Voilà, le nouveau chapitre est là. Etant donné que j'ai déjà écrit à la main le suivant, il sera sur bientôt. Bonne lecture et merci à tous ceux qui ont posté des reviews sur mon histoire, c'est tellement encourageant…

Les jours suivants, ils ne s'adressèrent plus la parole. Ou alors comme avant. Cependant, il avait arrêté de la traiter de « Sang de bourbe », c'était déjà ça. Hermione ne savait pas ce qu'il lui arrivait en même temps elle se sentait très triste à cause de Ron et de sa « bien-aimée » mais le baiser de Drago avait été si étonnement doux et réconfortant. Elle ne savait plus quoi penser. Elle n'avait rien dit à personne, ni à Harry, ni à Ron, ni à sa famille, ni même à Parvati qui avait été si gentille la fois où elle avait pleuré. Personne n'aurait compris : la personne qu'elle détestait tant et qui avait passé six années à l'insulter l'avait embrassé et elle avait apprécié ce moment qu'elle avait trouvé exceptionnellement doux-amer. Seulement, certaines choses devaient rester secrètes, surtout quand elles étaient incertaines.

Après ce moment, Drago ne lui avait plus adressé la parole. Elle savait qu'il avait honte c'était également ce qu'elle ressentait, pour autant, elle aurait aimé un signe de sa part, s'importe quoi.

Tout était tellement confus dans sa tête, elle n'arrivait plus à réfléchir – elle ne pensait plus qu'à lui et ça la hantait. Aussi, elle devait passer des heures sur ses leçons pour comprendre quelque chose. Elle était épuisée et prise dans un cercle vicieux. Les jours s'enchainaient, plus sombres et emplis de désespoirs les uns que les autres – c'était un cauchemar.

Elle n'était pas retournée dans la salle sur demande depuis la dernière fois et elle en brûlait d'envie, elle avait le sentiment que c'était le seul endroit où elle serait enfin sereine et en paix avec elle-même. Alors, quand elle fut assurée que tous les Gryffondor dormaient, elle marcha discrètement jusqu'à la Salle. Elle passa trois fois devant la tapisserie avec comme seul souhait de pouvoir y entrer, peu importe ce qu'il y avait à l'intérieur. Et elle entra.

Comme elle s'y était attendue, elle était décorée exactement de la même façon que la fois précédente. Drago se tenait devant une armoire étrangement ressemblante à celle de chez Barjow et Beurk. Mais bien sûr ! C'est ça ! Pensa-t-elle. L'objet qu'il voulait, c'était l'armoire ! Son utilité, elle n'en savait rien, mais elle connaissait enfin l'objet.

Drago la vie et jeta vite fait un drap sur l'armoire.

« Qu'est-ce que tu fais là, Granger ?

-Je n'en sais absolument rien. »

Miss Je-sais-tout s'avouait vaincue devant une question sans réponse, songea Hermione

« Est-ce que tu as vu... commença-t-il

-L'armoire ? Oui, je l'ai vue. Et plutôt deux fois qu'une – c'est la même que chez Barjow et Beurk, n'est-ce pas ? »

Il avait l'air effaré, désemparé et lui ordonna

« Tu ne dois en parler à personne !

-Pourquoi est-ce que je ferais ça, Malefoy ? »

Il se pencha vers elle et l'embrassa rapidement sur les lèvres. Quoique momentanément sans voix, la Gryffondor répondit :

« T'es pas un peu fou ? Tu crois vraiment que je me tairais parce-que tu m'as embrassé ? Je ne suis du tout intéressée par toi, Malefoy. »

Elle-même n'arrivait pas à savoir si ce qu'elle affirmait était vrai tant elle était bouleversée.

Drago donna un grand coup de pied dans un vase non loin, qui vola et se fracassa en une infinité de morceaux scintillants au pied d'une table en ébène laqué.

« J'ai besoin que tu te taises, Granger, est-ce que tu comprends ? Si tu ne le fais pas, ma mère, mon père, ils vont mourir. Je n'ai pas le choix ! Sinon, il va les tuer ! »

A ces mots, il s'effondra par terre, en pleurs.

Hermione avait déjà vu pleurer des hommes : son père, Harry, Mr Weasley et d'autres mais les sanglots de Drago étaient tellement plus déchirants. Elle savait que Malefoy avait beaucoup souffert mais elle savait également qu'il gardait constamment ce masque impassible et que les émotions étaient proscrites chez lui. Pourtant il était là, à ses pieds, en larmes. Ses yeux rougis la regardaient avec une telle intensité que le cœur de la jeune femme se serra. D'un côté, elle avait ses meilleurs amis, Harry, qui la délaissait et Ron, qui lui avait brisé le cœur mais avec qui elle avait vécu tant d'aventures et de l'autre, ce garçon désespéré à qui on avait imposé tant de choses dans la vie…
Elle s'agenouilla aux côtés de Drago et, se surprenant elle-même, elle lui caressa les cheveux en lui murmurant « Ça va aller ». Pendant une dizaine de minutes, elle le serra dans ses bras puis elle se releva et il fit de même en séchant ses larmes.

« Si tu parles de ça à quelqu'un, je te tuerais, déclara Drago

-Je ne sais pas ce qui me prend, mais je te jure que je ne dirais rien.

Elle esquissa un sourire qui retomba vite.

-Je t'aime, souffla-t-il

-Pas la peine de me flatter, Malefoy.

-Je ne te flatte pas, c'est la vérité. Je t'aime. Je t'aime depuis le jour où tu m'as demandé ce qui n'allait pas. Je te trouve merveilleuse et tellement belle… »

Il s'approcha d'elle et leurs lèvres étaient sur le point de se toucher quand elle recula brusquement.

« Je trahis déjà mes amis en acceptant de te couvrir, ne crois pas qu'en plus, je vais sortir avec toi. »

Sur ces mots, elle partit.