18
Dans la neige
Lys ressentait par moment la morsure du froid sur son visage. Il faisait frais ce matin là. Un vent balayait en continu la cour. La magicienne était pourtant assise sur les marches glacées de l'entrée du château et réfléchissait. Elle n'avait pas revu Drago et se demandait s'il viendrait.
L'horloge sonna, tirant Lys de ses interrogations. Elle avait entendu ces cloches tinter des milliers de fois, mais ne s'en lassait pas. Ce battement régulier avait le don de l'apaiser. L'adolescente ferma les yeux et se laissa doucement trans-porter par le son mélodieux. Le silence avait regagné depuis longtemps la cour froide, lorsque des chuchotements et des pas approchèrent. Lys se leva lentement et salua les membres de l'expédition. Drago était bien présent. Le groupe était accompagné de quelques professeurs, de Neville et de Luna.
McGongall s'approcha, accompagnée du professeur Rogue.
- Vous êtes sûrs de ne rien avoir oublié ? s'assura une dernière fois la directrice.
Le groupe se questionna du regard avant de déclarer qu'ils étaient prêts. Le professeur de Défense contre les Forces du Mal s'approcha et tendit une pierre à sa fille. Les jeunes sorciers posèrent tous un doigt sur le caillou. Ils saluèrent et le portoloin les expédia. Le voyage fut mouvementé comme le groupe s'y attendait: plus le nombre de personnes évoluait et plus le transport était compliqué. Lorsque les adolescents po-sèrent enfin leurs pieds sur le sol, ils ressentirent l'immense différence de température. La cour du château avait beau être froide, leur nouvel environnement était grandement plus glacial. Le sol était recouvert d'une profonde couche de neige. Ron aurait voulut demander des explications à Lys mais se ravisa vue la situation. Pendant que les garçons se frottaient machinalement les bras pour se réchauffer, les jeunes filles enfilaient déjà des pulls chauds d'un petit coup de baguette.
- Où est-ce qu'on a encore atterrit ? se questionna Ginny en tournant sur elle-même dans la neige.
- Sur un plateau contre le flanc est de l'Everest, expliqua Lys. Vous avez de la chance, on ne va pas monter au sommet.
Ron eu un soupir de soulagement.
- Il y un temple un peu plus haut et nous pensons qu'un des deux Rêves restants pourrait s'y cacher.
- Pourquoi ne pas y être allés directement ? s'enquit Harry.
- Il n'existe que des textes de cette endroit, assura Hermione, il n'y aucune photographie, ni gravure, Rogue n'a pas pu le visualiser pour programmer le portoloin.
- Comment êtes-vous sûrs qu'il y a un Rêve là-haut ? s'enquit Harry septique.
- Les sept Orfèvres avaient trouvé un filon d'onyx à l'emplacement du temple, précisa Arkéonph. Un des Rêves restants à perdu son Porteur et doit donc en choisir un autre.
- Tu parles du faucon qui a attaqué Lys pendant les vacances de Noël ? voulut s'assurer Ginny qui écoutait le récit du reptile avec attention.
Le serpent hocha affirmativement la tête avant de continuer.
- Ce faucon a été forgé dans de l'onyx justement, et lorsqu'un Rêve doit choisir un nouveau porteur il voit le visage de son prochain maître à travers la pierre précieuse dans laquelle il a été ciselé.
- Tu veux dire que le faucon va venir ici pour découvrir son prochain maître ? conclut Ron.
Arkéonph acquiesça. Il s'inquiétait au fond de lui: même sans Porteur, le Rêve restait très dangereux.
Le groupe s'adapta rapidement aux conditions difficiles qui n'aidaient pas leur marche. Il faisait très froid, la neige les gênait à chaque pas. Aucun ne se plaignait, il fallait avancer.
Ils approchaient d'un abri où ils envisageaient de passer la nuit quand Harry fut attiré par un morceau de lichen sur la neige. Il le ramassa en se questionnant sur sa présence à cette altitude. À peine l'avait-il en main qu'il sentit une vive brûlure à travers son gant. Il émit juste un gémissement et s'écroula lourdement dans la neige en lâchant le végétal empoisonné.
Hermione comprit trop tard ce qui venait de se passer, elle n'avait même pas vu Harry se baisser.
Lys tourna sur elle-même scrutant les alentours craignant une attaque. L'adolescente pointa finalement une avancée rocheuse une centaines de mètres au-dessus d'eux.
- On va être obligés de s'arrêter, annonça-t-elle. On va le monter là-haut.
Drago et Ron prirent leur ami qui gémissait de douleur dans leurs bras et réunirent leurs forces pour le porter au prix de grands efforts jusqu'aux rochers. Les filles préparèrent le campement tandis que Lys s'apprêtait à soigner son frère en sortant de son sac une fiole remplie d'un liquide mauve. Les deux garçons déposèrent Harry dans une des tentes magiquement montées. Lys s'affaira le plus vite possible.
- Incendio, murmura-t-elle en pointant l'éprouvette avec sa baguette.
Une douce flamme sortit de l'instrument magique et vint lécher la paroi de verre, la réchauffant. La mixture se mit lentement à fumer. Lys la transvasa dans un gobelet et s'accroupit près du blessé.
- C'est chaud Harry, chuchota-t-elle à son demi-frère avec un sourire rassurant tandis que Ginny lui soulevait un peu la tête.
Elle lui fit boire lentement le breuvage et recouvrit avec douceur le blessé d'une seconde couverture.
- La potion fera bientôt effet, rassura-t-elle. Repose-toi.
Harry esquissa de son mieux un sourire entre deux spasmes. Ginny resta près de lui affreusement inquiète.
À côté, ils avaient déjà contacté Poudlard. Lys referma la tente en interrogeant ses amis du regard.
- On attend Rogue, répondit Drago à sa question silencieuse.
McGonagall se tenait au milieu de la siphalène et parlait avec Hermione en essayant d'avoir le plus d'informations possible. Le professeur de Défense contre les Forces du Mal apparut à son tour au-dessus du transmetteur. La directrice lui raconta l'histoire à voix basse, lui décrivant le peu de symptômes qu'Hermione avait pu lui donner.
- Il n'a aucune fièvre, anticipa Lys à la question que son père allait poser. Il s'est affaiblit d'un seul coup au point de ne plus pouvoir marcher mais il n'a aucune difficulté à respirer.
- Tu lui as donné quelque chose ? s'enquit-il le visage encore plus tendu que d'habitude.
- Une fiole d'anti-poison que j'ai fait chauffer, développa la fille du professeur. Du venin vipérin avec de la menthe de troll, de la glycine indomptable et des feuilles de saule bleu.
L'adulte considéra pendant quelques minutes les informations de son enfant.
- La violence du poison a été atténuée par le gant épais, mais c'est sérieux, ajouta Lys.
Severus eut un soupir. Sa fille lui ressemblait, elle était aussi passionnée que lui par les potions et les plantes.
- Il supportera un voyage en portoloin ? demanda-t-il en réfléchissant.
- Je ne sais pas, répondit encore une fois l'adolescente avec calme.
Le reste du groupe s'inquiétait de plus en plus au fil de la discussion.
- Je pense néanmoins qu'il aura reprit des forces demain, avança la Porteuse.
- Le professeur Rogue viendra le chercher à l'aube, conclut McGonagall en faisant confiance au jugement de son élève. Soyez vigilants les enfants.
Les deux sorciers disparurent et la siphalène se rétracta.
- On est plus des enfants, râla Ron sans conviction.
Mais plus personne n'eut envie de sourire.
- On nous a jamais appris ça en cours de potion, assura Drago en interrogeant son amie.
- J'ai aidé mon père à faire des breuvages depuis toute petite, raconta la jeune fille. Il m'a aussi appris les différents diagnostics qu'on peut tirer de quelques symptômes.
Le sorcier hocha la tête, surpris. Il connaissait bien la jeune fille mais il ne la pensait pas si savante dans ce domaine.
- Tu penses qu'on va arriver au temple dans combien de temps ?
- Demain si tout se passe bien... Si Harry peut voyager avec mon père... Si on en a les forces...
- Cet empoisonnement est un avertissement, dit Hermione. On veut nous dissuader d'atteindre le temple.
- Harry a été imprudent mais on aurait tous fait pareil, on ne pensait pas être attendus ainsi, avoua Drago.
- Ce doit être Seriel, intervint Arkéonph.
Les adolescents le regardèrent avec interrogation, lui arrachant un soupir d'agacement.
- Je sais qu'on est longs à la détente mais tu ne nous aides pas, insista la Porteuse en posant les yeux sur son reptile.
- Sectus, le faucon, n'a toujours pas de Porteur, je l'aurai ressenti. Il ne reste qu'une seule personne: Seriel. C'est un elfe venu d'une tribu originaire de Pologne, dans la forêt de Bialovèse. Je ne le connais pas mais il a l'air sacrément rusé.
- Un elfe de maison ? s'étonna Ron.
Arkéonph soupira une nouvelle fois. L'animal n'était vraiment pas patient.
- Les elfes de maison sont des cousins des vrais elfes comme Seriel. Ce porteur doit avoir la taille d'une nixe et est très puissant.
- Comme dans les contes, déduit Ginny.
- Il n'y a donc pas un Rêve, mais deux et un Porteur puissant dans ce temple, s'inquiéta Hermione.
- On tue le faucon et on se barre, proposa Ron. C'est simple et moins dangereux.
- On verra au temple, conclut Hermione.
- Elle te ressemble, chuchota Arkéonph à sa Porteuse.
Lys esquissa un sourire.
Lys ramassa quelques affaires et fit le sac d'Harry puis elle réchauffa une mixture identique à celle de la veille et la versa dans un gobelet. La Porteuse le prit entre ses mains en plongeant son regard dans le paysage. Elle sentait la chaleur de la potion raviver ses doigts puis tout son corps engourdi. L'adolescente pensa un instant qu'elle pourrait renvoyer le reste du groupe à Poudlard avec Harry. C'était un elfe qui menaçait ses amis, elle avait peur pour eux.
Le professeur de Défenses contre les Forces du Mal apparu dans la neige à quelques pas de la jeune fille.
- Je n'ai encore réveillé personne, expliqua-t-elle à son père, je suis heureuse de te voir.
La Porteuse retourna dans la tente d'Harry qu'elle avait veillé toute la nuit avec Ginny. Elle caressa doucement la joue de son frère qui ouvrit les yeux lentement. Il esquissa un sourire et but lentement la potion.
- Ça à un goût de fraise, avoua-t-il.
Ils échangèrent un sourire.
- Heureuse de te voir plus frais qu'hier petit frère, chuchota-t-elle.
Avec beaucoup de patience, elles réussit à lever le sorcier et à le sortir de la tente.
- Professeur, salua faiblement Harry.
- Potter, répondit l'homme avec son ton habituel.
Rogue posa une main sur l'épaule d'Harry et ils disparurent.
- Tu lui as dit quoi à Drago, hier ? demanda Lys à voix basse.
- Rien, insista Arkéonph qui se faisait interroger depuis le début de la marche.
- Tu mens, répliqua sa maîtresse je vous ai vus discuter hier soir.
- Peut-être, défia-t-il.
La jeune fille serra les poings devant l'insolence de l'animal.
- Tu me fatigues, lâcha-t-elle.
L'adolescente voulut expulser le Rêve de son épaule pour le punir mais n'en eut pas le temps. Une boule écarlate lui frôla la tête.
- À couvert ! hurla Ron en poussant sa sœur et Hermione vers un rocher assez gros pour les abriter.
La sorcière brune attrapa le bras de Drago et le tira avec elle derrière une autre roche.
- C'est pas un sortilège connu ça, leur indiqua Hermione.
- Un Porteur ? proposa Ginny en se calant contre le roc.
- Seriel, murmura Arkéonph.
- C'est plus qu'un avertissement, constata Lys en cherchant le mystérieux attaquant des yeux.
- Là-haut ! s'écria Ron en pointant un plateau au-dessus d'eux.
Les filles aperçurent en effet, une silhouette sombre qui bougeait dans la neige. Une sphère flamboyante se forma et vola vers les adolescents à grande vitesse.
- Courez, ordonna Lys quittant sa cachette suivie de Drago.
Le reste du groupe eut juste le temps de l'imiter, l'attaque explosa leurs abris. Les sorciers contrattaquèrent en unissant leurs sortilèges pendant de longues minutes. L'agresseur évitait tous leurs tirs et commençait à perdre patience. Un ultime rayon rubis s'éleva et détruit un énorme rocher dans la pente au-dessus d'eux. L'assaillant disparut. Les débris se mirent à rouler. D'un grand coup de baguette, Hermione et Ginny créèrent un dôme transparent. Les roches éclatèrent contre la paroi magique. À la dernière pierre, les deux sorcières tombèrent sur le sol, épuisées. Ron se précipita vers sa sœur et Lys s'apprêtait a faire de même avec Hermione, lorsqu'elle aperçut une vague blanche au-dessus d'eux. Un nuage de neige s'était formé plus haut et fonçait sur eux.
- Avalanche ! s'écria la magicienne.
Par chance, il y avait un renfoncement dans une paroi proche. Les adolescents aidèrent les deux jeunes filles essoufflées à se relever et les entraînèrent vers l'abris. Ginny et son frère arrivèrent en premier, suivis par Lys qui déposa Hermione contre la paroi rocheuse.
- Drago ! s'affola Ron, vite !.
Inquiète, Lys jeta un coup d'œil à son ami blond qui courait dans leur direction et à la masse de neige grondante qui se rapprochait rapidement, trop rapidement. Le jeune homme n'aurait jamais le temps d'atteindre le renfort avant d'être percuté par l'avalanche. Sans réfléchir, la sorcière brune se lança dans sa direction et le plaqua à terre.
Les trois amis restés à l'abri retinrent leur souffle en voyant la vague neigeuse ensevelir les deux Serpentards dans un énorme vacarme. Effarés, ils balayèrent du regard l'étendue blanche pendant de longues minutes après la fin du ravage. Le niveau de neige avait doublé et les deux amis étaient introuvables.
- Lys ! appela Hermione d'une voie désespérée.
La jeune fille voulut quitter l'abri pour chercher la Porteuse mais Ron la serra fortement dans ses bras. Ginny resta pétrifiée, le regard embué de larmes.
- Ils…sanglota-t-elle. Ils sont…
Ginny fondit en pleurs sur l'épaule de son frère, qui essayait de repérer les deux absents. Ils étaient morts ? C'était impo-ssible ! Lys ne se serait pas laissée tuer ainsi, cette fille était trop déterminée.
Avec courage, le jeune homme s'écarta des deux adolescentes et s'approcha de l'endroit où avaient disparut la jeune fille brune et Drago. D'un grand geste, il écarta les deux bras et un tourbillon de vent commença à balayer l'entourage du sorcier.
- Vivente, murmura-t-il en fermant les yeux.
Des lueurs fragiles échappèrent de sa baguette et tournèrent autour de lui avant de se disperser sur toute le plateau blanc. Il espérait trouver un peu de vie dans le chaos neigeux. Les lumières cherchèrent, hésitèrent puis s'éteignirent une à une, soustrayant aux adolescents leurs derniers espoirs.
Lorsque Ron tomba à terre, à bout de force. Sa sœur et Hermione coururent vers lui et le redressèrent de leur mieux. Des larmes mouillaient les yeux de leur ami épuisé. Elles le serrèrent contre elles en laissant échapper leurs pleurs.
Des heures s'étaient écoulées depuis l'avalanche. Les trois survivants avaient établi leur campement contre la paroi qui les avait protégés. Ils ne contactèrent pas les professeurs ce soir là. Ils étaient incapables d'annoncer la disparition des deux complices. Lys n'était plus, et personne ne pouvait les protéger des Porteurs, puisqu'Arkéonph était mort avec eux. Le silence et le froid les faisaient se sentir encore plus fragiles dans cette immensité blanche.
Il eut froid. Il ouvrit les yeux, tout était sombre autour de lui. Il se sentait écrasé et surtout il avait froid. Il y eut un mouvement contre son torse dans l'obscurité bleutée. Le serpent d'argent effleura son visage et commença à s'éloigner de lui en se frayant un chemin dans la neige glacée.
Drago, encore sonné, ne put lui adresser un mot. Il entendit disparaître le corps rayé d'émeraude. Sans pouvoir bouger, il essaya d'évaluer la situation. L'écrasement intense qu'il ressentait sur son torse le gênait fortement pour respirer. Il se rendit compte que des mèches de cheveux étaient contre sa joue. Ce devait être les cheveux de Lys. Il parvint à bouger une main. Il réalisa que la jeune fille était au-dessus de lui, totalement immobile, le corps glacé et rigide. Il se sentit vide, seul. Le froid et la peur commencèrent à le faire trembler.
Drago ne savait comment se dégager et il commençait à manquer d'air. C'est à ce moment qu'Arkéonph reparut au-dessus de lui devancé par une petite sphère lumineuse. Un peu d'air frais caressa le visage de Drago quand le serpent se laissa glisser du mince passage qu'il venait de créer.
- Elle est morte, se désespéra le jeune homme.
- Pas encore. Je l'ai ensorcelée pour nous sauver, expliqua le reptile en se replaçant contre sa maîtresse. Quand elle s'est jetée sur toi pour te protéger de l'avalanche, je n'ai rien pu faire d'autre que fusionner son corps entier avec le mien. Elle est actuellement transformée en une statue d'argent et d'émeraude. C'est comme ça que son corps nous a préservés tous les deux. L'avalanche est passée au-dessus de nous. Je viens de créer un passage d'air mais nous ne pouvons pas rester comme ça, le froid va rapidement nous tuer.
- Tu l'as ensorcelée pour longtemps ? le questionna Drago.
- Non, mais elle est très faible, il faut la remonter à la surface.
Reprenant espoir, Drago eut la force de s'extraire de dessous le corps de Lys. Lorsqu'il put atteindre sa baguette dans sa poche, il commença à gratter pour créer un passage. À petits coups de « Repulso » il tassa la neige, créant un puits jusqu'à apercevoir le ciel étoilé.
Au prix d'efforts incroyables, Drago hissa le corps argenté de Lys vers la surface, il était partagé entre la joie de la savoir vivante, l'inquiétude de la sentir ainsi pétrifiée et l'angoisse du froid qui risquait de la lui enlever à jamais. Arkéonph lové contre sa maîtresse, lui transmettait inlassablement sa force vitale pour la maintenir en vie.
Drago mit toute la nuit pour remonter la Porteuse. Aux premières lueurs de l'aube, il s'effondra sur la neige en serrant le corps de Lys contre lui et appela ses amis. Leur camp était proche. La veille, l'adolescent avait presque atteint le rocher quand l'avalanche les avaient ensevelis.
- Ils sont vivants ! s'écria Hermione en sortant de la tente alertée par les appels de Drago. Ils sont vivants !.
Elle couru jusqu'à eux et fut saisie d'horreur en voyant Lys comme statufiée dans sa peau d'argent. Immobile, elle ne comprenait pas. Drago put juste murmurer:
- Aidez-nous.
Hermione vit Arkéonph lové contre sa maîtresse, concentré sur l'envoi de son énergie et compris qu'il fallait faire vite.
