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Mot dévoilé le 4 décembre : invités
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Révélations
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Greg Lestrade couve des yeux ses invités, les inspecteurs du service, quelques collaborateurs extérieurs. Un pot amical entre les fêtes de fin d'année. En cette période, pas de vacances pour le Yard. Au contraire. Il croise le regard de Mycroft, lui adresse un petit sourire. Ils attendent.
Le soudain silence qui se fait salue les arrivants. Tout comme le couinement de Molly et le « Oh » étranglé de Donovan.
La main posée de façon possessive sur la taille de John, Sherlock s'avance, entraînant son compagnon. Quelques uns les pensaient ensemble, d'autres estimaient que le taré ne peut avoir de sentiments. Dès le retour du détective d'outre-tombe, ils sont devenus un couple discret. Ils n'ont jamais confirmé la chose les laissant dans l'expectative. En insistant afin qu'ils viennent en dehors d'une enquête, il leur a offert l'occasion idéale de se révéler. L'inhabituelle agressivité de John, ses piques, ses regards incendiaires lancés à la dernière recrue de la brigade, lui ont conté sa jalousie envers le jeune Evan qui tente depuis son affectation de séduire Sherlock qui n'en a pourtant rien à foutre.
Cela pourrit l'atmosphère, il n'en veut plus. Le brouhaha a redoublé après leur passage. Il voit les amoureux échanger un coup d'œil complice, une caresse tendre. Il respire.
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Mot dévoilé le 5 décembre : iconographie
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Affaire : KO technique
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Il pose la tasse de Earl Grey sur la table basse devant Sherlock absorbé dans ces recherches, puis se penche par dessus son épaule.
— L'iconographie n'est pas la même. Regarde le blason original. Couleurs identique, sable et or, mais les pattes arrière du griffon sont celles d'un lion, murmure Sherlock. Sur l'écu trouvé dans le château de Sambreuf, ce sont celles d'un bouc, comme sur le sceau de la collection et...
Son oreille distraite n'enregistre plus ses paroles. Il s'enivre de son odeur, fixe la base de son cou, se retient d'y porter les lèvres. Il bride son désir. Son homme est sur une enquête et en oublie sa présence, son envie.
— John ! Tu ne m'écoutes pas.
— Désolé, grommelle-t-il.
Les yeux du détective-consultant le scannent. Il repousse son portable, l'attire sur ses genoux face à lui. Ses cuisses enserrent les hanches minces, son pubis est serré contre le sien.
— Tu ne l'es pas, affirme-t-il. Tu m'en veux. Tu sais comment je fonctionne. L'affaire est quasi résolue, je serai tout à toi ensuite.
Instinctivement, les longs doigts élégants explorent le creux de ses reins. Il se frotte à lui. Sherlock gémit puis l'enlace avec brusquerie. Sa bouche le dévore.
— John... Je te le ferai payer.
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Le mot dévoilé le 6 décembre : service
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Un cadeau encombrant
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— Qu'allons-nous faire de ça ? grommelle John.
— Ne peux-tu le casser en le rangeant ? suggère Sherlock avec une grimace éloquente.
Il le regarde, choqué. L'air bougon de son détective l'amuse.
— Ne compte pas que je vais boire mon thé là-dedans, continue son compagnon.
Il contemple d'un air agacé le cadeau de Noël offert par Madame Hudson. Une théière et un pot à lait aux anses tarabiscotées, des tasses de porcelaine ornées d'arabesques dorées, de scènes champêtres d'un siècle depuis longtemps révolu. Les oreilles petites et fragiles ne sont nullement faites pour les doigts des militaires ni même ceux de Sherlock mais pour les jeunes demoiselles de l'ère victorienne.
— La vitrine du hall ? raille-t-il. On le gardera ainsi en sûreté pour les grandes occasions.
Il imagine le service précieux coincé parmi les bocaux remplis de morceaux de corps humains immergés dans le formol. Sherlock ricane derrière lui.
— Excellente solution, chuchote-t-il contre son lobe avant d'empoigner sa virilité sans autre forme de procès.
— Ce service à thé te donne des idées coquines ? On pourrait le mettre dans notre chambre ?
Manifestement, Sherlock hésite entre rire et vexation. John sourit et presse ses fesses contre la hampe de bois de son amant qui soupire.
— Bêta.
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