Disclaimer : Tout l'univers de Saint Seiya que vous reconnaîtrez aisément appartient à Masami Kuramada.
Genre : Romance/Angst un peu. Je n'annonce pas mes couples, je fais la surprise. De toutes façons, on les aime tous ! Yaoi.
Rating : M
Spolier : Un Chevalier d'Or va très mal. Mais l'amour peu accomplir des miracles. (Pfff ! Moi et les résumés…) Voilà le genre de bêtise que j'écris quand je manque d'inspiration pour d'autres fics. Ne m'en veuillez pas ! (Pas taper !)
Chapitre 2
En milieu d'après-midi Camus remontait vers son Temple après avoir terminé l'entraînement de ces deux apprentis. Il venait de commencer la montée des marches vers le troisième Temple et à ce niveau, il fut surpris de sentir quelque chose d'anormal dans le cosmos de Saga. Il pressa le pas et entra dans le Temple. Il appela sans obtenir de réponse. Ce qu'il ressentait l'inquiétait au plus haut point. Lui d'ordinaire si calme sentait sourdre en lui quelque chose qui s'apparentait de très près à de la panique. Il entra dans l'appartement et fonça directement dans la chambre du Gémeaux. Ce qu'il vit le cloua sur place pendant deux secondes. Devant lui allongé sur le lit, Saga s'était ouvert les veines et baignait dans son sang. A en juger par la quantité qu'il y avait sur les draps, ça faisait un moment qu'il avait fait ça. Il avait déjà perdu connaissance.
Il s'approcha et plaça ses mains sur les plaies. Stimulant son cosmos, il les referma.
- Kanon, ton frère a tenté de se suicider, fit-il par télépathie. On est chez toi.
- J'arrive ! lui répondit le jumeau.
Trois minutes plus tard, Kanon entrait dans la chambre suivit de Milo et se laissa tomber auprès de son frère.
- Saga ! Saga ! Réveilles-toi !
- Kanon, ne le secoue pas comme ça ! intervint Camus et il lui expliqua comment il l'avait trouvé.
- Mais qu'est-ce qui lui a prit ! murmura le Gémeaux en sanglotant.
- On a tous sentit qu'il n'était pas bien, mais jamais on aurait imaginé un truc pareil.
- Moi je m'en doutais, fit la voix de Shaka. Mais je pensais pas qu'il était si proche de faire le grand saut.
- Il faut l'emmener à l'hôpital et lui faire une transfusion, fit Kanon encore affolé.
- Non, il ne faut surtout pas le bouger ! s'interposa Camus. On a besoin de Shion et de Mû.
- Pourquoi faire ? demanda encore le jumeau.
- Je les préviens, fit Shaka en stimulant son cosmos.
- Leur connaissance en médecine et leur capacité à communiquer par télépathie nous seront très utiles. Kanon, installes-toi ici, sur ce fauteuil et détends-toi. Tu es la meilleure chance de Saga, vos groupes sanguins sont identiques.
Un quart plus tard les deux Atlantes arrivaient avec le matériel nécessaire à une transfusion. Utilisant leur pouvoir de lévitation, ils soulevèrent le corps, le déshabillèrent, le nettoyèrent, tandis que Camus et Kanon changeaient les draps. Pendant que le Grand Pope préparait le matériel, Mû expliqua à Kanon qu'il allait essayer d'entrer en contact avec Saga et qu'il pourrait servir de lien entre eux deux.
- Mais pourtant, on sait communiquer par télépathie, protesta celui-ci qui ne comprenait plus très bien les choses.
- Non. Ce que nous faisons entre Chevaliers c'est pas vraiment de la télépathie. On communique par cosmos interposé. On sent lorsque quelqu'un veut nous parler de cette façon. Mais jamais tu n'y arriveras avec une personne qui n'a pas de cosmos ou du moins qui ne l'utilise pas comme nous. Et Saga pour l'instant est dans l'incapacité d'utiliser le sien. La vraie télépathie est le seul moyen.
- J'ignorais qu'il y avait cette différence, murmura-t-il un peu déconcerté.
- Ne t'inquiète pas, ça va aller.
Mû se concentra et laissa son esprit partir à la recherche de celui de Saga. Il le trouva rapidement dans les longues files d'âmes qui se dirigeaient vers le Yomotsu Hirasaka, le puits vers le royaume des morts.
- Milo, fit le Bélier, va chercher le Cancer, on a besoin de lui.
- Pourquoi ? demanda encore Kanon, de plus en plus inquiet.
- Ton frère se dirige vers le puits des âmes et seul Angelo a une petite chance de le retenir.
- Je veux lui parler Mû ! Laisses-moi lui parler !
- Pour l'instant, il ne sait même pas que je suis avec lui, sois un peu patient. A la moindre erreur on le perd !
- Qu'est-ce qui s'passe ici ! fit la voix rocailleuse du Chevalier d'Or du Cancer.
- Va au Yomotsu Hirasaka et essaies de retenir Saga ! lui expliqua Mû. Je t'expliquerai au fur et à mesure.
Angelo disparut et Mû le vit apparaître au coté de l'aîné des Gémeaux.
- Oh Saga ! Réponds-moi !
- Insiste Angelo, il faut qu'il te voie !
- Hé ! Où tu vas comme ça ? Saga, c'est moi, Deathmask ! Réponds-moi non d'un chien ! Saga !
- Continue, je te rejoins avec Kanon !
Brusquement les deux hommes se retrouvèrent à leur tour dans ce sinistre endroit. Angelo leur expliqua qu'il ne pouvait pas toucher Saga parce qu'il n'y avait là que son âme, son esprit. Son corps était toujours dans la chambre du troisième Temple.
Milo veillait sur Kanon qui semblait s'être brusquement endormi, Camus surveillait Saga, Shion se tenait près à prêter main forte à Mû et Shaka étendait son cosmos sur tout ce petit monde pour les calmer.
Près du Yomotsu Hirasaka, les trois hommes tentaient désespérément de faire réagir le Chevalier d'Or des Gémeaux. Kanon pleurait et dans la chambre Shion rassura Milo qui se demandait ce qu'il pouvait bien se passer. Finalement au bout de plus de quinze minutes, Saga sembla réagir à une sorte de stimulation extérieure.
- Quelqu'un est en train de prier pour lui. J'ai ressenti ça quand j'ai combattu Shiryu. Sa copine, Shunrei, a complètement perturbé mes ondes avec ses prières. Là c'est pareil.
- Qui est-ce demanda Kanon ?
- Je sais pas, mentit Angelo en se tournant à nouveau vers Saga.
- Saga, tu m'entends, tu me vois ?
- Kanon ? Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis venu te chercher ! Rentres avec moi !
- Pourquoi faire ? Je serais bien mieux là où je vais !
- Et où tu vas ?
- Je retourne au royaume des morts d'où j'aurais jamais du sortir !
- Non Saga ! Non ! Et moi, tu penses à moi ? Qu'est-ce que j'vais devenir sans toi ? On vient de se retrouver, je veux pas te perdre encore.
- Tu seras mieux sans moi.
- T'as pas le droit Saga ! On est tous là pour toi. Y a Milo, Shion, Angelo, Camus, Shaka, Mû ! Y a même quelqu'un qui prie pour toi. J't'en prie Saga, reviens.
- C'est trop douloureux, je peux plus le supporter. La mort me soulagera.
- Non ! hurla Kanon. Y a des gens qui t'aime ! On peut t'aider ! On veut t'aider ! On a besoin de toi ! J'ai besoin de toi !
- Saga ! Fais demi-tour ! intervint Angelo à son tour. Quoique tu ais pu faire, aussi horrible que ça a été, tu dois te pardonner à toi-même. Comment crois-tu que moi, Deathmask, j'ai réussi à accepter cette deuxième chance ? Parce que je me suis pardonné. Tu sais ce que j'ai fais, ça n'a pas été facile et je me suis fais une promesse. Jamais plus je ne redeviendrais comme avant. Plutôt mourir ! Mais avant de mourir, je veux tenir cette promesse. Et tu dois faire pareil !
Saga semblait avoir ralenti ses pas, il paraissait être plus attentif aux paroles qu'il entendait. Et il sentait toujours quelqu'un qui priait, qui l'entourait d'amour. Quelqu'un l'aimait… vraiment. Pas comme Kanon, là c'était un amour passionnel. Mais il n'arrivait pas à savoir de qui il s'agissait. Ce sentiment l'entourait de bien être et de chaleur. Ca lui plaisait. Beaucoup. Il eut l'impression qu'il ne pouvait faire autrement que de répondre à cet amour, il aimait ça, il en avait envie, irrésistiblement envie. Alors il tendit la main vers son frère qui l'attrapa. Il pouvait la toucher.
- J'te tiens ! J'te lâch'rai pas !
- Kanon ! Ramènes-moi !
- Allez-y ! fit Angelo. Je reste là un moment au cas où il aurait envie de refaire un tour gratuit !
Mû libéra l'esprit de Kanon mais resta en contact avec celui de Saga. Le cadet eut toutes les peines du monde à ouvrir les yeux. Shion avait arrêté la transfusion mais il était très affaibli. Saga semblait avoir reprit des couleurs même s'il était encore inconscient. Camus ne le quittait pas des yeux, attentif au moindre changement dans sa respiration. Milo revint de la cuisine avec quelques sandwichs pour Kanon et Mû qui avaient dépensé beaucoup d'énergie.
Puis se fut au tour d'Angelo de réapparaître. Il était un peu pâle. Il ne comprenait pas comment il avait pu apprécier un tel endroit. S'y retrouver l'avait tout bonnement écœuré. Shion leur suggéra d'aller dans le salon pour laisser Saga se reposer tranquillement. Kanon décréta qu'il restait parce que c'était son frère et Camus parce que c'était lui qui l'avait trouvé et qu'il se sentait responsable.
Une longue nuit les attendaient. Shion avait préparé du café. Aphrodite vint prendre des nouvelles et leur apporta des pizzas. Dohko, Shura et Aïolia passèrent plus tard dans la soirée rejoint par Aïoros. Aldébaran arriva le dernier, il avait eu un peu de mal à coucher les plus jeunes des novices.
Kanon, fit une brève apparition dans le salon, tout comme Camus. L'ex Général les remercia tous d'être là. Et quand il se laissa aller dans les bras de Milo, il y eut beaucoup de sourire entendu et contents pour eux.
Quand Saga s'éveilla, tout était silencieux. La lune avait glissé un de ses rayons jusque dans la chambre, éclairant la chaise sur laquelle dormait son frère. Sa main lui sembla lourde, il tourna la tête pour voir Camus, assis par terre, la tête sur le matelas, tenant sa main dans la sienne. Son cœur se gonfla d'une joie immense pour la première fois depuis ce qui lui semblait être une éternité. Il comprit que les prières venaient de lui. Mais le Verseau en avait-il seulement conscience ? Kanon avait raison, il y avait des gens qui l'aimait, même s'il ne comprenait pas pourquoi.
Dans le salon, il perçut également la présence de Milo, d'Angelo et de Shaka. L'émotion lui déchira le cœur. Des gens l'aimaient, tenaient à lui. En particulier quelqu'un dont il n'aurait pas cru lui inspirer un amour si grand. Mais il se demandait si cet homme savait ce qu'il éprouvait ? Il comprit alors qu'il n'avait pas le droit de les laisser. Ils s'étaient vraiment inquiétés pour lui, il avait sentit la détresse et la peur de son frère. Rien que pour lui, il devait vivre. Cette moitié de lui qu'il connaissait finalement si mal, il avait une chance de recréer ses liens d'amour fraternel qui lui avait tant manqué lorsqu'il était Grand Pope. Impuissant à contrecarrer les plans diaboliques de son double maléfique, il avait malgré tout réussi à l'empêcher de le tuer lorsqu'il était encore au Cap Sounion. La joie qu'il avait éprouvé en apprenant son évasion n'avait d'égale que la colère de l'Autre. N'ayant plus à protéger Kanon, il avait pu se concentrer entièrement à sa lutte contre cet esprit mauvais, mais il n'y était pas parvenu.
Et aujourd'hui, cette culpabilité qui le rongeait comme un acide, l'avait mené aux frontières de la mort. Pourtant, malgré tout le mal dont il était responsable, ils étaient tous là, à essayer de le sauver de lui-même. Ils l'aimaient, même Athéna l'aimait. Il l'avait senti, persuadé de ne pas le mériter, lorsqu'à leur retour elle l'avait serré dans ses bras, embrassant sa joue, les larmes aux yeux. Peut-être avait-il encore quelque chose à faire dans cette vie. Alors pourquoi pas, pourquoi ne pas essayer ?
Il serra la main de Camus qui s'éveilla en sursaut. Il se leva d'un bond souple et silencieux, s'assit sur le lit aux cotés de Saga en allumant la lampe de chevet. Ils se dévisagèrent, se parlant en silence.
- T'as prié pour moi ? murmura le Gémeaux en tenant toujours la main du Verseau qui acquiesça de la tête. Pourquoi ?
- Je sais pas, c'est tout ce que j'ai trouvé à faire. Chacun fait quelque chose, moi j'ai prié.
- J'ai entendu.
- Comment tu t'sens ?
- Fatigué, heureux d'être en vie avec vous.
- Saga ? fit Kanon en s'éveillant.
- Kanon !
Son frère se pencha sur lui, l'embrassa sur la joue et le pris doucement dans ses bras. Il regarda son double parfait, les yeux brillant de larmes, repoussant quelques mèches bleues de son front d'un geste d'une infinie tendresse.
- Ne m'fait plus jamais Saga ! Tu m'entends ? Plus jamais !
- Ne t'inquiètes pas. J'ai compris beaucoup de choses et j'ai pas l'intention de recommencer.
Il jeta un œil sur ses poignets parfaitement cicatrisés et leva un sourcil interrogateur.
- Je t'ai trouvé et j'ai refermé les plaies, lui expliqua Camus avec un petit sourire.
- Merci. Qu'elle heure il est ?
- Presque cinq heures, lui répondit son frère. Je vais prévenir les autres.
- Non, laisses-les dormir !
- Tu veux quelque chose ? lui demanda Camus.
- Je crois que… j'ai faim !
- Je vais nous préparer à tous un super p'tit-dej ! On en a bien besoin je crois.
Le Verseau sortit le la chambre et dans la cuisine s'activa à préparer du café, du pain grillé, du jus d'oranges pressées. Dans le frigo, il trouva des œufs qu'il cassa dans une poêle où il avait fait fondre un peu de beurre. Il réussit à faire ça sans réveiller les autres. Il serait temps de s'occuper d'eux plus tard. Il rentra dans la chambre avec son plateau qu'il posa sur le lit. Kanon était assis contre le mur, Saga contre lui. Ils l'accueillirent avec le même sourire franc et lumineux, même si dans les yeux de l'aîné, une ombre subsistait encore.
Kanon beurra le pain grillé pendant que Camus servait le café. Saga commença à manger les œufs. Il les dévora comme s'il n'avait rien avalé depuis des jours. Les deux le regardèrent sans rien dire, échangeant des sourires discrets.
Ils discutèrent doucement, tous les trois, laissant surtout Saga s'exprimer, sortir toutes ses pensées, tout ce qu'il avait sur le cœur sur n'importe quel sujet. Puis, repu, il s'endormit à nouveau dans les bras de son frère.
Camus entendit des bruits dans le salon, les trois autres Chevaliers venaient de se réveiller. Le Verseau les rejoignit et les rassura sur l'état de santé de Saga. Kanon les retrouva et Milo l'enlaça, le serrant dans ses bras avant de l'embrasser. Camus prit une douche et dit aux autres qu'il resterait là.
- Va te reposer Kanon, je veille sur lui !
- T'es sûr ? Je reviens plus tard, t'iras dormir.
- Ne t'inquiètes pas ! Files, Milo t'attends !
- D'accord ! répondit-il en donnant l'accolade à son ami.
- Kanon, reprit-il, j'suis content pour vous deux !
- Merci Camus !
Dans les jours qui suivirent, Saga sembla se remettre de sa tentative de suicide. Il était plus souriant, acceptait la présence des autres. Chaque jour, les autres Chevaliers venaient le voir. Kanon qui avait emménagé chez Milo, passait ses journées avec lui et Camus prenait le relais la nuit. Alors qu'un soir il descendait au troisième Temple, Angelo l'interpella dans le sien.
- J'ai pas trouvé l'occasion de te parler plus tôt, fit-il. Je sais que c'est toi qui priais pour Saga.
- Et alors ?
- Camus, tu sais que le Yomotsu Hirasaka c'est chez moi. J'y ressens plus de choses que les autres. Je sais c'que t'éprouves pour lui.
- Oh, je vois ! Et tu crois que…
- Il ne va pas bien Camus. Il est encore très fragile. Si moi je le perçois, Mû et Shaka pourront te le confirmer.
- Où tu veux en venir ?
- Il sait que quelqu'un l'aime mais il ignore qui. Il sait qu'il lui manque quelque chose mais il sait pas quoi. Dis-le-lui ! C'est la seule chose qui pourra l'éloigner définitivement du puits des morts. Crois-moi Camus.
- Et si lui ne m'aimes pas ?
- Il t'aime, j'en suis sûr, je le sens dans sa façon de te regarder, de te parler. Tout le monde s'en est aperçut sauf toi.
Camus regarda au loin, par-dessus l'épaule du Cancer. Il laissait lentement ces paroles faire leur chemin dans son esprit. Se pourrait-il qu'il puisse vivre son histoire avec Saga ? Il avait compris qu'il l'aimait lorsqu'Hadès les avait sortis de leurs tombes. Puis Shion les avait mis ensembles avec Shura. Naturellement, le Gémeaux avait pris la tête de leur petit groupe. Au début, il ne comprenait pas pourquoi il éprouvait une telle joie, un tel bonheur d'être avec lui, mais à mesure qu'ils avançaient dans leur mission, il comprit. Cet amour le submergea complètement mais il fut dans l'obligation de le taire. Au levé du soleil, ils retourneraient dans le néant. A quoi bon lui dire.
Mais aujourd'hui, les choses étaient différentes. C'est vrai qu'ils avaient une seconde chance d'avoir une vie un peu plus normale alors pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas…
Il sourit à Angelo, un sourire éclatant. Le Cancer n'en revenait pas. Jamais il n'avait vu le Verseau avec une telle expression sur le visage. Il lui fit un petit signe de la main et poursuivit son chemin vers le Temple des Gémeaux.
Lorsqu'il entra, il trouva Milo et les jumeaux devant la télévision.
- Vous regardez quoi ? demanda-t-il en s'asseyant à coté de Saga.
- Terminator ! lui répondit Milo. Ce film est génial !
- Arnold Schwarzenegger aurait pu être Chevalier d'Or du Taureau ! plaisanta Kanon les faisant tous éclater de rire. Y m'fait un peu penser à Aldébaran !
- T'aurais du venir plus tôt, c'est la fin !
- C'est pas grave Milo ! J'lai déjà vu !
Effectivement, moins de dix minutes plus tard le générique défilait sur l'écran. Saga stoppa le magnétoscope et rangea la cassette. Kanon et Milo regagnèrent le Temple du Scorpion laissant le Verseau et le Gémeaux ensemble.
- Alors, qu'est-ce tu veux manger ce soir ? demanda Camus en allant à la cuisine.
- J'en sais rien, et toi ?
Saga l'avait suivi et s'assit à table, en observant son ami. Il éprouvait une reconnaissance sans bornes et aussi quelque chose de plus profond. Il était amoureux de Camus mais ne savait pas comment le lui dire. Il avait peur de le choquer et de le perdre. Pourtant, il sentait au fond de lui de façon intuitive, qu'il devait lui en parler.
- Ca fait longtemps que j'ai pas mangé de tomates à la Provençale ! Ca te dit ?
- Et comment ! Tu sais que tu cuisines vraiment bien ?
- Mon maître ne pas appris qu'à combattre pour devenir un chevalier. Il était dur et violent pendant les entraînements mais en dehors, il m'a appris beaucoup de choses. Entre autre à cuisiner. Les bases bien sûr et par la suite, j'ai fais mon apprentissage tout seul. Je fais pas des trucs extraordinaires mais j'essaie de les faire bien.
- Et tu y arrives. C'est génial d'avoir son chef à domicile !
- N'exagères pas ! Tu m'aides ?
- Ok ! J'fais quoi ?
- Tu épluches les gousses d'ail et tu les mets dans le mixeur avec le persil. Moi, j'm'occupe des tomates et des steaks.
Ils s'activèrent quelques minutes en silence.
- Et voilà ! s'exclama Camus. Y a plus qu'à laisser cuire à feu doux et on fera griller la viande au moment de manger.
- Ca sent trop bon !
- Maintenant, le dessert !
- T'as prévu quoi ?
- Une salade de fruits. On les épluche, on les coupe et on les mets dans un saladier avec un jus de citron et un peu de sucre. Et tout ça avec un bon vin rosé bien frais. Comme tu prends pas de médicaments, t'as le droit de boire un peu de d'alcool.
- C'est parti !
Alors que les tomates mijotaient tranquillement, remplissant la cuisine d'odeur d'ail et de persil, ils s'installèrent sur la table pour s'occuper des fruits. Quand ils la mirent au frais, c'était l'heure de passer à table. Saga fit griller les steaks, bleu pour tous les deux, tandis que Camus remplissait leurs assiettes. Ils dînèrent dans une ambiance détendue, riant, plaisantant, Saga ne tarissait pas de compliments sur la cuisine française et Camus trouva sa viande exactement comme il l'aimait. La salade était également délicieuse tut comme le vin qui s'accordait parfaitement à ce genre de repas.
- Ca te dirait qu'on se fasse un resto bien français ? lui demanda Camus se disant que ce genre d'invitation n'éveillerait la méfiance de Saga.
- Ah oui ! Bonne idée ! Il y en a sûrement à Athènes !
- Je pensais pas à Athènes, mais plutôt à Paris !
- Hein ! Tu veux qu'on aille manger à Paris ?
- Pourquoi pas ? Puisque tu aimes la cuisine française autant se servir à la source non ?
- Je suis partant ! Quand ?
- Quand tu veux !
- Demain soir ?
- Euh… peut-être pas. Laisses-moi le temps de réserver !
- Ok ! Tu réserves et on s'pointe là-bas !
Camus sonda discrètement le cosmos de Saga et fut bien obligé de donner raison à Angelo. Le Gémeaux se sentait mieux que lorsqu'il était arrivé. Il était plus enjoué, plus souriant. Il avait fait plus attention à son attitude et avait effectivement remarqué les regards, le son de sa voix par moment, comme s'il était sur le point de dire quelque chose mais qu'il se rétractait à la dernière seconde. Ils débarrassèrent la table et commencèrent la vaisselle.
- Ton frère et Milo file le parfait amour.
- Ouais ! J'suis content pour eux, vraiment ! Ils vont pouvoir profiter pleinement de cette nouvelle vie.
- Shura et Aïolia aussi, tout comme Shion de Dohko !
- Je crois qu'il se passe quelque chose entre Shaka et Aphrodite mais j'suis pas sûr.
- Il ne reste que Mû, Angelo, Aïolia, Aldébaran et nous deux.
- Tu cours après l'amour Camus ?
- Je crois que j'aimerais en effet trouver quelqu'un avec qui construire quelque chose de solide. Pas une liaison de quelques jours ou quelques semaines.
- Et tu songes à quelqu'un en particulier ?
- Mouais… c'est possible. Et toi ?
- Je suis un peu comme toi. Il y a bien quelqu'un vers qui je me sens attiré et pas pour une aventure à cours terme. De plus, je pense que se serait lui faire insulte. Et toi, tu ne lui a encore rien dit ?
- Non, j'ai peur qu'il… qu'il n'éprouve pas la même chose que moi.
- Tu devrais pourtant, moi je vais le faire. Je sais que je peux pas rester comme ça. Et puis, si mes sentiments ne sont pas partagés, eh bien il faudra bien que j'me fasse une raison et je devrais tourner la page.
Tout en parlant, Saga s'était approché dans le dos de Camus qui terminait d'essuyer les couverts. Malgré qu'il soit encore fragile psychologiquement, qu'il avait conscience qu'un refus le replongerait inexorablement dans une profonde déprime, il était décidé à savoir, quoiqu'il lui en coûte. Il laissa ses yeux courir sur le dos, le long des cheveux verts d'eau, des jambes. Il fit un pas de plus, leva les mains, ferma les yeux et se jeta à l'eau.
Camus sentit deux mains se poser sur ses hanches puis faire le tour de son corps pour enlacer sa taille. Pendant une seconde, il crut que son cœur allait cesser de battre. Il posa les couverts et le torchon et s'appuya des deux mains sur l'évier. Saga se colla contre son dos et enfoui son visage dans ses cheveux.
- Saga ? murmura le Verseau.
- Je veux savoir avant de tourner la page, entendit-il dans son oreille.
Un frisson le parcourut de la tête aux pieds. Il se retourna, et cloua le Gémeaux de ses yeux de glaces. Ils se regardèrent un long moment, se sachant ni quoi dire, ni quoi faire.
- Saga, se décida Camus, surtout ne tourne pas la page.
Une lueur de surprise passa dans ses yeux, le temps que les paroles du Verseau prennent toute leur signification. Et sans qu'ils en aient conscience, leurs bouches se rencontrèrent, leurs lèvres se caressèrent avec envie et lenteur. Saga prit le visage de Camus entre ses mains pour approfondir ce baiser dont il avait tant rêvé. Le Verseau fit glisser ses bras autour de sa taille pour le serrer contre lui. Pendant de longues minutes, ils savourèrent ce contact de leurs corps et de leurs bouches, se laissant lentement envahir par le désir qu'ils sentaient monter en eux. Un supplice auquel ils ne voulaient pas mettre fin trop tôt. Saga passa une main sous la cuisse de Camus pour la remonter contre sa hanche et s'appuya contre lui de tout son poids. L'étroit contact de leurs entrejambes leur arracha un soupir de bien être. Le Gémeaux renversa sa tête en arrière pour couvrir sa gorge de baiser brulants. Camus le laissait faire, l'encourageant par ses gémissements et ses caresses. Saga reprit sa bouche et ses doigts commencèrent à déboutonner la chemise en coton blanc.
- J'ai imaginé si souvent ce moment… murmura-t-il contre ses lèvres.
- Moi aussi… Saga, emmènes-moi dans ta chambre…
Camus s'assit d'un bon souple sur le rebord de l'évier et attira Saga contre lui entre ses jambes et les noua autour de ses reins. Le Gémeaux l'embrassa encore et le souleva pour l'emporter sur son lit. Camus voulu continuer à se déshabiller mais il fut stoppé par deux mains qui emprisonnèrent les siennes dans son dos.
- Laisses-moi faire, j'en ai trop envie…
Avec une infini douceur, Saga termina d'ouvrir la chemise dont il écarta les pans. Ses mains se posèrent sur le torse, parcourant la peau douce et fraîche qui se hérissa de chair de poule. Il posa ses lèvres au creux du cou, remonta vers l'oreille dont il mordilla doucement le lobe. Camus laissa échapper un petit gémissement. Ses sens étaient à vif. Il sentait le souffle chaud dans sur sa peau, la langue humide traçait des rivières de feu. Il sombrait lentement dans un univers de sensations exquises dont il n'imaginait même pas l'existence. Saga glissa ses mains sur ses épaules entre le tissu et la peau et fit tomber le vêtement au sol. Il attrapa ses bras et le serra contre lui, dévorant la peau, la léchant, la mordillant, l'embrassant.
Camus n'en pouvait plus de rester inactif. Alors pour le faire comprendre, il déchira d'un geste brusque le t-shirt qui lui cachait ce corps dont il avait faim. A son tour, il partit explorer le cou, les épaules, la poitrine de Saga. Il prit les tétons entre ses doigts et reprit la bouche de son amant pour un baiser sulfureux dont seul les français ont le secret. Il l'entendit gémir et haleter sous ses lèvres et le libéra pour qu'ils reprennent leur souffle. Camus dégrafa le bouton du pantalon et descendit la braguette. Ses mains s'insinuèrent tels deux serpents sous la ceinture, autour des hanches qu'il caressa à pleines mains. Se faisant, il laissa ses lèvres vagabonder à nouveau sur le cou et les épaules de Saga. Mais soudain celui-ci se recula et sourit. Il se dirigea vers la stéréo et bientôt les premières notes de l'album "Diamond Life" de Sade (prononcer Chadé) emplirent la chambre. Dans cette douce ambiance pop jazz sublimé par la voix soyeuse de la chanteuse, ils reprirent là où ils s'étaient arrêtés.
- J'aime faire l'amour en musique, souffla Saga.
- On a des points communs. Moi j'aurais choisi Miles Davis.
- La prochaine fois…
- D'accord…
Souriant, Camus agrippa les bras de Saga et se laissa tomber sur le lit, l'entraînant avec lui. Après une brève lutte et quelques rires, le Gémeaux prit le dessus. Il coinça les mains de Camus au dessus de sa tête avec une main tandis qu'avec l'autre il parcourait son corps, déclenchant des frissons atrocement délicieux et des gémissements de plaisir. Longtemps il joua avec les tétons pendant qu'il glissait une main vicieuse dans le pantalon, dans le boxer. Camus sursauta violemment à ce contact et laissa échapper un râle. Il se débattait et aurait bien voulu récupérer l'usage de ses mains, mais Saga ne l'entendait pas de cette oreille. Il le maintenant d'une poigne de fer et mine de rien, ça excitait le Verseau.
- Saga, laisses-moi te toucher, supplia-t-il d'une voix plaintive.
- Après…
- Sagaaaah….
Le Gémeaux venait de dégager le membre du Verseau de son pantalon et l'effleurait du bout des doigts. Camus gémissait et se tordait de plaisir sous le délicieux supplice. Combien de temps Saga joua-t-il à le rendre fou de frustration ? Puis il sentit ses mains enfin libres. Mais c'était uniquement parce que son amant avait besoin de la deuxième. Allongé sur le corps du Verseau, il descendait lentement, torturant les perles de chair entre ses doigts, sa bouche et sa langue goûtant sans fin à sa peau devenue brulante d'excitation. Contre son ventre, il sentait le sexe dur et tendu et tout doucement, après mille détours, il referma ses lèvres dessus. Camus cria son nom et arqua son corps sous la fabuleuse sensation qui irradia dans tout son corps. Saga commença par de léger coup de langue, puis le lécha sur toute la longueur, partant des testicules pour remonter jusqu'au gland dont il titilla l'ouverture de la pointe de sa langue. Parfois, il passait son doigt dessus pendant que sa bouche s'affairait plus bas. Le Verseau avait écarté les jambes et passé l'une d'elle sur l'épaule de son amant. De cette façon, il offrait un accès plus aisé à son intimité. Après de longues minutes, Saga le prit enfin complètement dans sa bouche. Il aspirait la colonne de chair chaude et douce et la faisait glisser jusqu'au fond de sa gorge. Chacun de ses mouvements s'accompagnait d'un gémissement, d'un soupir, d'un cri. Il sentait Camus complètement à l'agonie mais il ne s'attendait pas à un sursaut de lucidité de sa part. En effet, le Verseau se dégagea et d'un coup de rein se plaça sur lui.
- A moi de te torturer !
- T'aimes pas c'que j'te fais ? rétorqua-t-il, espiègle.
- J'adore, mais moi aussi j'ai faim de toi. A mon tour de te dévorer !
Saga dut bien admettre qu'il était ravi de se soumettre aux caresses de Camus. Enfin, il put entendre les plaintes lascives et les gémissements du Gémeaux qui se tortillait de plaisir dans ses bras. A mesure que le temps passait, il prenait vraiment conscience de son amour pour Saga. Il était heureux qu'il ait pris l'initiative car il ne savait pas s'il lui en aurait eu le courage. Il réalisa que de penser à se sentiments pour lui faisait ressentir une sorte pincement douloureux au creux du ventre, que sa gorge se serrait et même que les larmes lui montaient aux yeux.
Il avait entièrement léché le ventre dur de Saga, tournant autour du nombril, descendant toujours plus bas. Contre sa poitrine, il sentait les hanches du Gémeaux se coller à lui, frottant son sexe contre lui. Il ne le fit pas attendre plus longtemps et l'engloutit jusqu'à la garde alors que ses mains retrouvaient les tétons, plus haut pour les titiller encore. Puis il passa un bras autour de ses reins et l'attira contre son visage. Ainsi, il avait le membre tout au fond de la gorge et ne bougeait plus. Seule sa langue le léchait. Saga sembla prit de convulsions tant cette caresse le rendait fou.
- Hmm… c'est bon… continues…
Camus en avait bien l'intention. Il resta ainsi jusqu'à ce que Saga se répande dans sa bouche un poussant un long râle de plaisir. Il laissa le chaud liquide couler dans sa gorge? Il en savoura le goût amer comme s'il s'agissait du plus exquis des nectars. Il laissa enfin le sexe reposer mollement sur la toison bleu foncé et remonta embrasser son amant. Le Gémeaux n'ouvrit pas les yeux mais répondit voracement à ce baiser.
- Regardes-moi, murmura Camus.
- Quoi ?
- Je t'aime Saga.
Le Gémeaux le dévisagea comme s'il le voyait pour la première fois. Ses yeux se mirent à briller comme des étoiles, remplis de larmes qui ne coulaient pas. Il entoura Camus d'un geste vif et le serra dans ses bras puissant, enfouissant son visage dans ses cheveux et son cou. Puis il s'éloigna et embrassa chaque parcelle de son beau visage de façon presque frénétique.
- Camus ! Je t'aime aussi ! Par les Dieux ! Je suis complètement fou amoureux de toi ! Je t'aime si fort !
- Fais-moi l'amour Saga ! Prends-moi !
Il roula sur le coté et s'allongea sur le ventre. Saga, encore bouleversé par les paroles de Camus, se coula sur son dos comme un serpent. Il couvrit sa nuque et ses épaules de baisers, ses mains caressaient ses flancs, son sexe frottait sur ses fesses sans aucune pudeur. Il se redressa et souleva le bassin de son amant. Puis il glissa sa langue jusqu'à l'étroite et si désirable intimité du Verseau. Longtemps, il la prépara pour la détendre. Il prit un tube dans le tiroir de la table de nuit. Il enduisit l'orifice de gel ainsi que son sexe et se plaça pour enfin prendre possession de ce corps qu'il désirait si violemment. Car oui, son désir de Camus était violent, ardent. Il craignait de ne pas pouvoir se maitriser, de le prendre brutalement, emporté par la passion qu'il éprouvait.
Il s'appuya et doucement il sentit les chairs s'écarter pour l'accueillir. Il observait le visage de Camus, près à s'arrêter à la moindre grimace de douleur. Mais à mesure qu'il s'enfonçait dans son corps, le Verseau ouvrait la bouche dans un cri silencieux de plaisir indicible. Il laissa échapper un gémissement lorsque Saga fut entièrement en lui. Il se redressa sur ses avant bras et coula un regard assombri de désir par dessus son épaule. Alors le Gémeaux commença à bouger. Doucement, des mouvements de petite amplitude, pour lui laisser le temps de s'habituer à son imposante présence. Parce que oui, à ce niveau là, Saga était imposant, plus que la moyenne en tout cas. Mais il avait parfaitement détendu Camus et celui-ci appréciait sans aucun doute. Le Gémeaux laissa son regard errer sur la cambrure affolante des reins, si parfaite, si attirante. Il passa ses mains dessus, pour en éprouver la courbe délicate et sensuelle. Ses mouvements se firent plus profonds, Camus haletait, gémissait à chaque fois qu'il revenait en lui.
Il entraîna le Verseau avec lui et s'allongea sur le coté. Il lui souleva la jambe et poursuivit sa conquête de ce corps. Camus tourna la tête et leurs bouches voraces se trouvèrent. Il ne s'appartenait plus. Il était perdu dans un univers de volupté inouïe, de plaisirs ineffables. Il n'arrivait plus à penser, seul comptait cette merveilleuse colonne de chair chaude et raide qui entrait et sortait de son corps, le désir qu'il avait que ça dure éternellement. Il encourageait Saga de la voix et des hanches, allant à chaque fois à sa rencontre.
A nouveau Saga changea de position. Il l'allongea complètement sur le ventre et il se plaça sur son dos. Camus se souleva sur les coudes pour pouvoir tourner la tête et l'embrasser. Il se laissait totalement diriger, mais il aimait ça. Pas qu'il soit d'une nature soumise, il avait déjà prit certains de ses amants, mais là c'était Saga, l'homme qu'il aimait. Il voulait lui appartenir, se donner complètement à lui. Ils restèrent plus longtemps dans cette position qui semblait leur convenir à tous les deux. A force de crier et de gémir, la voix de Camus était éraillée, ce qui rajoutait à l'érotisme de leur étreinte.
Finalement, ils se placèrent face à face. Camus noua ses jambes autour des hanches de Saga qui accéléra ses mouvements. Il prit le sexe du Verseau dans sa main et le caressa au même rythme que ces coups de reins.
- Regardes-moi ! J'veux te voir jouir ! murmura Saga
Ces simples mots firent exploser le plaisir de Camus. Il cabra dans les bras du Gémeaux comme un cheval sauvage. Un cria le nom de Saga et se répandit entre leurs ventres, magnifique apothéose d'une étreinte longue et passionnée, éblouissante. Saga, à son tour, rejoint Camus dans la jouissance et se libéra en lui. Hors d'haleine, il se laissa aller sur le corps aimé, encore secoué par le plaisir qu'il venait d'éprouver.
Lentement, après de longues minutes, leur respiration se calma et ils reprirent pieds dans la réalité. Camus serra Saga contre lui, comme s'il avait peur de le voir s'évaporer.
- Je t'aime… entendit-il faiblement.
- Je t'aime aussi, répondit-il de la même manière comme si un son plus fort aurait détruit la magie de cet instant unique après l'amour.
- C'est toi qui m'as sorti de là.
- De quoi ?
- J'ai senti ton amour. C'était tellement immense et intense ! C'est toi qui m'as arraché au Yomotsu Hirasaka, le puits des morts.
- J'ai juste prié, je savais pas quoi faire d'autre en attendant. Je savais pas que mes sentiments passeraient dans mes prières.
- Tu veux passer ta vie avec moi ?
- Et même au-delà…
Depuis cette soirée, Saga retrouva sa joie de vivre. Il s'était enfin pardonné à lui-même et avait accepté le pardon des autres.
Ah oui ! Quelques semaines plus tard, Camus avait réussi à réserver dans un restaurant français. C'est en costumes sport et décontractés, faisant se retourner toutes les têtes sur leur passage, que les deux Chevaliers, beaux comme des Dieux, entrèrent chez "Maxim's" sur les Champs Elysées.
Excusez du peu…
Fin.
