Salut les gens, bon comme je l'ai expliqué sur mon début de chapitre de "ensemble ou rien" j'ai des gros soucis en ce moment voilà pourquoi je suis aussi longue. Néanmoins voici la suite avec enfin la grande révélation !
charlene: maintenant !
mimi: merci
Delphine: beaucoup de monde s'en pose, Pancho est un mystère qui sera dévoilé juste après.
beatrice: tu auras bientôt ta réponse n'ais crainte.
diana: merci la suite est là et c'est une putain de bombe !
Guest: Je suis extrêmement sadique demande à tous ceux qui suivent mes fics depuis un moment.
Voilà voilà je vous laisse en compagnie de ce chapitre révélateur ! A bientôt !
Bella ne savait plus quoi faire, quoi dire. Le silence était complet et Pancho ne semblait pas pouvoir réagir. Elle le soupçonnait d'être en état de choc. Comment tout ça avait pu tourner aussi mal ? Bella n'avait jamais pensé qu'elle reviendrait un jour à Forks et que le père du petit puisse faire le lien entre eux deux. Et s'il exigeait un droit sur Samuel, que pourrait-elle faire ? Que penseraient les autres ? Comment expliquer la situation ?
- Pourquoi ne me l'as-tu jamais dit avant ? Demanda Pancho en relevant un regard dur vers elle.
- Pour subir l'humiliation de me faire repousser, lança Bella froide. Jamais, je préférais encore me taire. Tu me parlais tous les jours d'elle. Ton regard restait fixé sur sa personne alors que j'étais juste à côté de toi. Tu ne me voyais pas, tu ne m'as jamais vue autrement que comme ta meilleure amie, Bella.
- C'est faux ! Cria-t-il les yeux flamboyants. Si tu savais à quel point c'est faux.
La brune le fusilla du regard, s'interdisant tout espoir. Pancho fermait les yeux, essayant de remettre ses idées en place.
- Je t'ai aimé peu de temps après notre rencontre, avoua-t-elle les larmes aux yeux. Quand je lisais tes chansons d'amour, je m'imaginais être celle pour qui tu les écrivais. Chaque fois que tu me faisais un compliment, j'étais aux anges. Ta gentillesse et ton sourire sont les deux choses qui ont égaillées ma vie pendant nos années d'amitié. J'étais prête à te laisser vivre avec elle puisque ça faisait ton bonheur. Tu me connais assez pour savoir que j'ai toujours fait passer les autres avant moi. Et toi tu étais celui qui passait avant tous, même avant ma jumelle. Cette nuit que nous avons partagée, était à la fois pour moi, la plus belle et la plus douloureuse que j'ai pu vivre. Belle parce que j'ai vu pour la première fois dans ton regard autre chose, ce petit quelque chose qui m'a fait me sentir tellement importante à tes yeux. Douloureuse parce que je savais qu'elle était unique et que jamais plus je n'aurais le bonheur de vivre ça. Tu as été mon premier amour et c'est bien connu, c'est celui qui fait le plus mal.
Pancho ouvrit de nouveau les yeux devant cette révélation. Bella fut soufflée par ce qu'elle vit dans son regard. L'espoir s'insinua en elle et elle le repoussa avec force. Mais il semblait remarquer ce qu'elle faisait, le visage de Bella était un livre ouvert pour lui à présent. Pancho s'approcha avec détermination d'elle et la brune en recula de peur. Elle se retrouva bientôt le dos collé au mur avec les bras de son meilleur ami de chaque côté de son corps. Il lui bloquait le passage, lui refusant toute retraite. Il approcha son visage du sien, leurs bouches étaient presque l'une contre l'autre.
- Quand tu es partie, j'ai cru qu'on m'avait arraché le cœur, chuchota-t-il avec ardeur. J'ai alors compris que tu étais la seule que j'aimais réellement et que je ne pourrais jamais te le dire. J'ai été tellement aveuglé par mes pulsions d'adolescent que je n'ai pas compris mes sentiments d'adultes pour toi. Par la suite j'ai essayé de vivre sans toi, mais tout me semblait si fade après toi… Cette unique nuit que nous avons partagée devait être un moyen de te prouver que tu pouvais vivre cette expérience en ne te remémorant que des bons souvenirs, or je n'avais jamais pensé que c'est moi qui devait vivre avec ce souvenir à chaque fois que je touchais une autre femme.
Bella avait le souffle court, elle essayait de ne pas prendre à cœur ses paroles mais il y mettait tellement de fougue, qu'elle en fut incapable.
- Personne ne t'a jamais égalé à mes yeux. Tu étais la femme parfaite pour moi et je m'en suis rendu compte beaucoup trop tard. Tout me manquait. Ton sourire, tes cheveux, ta voix, ton corps, toi, tout ce qui fait de toi la femme extraordinaire qui a enflammé mon cœur.
Quand je t'ai revu, huit ans après, tu étais tellement belle, tellement sexy dans ce tailleur. J'ai essayé de me contrôler, de faire face à ce que mon cœur me hurlait. J'ai vu ton alliance et tous mes espoirs sont tombés en lambeau. C'était une chose évidente, quel homme serait assez bête pour te laisser t'échapper. Puis tu m'as avoué que tu étais divorcée, mais en soit tu ne me disais rien de ce que tu avais fait pendant ces années. Tu n'as pas voulu que l'on reparle de cette nuit, pourtant j'aurais tellement voulu...
- Arrête, pitié arrête, le supplia Bella n'en supportant plus.
Pancho rapprocha ses lèvres de celle qu'il aimait et plongea son regard dans celui de Bella .
- Même quand j'ai compris que Sam était mon fils, je n'ai pas réussi à t'éjecter de mon cœur. Tu m'as menti et pourtant tout ce que je retiens c'est que cet enfant est le nôtre. Un mélange parfait de l'amour que nous avions l'un pour l'autre sans qu'aucun de nous ne se l'avoue...
- Jasper ça suffit, je t'en supplie ! Lança-t-elle en essayant de le repousser.
Le blond sera les mâchoires, c'était la deuxième fois qu'elle l'appelait par son prénom depuis qu'ils se connaissaient. La première avait été cette nuit-là, lorsqu'elle avait joui en soufflant son prénom dans la salle de bain. Cela réveilla tellement de choses en lui qu'il ne put plus se retenir. Il attrapa le visage de Bella et fondit sur sa bouche avec férocité. Même si la conscience de Bella lui hurlait que ce qu'elle faisait était mal, son bonheur de sentir à nouveau les lèvres de Jasper sur les siennes, la fit frémir des pieds à la tête.
- Dis-le encore, souffla-t-il au creux de son oreille.
- C'est mal, se fustigea-t-elle en essayant de le faire reculer. Alice...
- Ne m'aime pas et ne m'aimera jamais, intervint-il en se redressant et en faisant un pas en arrière refroidi.
- Bien sûr que si elle t'aime, elle ne voudrait pas se marier avec toi sinon.
- Ce que tu peux être naïve quelques fois, Bella. J'ai toujours refusé le mariage à Alice parce que c'est toi que je veux depuis tant d'années. Quant à ta jumelle, elle est amoureuse d'un homme marié qui refuse de quitter sa femme et elle croit sincèrement que j'ignore tout. Je ne l'ai pas touchée depuis des mois, notre couple est au point mort et il le restera, parce que même si tu me rejettes par égard pour ta sœur, je ne me remettrais pas avec elle. J'en suis incapable maintenant que tu es revenue.
La brune ferma les yeux, toujours adossée au mur, elle était incapable de remettre ses idées en place. Tout ce qu'elle savait, c'était que son cœur battait à mille à l'heure et que son corps réclamait une fois encore un baiser enflammé de Jasper. Mais si elle laissait ses pulsions l'emporter sur sa raison, elle courrait droit à la catastrophe.
- Tu as toujours trop pensé ma Bella et généralement tu ne te poses jamais les bonnes questions.
- Qu'en sais-tu ? Répliqua-t-elle perdue.
- Tu te demandes sûrement ce qui arrivera ensuite, si jamais tu te laisses aller. Or la vraie question est : est-ce que tu m'aimes toujours ?
Elle porta son regard au sol. Bella avait toujours eu la réponse à cette question. Elle avait toujours aimé Jasper et cet amour n'était pas prêt de s'éteindre, même huit ans après. Samuel avait été là tous les jours pour lui rappeler son amour pour son meilleur ami. Il ressemblait tellement à son père. Les mêmes expressions, les mêmes yeux, un parfait modèle de son paternel. La brune s'était longtemps trouvée pathétique de continuer à aimer un homme qu'elle ne reverrait jamais, mais le destin en avait décidé autrement. Le soir où elle l'avait revu, Bella avait ressenti tellement d'émotions qu'elle ne savait plus comment agir. Pourquoi fallait-il qu'une fois encore Alice vienne interférer dans ce choix. Si pour une fois, une seule et unique fois, elle pensait à elle avant sa jumelle, est-ce que cela lui porterait vraiment préjudice ? Bella souhaitait plus que tout être égoïste à cet instant.
- Tu m'aimes n'est-ce pas ? Demanda Jasper avec un sourire rayonnant.
- Autant voir plus qu'au premier jour, répondit-elle avec sincérité.
L'homme franchit la distance qui les séparait et s'empara une fois de plus des lèvres de la jeune femme. Bella prit enfin part à ce baiser fougueux et se laissa transporter. Jamais un homme ne l'avait fait se sentir aussi importante. La raison n'avait plus de place ici, l'un comme l'autre laissèrent leurs émotions prendre la direction de la situation. La brune s'agrippa au cou de Jasper et se mit sur la pointe des pieds pour mieux accéder à ses lèvres. Ils furent bientôt à bout de souffle. Malgré tout ce qu'on aurait pu leur dire rien ne les arrêta. Jasper ne fut pas long à poser ses mains sur les fesses de Bella, qui à part sa nuisette et le peignoir d'Aro ne portait rien d'autre.
La brune entendit le père de son fils grogner quand il se rendit compte de ce petit détail. Bella quant à elle, souleva le tee-shirt qu'il portait et glissa ses mains en dessous tout en déposant des baisers enflammés dans son cou. Jasper n'y tenant plus arracha presque le peignoir et fit courir sa main sur le corps de Bella. Leurs touchés mutuel les rendirent fou de désir. En très peu de temps Jasper se retrouva en boxer et la bretelle droite de la nuisette de Bella tenait à peine sur son épaule. L'homme fit reculer la femme de ses rêves jusqu'à la cuisine, il la retourna avec fermeté et plaça chacune des mains de Bella sur la table.
Il parsema le cou de sa belle de baisers torrides et remonta la nuisette jusqu'aux hanches de son amante, tout en enlevant sa dernière barrière.
- Si tu savais depuis quand j'attends ça, lui souffla-t-il à l'oreille. Ton corps contre le mien, ta peau si douce, offerte à mes mains, tes joues rosies par le plaisir, et toi si réceptive à tout ce que je peux te faire. Même dans mes rêves les plus fous ce n'était pas aussi bon.
- Ne t'arrêtes pas, je t'en supplie, dit-elle le souffle court.
- Ça, il n'y a aucune chance.
Il souleva un peu le bassin de Bella et s'insinua en elle. Ils gémirent à l'unisson de cette sensation. Retrouver la chaleur de l'autre était un plaisir partagé. A cet instant précis ils surent qu'ils étaient faits l'un pour l'autre. Ce qu'ils allaient faire ensuite ? Ils n'en avaient pas la moindre idée, mais dans tous les cas, ils ne mettraient plus jamais huit ans entre eux. L'ardeur avec laquelle Jasper entama ses va et vient, fit tanguer la table de la cuisine. La moitié des verres se trouvant dessus se renversèrent et Bella ferma les yeux sous la force que dégageait Jasper. Elle se souvenait très bien de leur première fois, il était déjà un très bon amant à cette époque, mais là...Bella en perdait à la fois les mots mais aussi le souffle. Était-ce le fait de ne pas avoir fait l'amour depuis des mois qui le rendait aussi...torride, ou simplement l'expérience et l'envie d'elle ? La brune sentit la chaleur l'envahir et ne tarda pas à atteindre l'extase avec une puissance jamais atteinte jusqu'ici. Jasper la suivi de près, puis s'affaissa sur elle. Chacun peinait à reprendre son souffle et lorsque Pancho se retira, il s'allongea directement sur le sol de la cuisine.
- Putain ça ne m'était jamais arrivé, clama-t-il à bout de souffle.
- De quoi ? Demanda Bella en le rejoignant sur le sol. De prendre une femme sauvagement sur une table de cuisine ?
- Non, de prendre mon pied à ce point en si peu de temps.
- Tu m'as manqué, souffla-t-elle en nichant son nez dans son cou.
- Nous sommes faits l'un pour l'autre et rien n'aurait dû nous séparer pendant huit ans.
- Qu'allons-nous faire maintenant ?
- Je n'en sais rien, mais je refuse que l'on soit séparé une fois de plus, dit-il en la serrant dans ses bras.
- Ce n'est pas aussi simple Pancho. Il y a mon boulot, je navigue entre la Russie, l'Italie et l'Amérique. Il y a Alice, je viens seulement de la retrouver, je ne veux pas la perdre à nouveau. Puis il y a Sam aussi...
- Je suis prêt à te suivre où tu le souhaiteras si tu veux de moi. Pour Alice, si elle t'aime vraiment, elle comprendra. Samuel est une autre histoire. C'est mon fils Bella, je voudrais le connaître, j'ai déjà perdu trop d'années.
- Il est spécial, annonça-t-elle en se relevant. Demetri a eu un mal de chien à l'apprivoiser alors qu'il l'a connu tout jeune. C'est un enfant intelligent et affectueux, mais il ne l'est qu'avec moi et les femmes en général. Il a beaucoup plus de mal à s'entendre avec les hommes. Et surtout, il est très protecteur vis-à-vis de moi. Même si tu lui annonces que tu es son père, je ne suis pas certaine qu'il te fasse de la place. Il est très égoïste quand il s'agit de moi et je n'ai jamais réussi à lui enlever ce défaut.
- C'est un trait de caractère que je ne peux pas lui reprocher, dit Jasper avec le sourire. Il est jaloux un point c'est tout. Je pense qu'il faut juste lui faire comprendre que nous ne sommes pas en concurrence.
- Et bien je t'en souhaite du courage !
- Cela signifie-t-il que tu m'accordes le droit de lui annoncer notre lien de parenté ?
- A Sam oui, il a le droit de savoir qui est son père, mais je t'avouerais que l'avis des autres me fait plus peur. Leur expliquer le pourquoi du comment ne me réjouit pas. Et nous savons tous les deux qu'ils ne se contenteront pas d'un simple « nous nous aimions durant notre jeunesse et nous nous aimons toujours ». Ce sont de vraies fouines et la plupart ont des jugements bien arrêtés.
- As-tu honte de dire la vérité ? Se vexa-t-il aussitôt.
- Non ! Bien sûr que non. J'ai juste peur de perdre leur amitié.
- Tu les as fuis pendant huit ans et leur amour pour toi est resté intact. Crois-tu vraiment que si nous leur annonçons la situation ils vont te haïr ?
- Ils aiment Alice plus que moi et je passerais pour la salope qui a volé le fiancé de sa sœur.
- Le jugement des autres est-il plus important que notre amour ? S'énerva-t-il en se levant.
- Non, ce n'est pas ce que je voulais dire...
Elle le vit remettre son pantalon. Il était en colère et elle comprenait bien qu'il le soit. Elle prit son peignoir et le remit sur son dos avant de le fermer. Bella s'approcha de lui, mais il la repoussa. Sam tenait son entêtement de son père et elle en avait la certitude maintenant.
- Je ne veux pas me cacher Bella ! Cria-t-il coléreux.
- Ce n'est pas ce que je te demande...
- Je t'ai attendu trop longtemps pour me contenter d'une histoire de cul ! J'apprends que j'ai un fils de 7 ans, que tu m'aimes toujours et tu voudrais que je me taise au profit d'Alice ? J'ai déjà bien trop fait pour elle. Je ne suis pas toi, je ne vais pas me sacrifier pour elle.
- Mais ce n'est pas ce que je te demande à la fin ! S'énerva-t-elle à son tour. Je voudrais que tu me laisses juste le temps de lui annoncer et non pas la mettre devant le fait accompli !
- Je te connais assez Bella pour savoir que tu vas retarder la date de cette annonce à chaque fois que tu verras ta jumelle. Tu es capable d'encaisser milles douleurs à sa place ! Tu as passé ta vie à la protéger par amour. Des fois j'ai l'impression que tu l'aimes plus que tu ne m'aimeras jamais. Vis pour toi à la fin, putain de merde !
- J'ai essayé de vivre huit ans sans vous ! Hurla-t-elle folle de rage. Et je n'ai réussi que grâce à Sam ! Parce que je te voyais en lui et parce que j'en voulais à Alice de t'avoir pour elle seule alors que moi je crevais d'amour pour toi à l'autre bout du monde. Mais j'avais Sam, j'avais ton fils ! J'ai affronté ma mère, j'ai supporté le reniement de ma jumelle pour garder Sam près de moi, parce qu'à mes yeux il représentait le seul lien que je n'aurais jamais avec toi ! J'ai divorcé de mon mari parce qu'il a compris seul que jamais personne ne prendrait ta place dans mon cœur. Je ne t'ai jamais recontacté, parce que je pensais que tu étais bien plus heureux sans moi ! Je me suis sacrifiée tout autant pour Alice que pour toi. Maintenant ne suppose plus jamais, jamais que je ne t'aime pas autant qu'elle. Le seul qui pourrait surpasser cet amour que je te porte, c'est ton fils ! Et uniquement lui !
Un silence de mort suivit la tirade de Bella. Sa colère fondit comme neige au soleil quand elle vit le sourire en coin de son amant apparaître.
- Pourquoi tu te marres ? Grogna-t-elle en apaisant sa fureur.
- Parce que je remarque que tu as gagné en caractère et que c'est plaisant à voir. Puis tu es sexy quand tu es en colère.
Bella éclata de rire, Pancho était aussi lunatique que son fils. Seigneur qu'allait-elle devenir si ils se retrouvaient entre père et fils. Jasper s'approcha d'elle et l'embrassa fougueusement.
- STOP ! Hurla un homme de l'autre côté de la pièce. Pitié stop !
Ils se retournèrent aussitôt les joues en feux. Bella ne savait plus où se mettre lorsqu'elle croisa le regard d'Emmett et Rosalie.
- Ça t'apprendra à ne pas frapper aux portes, lança la blonde en frappant son mari sur le bras.
- Et merde, marmonna Jasper en resserrant Bella contre lui. Pour la discrétion on repassera.
- Tu me dois 50 dollars Em, dit Rosalie avec un grand sourire. Je te l'avais bien dit que Samuel ressemblait comme deux gouttes d'eau à Jasper et il y a certains regards qui ne mentent pas...
- Mais merde ! Ils se connaissaient pas comment j'aurais pu deviner qu'ils avaient pieuté ensemble ! Lança Emmett scandalisé.
- Quand je disais que Bella était plus secrète que tu ne semblais le croire, tu aurais du admettre que j'avais raison.
- Fais chier les gens, comment on va annoncer ça à Alice ? Demanda Emmett comme s'il faisait partie du lot décisionnaire.
- On ? Dit Bella avec un grand sourire ironique. Il n'y a pas de, on. Je vais lui dire et personne d'autre, compris. Surtout qu'avant Alice il faut prévenir Sam. Il est hors de question qu'il l'apprenne de quelqu'un d'autre que moi.
- Ok ! Ok ! Abdiqua Emmett en levant les mains. Est-ce que on peut au moins avoir quelques explications.
- Laisse-moi le temps de m'habiller et on t'explique ça après, grogna Bella en sentant la situation dégénérer.
Ils passèrent une bonne heure à expliquer le pourquoi du comment et Bella dû admettre la partie James, ce qui ne la réjouit pas plus que ça. Mais ni Emmett, ni Rosalie ne la jugèrent. Voilà pourquoi elle leur avait expliqué calmement. Tous les quatre comprirent que la situation était délicate et qu'elle allait demander de la patience et du tact pour la faire avaler à Alice.
Le soir venu, Bella avait prévu une petite soirée avec tout le monde, Jasper resta chez Angela en compagnie de la bande, même si Alice se montrait courtoise avec lui, la situation était pesante. Plusieurs fois Rosalie avait été obligée de le retenir lorsque Peter faisait du rentre dedans à Bella et Emmett lui avait mis des coups de coudes répétitifs quand il avait le malheur de poser son regard trop longtemps sur la brune. Le couple se demanda comment ces deux-là avaient réussi à rester discrets aussi longtemps. Mais maintenant que Jasper savait que son amour pour Bella était réciproque, il ferait tout pour franchir les barrages. Quand le blond vit son fils se diriger vers la cuisine, il souffla un bon coup, pris son courage à deux mains et le suivit.
- Salut bonhomme, lança Jasper nonchalamment.
- Bonsoir, répondit froidement l'enfant.
- Alors c'était bien cette journée avec Alice ?
Le gamin le foudroya du regard et reposa l'assiette qu'il venait de prendre.
- Je ne veux pas vous parler. Vous êtes un menteur. Vous dites que vous êtes le fiancé d'Alice, alors que vous regardez ma mère comme Demetri regarde Jane. Vous n'approchez pas de ma mère, sinon je demande à Demetri de vous arracher les yeux. Ma maman elle aime toujours mon père, moi je le sais. Il reviendra un jour et vous avez pas intérêt à prendre sa place.
Samuel partit de la cuisine avec un air décidé en claquant la porte.
- Spécial ! N'est-il pas ? Marmonna Jasper en grimaçant.
- Alors comment ça s'est passé ? Demanda Emmett en entrant dans la pièce, curieux.
- Bah j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. Mon fils refuse que quelqu'un d'autre prenne la place qui revient à son père, ce qui est une bonne chose en soit puisque je suis son père. Malheureusement il me déteste et m'a traité de menteur.
- Quand tu lui diras que tu es son père tout ira mieux !
- Espérons.
Lorsqu'ils revinrent dans la salle, Bella était partie faire une course parce qu'il manquait un ingrédient clef selon elle pour son repas. Seulement deux heures plus tard, elle n'était toujours pas revenue, ce qui inquiéta tout le monde. Alice ne tenait plus en place et était en train de téléphoner à la police lorsque la sonnette de la porte d'entrée se fit entendre. Alice courut jusqu'à l'entrée et se mit à pleurer en voyant sa mère et le shérif derrière.
- Où est Bella ? Pleura-t-elle à chaudes larmes.
- Ta sœur a eu un accident de voiture, elle est à l'hôpital actuellement. Rien de grave, répondit sa mère avec un air grave et concerné qui était totalement faux. En attente de nouvelles, le shérif m'a demandé de prendre soin de son fils, puisque je suis la seule parente de cet enfant sur le territoire...
- Il en est hors de question ! Hurla Jasper mauvais.
- C'est la loi jeune homme, lança le shérif.
- Je ne veux pas aller avec elle ! Hurla Samuel en reculant. Où est maman ?!
- Et moi je vous dis que Sam va rester ici, s'énerva le blond en prenant l'enfant et en le mettant derrière lui.
- Jaz doucement, le prévint Rosalie en essayant de le calmer.
- Tu n'as aucun droit sur cet enfant alors que je suis sa grand-mère maternelle. Alice a trop d'antécédents psychiatriques pour prendre soin de lui. Je suis donc la seule parente légale ici.
- J'ai dit non ! Clama Jasper froidement.
- La laisse pas le prendre, supplia Alice paniquée.
- Si vous faite obstruction monsieur, je vais devoir intervenir, le menaça le shérif.
- Fait pas de connerie Jaz, le supplia Emmett.
- Cette femme n'a aucun droit sur cet enfant, attaqua Jasper. Parce que je suis le seul à en avoir ici. Samuel est mon fils et jamais je n'accepterais que vous mettiez vos sales pâtes dessus.
- Des conneries dans ce genre-là, enchaîna Emmett en grimaçant.
Le visage de Renée n'avait pas de prix. Par contre Alice semblait seulement comprendre l'ampleur du problème. Toute cette histoire était en train de tourner au vinaigre. Mais Jasper n'était pas prêt à lâcher le morceau. Son fils resterait avec lui, quoiqu'il lui en coûte.
Elle est où la porte de secourt ?
