Auteur : J'ai été horriblement longue sur ce coup là… mais bon voilà la suite :D J'espère que vous l'aimerez bien !!

Réponses aux reviews :

Princesse d'Argent : he oue loin d'être sage et de rester à la maison les gamins… lol c'est clair, mignon le Kyoya mais inconscient !!! He oue, Kyo vieilli mais ne perd rien de sa classe !! Voici la suite tardive ! Merci à toi et bonne lecture !! Gros bizoo

Chibi-Rizahawkeye : Lol un chef d'œuvre…j'aimerais bien !! Merci beaucoup à toi et bonne lecture !!!

Spicycocktail : Mdr en effet, il n'avait pas de but comique à la base ce passage là ! Lol Mdr planche à pain sera toujours planche à pain dans la tête de Kyo je suppose… Lol c'est mignon ça…fight papa Kyo ! Je le réutiliserais peut être qui sait ;) Merci à toi et bonne lecture !!

Taahoma : j'ai adoré ton commentaire ! Toujours poêle en main… mais le pire c'est que c'est contagieux !! La dernière fois la première idée qui m'est venu pour une scène il y a avait une poêle !!! M'enfin lol c'est marrant ! Voici la suite ! Bonne lecture et merci à toi !!

Baka-han : Lol le jour ou il arrêtera d'embêter Yuya, quelque chose ne tournera pas rond ! Lol mari comme femme, vaut mieux pas être le ravisseur lol sauf que la punition n'est sans doute pas la même ! Voici la suite un peu tardive ! Bonne lecture et merci à toi !!

Gaspy : Mdr un fan club de Kyoya…ok, fais donc Présidente du club je présume ? Lol Bonne lecture à toi et merci beaucoup !

I wish I was her : Lol voici un autre retour de fic… j'ai été trop longue… snif mais lol, c'est qu'il a l'air de plaire mon petit Kyoya… « L'époux le plus dévoué »… je n'aurais pas utilisé ce terme mais bon…Mdr Merci beaucoup ça me fait très plaisir !! J'espère que tu aimeras autant mon petit dernier que voici !! Bonne lecture !


06

« Onee-chan !! »

Dans les bois ne laissant échapper de ses épais feuillages que le son de la vie qui s'écoulait en son sein, une petite voix aiguë appelait. Claire et forte, cette petite voix ne cessait de réclamer sa sœur.

« Onee-chan !! »

Le ciel s'assombrissait furieusement. Les oiseaux commençaient à prendre leur envole suite aux cris comme aux premières goûtes d'eau recouvrant petit à petit le sol. Seul le silence et les animaux en fuite répondaient à l'appel lancé par un petit garçon tout blond. Mais sans interrompre le rythme réguliers sollicitations, le petit Kyoya poursuivit…

« Onee-chan !! »

Dans la profondeur d'une cave sans lumière, sans chaleur et sans vie, Yumi errait parmi ses nombreuses pensées, n'entendant pas les supplications lointaines de son petit frère. Jamais elle n'avait encore eut autant de temps pour la réflexion qu'en ces jours moroses où elle ne savait pas ce qu'il adviendrait d'elle. Ce fut ainsi que plusieurs sujets, en rapport ou non avec sa séquestration lui apparurent régulièrement.

Bien évidemment, elle avait commencé par chercher un moyen pour se sortir de cet endroit, mais en vain. Enchaînée, la bouche entravée d'un bâillon, les yeux d'un bandeau… elle ne pouvait bouger. Comme pour faire échos à ses pensées, elle avait remué ses poignés blessés par le fer froid, bredouillant d'incompréhensibles paroles.

S'étaient alors ensuivit diverses choses. La dernière fois qu'elle avait vu sa maison, sa famille, ces nouveaux amis… Comment elle avait quitté la maison, désobéissant à ses parents… Son tableau, laissé dans la salle, à l'abandon… La peur qu'elle avait ressentie pour son petit frère… Sa propre peur… Car oui, il était vrai que physiquement elle était son père au féminin, mais son peu de force trahissait aussi le sang de sa mère coulant dans ses vaines. Faiblesse qu'elle connaissait et qui l'obligeait à avoir peur dans de telles circonstances. Cependant, si on lui demandait si elle regrettait d'avoir pour mère cette femme pleine de joie et colérique, elle répondait négativement. Elle était faible…mais fière.

Une larme coula sur sa joue lorsque la crainte de ne plus les revoir fit son apparition soudaine.

Elle était néanmoins la seule larme a être versée et le resterait. Car si par malheur elle n'avait rien hérité de sa mère physiquement, elle en avait reçu la force d'attendre et de croire.

Ses réflexions ne s'arrêtèrent toutefois pas là. Un souvenir se rappela à ses bons souvenirs tandis qu'elle pensait à sa mère.

Flash Back

Yumi avait 6 ans. Mignonnette petite demoiselle silencieuse et sérieuse, ressemblant déjà trait pour trait à son père.

Couchée dans son lit et demandant obstinément à sa mère un histoire, comme chaque soir, elle observait de ses grands yeux rouges sa mère s'asseoir sur le bord du matelas, le visage pensif. Bien sur, à cette époque, Yuya ne manquait jamais de récits intéressants pour la descendance du célèbre démon. En plus de l'histoire, la jeune mère ajoutait toujours une émotion et un engouement tel, que la demoiselle buvait avidement ses paroles.

« Il était une fois, il y a un certain temps, une jeune demoiselle magnifique voyageant en compagnie du plus fort des samurais et plusieurs amis… »

« Le plus forts des samurais c'est papa ? »

« Oui ma chéries. Tandis que cette jeune demoiselle voyageait avec ses compagnons, ils furent séparés à l'entrée d'une forêt. Bien sur, la faute revenait entièrement au samurai qui interdisait à la belle jeune fille de les accompagner. »

« Papa il voulait pas qu'elle vienne ? »

« Voilà »

« Pourquoi ? »

« Parce que papa est buté mon coeur »

« … »

La petite demoiselle ouvrit de grands yeux tout ronds alors que sa mère reprenait d'une voix douce.

« La jeune demoiselle, alors courageuse pénétra seule dans ce lieu mais de grands méchants vinrent l'embêter méchamment. C'est à ce moment là que le grand samurai arriva, calme et protégea la jeune fille contre les méchants monsieurs.»

« Waaa il est fort ! »

« Oui très ! Il la sauva contre plusieurs méchants !! Puis après, ils repartirent tous les deux dans la forêt sans se quitter »

« Et après il se passe quoi ? »

« La suite demain ma puce. Il est grand temps de faire un bon gros dodo »

« Bonne nuit maman ! »

« Bonne nuit ma chérie »

Et d'un baiser sur le front, elle éteignit la lumière et la fillette s'endormit.

Fin du Flash Back

Dans l'humidité ambiante, dans cette cave puante… la demoiselle bâillonnée appela comme elle pu, d'une voix faible la seule personne capable de venir la sauver, comme la jeune fille de l'histoire…

« Papa… »

Sur un chemin peu fréquenté, le groupe mené par Kyo marchait. Dans le silence de mort qui régnait sur la petite troupe, le démon cru percevoir une voix familière… il se retourna vivement, mais il n'y avait rien. Avait-il rêvé ? Il n'en savait rien et ne perdit pas plus de temps. Malgré les regards interrogateurs de ses compagnons, il n'émit pas une parole et poursuivit sa route.

La route de terre était en ligne droite en direction du second village le plus proche. Pas un villageois, pas un paysan en vue. Juste la terre, l'herbe et les quelques arbres qui parsemaient le bas côté.

Depuis le début de l'expédition, Kyosuke ressemblait énormément à son père. Silencieux, sérieux et droit comme un pique, les yeux naviguant loin devant. S'il n'avait pas tout de son père, on le découvrait sous un nouveau jour au moment où l'un des membres de la famille était en danger. Il marchait derrière on père. De la fin de la file, l'image était exceptionnelle.

Akira suivait aux côtés d'un Luciole oubliant tout à la vue d'un nuage en forme de papillon. Joli et duveteux, ce dernier captait toute entière l'attention de l'homme. Son voisin, habitué, ne s'en formalisa pas.

A leur suite, Haru, Yuri et Kyoshiro rigolaient malgré la situation. En réalité, il s'agissait surtout de faire en sorte d'alléger un peu l'ambiance quelque peu lourde du groupe. Kyo et son fils, à eux deux, plombaient l'atmosphère à des kilomètres. Ils enchaînaient donc, depuis une vingtaine de minutes, bêtises sur idioties qu'il ne serait pas indispensable de connaître. A savoir juste que Kyoshiro était le meneur.

Environ une centaine de mètres plus en amont, une jeune et jolie jeune femme brune était assise à l'ombre d'un grand arbre. Les yeux fermés, elle pouvait aisément sentir les samurais passer près d'elle, sans s'arrêter. Un petit sourire naquit sur ses lèvres. Alors que Luciole passait à ses côtés, elle se fit entendre de sa voix enchanteresse.

« C'est vraiment triste… une si jolie jeune fille… »

La compagnie stoppa net sa progression. Kyo devait être celui qui la regardait le plus lourdement. Mais elle laissa le temps à tout le petit groupe de la détailler avant de continuer.

La femme était grande, portait de courts cheveux bruns, des formes fort généreuses et arborait un kimono de prêtresse rouge et blanc. Lorsque tous virent bien avec qu'elle belle femme ils avaient affaire, elle reprit.

« Le jeune Yumi…elle est si mignonne »

« Comment sais tu ? »

« Je sais tout, Akira-san »

Il y eut un silence d'une dizaine de secondes. Le démon ne perdit plus de temps.

« Une informatrice ? »

« Exact… »

Kyoshiro intervint plus vivement.

« Je pensait que les informateurs avaient disparus depuis longtemps. »

« A quoi sert un informateur si on sait qu'il existe ? Qu'il est là ? A rien… »

« Pourquoi nous aides tu ? »

« Je devais un service à un ami… »

Après cette brève présentation, à laquelle elle ajouta qu'elle se nommait Okuni, l'informatrice entra plus en profondeur dans les détails.

« Je sais où est ta fille, démon mais je ne prends pas la peine de te préciser qui la détiens, il me semble que tu le sais déjà… il apparaît clairement que ta famille est poursuivie par le mauvais sort »

Lorsqu'elle vit que Kyo perdait patience, elle précisa encore.

« Elle risque d'être prochainement déplacée, je pense, mais pour le moment… il se pourrait bien qu'elle se trouve dans un endroit bien sombre. »

« Où ? »

« Je paris que tu n'as pas cherché dans la forêt ? »

« … »

Le groupe resta muet face à cette révélation… la forêt ? Puis Okuni continua…

Dans le village tranquille, Yuya appelait son fils désespérément. Mais aucune réponse ne vint. Les passants regardaient la femme avait curiosité mais ne lui fut d'aucun secours. Personne n'avait vu le petit dernier.

La mère était inquiète, peu à peu la fin de la journée approchait et toujours aucun signe d'un enfant qui ne devait pas avoir pu aller loin. Bien qu'il soit débrouillard, même très voir trop quand cela n'arrangeait pas Yuya, le petit était encore naïf et jeune, elle ne pouvait s'empêcher d'être au bord de la panique. Sans compter qu'elle n'avait pas de nouvelles de Kyo qui lui recherchait Yumi.

Le plus vite que le groupe le pu, il visita tous les lieux ou Kyoya avait l'habitude de se rendre…sans résultat. Cependant, malgré l'approche de la soirée, le manque de signes de présence du garçon et le fait que personne ne l'avait croisé, on pouvait entendre la blonde se motiver à haute voix, pour ne pas se décourager.

Cependant, l'on pu voir que malgré l'inquiétude qui était présente chez tout le monde, chacun avait une réaction différente.

Comme pour préserver ses habitudes, Akari ne paraissait pas du tout motivée. A tel point d'ailleurs, qu'elle avait lancé, une heure auparavant :

« Il reviendra quand il aura faim le gamin ! »

Yuya n'avait pas relevé connaissant son amie. Mais s'était tout de même dit qu'elle le lui ferait payer lorsque l'occasion se présenterait et dans des circonstances moins sérieuses.

Tokito jouait l'éternelle indifférente pour ne pas avouer, simplement, qu'elle espérait que le garçon allait bien. La fierté était là et ne la quittait pas.

Sakuya, pour sa part, tentais régulièrement une phrase d'encouragement mais se contentait, sinon, de chercher sérieusement et en silence.

Pour détendre l'ambiance de ce groupe ci, les rôles des clowns furent attribués à Yukimura et Sasuke dans le rôle, dans l'ordre, de celui qui embête et de celui qui se fait ennuyer. Ne laissant aucun répit à son jeune protégé, l'ex barman s'en donnait donc à cœur joie, tout en cherchant, bien sur, le petit Kyoya.

Toujours était-il qu'à la tombée de la nuit, Kyoya demeurait encore introuvable.

Le petit bonhomme blond trottinait dans le bois tout en persévérant à crier le nom de sa sœur auquel jamais aucune réponse, jusqu'à maintenant, ne s'était faite entendre. « Onee-chan !! » « Onee-chan !! » répétait il sans cesse, la voix presque cassée désormais.

Non loin de là, quelqu'un épiais.

Il avança encore et toujours à la recherche de sa précieuse sœur. Il avait aisément parcouru la moitié de la forêt en sens inverse à la direction dans laquelle le cherchait le groupe de sa mère. Il était évident qu'elle ne le trouverait donc pas.

Tandis qu'il s'arrêtait, reposant ses pieds et sa voix presque éteinte, il regarda autour de lui. Rien, pas une ombre qui bougeait, pas une personne… Quoi que, une voix l'interpella, sur sa droite. Une petite grand-mère qui se baladait ici venait de lui parler.

« Bonjours mon petit… »

« Maman m'a dit de pas parler aux gens que je connais pas »

« Que veux tu qu'il t'arrive avec moi mon petit…je suis sénile… »

« … »

« Bonjours, donc »

« Bonjours »

« Tu es seul ? »

« Oui…je cherche grande sœur Yumi »

« Ta grande sœur ? »

« Oui… des méchants monsieurs l'ont emmené »

« … »

La resta silencieuse un moment. Puis reprit.

« Pauvre petite… j'espère que tu vas la retrouver mais n'est-ce pas dangereux de se promener seul au début de la nuit ici pour un petit garçon ? »

« Mais je suis courageux…je veux faire comme papa, je veux sauver Yumi ! »

« Je peux t'aider si tu veux ? »

« C'est vrai ? »

« Oui… je veux bien t'héberger chez moi, comme ça, demain, tu pourras repartir à la recherche de ta grande sœur ! Tu ne peux quand même pas passer la nuit dehors ! »

Le petit fit mine de réfléchir même si les implications de cette proposition ne lui apparaissaient pas du tout à l'esprit. Il finit par accepter…

Pas très loin, dans une sombre maison éclairée par de simples bougies et perdue au milieu de la forêt, des hommes étranges discutaient. Parmi eux, l'étrange personnage qui avait enlevé Yumi.

Ils étaient au nombre de six et trois ou quatre d'entre eux étaient en pleine discussion. Le reste jouait aux cartes, un peu en retrait dans un coin. La conversation était calme, plus sous la forme d'une réunion d'information qu'autre chose. Celui qui débuta était un petit homme frêle auquel on voyait les os.

« J, t'as été nourrir la d'moiselle ? »

« Oui, mais elle refuse d'avaler quoi qu'ce soit… remarque, l'odeur de poisson qu'ya en bas donne envie d'gerber »

« On s'en fou… dmain on l'envois à Tokyo, l'aura pas l'temps d'mourir d'faim »

Ils rirent tous un peu… le sort de la gamine leur était indifférent. Avant de continuer leurs occupations, l'un d'eux lança en l'air :

« C'est l'patron qui va êt' content… il la veut vite en plus d'ça ! »


Fin de mon petit dernier...je vais tenter d'aller plus vite pour le suivant j'espère qu'il vous a plû!!

A suivre…