Merci beaucoup à AiEnma29 et Delphine03 d'avoir posté des reviews si rapidement et merci à tous ceux qui ont lu, aimé, commenté mon histoire. Ce chapitre est plus court que le précédent, j'en suis désolée.

Chapitre 7 : Secrets et flocons

Drago avait détesté la façon dont Hermione était partie presque en s'enfuyant de la salle et en se moquant de lui. Mais le sentiment qui l'oppressait le plus était l'angoisse que la Gryffondor ne révèle ses secrets – l'armoire, le fait qu'il devait réaliser une mission pour lui et qu'il était amoureux d'elle. Si jamais toutes ces choses venaient à se savoir, il perdrait sa famille, sa réputation et son honneur. Alors un jour, las de vivre dans l'incertitude, il alla voir Hermione.

Ils étaient tous deux à leurs cours de Défens contre les Forces du Mal, durant une évaluation et elle avait fini avant Harry. Elle l'attendait quand Drago et ses acolytes débarquèrent devant elle. Le blond dit en raillant :

« Alors Granger, on est toute seule ?

-Comme le dit le dicton, mieux vaut être seul que mal accompagnée.

-Oh ! Mais vois-tu, je pense être de meilleure compagnie que toi.

-Je n'en serais pas si sûre si j'étais toi. »

Drago fit signe à Zabini, Parkinson, Crabbe, Goyle et Nott de partir et lui et Hermione se retrouvèrent seuls, à quelques mètres de la salle de potions dans ce couloir désert. Le regard d'Hermione était aussi froid que l'air en ce mois de décembre mais Drago le soutenait, fier, hautain. Il eut pourtant l'air d'un petit enfant apeuré quand il murmura

'Est-ce que tu l'as dit ?

-Je n'ai rien dit, Drago, souffla-t-elle, rassure-toi. »

Il s'écarta d'elle et reprit son air dur puis il s'éloigna. Harry arriva à ce moment.

« Ça va ? demanda-t-il à son amie

-Parfait. » Répondit-elle et ils retournèrent dans leur salle commune

Quand ils y entrèrent, Hermione aperçut Ron et Lavande ou plutôt deux corps si entrelacés qu'ils n'en formaient plus qu'un. Elle eut rapidement besoin d'air et sortit.

Le château était enneigé, tout comme les terrains alentours, sauf celui de Quiditch, ensorcelé et des flocons tombaient sur ces cils, son nez, dans ses cheveux et rendaient le paysage d'une beauté époustouflante. La brune s'amusa à souffler pour voir la buée s'échapper de sa bouche. Elle se sentait bien, au calme, en sécurité, comme rarement. L'air du soir était bon, bien que froid, elle entendait des oiseaux chanter et des lumières illuminaient le terrain de Quidditch, non loin. La paix, le bonheur intérieur, tous ses sentiments si rares par les temps qui couraient, Hermione les ressentaient au même moment et les laissaient emplir son cœur meurtri, l'apaiser, la rassurer, mettre du baume sur ses plaies. Elle avait dans la tête cette superbe mélodie qui aurait si bien convenu au moment et elle la fredonnait quand entendit des pas qui faisaient crisser la neige. Elle n'eut pas besoin de se retourner pour savoir de qui il s'agissait : la fréquence des pas, du souffle, e fait qu'il soit derrière elle, tout ça contribuait au fait qu'elle savait très bien qui se tenait derrière elle.

« Tu me suis. Encore. » fit-elle remarquer

Elle se retourna pour voir Drago Malefoy, dans son uniforme, droit comme un piquet, dans le vent et la neige. Elle s'approcha un peu plus de lui. Puis plus encore. Et puis, quand elle fut si proche de lui qu'elle pouvait voir son propre reflet dans ses yeux, elle prit le visage du Serpentard dans ses mains et l'embrassa. La passion de ce baiser, la neige dehors, les cheveux d'Hermione qui caressaient le visage de Drago, toutes ces minuscules choses rendirent ce moment inoubliable.

« Je t'aime, dit-elle simplement quand ils s'écartèrent l'un de l'autre

-Ça tombe bien, moi aussi, répondit-il

Elle rit et murmura :

-Mais tout ça doit rester secret.

-Evidemment. »

Ils se rapprochèrent, se prirent par la main et regardèrent la neige tomber avec délicatesse et beauté, comme on regarderait un coucher de soleil ou un film d'amour, la main de Drago réchauffant celle – glacée – d'Hermione. Après de longues minutes sans un mot, il l'interrogea :

« Quand as-tu compris que tu m'aimais ?

-Quand tu m'as embrassé, la première fois, j'ai su que plus rien ne serait plus pareil. Je m'étais senti si bien… Et puis, quand tu m'as un tout petit peu embrassé pour ton misérable chantage, j'ai était tellement émue. J'ai su à ce moment que je t'aimais. Mais c'est si compliqué avec Harry et Ron.

-Personne n'en saura rien, Hermione. Je te le jure. »

Elle l'embrassa sur la joue et se plut à le regarder. Elle aimait la façon dont ses cheveux blonds volaient au vent, ses yeux qui scintillaient, ses joues qui se coloraient de rose et sa main dans la sienne.

Quand elle entra dans la salle commune, Ron et Lavande étaient toujours en train de s'embrasser. Ça ne lui faisait plus rien, comme si toutes ces horribles semaines avaient disparu. Elle demanda à Harry

« Ils font de l'apnée ? »

Il rit tout en la regardant d'un air étrange. Alors elle monta dans son dortoir et quand Parvati l'interrogea sur la raison de sa joie, elle ne dit rien mais lui adressa un sourire éclatant.

« Ça fait du bien de te voir comme ça. » déclara la jeune fille à Hermione et celle-ci était également heureuse de se sentir de nouveau gaie et joyeuse. Quand elle s'assoupit, elle eut un très beau rêve, coloré et joyeux, et pas de cauchemar – plus de cauchemar.