Les bureaux étaient déserts, à l'exception de Sally qui finissait de ranger quelques dossiers. L'envie de retourner chez elle n'était plus là. Pour quoi faire ? Retrouver son chat Brutus, rester devant la télé avec un plat pré-préparé immonde et s'ennuyer un mourir ? Bien peu pour elle, surtout après une soirée telle que celle-ci.

-Sally ?

Elle releva la tête et eut la surprise de voir Anderson adossé contre la porte.

-Tu ne devrais pas être chez toi avec Mathilde et les garçons ? souffla-t-elle, trop habituée désormais.

-Mathilde est partie, avec Valentin et Alexandre. Et un autre homme. expliqua-t-il en haussant les épaules. Il s'approcha doucement d'elle.

Il posa ses mains sur ses épaules et lui massa doucement alors qu'elle restait sous le choc.

-Mais... Mais...

-Ne t'inquiète pas, ma belle. Je ne l'aimais plus, elle ne m'aimait plus. Il suffisait que l'un de nous deux ai le courage de partir, la rassura-t-il en embrassant son cou.

Elle fut parcourue d'un frisson et lui saisit la main pour la serrer fort.

-Ne me laisse pas seule ce soir, le pria-t-elle.

Le légiste hocha la tête et saisit doucement ses lèvres.

-Je ne te laisse plus jamais, Sally.

Ils s'embrassèrent doucement et la jeune femme se blottit dans les bras de son amant.

-Nous devrions rentrer, murmura le brun. Tu veux aller chez toi ?

-Non. Surtout pas, s'exclama la métisse. Mon appart' est vide et froid, allons chez toi.

Anderson hocha la tête et lui prit la main. Il lui chuchota des mots doux à l'oreille et l'emmena avec lui jusque devant le yard où sa voiture attendait, le moteur ronronnant. C'était une morgan, héritage de son grand-père, la voiture sur laquelle il avait appris à conduire. Il prit le volant et les mena jusque chez lui. Une fois arrivé, il ouvrit la portière avec galanterie et s'attela à faire maladroitement la cuisine.

-Tu n'es pas habitué, n'est-ce pas ? se moqua gentiment son amante en le voyant galérer à casser des œufs pour faire une omelette.

Il grogna une réponse qui la fit rire aux éclats, la soulageant d'un poids, alors elle se leva et lui montra comment faire.

-Seigneur, maintenant que tu es célibataire, on va te retrouver empoisonné ou mort de faim, rit-elle.

Il se retourna vers elle et saisit son visage entre ses larges paumes.

-Oh mais je ne suis pas célibataire. J'ai une magnifique petite amie, tu sais ?

Elle décida de rentrer dans son jeu.

-Et... Tu l'aime beaucoup cette femme ?

-Autant qu'un homme peut aimer une femme ! s'exclama le légiste.

Il la regarda intensément dans les yeux, saisissant sa taille de ses deux mains et il baissa la voix.

-Sally, est-ce que tu voudrais venir vivre ici, chez moi, avec moi ? lui demanda-t-il doucement.

Les yeux noirs de la métisse s'élargirent de surprise avant qu'un sourire éclatant ne vienne éclairer son visage.

-Oui ! Oh mon dieu oui !


Bon et bien... Voilà voilà. J'ai été longue à poster ce chapitre, qui plus est que je n'ai aucune excuse valable. Mais c'est l'avantage d'être malade : on trouve le temps pour écrire, mais surtout ça m'évite de m'ennuyer :3 Bref, j'espère que cela vous a plu, et à très bientôt les gens ^.^

Petit rajout : J'viens de relire mon truc et putain, que c'est clihé ! Sérieusement, on croirait un film romantique à petit budget ! x) J'ai hoooonte :(