Auteur : Fiouuu…on est lundi et j'ai fais la suite…c'est tit pas beau ça ? Bon après vous attendrez le week end prochain hehe!

I wish I was her : Super ! Je crois que beaucoup de choses ne nous étonneraient pas de sa part ! Merci et bonne lecture !

Gasp31 : Ahah j'imagine dans le manga Lulu-sama avec une nounou…ce serait jamais sérieux l'histoire quand il est là ! Pour la question ben j'y ai répondu, c'est « C'est un secret » ! Voilà ! Bonne lecture !

Darkhuricaine : Ah 9/10 c'est génial ! J'aimerais bien augmenter mais bon ça parait dur, impossible d'avoir 10 ! Merci beaucoup, je continu, se sera long, je le dis de suite !

La-tite-yuya : Lol Ahahah Yuya vous manque ! Merci et bonne lecture !

4

Il roulait et roulait toujours. Bientôt, les bâtiments furent en vu. Jamais bâtiment scientifique n'avait été si grand et malgré tout si caché. Niché entre les flans de deux collines, il était invisible pour quiconque ne quittait pas la route. Bien sur, il était évident qu'un père de famille ou un homme d'affaire n'irait pas quitter la route droit vers un lieu dit désert. Quand aux journalistes et autre campeurs du dimanche, certains disparaissaient de temps à autre…souvent et étrangement, ils étaient retrouvés morts dans des conditions atroces, hommes, femmes et enfants compris. Jamais aucun n'en était ressorti vivant et malgré toutes ces disparitions, aucune enquête ne voyait le jour à ce sujet…

Préférant laisser la voiture à bonne distance de l'endroit, il se gara au pied de l'une des collines, à l'abri des arbres. Le reste serait à faire à pied. Il s'empara de son précieux sabre et se dirigea à découvert vers ce bâtiment, bien trop beau pour ces misérables.

A son grand étonnement, aucun garde ne surveillait l'arrière du bâtiment. Une aubaine…il fallait la saisir. Passant habillement le grillage, Kyo lança au vide un commentaire…

« Pas de garde…pas de grillage électrique…on me prend pour qui ? »

Puis dans le silence il se dirigea tout aussi sereinement vers l'une des sorties de secours. Il repéra au passage quelques caméra bien trop peu nombreuse pour le périmètre à couvrir et les passa sans difficultés. Cet endroit commettait des atrocités et n'était pas surveillé, ou bien peu.

Ne se souciant pas du bruit qu'il pu faire, Kyo enfonça dans un boum sonore l'entrée puis attendis quelques secondes les éventuels gardes alertés. Mais rien ne vint. Le vide. Il se trouvait devant un long couloir tout de blanc peint et ne voyait rien, ni caméra, ni garde…ni porte. Intrigué, il se mit à longer lentement le couloir, allumant sa pipe comme s'il effectuait une promenade de santé. Ce long couloir sans porte et n'ayant qu'une seule et unique direction ne semblait pas le gêner, il avança.

Enfin, après une dizaine de minutes de traverser, il arriva à une seconde porte qui indiquait une seconde sortie. Ni porte ni bouton…aucune trappe et aucun escalier dans ce couloir qui lui avait semblé sans fin…un leurre. Ceci était la conclusion à laquelle il était arrivé. Cela expliquait également l'insuffisance évidente de sécurité…quiconque s'étant perdu dans ce couloir en serait ressorti n'ayant trouvé rien de concret. Mais des personnes avaient disparus ici…qu'avaient-ils donc pu trouver ? Appuyé contre l'un des murs, Kyo réfléchissait à la question quand soudain il reparti en sens inverse.

Lorsqu'il eu fait trois fois l'aller retour, il reparti pour une dernière foi lorsque le bout de la gaine de son sabre entra en contact avec le mur…qui émit une résonance. Il s'arrêta et examina de plus près la paroi. Elle était lisse et blanche, identique au reste du mur. Il passa sa main sur cette surface sans défaut en appuyant légèrement lorsque, entraînant un petit « clic », un carré sur lequel était pausée sa main s'enfonça légèrement, enfin, une porte coulissa en silence donnant accès à un escalier descendant, tout du long éclairé par de petites lumières blanches…il entreprit de descendre.

Ce fut un long moment que Kyo passa dans ces escaliers. Il avait bien descendu six étages quand une première porte se dressa devant lui. L'escalier pouvait apparemment descendre beaucoup plus bas mais il décida d'explorer ce premier sous niveau.

Il passa la porte et se retrouva face à un autre couloir. Celui-ci comportait des portes, huit au total. Elles étaient fermées et ne laissaient rien paraître de leurs activités…seul un petit cadre transparents demeurait accessible au centre de chacune. Lorsqu'il eut atteint la première, il se permit un regard à l'intérieur. Plusieurs personnes, des scientifiques paraissait-il, demeuraient devant leurs écrans, profondément plongés dans leurs études. Kyo n'y trouva rien d'intéressant et s'en fut. Arriva ensuite la seconde. Rien ne la distinguait de la précédente, l'homme y risqua un regard. A l'intérieur se trouvaient deux fois plus de scientifiques, s'afférant à différents travaux pratiques, concentrés sur leurs éprouvettes. Kyo ni vit rien d'utile et passa son chemin. Dans les cinq pièces qui suivirent ne se trouva que de mini groupes de travail…certain en réunion, débattant, d'autre en pleine lecture de dossiers… Mais ce fut la huitième et dernière de l'étage qui interpella Kyo. En effet l'on pouvait entendre à quelques pas de la porte Miyavi s'époumoner à la radio. Lorsque les yeux rouges regardèrent à l'intérieur, ils furent surpris de constater qu'un scientifique, tout de rose et vert coiffé triait différentes photos identitaire sur un large tableau. Certains étaient directement décroché et jetés, d'autre déplacées dans l'une des colonnes « 5ème stade » du tableau. L'on pouvait déjà déduire une chose…ceux se retrouvant à la poubelle…seraient retrouvés au bord du fleuve le lendemain.

Le couloir débouchait sur une porte, s'ouvrant elle-même sur un second escalier. Il y était possible de monter pour sortir, ni vu ni connu mais aussi de descendre et de satisfaire ce reste de curiosité qui habitait certainement Kyo, quoi qu'il ait sans doute préféré un bon combat. Ce fut donc en son âme et conscience que l'homme prit le côté descendant.

Il arriva donc devant une porte. Cet étage intermédiaire aurait sans doute été semblable au précédent s'il ne s'y était pas trouvé une porte d'ascenseur et n'avait pas manqué six portes à l'appel. Kyo décida de savoir ce que cachaient ces portes avant d'emprunter l'ascenseur, beaucoup moins fatiguant. A sa droite, il vit une salle qu'il fallait s'attendre à trouver, la morgue. Blanche, comme le reste et apparemment abondamment occupée, elle dégageait une aura mortelle…comme ci les âmes des défunts n'avaient jamais quittés les lieux. A sa gauche, il découvrit des personnes, ressemblant sans nul doute à des patients, pyjama blanc obligeait. Si Kyo les eut connu à une autre époque, il n'aurait pu les reconnaître en cet instant. Certain avaient la peau sur les os, au sens propre du terme quand d'autre se voyaient couvert de cicatrices de la tête aux pieds. Sans doute attendaient ils la mort…Kyo pu reconnaître avec difficulté l'un des hommes étant sur les photos vues précédemment, dans la colonne « 5ème étape », qui devait être la dernière.

Sans un mot ni une parole, il se tourna et se dirigea vers l'ascenseur. Lorsqu'il monta, il pu apercevoir une rangée de bouton allant de « SN – 1 » à « SN – 5 ». Il y avait donc cinq sous niveaux…qu'elles horreurs allait il encore découvrir ?

Il ne trouva au troisième niveau que des garderies et autres salles de jeux vides. Désertées par leurs occupants. Il ne prit pas la peine de passer par le quatrième sous sol. Le numéro cinq serait logiquement l'endroit qu'il cherchait.

Lorsqu'il ouvrit la porte, un mur se dressait quelques mètres devant lui. Trois portes se trouvaient sur ce mur. La première fit apparaître une salle d'opération actuellement utilisée. La seconde, un genre d'infirmerie…où l'on ne guérissait pas les patients. Quand à la troisième…un de des sourcils se leva quand Kyo vit que dans cette salle était enfermée et enchaînée une jeune fille…il n'eut pas le loisir d'y réfléchir plus longuement, une voix se fit entendre derrière lui.

« Vous êtes celui qui se fait appeler Kyo aux yeux de démon je suppose… »
« … »
« J'en déduis que oui…Je suis là pour vous accueillir, je me nomme Tokito, enchantée »
« … »
« Je vois que vous n'êtes pas très bavard…que pensez vous de notre établissement « médical », vous qui avez eu le loisir de le visiter ? »
« Trop blanc »
« Haha, je vous l'accorde, comme tout hôpital qui se respecte »
« … »
« Voulez vous de plus amples explications ? »
« Pourquoi pas… »
« Très bien »

Tokito se dirigea vers la troisième salle et repris la parole.

« Vous vous étiez arrêté ici…alors reprenons de ce point »
« … »
« Pour être là, je suppose que vous savez comment nous nous approvisionnons…alors je passerais les explications. Cette jeune fille, la très célèbre N23 se trouve actuellement dans la salle de séquestration. »

Lorsqu'elle vit la mine dubitative de Kyo, elle continua.

« Que je vous explique sa célébrité…elle a tenté et en quelque sorte réussi à fuguer trois fois »
« … »
« C'est pourquoi elle a été séparée de ses congénères »
« … »
« Et vu son caractère agressif… »
« Agressif… ? »
« Je vais vous montrer…Docteur Blanc, sortez nous N23 de là »
« Bien »

Le « médecin » en question alla la chercher et la ramena…elle était calme…trop calme pour cette chère Tokito.

« Vous êtes étrangement silencieuse aujourd'hui »
« Et moi je ne savais pas que ce site était touristique »
« Voici Kyo très cher…craint de tous dans tout Tokyo…alors imaginez donc ailleurs »
« Et alors…il a deux bras, il a deux jambes et sans doute un ego démesuré, comme tout les dégénérés de ce centre »

Etrangement, le concerné paru plus amusé que vexé par ces propos.

« Vous retrouvez de votre tranchant…elle a la langue plus aiguisée qu'un sabre »
« … »
« La sanction est lourde et vous le savez…à l'infirmerie, et que ça saute ! »

Sur ces paroles, le docteur blanc, aidé de deux infirmiers durent emmener de force une jeune fille maintenant effrayée dans la salle. Visiblement pas pour la soigner d'un quelconque mal.

Kyo la regarda disparaître derrière la porte, son sourire ayant disparu de ses lèvres. Soudain, il vit Tokito le dévisager et prit la parole.

« Les explications sont terminées c'est ça ? »
« J'en ai bien peur…et je n'ai prit cette peine que parce que vous êtes une légende. Maintenant, il vous faut mourir »

Kyo sortit sa nouvelle arme et se mit en garde, le sourire aux lèvres. Tokito fit de même avec un révolver. Visiblement, les bonnes habitudes avaient été perdues avec l'arrivée des armes modernes.

Lorsque la femme, qui jusque là avait demeurée couverte se découvrit la tête pour le combat, Kyo eut l'impression de la connaître, sans doute était-ce cette étrange ressemblance avec le vieux (enfin, logiquement c'est « le maître » mais bon, c'est Kyo) se disait-il ... Elle avait les cheveux fins et ébouriffés comme peignés à l'aide de dynamite.

D'un geste vif, la femme tira sur Kyo mais manqua sa cible. Ce dernier se battait avec un sabre…mais avait le sens du combat, il ne mourait pas d'une arme à feu, il ne mourait pas tout court. Entendant tout ce bruit, le docteur blanc ainsi que ses coéquipiers arrivèrent dans le couloir, laissant la porte négligemment ouverte. Ces derniers, inquiets pour leur patronne entrèrent dans la bataille ce qui n'eut pour effet qu'agrandir le champ de bataille qui devint un vrai foutoir. Dans ce chahut, Kyo avait été légèrement blessé et songea à prendre du recul par rapport à la situation…autrement dit, prendre la fuite, ce qu'il n'avouerait jamais, préférant le fait « de s'en aller pour cause de bruit ». Tokito, qui avait oublié le combat, hurlant après ses subordonnés ne vit pas, non seulement N23 sortir en rampant de l'infirmerie mais aussi Kyo l'emportant tel un sac à patate vers la sortie.

L'ascenseur était bien trop risqué, ce fut la raison pour laquelle Kyo remonta trois à trois les marches des escaliers, bien moins fatigantes à descendre qu'à montées, chargé comme un mulet.

Quand il fut enfin dans ce long couloir du début, il prit à droite et sorti toujours aussi rapidement du laboratoire. Il entendit les gardes s'affoler mais il était bien trop tard…l'alerte n'avait pas été donné à temps. Il plaça sans ménagement aucun la jeune blonde sur le siège passager et démarra en trombe.

Il fonça…appuya tant qu'il pu sur la pédale d'accélérateur afin de s'éloigner rapidement. Lorsque dix minutes furent écoulées sans aucun poursuivant, il lâcha la pédale et repris une allure normale. Le danger était écarté.

Kyo n'éprouvait aucune réelle colère d'être volontairement partit à grand pas de la fête à laquelle il avait été convié. Il était persuadé qu'il leur aurait mit une bonne raclée. Puis, repensant à ce repli stratégique, il tourna la tête vers la jeune fille. Complètement droguée, ses yeux étaient presque fermés et son esprit devait être tellement loin qu'il ne songea pas une seconde à engager la conversation.

Yukimura vit la voiture stopper sa course devant son bar vers une heure du matin. Il fut d'abord joyeux à l'idée que son ami de boisson puisse se joindre à lui en cette superbe soirée jusqu'à ce qu'il le voit entrer, une jeune fille visiblement mal en point dans les bras.

« Oh Kyo…je ne te savais pas si dur avec tes amies… »
« Le ferme…il lui faut un lit »
« Bien sur ! »

Le barman décrocha le téléphone et attendit une réponse, lorsqu'il l'eut, il demanda à Saizo et Sasuke de préparer une chambre, ils acquiescèrent puis Yukimura raccrocha. Il avait une multitude de questions à poser, sa curiosité le tenaillait.

Cinq minutes passèrent et les deux hommes amenèrent la demoiselle dans sa nouvelle chambre. Après quoi, Yukimura pria Saizo de s'occuper d'elle.

Lorsqu'ils furent de retour au bar, Yukimura ne pu se retenir.

« Kyo…que s'est-il passé ? »
« … »
« Kyo ! »

Pour toute réponse, Kyo lui tendit le fameux dossier récupéré chez Kyoshiro en lui indiquant « Page 3 ».

La curiosité de son ami fut assouvie lorsqu'il vit la photo correspondant à la page. Il s'agissait de la jeune fille que Kyo avait amené…Shiina Yuya, code : N23. Il s'agissait de l'une des personnes mystérieusement disparues. Kyo y était allé…il en était revenu, et pas seul. Il leva les yeux vers le démon et la dernière phrase qui fut prononcée cette nuit là s'échappa de ses lèvres.

« Kyo, t'es pas croyable ! »

A suivre…