Anon : Merci à pour ta review, je suis contente de savoir que je ne suis pas la seule à aimer ce couple :3. Pour ce qui est du fandom je ne me trouve pas si courageuse. A vrai dire, cette histoire me tournait tellement dans la tête que je voulais absolument l'écrire.
Disclaimer : Évidemment Code Geass ne m'appartient pas et je ne reçois aucune rémunération pour écrire cette fic à part d'éventuelles reviews.
N'hésitez surtout pas à en mettre une, c'est toujours une joie sans pareil !
J'ai froid, j'ai mal. Suis-je mort ? J'entends des cris, les tiens peut être. Des lumières dansent devant mes yeux mais je suis fatigué, trop fatigué, alors je les ferment.
C'était un soir doux où la brise faisaient frémirent les arbres des jardins que traversèrent Cornélia Li Britannia, princesse impériale et sœur de l'actuelle impératrice ainsi que son chevalier personnel Gilbert G.P. Guilford afin de répondre à la convocation reçut l'après midi même.
Les dernières vagues provoquées par le règne puis l'assassinat du 99ème empereur de Britannia Lelouch le Cruel s'estompaient. Le monde se remettait peu à peu de toutes ces années de guerres et de cauchemars. Si tout n'étais pas simple (rien ne l'est jamais) la vie reprenais doucement son cours.
Britannia était à nouveau entrée dans la FNU ( la Fédération des Nations Unies ) mais dans les règles cette fois. La vie politique s'apaisait et l'imposante armée britannienne s'était transformé en une importante division de l'Ordre des Chevaliers Noirs . Cornélia en était bien sûr la représentante et portait le pompeux titre de Ministre des armées internationales britanniennes.
Guilford la suivait toujours bien que sa froideur professionnelle s'accompagne désormais d'une sombre tristesse dont tous connaissait la cause.
Le parfum des fleurs rappelaient de doux souvenirs à la jeune femme dont celui d'une petite princesse au cheveux roses qu'elle s'empressa de refouler au fin fond de sa mémoire à cause de la tristesse que cela lui apportais.
L'impératrice Nanaly était réellement étonnante. De part son âge pour commencer : elle n'était encore qu'une enfant qui aurait dû à peine quitter le collège. Ensuite de part son handicap. En effet, la jeune souveraine se déplaçait en fauteuil roulant depuis la perte de l'usage de ses jambes alors qu'elle était extrêmement jeune. Et enfin de part le respect qu'elle inspirait.
Dans ses yeux bleus récemment rouvert sur le monde on pouvait lire une effrayante sagesse qui n'était pas de son âge. Elle avait une voix calme et douce qu'elle ne haussait jamais mais toutes ses décisions étaient instantanément exécutées. D'autant plus qu'elle possédaient l'incroyable capacité de savoir immanquablement si son interlocuteur mentait grâce à un simple contact.
Les jaloux marmonnait que c'était une sorcière mais sa gentillesse constante et la justesse des lois qu'elle ordonnait faisait que la souveraine était littéralement adulée aussi bien au sein de son peuple que dans le reste du monde. Son soutien à Zéro et la protection que celui ci lui accordait faisait dire à tous que si Zéro était le démon de la justice, elle était l'ange protecteur de ce monde.
Pour l'heure, l'impératrice savourait simplement un moment de calme sous un petit kiosque en fer forgé construit au sein du jardin enchanteur. En arrivant, les deux soldats posèrent un genoux à terre et s'inclinèrent profondément.
– Relevez-vous s'il vous plaît Onee-san, Guilford-kun.
– Votre Majesté... Vous ne devriez pas m'appeler de cette manière. Vous êtes notre impératrice et moi un ministre à votre service. S'il vous plaît, il ne faut pas que la noblesse pense que vous m'accordez un traitement de faveur.
– Je ne vous appellerais ainsi qu'en privé si vous y tenez tellement. Mais j'aimerais alors que vous me tutoyer et que vous m'appeliez par mon prénom. Vous êtes ma grande sœur après tout.
Cornélia réfléchit un instant puis hocha la tête avec un sourire.
– Je te remercie de cet honneur Nanaly. Tu voulais me demander quelque-chose ?
La princesse servait souvent de consultant et de conseillère à sa jeune sœur dans les affaires de la Cour. Le joli visage de la jeune fille se déforma en une moue chagrine.
– Et bien... C'est un peu gênant... En fait le marquis de Calixste prétend être éperdument amoureux de toi et m'a demandé ta main. Je lui ai dit que je ne pouvais en aucun cas accepter sans ton accord et à ce moment là il est entré dans une colère folle et a menacé de monter une rébellion contre le pouvoir si je ne te cédais pas à lui.
Elle frissonna en se rappelant la scène.
– Il a tenté de s'en prendre à moi mais Jérémiah-kun s'est aussitôt interposé. Les gardes l'on mis dehors mais il criait encore qu'il t'aimait et qu'il ferait n'importe quoi pour te rejoindre. Il avait vraiment l'air désespéré... je crois qu'il était vraiment sincère en parlant de ses sentiments. Pour le moment il est assigné à résidence au palais avec la promesse de ne pas faire d'esclandres mais je ne sais pas quoi faire alors j'ai décidé de t'en parler.
Cornélia jeta un œil au cyborg debout dans l'ombre derrière le fauteuil roulant. Après la mort de Lelouch, Jérémiah avait été emprisonné puis condamné à mort avant que Zéro et Nanaly se prononce en faveur de sa libération.
Depuis il vivait dans une ferme d'oranger mais il assurait également une permanence de garde du corps auprès de la nouvelle impératrice.
– Ne t'en fait pas petite sœur, dit Cornélia, je vais m'occuper de ce rigolo. C'est moi qu'il veut après tout.
– Oui... Je suis désolé Onee-san. Je te donne un travail que je n'est pas réussis à résoudre.
Cornélia sourit et se pencha pour saisir la main de sa sœur.
– Tu as déjà bien assez de problème comme ça, ne t'en veux pas.
Puis elle se releva et s'adressa à l'homme au masque resté silencieux.
– Je te remercie pour ta promptitude Jérémiah.
Il hocha la tête.
– La protection de l'impératrice Nanaly est un de mes devoirs. Je le fait avec grand plaisir. Il n'y a pas besoin de me remercier.
Cornélia et Guilford s'inclinèrent profondément puis firent demi tour avant de s'enfoncer à nouveau dans le labyrinthe odorant qui était autrefois le jardin de Marianne.
– Nous devrions aller interroger ce marquis non Guilford ?
– Il me semble que cela devient nécessaire Ma Dame, répondit-il en s'inclinant.
En vérité sa poitrine se serrait et son cœur semblait vouloir se recroqueviller jusqu'à la taille d'un poing depuis que le mot mariage avait été prononcé. Il avait toujours su que cela arriverait un jour, mais il n'était pas prêt pour autant.
Il fut pris d'une légère nausée.
– Alors allons-y ! ordonna donc Cornélia en tournant les talons.
Malgré son malaise et à son corps défendant, il ne pu s'empêcher d'admirer une nouvelle fois sa silhouette même si cela lui donnait la sensation de saigner à l'intérieur de son âme. Il la suivit.
L'interrogatoire s'était vraiment mal passé. Le marquis les avaient pourtant accueillis avec la plus grande joie et un faste étonnant. Ou plutôt, il avait été absolument ravie que Cornélia lui rende visite mais il avait lancé d'emblée un regard de haine pure au pauvre chevalier avant de reporter son attention sur la plantureuse silhouette de la guerrière d'un air totalement énamouré.
Aussitôt Guilford su qu'il détesterait toujours cet homme. Autant parce que le personnage en lui même le révulsait que parce qu'il était vraiment ce qu'on pouvait appeler un bel homme et que la réalité de ses sentiments ne faisait aucun doute. Il aimait vraiment la jeune femme d'un amour aussi fou que sincère.
Un peu comme lui en fait. Sauf que lui ne pourrait jamais espérer quoique ce constatation l'assombrit encore un peu plus.
– Sir Calixste ! J'aimerais savoir ce que signifie le honteux tapage que vous avez fait ce matin durant les audiences impériales, déclara sèchement Cornélia.
– Oh ma mie, s'exclama le marquis, comme je suis aise de vous voir ! Mon cœur chante à votre présence et mes sens sont éblouis !
– Répondez à la question ''Sir'', grogna Guilford avec mauvaise humeur. Vos sottises ont embarrassé à la fois notre souveraine et ma princesse.
L'homme lui jeta un regard dédaigneux.
– Ma douce colombe ! Est t-il vraiment nécessaire que votre chien assiste à notre entrevue ? Je voudrait tant vous emmenez nous promener seul à seul dans les jardins en fleurs.
Cornélia le fixa étrangement. Elle était troublée devant toutes ces déclarations romantiques et cet amour exsudant de son interlocuteur. Son orgueil de femme était flatté de cette attention mais son cœur s'insurgeait violemment contre ses propos insultant à l'égard de son subordonné. Elle lui jeta un coup d'œil et vit qu'il s'était raidit et qu'il regardait le marquis d'un œil mauvais. Se pourrait-il que ce soit de la jalousie ? Elle décida d'en avoir le cœur net. Le marquis allait peut être finalement bien servir ses projet.
– Mon cher marquis, sourit Cornélia, soyez sûr que rien ne me ferais plus plaisir qu'une promenade avec vous. Mais malheureusement pour vous mon protecteur ne doit me quitter sous aucun prétexte. On ne sait qui pourrait attenter à ma sécurité.
Elle lui fit un clin d'œil.
– Mais je ne laisserais jamais personne vous faire du mal ! Comment pourrais-je ?
La princesse éclata d'un rire charmeur. À partir de là le jeune homme aux cheveux noirs ne reteint rien de la conversation. Il débordait de rage et devait se retenir de ne pas pourfendre l'odieux personnage des pieds jusqu'à la tête. Il était aussi énormément déçu, sa princesse ne l'avait pas défendu.
Pire, elle ne lui prêtait plus attention et riait aux plaisanteries de Calixste de la façon la plus charmante qui soit. En partant, elle accepta même un baise main de la part de son hôte avec un regard attendrit mais le repoussa avec une moue joueuse quand il tenta de s'approcher un peu trop près de ses lèvres.
– Au revoir seigneur Calixste. Nous nous reverrons.
– J'y compte bien ma douce. Et je vous promet mille merveilles pour cette prochaine rencontre, assura le magnifique jeune homme.
Cornélia rit avant de repartir pour ses appartement suivie de Guilford toujours dans un état second.
Il entra le premier et lui tint la porte avant de refermer derrière elle. Avec un soupir las, Cornélia déboucla sa ceinture et retira sa cape festonnée de galons dorés.
– Qu'en pense tu Guilford ? Ce marquis va être un adversaire difficile., il n'a rien voulu lâcher et menace encore de se soulever si je n'accepte pas sa demande. Le problème est que sa famille possèdent de nombreux Knightmares et des gardes entraînés. Il serait bien capable de mener son projet à bien, le palais est en sous effectifs au niveaux des gardes, sans parler de nos moyens... Le plus simple serait peut-être que je l'épouse tu ne crois pas ?
Elle glissa un œil dans la direction du chevalier pour constater l'effet que produisait sa déclaration. À sa grande déception, il garda une expression totalement neutre.
– Si c'est ce que la princesse veut, lâcha t-il d'une voix parfaitement froide et professionnelle masquant à merveille ses sentiments.
Déçue, Cornélia insista :
– Ça ne te surprend pas du tout ?
Guilford garda son calme apparent mais en vérité il bouillait de jalousie.
– Je comprend qu'un homme comme lui puisse vous attirer. Il est grand, fort, il est beau et c'est un noble riche et influent. C'est un très bon combattant de Knightmare et il n'est pas dépourvu d'une certaine intelligence et d'un certain charme. De plus il est très sincèrement amoureux de vous et il ne semble pas vous laisser indifférente.
Il conclut sa tirade avec le ton de l'évidence, raide comme un piquet comme lorsqu'il faisait un rapport officiel.
Cornélia se détourna les yeux brûlant. Ainsi cela lui est complètement égal. Guilford lui compris mal son geste et le pris pour un acquiescement à ce qu'il venait de dire. En son fort intérieur il se jura de flanquer son poing dans la figure du marquis après le mariage avant de partir loin, vers un endroit où il pourrait mourir en paix.
– Tu n'en a donc rien à faire ? Tu sais pourtant qu'une fois mariée je devrait me passer de tes services.
Cornélia insistait d'une façon horriblement insidieuse et méchante. Elle le savait mais elle ne pouvait pas s'en empêcher.
Il perçu une certaine aigreur dans ses propos. Une vague d'amertume le submergea. Non seulement elle lui annonçait la fin de ses rêves les plus secret mais en plus elle le torturait avec un caprice de gamine trop gâtée, vexée qu'il ne s'accroche pas plus à elle. C'est avec colère qu'il répondit :
– S'il le faut. De toute façon je ne pourrait pas supporter de vous voir vivre avec lui.
– Je dois donc croire les rumeurs qui disent que tu ne me suis plus que parce que cela t'évite une exécution prompte et sommaire. En réalité tu me hais n'est ce pas Guilford !
Il n'eus pas le temps de réfléchir. Une douleur aiguë perça ses entrailles, faisant voler en éclats sa carapace patiemment érigée. Cornélia pu à peine se retourner que déjà elle se retrouvait dans les bras du chevalier. Ses lèvres effleurèrent les siennes et sa bouche entrouverte sous le coup de la surprise ne fit aucune barrière au baiser passionné qu'il lui vola.
Cela dura assez longtemps puis Guilford finit par se détacher tout doucement. Dans les yeux de son protecteur la princesse lu de la confusion ainsi qu'une tristesse infinie. Puis de l'horreur se dessina à mesure que le jeune homme se rendait compte de ce qu'il venait de faire. Il poussa un cri et se recula presque violemment avant de s'agenouiller devant sa victime.
– Hime-sama je suis désolé ! Je ne voulais pas... Punissez moi je vous pris. Je connais la sentence pour cette sorte de crime, je ne mérite pas mieux.
Troublé Cornélia s'approcha. Elle avait voulu attiser sa jalousie pour obtenir un aveux mais elle ne s'attendait pas à récolter bien plus qu'elle n'avait semé. Elle s'était sentie si faible dans ses bras tout à l'heure, il était tellement plus fort qu'elle. Avec un frisson elle se rendit compte que s'il s'était contrôlé un peu moins il aurait pu faire d'elle ce qu'il voulait.
Guilford attendait tête baissée le coup fatal qui mettrait fin à sa vie de pêcheur. La mort. C'est ce qui attendait les coupables de crimes de lèse majesté. En entendant les pas dirigés vers lui il se pencha un peu plus pour laisser une cible plus large à la lame de l'épée.
En le voyant ainsi, la nuque offerte et résigné, la princesse fut envahie par un sentiment de pitié et de tendresse mêlées. Avec douceur, elle lui passa une main sous le menton et le releva. Il se laissa faire, effrayé et ne voulant pas comprendre se qui se dessinait devant ses yeux.
Toujours avec une infinie délicatesse, comme s'il était fait non pas de chaire et d'os mais de cristal et de vent, elle l'enlaça et posa un baiser délicat sur ses lèvres. Toujours sous le choc, il se laissa doucement pousser en direction de la chambre et quand il réagit enfin il était trop tard. La porte s'était déjà refermée.
– Hime-sama nous ne devrions pas...
Elle lui posa un doigt sur les lèvres.
– Chut... N'est ce pas ainsi que cela se passe dans les contes de fées ?
Elle posa sa tête contre sa poitrine et chuchota :
– Ce soir j'ai seulement envie d'être une princesse de conte de fée.
– Mais... Et le marquis de Calixste ?
– Lui ? Il n'est rien. Juste un gentil petit pion qui m'a permit de savoir ce qui m'importait vraiment. Tu n'en a pas envie toi Guilford ?
Il hésita, mais il ne pouvait pas se mentir.
– Si, souffla t-il.
Cette soirée dans la suite de sa princesse fut sans doute la plus étrange et la plus merveilleuse de sa vie. Il en oubliait qui ils étaient, les différences de rangs, le protocole... Même l'irritant marquis fut balayé de sa mémoire. Seule ELLE comptait. À cet instant, il était l'homme le plus heureux du monde.
Le rêve de Guilford et Cornélia se concrétise mais le marquis ne compte pas en rester là. Une bataille se prépare. Mais Guilford est assaillit de remords.
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