueté dans la couche protectrice du lit. Marco se dépêcha de l'en sauver, permettant au vieil homme de respirer librement.

- Autowash, dit intelligemment Ace en retirant sa chemise humide.

- Honto ni sumimasen, s'excusa Marco.

- Je n'ai pas besoin d'aide, protesta le prête en arrangeant sa tenue par lui-même.

Ils se retournèrent vers Ace, mais le virent nu et préfèrent lui laisser son intimité.

- Un café ? proposa Marco.

- Volontiers, accepta le père.

Marco se dirigea vers la cafetière et prit la tasse de café froid du Général, pour remettre la boisson mystique dedans, afin de la réchauffer.

- C'est pas ma spécialité. Vous devez en boire beaucoup, étant prêtre.

Le prêtre ignora la conversation en avisant les billets tant convoités. Il les prit et les fourra rapidement dans son manteau. Il avisa ensuite la coupe juste à côté, se signa pour demander pardon et s'en saisit, frappant Marco par derrière et l'assommant.

Il fila, suivi par Ace qui se fit un plaisir de l'engueuler dans le couloir.

Marco se redressa difficilement, sentant sous ses doigts la plaie s'embraser et la douleur refluer. Il foudroya du regard la récompense avec laquelle on l'avait agressé et la balança par-dessus son épaule. Il alla voir le frigo, l'ouvrit et arracha des mains gelées de Monroe l'ordre de mission.

- Je prends la mission, yoi.

Et il referma la porte du frigo.

Il ne fallait pas agresser le Phénix.

« Vengeance, mon maître ? »

Oh oui…