Salut tout le monde ! Un nouveau chapitre pour le plaisir des yeux et du coeur. Beaucoup de révélation dans ce chapitre. Je n'ai encore prévenu personne je crois, mais cette fic risque d'être l'une de mes plus courtes. Le principal étant qu'elle vous tienne en haleine jusqu'à la fin.

Kyssou: Comment t'as deviné ?

beatrice! Pancho intrigue tout le monde, beaucoup font des suppositions, mais chacun sait qu'avec mon esprit tordu on peut s'attendre à tout. Pour la mère de Bella ça se passe en dessous :)

Ju: Ouah quelle déclaration et bien bienvenue parmi la confrérie des gens félés qui se prennent la tête pour trouver un moyen de me buter parce que je ne mets jamais la suite assez vite et aussi parce que je fais des fins de chapitres qui sont de vrais appel au suicide.

Delphine: Merci beaucoup. J'essaye de faire enrager les gens du mieux que je peux. J'adore intégrer du suspens ça donne du piquant !

Voilà voilà ! Bonne lecture et gros bisous à tous !


- Dis Belli Bella tu vas y aller à la méga fête de Lauren ?

- Non Pancho, je n'aime pas les fêtes. Répondit-elle en continuant à regarder le plafond de sa chambre.

- Allez ! Tu ne vas pas me laisser y aller tout seul, râla-t-il en se redressant un peu sur le lit. Je suis ton meilleur ami ! Tu ne peux pas m'abandonner dans cette galère.

- Tu n'as qu'à y aller avec les gars, lança-t-elle en ne le regardant même pas.

- Oui mais ils y vont tous avec une fille…

- Oh et c'est pour ça que tu viens me supplier de venir avec toi ? Ricana Bella en lui envoyant un coussin en pleine tête. Je ne suis que la fille de rechange, c'est vrai.

Il attrapa le coussin en lui faisant un sourire d'excuse.

- Bien sûr que non tu n'es pas une fille de rechange. Tu es une fille extraordinaire et en plus tu es ma meilleure amie.

- Pourquoi tu ne te lances pas pour aller la voir ? Dit-elle simplement. Je lis dans tes yeux tu sais. A chaque fois que tu la regardes, tu as un sourire de crétin collé sur le visage et des yeux qui brillent tellement qu'on dirait des boules à facettes.

- C'est faux ! Se défendit-il en rougissant.

- Mon œil oui ! Se moqua Bella en lui souriant tendrement. Tu fais des chansons magnifiques, écris en une pour elle. C'est un bon plan drague ça.

- Je n'écris pas des chansons pour draguer Belli Bella, mais pour dire ce que j'ai en moi. Tu es la seule à comprendre et à ressentir mes chansons, je crains malheureusement qu'elle soit plus superficielle. D'ailleurs tu es la seule à qui je montre et je chante mes textes. Allez viens avec moi !

- Et bien va juste lui parler dans ce cas, proposa-t-elle un peu moins patiente cherchant une solution. Va lui dire ce que tu ressens.

- Pourquoi tu t'emballes comme ça ? Demanda-t-il refroidi par son ton.

- Parce que j'ai l'impression d'être une entremetteuse avec vous tous, expliqua-t-elle en lui prenant la main. Désolée ce n'est pas après toi que j'en ai. Disons juste que ma mère souhaite aussi que j'aille à cette fête car selon elle, il faut que je me fasse des connaissances si je veux un jour rentrer dans le beau monde. Comme toujours tu te doutes bien que j'ai envie de faire totalement autre chose.

- Tu pourrais peut être t'y amuser qui sait, essaya-t-il de la convaincre. Il y aura tout le lycée pratiquement. Peut-être même que tu y trouveras l'homme de ta vie.

- Pancho, est-ce que tu m'as bien regardé ? Je ne suis qu'Isabella Swan, la sœur de la prodigieuse et charismatique Alice Swan. Je suis insignifiante à côté d'elle. Comment veux-tu qu'un garçon me remarque quand elle est dans les parages ? Tous les mecs du lycée sont amoureux d'elle et pourtant elle a choisi ce James. Je ne l'aime pas du tout, il a un regard de pervers.

Pancho se mit à rire en la prenant dans ces bras.

- Tu ne te vois pas très bien, j'ai l'impression. Tu as un visage d'ange et des yeux sublimes. J'admets que les fringues laissent grandement à désirer mais je pense que sous l'habit se trouve un magnifique corps. Tu devrais arrêter de te comparer à ta jumelle et commencer à te voir par toi-même.

- Comment veux-tu que j'y arrive ? Souffla Bella tristement. Ma mère passe son temps à me dire que je devrais faire ça comme Alice, que je devrais penser ça comme Alice. Quand j'essaye de m'intégrer pour qu'elle me voie, elle ne trouve jamais de félicitations à me faire, alors qu'Alice reçoit des louanges pour la moindre petite broutille. Alors je décide de ne plus rien faire, ou de ne plus rien lui dire et là c'est encore pire parce qu'elle passe son temps sur mon dos. Faut-il que je simule une tentative de suicide pour qu'elle me lâche enfin ?

Pancho se mit à rire gaiement, il aimait énormément cet humour noir qu'elle pouvait avoir des fois.

- Les élections sont proches et ma mère pense que toutes les voix sont bonnes à prendre. Voilà pourquoi elle compte sur nous pour endoctriner les enfants des électeurs, qui eux même souleront leurs parents avec des tas de conneries politique.

Pancho s'allongea juste à côté d'elle et la prit dans ces bras pour la réconforter.

- J'aime ma jumelle plus que tout au monde, c'est ma moitié mais j'ai l'impression de la perdre de jour en jour. Ma mère a de l'influence sur elle. Le modèle idyllique à sa petite maman. Alice se laisse faire parce qu'elle croit que c'est ce qu'il y a de mieux pour nous tous, sans comprendre que ma mère est en train de la façonner à son image. Je ne veux pas qu'elle finisse aussi cruelle et perfide qu'elle. Alice est déjà présidente de deux associations, sans compter sa place de cheerleader qui lui permet d'être respectée au sein du lycée. Elle a des notes exemplaires, je crois même qu'elle sera encore major de sa promotion. Elle parle déjà comme une vraie grande, elle prépare déjà une carrière politique…

- Qu'est-ce qui te dérange là-dedans ? Lui demanda Pancho en caressant ses cheveux.

- Fait-elle ça par respect pour ma mère ou parce qu'elle en a vraiment envie ? Est-elle heureuse de faire tout ça ?

- Et dans cette histoire est-ce que tu penses à toi ? Arrête de t'inquiéter pour Alice et amuses-toi un peu. Ta mère essaye de te rendre dingue et toi au lieu de décompresser tu en rajoutes une couche.

- Que préconises-tu dans ce cas ? Demanda-t-elle sérieuse.

- Tu vas venir à la fête avec moi et tu vas te faire belle. Je suis sûr que tu trouveras un gentil garçon qui sera ravi d'apprendre à te connaitre.

- Me faire belle, ricana-t-elle sceptique.

- Oh que oui ! Tu vas aller t'acheter une robe… chut ! Laisse-moi finir. Tu vas donc t'acheter une robe, tu vas emprunter du maquillage à ta sœur et tu vas apprendre à mettre autre chose que des baskets. D'ailleurs nous y allons tous deux maintenant et tu m'accompagneras à cette fête que tu le veuilles ou non. Même si tu ne trouves pas l'homme de ta vie là-bas, au moins tu t'y amuseras.

- Tu crois ?

- J'en suis persuadé.

Des années plus tard

- Sam ne m'oblige pas à me répéter ! Lança Bella en lui faisant les gros yeux.

- C'est inhumain ce que tu me fais maman, répliqua l'enfant en s'approchant d'elle en grimaçant.

Bella l'attrapa par le col et lui fit des tonnes de baisers avant de le laisser partir avec Demetri et Emmett.

- Tu fais attention à ce qu'il ne se rompt pas le cou, s'inquiéta-t-elle en regardant son ex-mari.

- C'est juste de l'accro-branche Bella ! S'exclama Emmett en levant les mains au ciel. Il y a des harnais de sécurité partout !

- Ok, ok ! Je ne dis plus rien. Dim appelle ton père et dis-lui une bonne fois pour toute que je suis en vacances !

- Mon père est perdu sans toi, tu le sais bien. Quand nous avons divorcé, j'ai cru qu'il allait me faire un infarctus en s'imaginant déjà ton départ. Puis quand je lui ai dit que tu restais, il était prêt à t'épouser pour te garder à vie à son service.

- Parce que vous êtes divorcé ? Demanda Emmett en fronçant les sourcils.

- Oui, je suis en couple avec Jane maintenant. Répondit Demetri comme si c'était une évidence.

- Bella ! Bella ! Quand vas-tu arrêter de nous faire des cachotteries comme celle-ci, s'exclama Peter en les rejoignant. Maintenant que je te sais célibataire, je vais avoir encore moins de scrupules à te draguer.

- Et moi je vais avoir beaucoup moins de scrupules à te casser la gueule si tu la touches. Grogna Demetri protecteur.

Bella lui fit un sourire de connivence. Son ex avait toujours été comme ça avec elle, même quand ils n'étaient pas encore mariés. D'ailleurs, c'est ça qui l'avait mise en confiance.

- Que comptes-tu faire aujourd'hui ? Lui demanda Leah en lassant sa chaussure en vue d'accompagner les garçons en forêt.

- Je sais de source sûre que ma mère est chez elle aujourd'hui, ainsi qu'Alice. Il est plus que temps que je règle certains comptes.

- Va y doucement avec Alice quand même, lui précisa Leah inquiète.

Bella la regarda sceptique. Leah proposa aux garçons de partir en avant, leur signifiant qu'elle les rejoindrait. Ils ne se firent pas prier, aucuns d'entre eux n'avaient envie d'être milieu de ces deux-là. Leah fit assoir son amie sur la première marche du perron avec un air grave.

- Je vais te poser une question simple. Est-ce que tu trouves que nous avons l'air heureux ? Demanda l'indienne en posant son menton dans sa main.

- Vous êtes pratiquement tous en couple et presque mariés, je suppose que vous êtes plutôt heureux, oui. Répondit franchement Bella.

- Contrairement à toi, on ne me confie rien et encore une fois contrairement à toi, je fourre mon nez absolument partout. Les deux seuls couples solides dans ce groupe sont le mien et celui d'Emmett. Paul et Charlotte sont constamment en train de se séparer avant de se remettre ensemble. Peter a eu une grosse déception amoureuse qui l'empêche de s'engager avec qui que ce soit. Jacob essaye de se remettre doucement de son histoire avec Emilie. Tania a trompé Edward une fois et il en a fait de même de son côté pour se venger. Ils se sont hurlés mutuellement dessus, puis ont décidé de se marier, depuis leur couple va mieux . Est-ce que c'est la meilleure idée ? Je n'en sais rien. Le pire reste Alice, parce que Jasper n'a pas le caractère d'Edward. Ils se sont séparés un moment et Alice s'est empressée de noyer son chagrin dans les bras d'un autre. Jasper l'a appris et n'a vraiment pas apprécié. Ils se sont expliqués, se sont remis ensemble, ils doivent se marier à la fin de l'année si tout se passe bien.

- Et alors ce ne sont que des problèmes réglés, conclut Bella en voulant se relever avant que son courage ne l'abandonne.

- Restes assise, ordonna Leah en lui chopant le bras. Je n'ai pas fini. Alice souffre plus que tu ne le crois. Ça va faire la troisième fois que Jasper repousse le mariage, elle n'arrive pas à regagner sa confiance. S'ajoute à ça ta mère, qui ne cesse d'être sur son dos pour orienter sa carrière et maintenant il y a toi…

-Ça va je ne suis pas un monstre non plus…

- Elle a fait une tentative de suicide à votre anniversaire, Bella. Lâcha enfin Leah.

La brune en resta paralysée. Toutes ces années elle n'avait pensé qu'à elle, à sa petite personne. Pancho lui avait dit d'arrêter de s'occuper de personnes qui de toute façon n'en avaient rien à foutre et c'est ce qu'elle avait fait. Mais malgré sa rancœur envers Alice, qui pourtant n'y était pour rien, elle ne pouvait imaginer un monde sans sa jumelle. Elle pouvait vivre loin d'elle en pensant qu'elle était heureuse, mais pas exister sans elle.

- A chacun de vos anniversaires je la voyais se mettre devant votre photo, prendre le téléphone portable et rester des heures à se demander si elle devait te téléphoner ou non. Elle n'a jamais compris pourquoi tu étais partie, elle n'a jamais compris pourquoi toi, tu ne voulais pas donner de nouvelles. Je ne connais pas les raisons de ton départ et je ne te juge pas. Mais pense à elle, souviens-toi comme vous étiez proche. Tu étais sa confidente et elle était ta protectrice. Elle est rentrée de vacances et tu lui avais juste laissé une lettre en lui disant que tu partais vivre chez ton père. Alice a vécu ça comme un abandon et une trahison. Tu te doutes bien que ta mère a dû aggraver toute cette histoire pour monter Alice contre toi et se faire bien voir. Un peu comme elle l'a fait avec votre père. D'ailleurs tu es la seule à avoir gardé des contacts avec lui, parce que tu ne croyais pas ta mère. Je ne prétends pas être la voix de la sagesse comme Angela, mais je trouve qu'elle s'est rangée bien vite à ton côté sans voir la souffrance d'Alice.

- Pourquoi personne ne me l'a dit. Pourquoi elle ne m'a rien dit ? S'énerva Bella elle-même surprise par sa réaction.

- Pourquoi toi, tu ne lui as rien avoué pendant huit ans ? Lui demanda Leah sérieusement.

- Parce que je ne voulais pas la faire souffrir et parce que j'avais honte ! Cria la brune en se relevant précipitamment.

- Et c'est là que tu prouves une fois de plus que vous vous ressemblez énormément. Médites tout ça avant d'aller l'agresser pour ne pas avoir donné de nouvelles et pour te juger à présent. Elle se défend de la seule façon dont on lui a appris à le faire, par l'attaque.

Bella la laissa donc partir en réfléchissant à ces conseils. La brune prit la voiture et conduisit pour la première fois depuis son départ en direction de chez sa mère. Elle était incapable de dire chez elle. Non cette maison n'avait rien d'un chez soi pour Bella, malgré les années qu'elle avait pu y passer. La barrière de l'entrée était grande ouverte, un employé était en train de s'occuper du jardin de la propriété. Bella se gara devant l'entrée des garages et ferma sa voiture de luxe à clef.

S'il n'y avait eu qu'elle, la première voiture venue aurait fait l'affaire. Seulement voilà, Aro Volturi en plus d'être un homme d'affaire des plus efficaces, possédait aussi un empire touristique important. Depuis que Bella avait arrangé une affaire vraiment importante entre les familles Roscoff et Volturi, Aro Volturi ne jurait plus que par elle.

Bella avait deux principaux patrons et ils étaient les chefs de ces deux clans. Alors autant dire que peu importait où elle se trouvait sur cette planète, elle n'aurait qu'à claquer des doigts pour être accueillit comme une princesse. Ils avaient fait d'elle une femme riche et respectée. Elle avait réussi sans sa mère et ça lui réchauffait le cœur de se le dire.

Quand le majordome lui ouvrit la porte, un élan de mélancolie l'envahit. Eléazar était une des seules personnes qu'elle avait regrettée dans cette maison. Il avait toujours été au petit soin avec elle, c'était même lui qui essayait de la réconforter quand tout allait mal. L'homme afficha un sourire éblouissant en ouvrant un peu plus la porte, sourire qu'elle lui retourna.

- Melle Bella, je suis très heureux de vous revoir après tout ce temps. Je dois vous avouer que j'ai très envie de vous prendre dans mes bras mais la bienséance m'en empêche…

Bella ne lui laissa pas le temps de finir, qu'elle le prit elle-même dans une étreinte réconfortante. Après toutes ces effusions, l'homme lui demanda si elle voulait voir la maitresse de maison et Bella acquiesça. Eléazar la guida dans cette immense demeure que la brune avait fui des années plus tôt. Elle avait été bien plus heureuse dans la petite maison de Charlie qu'ici. Quand elle arriva devant le bureau de sa mère, Bella ne ressentit ni l'appréhension, ni la peur qu'elle avait quand elle venait ici plus jeune. Elle aurait préféré voir Alice en priorité mais Eléazar lui avait bien fait comprendre qu'elle n'était pas disponible pour l'instant. Alors elle se contenterait de Renée. C'était peut-être mieux ainsi.

- Madame une visite pour vous, annonça Eléazar en laissant passer Bella.

Renée foudroya sa fille du regard. Elle voulait certainement l'intimider mais Bella connaissait cette technique à présent, elle avait joué avec des requins beaucoup plus voraces qu'elle. Les politiciens sont des piranhas mais le monde des affaires est parfois pire.

- Que me vaut l'honneur de cette visite ? Claqua la voix de Renée en faisant signe au majordome de sortir.

Bella s'avança dans la pièce et scruta le bureau du regard en grimaçant.

- Toujours aussi lugubre cette baraque, lança la brune en s'asseyant nonchalamment sur le fauteuil faisant face au bureau.

- Que viens-tu faire ici ? Répéta la maitresse de maison en enlevant ses lunettes.

- Je viens constater avec déception que personne ne t'as encore butée. Quel dommage !

- Tu n'avais qu'à envoyer des tueurs à gages pour faire le travail. Je pense être assez bien renseignée pour savoir que tu en as les moyens à présent.

- Oh non pas de tueurs à gages, les pauvres même à eux je ne leur infligerai pas ça. Non il est tellement plus simple de te prendre tout ce que tu as et de te laisser t'infliger le coup fatal toute seule.

- Tu me crois assez faible pour me donner la mort en cas de chute. Tu me connais très mal Bella.

- Au contraire je suis la personne qui te connait le mieux ici. Je sais que ta cruauté n'a pas de limite surtout si tu comptes atteindre un but. Tu es prête à sacrifier mari et enfants.

- Tu n'as toujours pas digérée cette histoire. Ricana Renée en s'enfonçant un peu plus dans son fauteuil en croisant les mains. Il faut grandir Bella. Dans la vie on n'a pas toujours ce que l'on veut mais si on s'en donne les moyens on peut pratiquement tout avoir.

- Digérer l'histoire, répéta Bella scandalisée. Ta propre fille s'est faite violer et tu voudrais que j'oublie cette « histoire ». Non désolée. Je ne sais pas ce que j'ai le plus de mal à accepter. Qu'un connard me mette du GHB dans mon verre et abuse de moi par la suite ou que la seule réaction de la femme qui m'a mise au monde, soit le désintérêt total.

- Il y avait mes élections en jeu… Commença Renée avec un petit sourire suffisant.

- J'avais 17 ans bordel ! Cria Bella en tapant sur le bureau. Parce que tu avais des élections à la con tu m'as demandé de fermer ma gueule et de ne surtout pas porter plainte. Que je ne devais pas rejeter la honte sur la famille et surtout sur Alice ! Tu as pris ma jumelle comme excuse pour me faire céder. Comment crois-tu que j'ai vécu ça ? Qu'aurais-tu fait si ça avait été Alice à ma place ? Tu sais très bien que tu te serais battue et tu aurais réussi à tourner ça à ton avantage. Mais moi j'ai juste dû me taire et encaisser.

- C'est ça la vie, ma fille.

- Jamais ! Je ne serais jamais plus ta fille ! Cracha Bella en rage. Alors arrête de m'appeler comme ça. Tu n'en as plus le droit depuis que tu m'as mise dehors alors que j'étais enceinte.

- Pourquoi l'avoir gardé, si ce viol t'insupporte tellement ? dit-elle froidement.

Bella se mit à rire bien malgré elle car la situation n'avait rien de drôle.

- Tu es vraiment la pire garce que je connaisse et crois-moi, je saurais faire ouvrir les yeux à Alice que tu le veuilles ou non. C'est ma sœur et je ne te laisserai pas la détruire comme tu l'as fait pour moi.

- Ca ne t'a pas trop mal réussi, à ce que je vois.

- Oui, sauf qu'Alice n'est pas moi. Nous sommes jumelles mais pas pour autant identique. Alice ne ferait jamais ce que je m'apprête à faire.

Bella se leva précipitamment et lança un crochet du droit à sa mère. Sa main lui fit horriblement mal quand elle atteignit le visage de Renée. Mais le soulagement qu'elle ressentit à l'avoir fait n'avait pas de prix.

- C'est pour avoir un joli maquillage lors de ta prochaine apparition publique, se moqua Bella en secouant sa main. Bon dieu ce que ça fait du bien !

- Crois-moi, ça tu vas le payer !

- Pourquoi tu connais le numéro des flics maintenant ? Porte plainte je t'en prie, mais sache que moi aussi j'ai de très bon amis à présent et qu'il serait vraiment dommage de les fâcher. Tu ne veux pas perdre la moitié de tes électeurs quand ils liront un joli roman où je raconte à quel point tu aimes ta fille. Ne me sous-estime plus jamais, parce que je suis bien plus perfide que toi.

La brune fusilla une dernière fois sa génitrice des yeux et retourna vers la sortie. Quand elle traversa la porte du bureau elle tomba sur le regard larmoyant de sa jumelle. Elle les avait entendue, c'était une certitude. Bella n'avait aucune idée du camp qu'Alice allait choisir, elle ne la connaissait plus assez pour appréhender ses réactions. Contre toute attente, Alice lui sauta dans les bras en pleur. Elle l'étouffait dans son étreinte en lui répétant inlassablement qu'elle n'était pas au courant.

- Je pense que nous avons beaucoup de chose à nous dire, lui souffla Bella heureuse. Ça te dirait de prendre quelques affaires et de venir chez Angie avec moi.

Alice lui fit oui de la tête. Bella avait en effet beaucoup de chose à lui dire. Elle ne lui avouerait pas tout, mais il était temps d'éclaircir certains points.


*Sifflote en marchant* par où est la sortie s'il vous plait ?