Je suis déééésoléééééééeeeee ! Vous pouvez me lancer des tomates je l'ai mérité ! J'avais dit que je postais la suite avant quinze jours et finalement ça fait presque trois semaines. C'est impardonnable, surtout que je suis en vacances. Il m'est arrivé une foultitude de choses dont une dissertation de philo, un devoir d'anglais et aussi et surtout l'angoisse de la page blanche. Bref, je vous présente mes plus plates excuses.
Anon : Tu as raison, mon chapitre était bien introductif. Quand à l'état de Cornélia et bien... Surprise !
Vous l'attendiez ? La voilà ! La grande, la sublime baston ! Bonne lecture !
Disclaimer: Encore et toujours, je ne suis payée qu'en reviews et la licence de Code Geass ne m'appartient pas. Voilà.
Biiip... Bip... Biiiiiiiiiip...
– Comment va t-il ? Est-il en vie ?
Remise de son accès de faiblesse Cornélia harcelait l'infirmière de questions. Celle ci évitait son regard, gênée.
– Il est plus ou moins sorti d'affaire et les médecins pensent que s'il passe la nuit on sera fixé sur son sort. Mais tous les signes sont encourageant, ce n'est pas ça le problème, c'est …
Elle se tue, cherchant comment annoncer la nouvelle de la façon la moins brusque possible. Le médecin avait insisté, la princesse ne devait subir absolument aucun choc psychologique. Ils ne devaient pas courir le risque qu'elle fasse une rechute. Affolé Cornélia saisit la jeune femme en blouse blanche par les épaules.
– Qu'y a t-il ? Dites le moi !
Dans les yeux de la guerrière aux cheveux violet l'infirmière lu de la panique mais aussi une lueur suppliante et une grande force. Elle pensa à son fiancé qui travaillait à l'extérieur du palais et se dit que si par malheur il lui arrivait quelque chose elle n'aurait de cesse avant de savoir les moindre détails de son état. Elle fixa sa princesse avec sérieux et l'obligea à s'asseoir.
– Calmez vous. Les jours du chevalier Guilford ne sont plus en danger mais il semble plongé dans un très profond coma dont les médecins ne parviennent pas à le tirer.
– Que voulez vous dire ?
– Compte tenu de la nature des blessures du patient et des circonstances de l'accident il y a de grande chances que ce coma soit en quelque sorte volontaire.
Elle saisit le regard d'incompréhension de son interlocutrice et soupira.
– En d'autre terme, aucune explication médicale ne peut justifier une telle inconscience. En tentant de mettre fin à ses jours le chevalier s'est créé une sorte de faille psychologique où son subconscient l'enferme. C'est notre seule hypothèse valide.
– Et... Va t-il se réveiller un jour ?
– Nous n'en avons aucune idée. Cela ne dépend que de lui.
Sous la lune éclatante et ronde le temps figé retenait ses secondes. Le tableau surréaliste qui se peignait sous la lumière nocturne était immobile. L'homme seul se dressait face aux géants d'acier silencieux et fier. Il a choisi sa voie. Il ne fuit plus car désormais il connaît l'issue fatale qui l'attend. Cette mort qu'il envisage depuis si longtemps à la manière fugace d'une pensée vite repoussé, cet abandon morbide auquel il s'abandonnait a disparut. Alors qu'il était auparavant qu'un mort dont le corps pouvait encore se mouvoir et souffrir voilà qu'il se sent plus vivant que jamais. L'air froid qui entre et sort de ses poumons, le battement de son cœur dans ses artères, le martèlement douloureux de ses tempes. Tout ceci à pour lui le goût acre de ce qui finira bientôt.
Le premier coup il ne le voit pas venir. Le bras en métal du Knightmare le percute de plein fouet, l'envoyant voler dans le décor. Son corps décrit une courbe gracieuse qui s'achève sur le tronc d'un arbre. Il hurle de douleur, ses côtes craquent sinistrement. Du sang coule de la commissure de ses lèvres. Il le lèche. Il s'est mordu en atterrissant.
Son adversaire attend qu'il se relève en titubant pour lui envoyer un deuxième coup de toute la force de ses moteurs. Le souffle coupé, le chevalier s'aplatit brusquement au sol pour l'éviter. Ses blessures le font gémir mais rien, non vraiment rien n'égalera jamais la douleur provoquée par la torture mentale à laquelle il s'est soumis durant tous ces mois.
Le combat et surtout l'imminence de son décès le font comme s'éveiller d'un rêve terrifiant. Il lui semble sortir d'une torpeur dans laquelle il a sombré depuis longtemps, trop longtemps. Bien avant l'apparition de Calixste, bien avant Zéro, avant le Freya, avant sa déchéance. Avant même qu'il ne connaisse la femme qui allait faire vibrer son cœur. Cela remonte à des années, alors que jeune homme désespérément têtu il a claqué une porte derrière lui et qu'il est parti loin de chez lui pour se faire un nom là bas, à la capitale.
Les seuls moments qui lui paraissent vrais dans les dernières années de sa vie ce sont ces instants hors du temps qu'il a passé avec ELLE. Où il a été seul avec ELLE, où il l'a veillée, où il l'a aimée. Elle méritait tellement plus.
Je n'ai pas été très honnête à son égard.
Le temps reprend son cours.
– Tu veux jouer les héros chien ! Après ce que tu as fait ! Es tu stupide ?
Une joie sauvage s'insinuait dans les veines du jeune noble, faisant bouillir son sang. Il ponctuait chacun de ses coups d'insultes et de rires cyniques en regardant sa proie s'agiter vainement pour survivre.
Le visage écrasé contre la terre le chevalier haletait, le goût amère de la bile dans sa bouche. Le poing de l'armure se referma peu à peu, le soulevant de terre et lui broyant les os.
– Même si je meurs... murmura t-il d'une voix presque inaudible, … même si je meurs tu le paieras cher ignoble traître.
Interdit Calixste suspendit son geste un instant. Un éclair de compréhension traversa son esprit. De rage il resserra encore davantage sa poigne autour du corps de son adversaire qui lâcha un hoquet de douleur.
– Je me demandais aussi ce qui avait pu pousser le grand, le fier Guilford à venir mourir presque désarmé entre mes mains. Tu attends des renforts … Tu crois qu'ils peuvent te sauver ?
Brisé le chevalier n'en sourit pas moins.
– Non... Mais je sais que tu ne t'en sortiras pas... Tu vas crever... comme un chien toi aussi.
Calixste poussa un cri de rage et leva le bras, s'apprêtant à fracasser le corps de contre le socle d'une fontaine. Résigné, celui ci ferma les yeux un instant puis les rouvrit pour voir arriver sa mort en face. A travers le voile que la douleur avait posé sur ses yeux il vit se rapprocher la pierre à toute vitesse mais l'impact n'arriva jamais. À la place le bras tranché du Knightmare tournoya dans les airs avant de percuter le sol avec violence.
Pris de nausée Guilford se laissa glisser à terre avec un gémissement pitoyable. Sa tête lui tournait, il se plia en deux pour vomir. Quand il fut à nouveaux en état de comprendre ce qu'il se passait autour de lui le jardin si calme à peine une demi heure auparavant était devenu le théâtre d'un vrai champ de bataille. La Garde du palais menait un combat féroce contre les terroriste pourtant supérieur en nombre chargeant les Knightmares ennemis avec la dernière énergie.
Cornélia avait engagé une lutte des plus acharnés contre le marquis de Calixste chacun refusant de laisser la moindre parcelle de terrain à son adversaire. Déchaîné, le noble cherchait à tout pris à atteindre le chevalier à terre usant pour cela de toute ses ressources. Dans un élan destructeur il passa le barrage de la princesse il se précipita sur sa victime pointant vers lui sa mitrailleuse.
Guilford échappa de justesse à la pluie de balles grâce à un soldat qui réussissant à se débarrasser de son adversaire l'attrapa au vol.
– Sire Guilford ! Nous vous avons apporté votre Vincent Commander. Mais...
Le garde considéra d'un œil critique les blessures de l'homme qu'il venait de sauver.
– Vous devriez peut être plutôt vous rendre à l'infirmerie. Votre état...
– Non ! … Ça va aller ne vous en fait pas. C'est moins grave que ça en à l'air.
La respiration du chevalier était sifflante mais son ton ne souffrait aucune réplique.
– Donner moi la position de mon Knightmare et allez prêter main forte à vos camarades.
– Mais …
– Tout de suite !
Il eu une expression si terrifiante que le jeune homme faillit faire une crise cardiaque.
– S...Surlacollineensortantdubosquetàdroitevousnepouvezpasvoustrompez.
– Je vois merci.
Guilford sauta à terre et s'empressa de partir dans la direction que lui avait donné le soldat. En effet, en sortant de la zone plantée d'arbre il découvrit sa machine brillant d'un éclat étrange sous la lune comme un géant endormi.
– Calixte !
Exprimant sa rage la princesse Cornélia repassa à l'attaque.
Espèce de salaud ! Comment as tu pu ? Comment as tu pu ! Comment as tu pu !
En face d'elle son adversaire se débrouillait avec une maîtrise remarquable bien qu'il fut amputé d'un bras. La violence de leur échange avait fait reculer tous les autres combattants.
– Pourquoi ?
De toute les questions qui se bousculaient dans sa tête ce fut la seule qui franchit la barrière de ses lèvres. C'était cependant la plus importante.
Les corps de métal s'entrechoquaient avec violence, crissant à chaque coup porté, rendant toute conversation impossible à moins de faire usage de la radio.
– Pourquoi ? Répéta t-elle tout en parant un direct gauche qui aurait sans doute brisé son capteur frontal s'il avait atteint sa cible.
Bien sûr Cornélia se doutait de certaines des raisons de ce coup d'état : la soif de pouvoir et l'aveuglement raciste d'un jeune britannien élevé dans la certitude que sa ''race'' était supérieur à toute les autres. La princesse elle même entretenait cette illusion il n'y a pas si longtemps, en refusant la présence des britanniens honoraire dans les rangs de son armée. Mais ce qu'elle faisait par calcul stratégique, Calixste y croyait dur comme fer.
Mais ce n'était pas ses raisons là que Cornélia voulait comprendre, c'était les autres.
– Pourquoi ? Parce que ce royaume est pourri ! Parce que la gamine sur le trône est un fantoche inutile et que sa sœur n'est qu'une traînée !
– JE suis une traînée ? Parce que j'ai repoussé votre demande puérile et capricieuse.
– Parce que vous avez couché avec l'autre chien ! Inutile de le nier ! Cela se voit comme un nez au milieu de la figure de l'empereur Charles ! Vous n'êtes qu'une putain qui se roule dans la boue avec des déchets galeux sans même voir que vous vous faites mener en bateau !
La bave aux lèvres le jeune homme était comme possédé. Cornélia ne pouvait pas le voir mais les intonations démente de la voix de son opposant lui laissait tous loisir d'imaginer son état.
– Soyez un peu plus clair dans vos insinuations Calixste, répondit sèchement la princesse, je ne vous comprend pas.
– Je ne suis pourtant on ne peu plus clair, dit-il d'un ton faussement aimable, à votre avis ma chère et tendre, qu'est ce qui pourrait pousser un ambitieux jeune homme du peuple à s'attirer les faveurs d'une princesse de haut rang hum...
– … Salaud...
Le marquis sourit et pris un air carrément affable.
– Oh mais ne vous inquiétez pas douce Cornélia, une fois que je serais le roi de ce pays je ferais de vous ma très belle et très soumise femme et je me chargerait de punir ce mécréant comme il se doit. Je vous jure que même sa mère sera incapable de le reconnaître quand j'en aurais fini avec lui. Je ne suis même pas sûr qu'il aura encore forme humaine. Sans doute pas...
– Soit sûr, articula Cornélia, que je préférerais me suicider plutôt que devenir ta femme espèce de cinglé.
– Oh mais vous ne ferez jamais une choses aussi grave n'est ce pas, susurra le marquis, il serait si dommage que cent petits enfants britanniens à l'avenir si prometteur soit victimes de votre décision malheureuse...
– Tu...
La princesse bouillait de rage.
– Vous prétendez vouloir être roi et vous parlez de tuer des enfants innocents. Vous êtes une ordure encore pire que je ne l'imaginait Calixste.
Le noble aliéné fit volte face :
– Le Chien, cracha t-il, je vois que tu as remit la main sur ton tas de ferraille. J'espère que tes côtes ne te font pas trop souffrir...
Guilford n'avais qu'une envie, c'était de rabattre son caquet à l'insupportable pourriture qui se tenait là, derrière les commandes de ce Knightmare manchot.
– Je vous en pris, elles ne sont probablement que brisées après l'acharnement que vous avez mis à en faire de la purée de carottes.
– Je te promet que ce n'est rien pas rapport à ce que je te réserve. Tu va souffrir, tu va pleurer, tu va hurler, mais rien ne viendra abréger tes souffrances avant la toute fin. Et ta si chère princesse sera à moi.
– Elle ne sera jamais à vous marquis, puisque vous vous arrêtez ici.
– Guilford !
– Princesse Cornélia, je m'occupe de lui. Il faut que vous alliez prévenir sa majesté Nanaly. Des Knightmares ennemis sont peut être passés au travers des mailles de notre filet. Allez les arrêter, faites vite ! Votre sécurité et celle de l'impératrice passe avant tout.
Cornélia hésita mais les besoins du champs de bataille lui firent prendre rapidement sa décision. Un chef est bien plus efficace s'il n'est pas bloqué au milieu d'un combat à l'issue incertaine.
– Bien. Mais je te prévient Guilford. À ton retour il y a des choses dont nous devrons parler. Et si tu te défile encore tu n'aura pas assez de mots pour prier les dieux de t'épargner ma colère.
– À vos ordres.
– Votre majesté Nanaly ! Votre majesté Nanaly ! Réveillez vous !
– Hum... Qu'est ce qu'il y a Sayoko ?
– Une alerte votre majesté. Il semblerait que le marquis de Calixste tente de mener à bien un coup d'état à l'aide d'une petite unité de Knightmares appartenant à sa garde personnelle. Votre sœur et la Garde du palais sont en train de les combattre dans le parc. Il vous faut fuir.
L'impératrice à présent parfaitement réveillé compris immédiatement la gravité de la situation. Elle se redressa et laissa sa protectrice et amie lui enfiler des vêtement discret mais chaud.
– Où se trouve Lord Jérémiah ? Demanda t-elle.
– Je suis ici votre majesté, lui répondit une voix profonde. Je me suis permis d'attendre que vous soyez habillée avant d'entrer.
– Je vous remercie. Vous êtes toujours là quand on a besoin de vous.
– J'ai laissé une fois la personne dont j'étais responsable se faire assassiner par des mécréants. Je ne laisserais plus jamais une telle chose arriver je vous assure. Permettez vous que je vous porte ? Ce serait beaucoup plus facile que de prendre votre fauteuil.
Nanaly sourit.. Elle savait que l'homme au masque se entait en partie responsable de son infirmité. En réalité il n'aurait absolument rien pu faire contre le complot de V.V. et contre les manigances qui se tissaient dans l'ombre du pouvoir. Elle ressentait de la compassion pour la vie difficile du britannien et se sentait aussi un peu émue d'avoir près d'elle quelqu'un qui l'avait connue quand elle n'était qu'une toute petite fille et qui avait joué avec la petite princesse qu'elle était alors dans les jardins de Marianne.
Cette pensée lui rappela l'urgence de la situation. Elle ouvrit ses bras face au soldat.
– Cela ne me pose aucun problème. Emmenez moi vite. Mais il ne faut pas que je quitte le palais. Il faut que je soit en mesure de montrer que je suis là et bien vivante à la seconde où cette révolte sera matée.
Sayoko sourit à son tour, très fière de sa protégée.
– Cela est évident. Faites nous confiance majesté.
Autour de Cornélia, le paysage défilait à toute vitesse. Les Knightmares adverses avait compris qu'ils ne pouvaient pas faire face lors d'une bataille rangée malgré leur nombre supérieur et ils s'étaient éparpillés un peu partout dans le parc
Plusieurs d'entre eux étaient engagés dans des combats contre les membres de la garde mais ceux ci en sous effectifs perdaient un temps précieux à affronter ces rebelles restés pour les retarder tandis que les autres poursuivaient leur mission destructrice vers le palais.
La princesse fit exploser avec hargne l'appareil qui lui barrait la route sans se soucier du pilote qui évacuait la machine en flammes avant d'accélérer pour rejoindre celle qui fuyait devant elle. Acculé son conducteur fit volte face pour mener une charge désespérée contre la digne successeuse de Marianne dite L'éclat de l'éclair. Son attaque maladroite ne rencontra que le vide et il eu juste le temps d'activer son module d'éjection avant que son Knightmare ne se change en boule de feu orangée.
Cornélia détruisit encore deux machines durant la course qui la menait vers le pavillon impériale de sa majesté Nanaly. Elle nota dans un coin de sa tête qu'il faudrait absolument qu'elle fasse rechercher tous les pilotes qui s'étaient éjectés au cours de la bataille. Elle arrêta son Lorelei (une version personnalisée dérivée des Vincents et donc du Lancelot – nommé ainsi en référence à la célèbre sirène) au pied du mur d'enceinte et sauta dans la cour.
Du côté de Guilford et de Calixste le combat avait cédé la place à une sorte de lutte aveugle et sauvage. Les deux titans de métal avait épuisé grenades et munitions et s'affrontaient dans un corps à corps bestial.
En plus de son bras droit, le Knightmare de Calixste avait perdu plusieurs plaques de protections et des câbles pendouillaient librement des son épaule gauche et du moignon de son bras droit. Son écran de vision était parcouru de parasites bizarres signe que les capteurs placé sur la tête de la machine en avait pris un sacré coup.
À première vue, le Vincent Commander de Guilford avait l'air en meilleur état mais en réalité tout le côté droit était enfoncé et une des jambes menaçait de se détacher, ne tenant plus que par l'opération du saint esprit. En fin stratège, Calixste concentrait toute ses attaques sur la patte folle en espérant faire tomber le chevalier tandis que celui tentait de sectionner les fils d'alimentation dénudés qui décorait le flanc du marquis.
C'est alors que pour couronner la situation déjà bien difficiles les deux moteurs se mirent à couiner à l'unisson comme deux bêtes malades. Tentant le tout pour le tout, Guilford mit les dernières parcelles d'énergie contenue dans ses batteries pour actionner son système de vol.
Les deux Knightmares déboulèrent du bosquet boisé et se retrouvèrent d'un seul coup au milieu de la pelouse, sans rien d'autre au dessus de la tête que le ciel étoilé. Avec horreur, le terroriste vit son adversaire s'élever dans les airs au dessus de lui puis plus rien. Le moteur à l'agonie avait lâché et l'engin était retombé de tout son poids sur l'autre machine, broyant ses mécanisme dans un horrible bruit de métal froissé.
Le silence se fit sur la scène apocalyptique qui se dévoilait aux yeux de la lune et de la nuit. Les deux géants de fer brisés sous les étoiles, comme tirés d'un épique combat de légende opposant deux héros de jadis.
Sonné, Guilford mit un moment à reprendre son souffle, penché au dessus du panneau de contrôle qui s'était fendu sous le choc. Après quelques minutes, il s'extirpa avec précautions de la cabine de pilotage. Arrivé à terre il fit la grimace devant le spectacle atroce que présentaient les restes des deux machines. Elles étaient toute les deux bonnes pour la casse. Il eu une pensée de regret pour son Vincent Commander. Il l'aimait bien.
Dégainant son épée il se mit en devoir de contourner l'amas de métal froissé et s'approcha à pas prudent de l'ouverture béante qui s'ouvrait dans la capsule d'éjection du Knightmare de Calixtse. Celle avait éclaté comme un œuf sous la pression et s'était à moitié effondrée sur son occupant. Le marquis était coincé en dessous, la moitié inférieur de son corps bloquée. Du sang coulait de sa tempe droite, sans doute une coupure due à l'impact. Guilford ne distinguait rien de plus dans la pénombre. Il fit encore un pas vers son ennemis mais fut arrêté par un léger cliquetis : un œil fermé à cause de la douleur, Calixste le tenait en joue avec son pistolet.
– Un pas de plus sale chien et je te grille la cervelle.
Le chevalier demeura immobile, le regard fixé sur l'homme pitoyable gisant à ses pieds.
– Rend toi Calixste. Tu as échoué.
L'autre eu un petit rire sans joie et cracha un jet de salive ensanglanté.
– Me rendre à un cabot pour finir sur le banc des accusés en face d'une quelconque marionnette du gouvernement qui se permettra de me juger MOI le marquis Benjamin de Calixste, MOI qui suis le descendant d'une des plus anciennes et respectables familles britannienne ! Jamais !
Apparemment l'état d'esprit du jeune noble ne s'était en rien amélioré malgré l'accident. Au contraire, il se remit à rire mais cette fois c'était le ricanement diabolique d'un dément.
– Tu crois avoir gagné Guilford ?s'exclama t-il. Tu te trompe complètement ! Où se trouve ta princesse en ce moment ? Auprès de sa pauvre jeune et infirme demi-sœur je suppose ? Quel dommage. Une femme si belle.
Il se mit à ricaner de plus belle
– Qu'est ce que tu manigance encore Calixste ? Demanda avec colère le chevalier. Parle !
Le marquis sourit, tenant toujours son adversaire en respect grâce à son arme.
– Tu sais ce qui est le plus pratique quand on fréquente assidûment la Cour ?
– …
– Le libre accès au pavillon impériale. On peut y entrer à toute heure du jour pour faire des réclamations à l'Impératrice. Évidemment une fois qu'on y est on peut bien y faire ce que l'on veut. Y poser une bombe par exemple.
– Espèce de …
– Trop tard chevalier ! Ce n'était qu'une mesure de précaution au cas où. Mes hommes n'étaient même pas au courant. J'ai déclenché le minuteur il y a cinq minutes. Ça va exploser d'une seconde à l'autre. Encore une fois tu as échoué !
Le vacarme assourdissant d'une explosion se fit entendre et une énorme boule de feu monta de la place où se trouvait le palais de Nanaly suivit d'une onde de choc qui balaya tout sur son passage.
– NOOOOOOOOOOONNNNNN ! Hurla Guilford.
– Ne pleure pas sale chien, ricana son adversaire, je t'envoie les rejoindre tout de suite.
Il ne vit pas le bras du chevalier bouger. Au mépris de la menace du pistolet ce dernier lança son épée en avant et envoya voltiger l'arme à feu dans le décor. Puis d'un seul coup net et précis il ôta la vie à celui qui venait de lui voler tout ce pourquoi il avait vécu, s'était battu. Calixste regarda un instant la lame plantée dans sa gorge avec de grand yeux étonnés, puis son ennemi retira son arme d'un coup sec et il mourut dans un gargouillis, à moitié étouffé par son propre sang.
Guilford ne fut même pas soulagé par son geste. Il le regrettait même. Le marquis aurait dû vivre pour répondre de ses crimes. Il savait déjà qu'on lui reprocherait ce meurtre. Mais plus rien n'avait d'importance pour lui désormais. Machinalement il se pencha et ramassa le pistolet de Calixste dans les hautes herbes. Il le considéra un instant, pensif. Il ne sut combien de temps il demeura planté là à côté du cadavre qui refroidissait lentement dans la tiédeur de la nuit.
– Chef !
Le soldat jeta un coup d'œil à la scène apocalyptique qui lui faisait face.
– Et bien, souffla t-il, vous n'avez pas fait le chose à moitié. Mais... ! Vous l'avez tué ?!
– Bavure, soupira Guilford. C'est lui qui à fait sauté la bombe, je... je ne l'ai pas supporté.
Le garde regarda avec effroi son regard vide de toutes émotions. On aurait dit qu'il ne ressentait plus rien. Comme son esprit était parti quelque part, loin.
– Vous... C'est la princesse Cornélia qui m'envoie vous chercher. Elle à réchappé à l'explosion tout comme sa Majesté l'Impératrice qui à réussie à s'enfuir à temps. Elle est provisoirement installée au palais de justice et dirige la recherche et l'élimination des derniers terroriste depuis cette positions heu... ses blessures sont très bénignes. À peine quelques égratignures.
Guilford le fixa, laissant les informations remonter doucement à son cerveau. Ainsi elle était vivante. Tant mieux.
Mais ce n'es pas grâce à toi. Tu n'as pas été capable de la protéger.
– Je vous remercie d'être venu. Pourriez vous me ramenez au palais s'il vous plaît ?
– Sire Guilford ! Vous êtes vivant. Les dieux en soit loués.
Le gamin de la garde qui lui avait permit d'alerter tous les autres était vivant lui aussi. Cela réchauffa un peu le cœur glacé du chevalier. D'autres soldats était là aussi et se rassemblèrent autour de lui.
– Quel soirée, soupira l'un d'eux , ces salauds étaient sacrément résistants.
– Ouais, renchérit un autre, de vraies teignes.
– Comment on n'a pu ne pas les voir venir, soupira un troisième en résumant le sentiment général.
C'est vrai, la Garde à été incapable d'anticiper l'attaque de ces terroristes. Et nous avons à peine réussit à contenir leurs attaques. Les mois à venir vont être très durs, la Cour toute entière et pas seulement elle va blâmer notre manque d'efficacité. Il y a de grande chance qu'elle soit dissoute et chacun des gardes disgraciés. Les familles influente vont sans doute en profiter pour placer leurs membres en faveur dans le prochain système de protection ce qui sera un danger permanent pour Nanaly qui devra imposer son autorité à un entourage qui ne cherchera qu'à gagner en influence. À moins que …
Guilford promena son regard sur les visage émacié des fiers soldats qui avait combattu de toute leurs forces en cette nuit funeste. Il ne voulait abandonner aucun d'entre eux.
Tu n'a pas su la protéger, lui souffla une petite voix. Le chevalier ferma les yeux un instant, en son fort intérieur li pesa le pour et le contre. Il pris une décision. Redressant la tête il demanda un stylo et du papier à l'un de ses hommes. Étonné, celui ci lui tendit une feuille et un crayon et le regarda griffonner rapidement un mot et signer avant de plier la feuille en quatre. Il la tendit à la jeune recrue qui s'en empara sans savoir quoi en faire.
– Donnez ça à la princesse Cornélia dès que vous la verrez. Je m'absente un moment.
– Où allez vous messire ?
– Je suis couvert de boue et de sang. Je vais faire un saut à mes appartements pour me changer.
– Très bien. À toute à l'heure.
Guilford ne répondit pas. Le jeune soldat le regarda partir avec un drôle d'air.
En pénétrant dans la pièce qui lui servait à la fois de bureau et de chambre Il sentit légèrement sa tête lui tourner. Se débarrassant de ses vêtements officielles il prit une douche puis enfila des habits plus simple, ceux qu'il mettait quand il était tranquillement chez lui. Il pris encore le temps de rédiger deux lettres. Une pour sa mère avec qui il était fâché depuis de trop nombreuses années et une autre à caractère beaucoup plus officiel.
Britannia le 14 avril 1914 ,
Moi, Gilbert G.P. Guilford, chevalier personnel de la princesse Cornélia Li Britannia et Commandant de la Garde impérial,e déclare endosser toute la responsabilité de l'attaque qui s'est déroulée contre le Palais impériale lors de la nuit du première anniversaire du couronnement de sa Majesté l'Impératrice Nanaly Vi Britannia. Mon manque de vigilance est la seule cause de cet attentat, la princesse ni aucuns de mes hommes ne doivent avoir à subir les conséquences de mon incompétence.
Il cacheta la lettre et déposa l'enveloppe bien en évidence sur son bureau.
De cette façon la noblesse ne pourra pas s'attaquer à la garde ou à la princesse sans manquer gravement de respect à l'impératrice.
Il s'assit sur son lit avec lassitude. Il ne lui restait plus qu'à effectuer la dernière partie de son plan. Il espéra avoir réussit à dire tout ce qu'il voulait faire comprendre à Cornélia dans le message qu'il lui avait fait passer. Il espéra surtout qu'elle comprendrait. Sans trop y croire cependant.
Il avait laissé son épée quelque part à côté du corps sans vie du marquis, là bas dans le parc, mais il possédait toujours le pistolet qu'il avait pris à ce dernier. Se sentant brusquement très fatigué, il s'allongea doucement en travers du matelas par égard pour ses côtes cassées, laissant l'arme s'échapper de sa main. Il commença à laisser vagabonder ses souvenirs. Puis, après un moment il se redressa sur son lit et retourna vers lui la gueule du canon. Plus rien ne le retenait en ce monde.
– … Hime-sama... je suis désolé.
– Princesse ! Princesse !
Cornélia se retourna avec brusquerie. Elle sortait d'une réunion particulièrement éprouvante avec de vieux nobles particulièrement pénibles et intégristes qui n'avait cesse de faire des sous entendus désagréable quant-à la responsabilité de la Garde lors de cette attaque nocturne. Elle ne savais même pas encore qui de ses hommes s'en était sorti ni si Guilford était rentré sain et sauf.
– Princesse, un message de votre chevalier.
Impatiente, la guerrière l'arracha presque des mains du jeune homme et le déplia d'un geste sec. Elle parcouru rapidement les lignes écrites à la va vite d'une main nerveuse, palissant au fur et à mesure qu'elle découvrait le message. Elle était de la couleur de la craie lorsqu'elle atteignit le bas de la page.
– Où se trouve Lord Guilford ?demanda t-elle avec brusquerie.
Le jeune soldat qui avait suivi son changement de couleur avec inquiétude ne pu que bredouiller.
– Il... Dans sa chambre, il a dit qu'il voulait se changer.
– Dans quel état était-il quand il vous a quitté ?
– Je ne sait pas. Il... il était un peu bizarre.
– Comment cela bizarre ?
– Heu... et bien... Il avait une drôle d'expression, et il ne m'a pas répondu quand je lui ai dit '' à tout à l'heure''.
Si Cornélia avait pu pâlir encore davantage elle l'aurait fait.
– Bon sang !
Et elle partit en courant dans les couloirs.
– Guilford ! Non !
Et voilà qui conclu ce très long chapitre qui a mit aussi trèèèèèès longtemps à sortir ( encore pardon ). Il s'agissait de l'avant dernier ( snif, snif) et je voulais absolument qu'y figure tout les éléments que j'ai évoqué.
Au début je voulais que Guilford veuille se suicider parce qu'il refuse de mettre Cornélia dans une position délicate à cause de leur relation mais finalement j'ai trouvé que c'était un peu trop lâche et égoïste de sa part. Là il le fait pour protéger Cornélia des ragots, sauver ses hommes de la disgrâce et aussi pour que Nanaly puisse continuer à bénéficier d'un soutient sûr afin d'assurer l'avenir de son pays. Je trouve ça beaucoup plus classe.
Il y a aussi l'idée qu'il à beau être fort Guilford reste un homme. Il a enduré beaucoup de coup dur dans sa vie. Il est plus ou moins à bout de résistance et il ne veux pas que d'autres souffrent. C'est toujours injuste envers Cornélia ( désolé Cornélia ).
Lumière est faites sur cette affaire, mais la conclusion est encore à venir. Au prochain chapitre, vous saurez (enfin) ce que l'avenir leur réserve.
Comme toujours, Auteure reviewée = auteure motivée.
