Je suis déééésoléééééééeeeee (encore) ! Je vous ai carrément abandonnés, c'est honteux, je m'excuse. Voici la fin de cette fanfiction qui me tenait tant à cœur.
Anonyme: Merci beaucoup, ta review m'a remotivée pour finir et je suis contente de l'avoir fait. J'étais un poil découragée et ça m'a fait du bien, c'est très gentil de ta part :) Voici le dénouement, j'espère qu'il te plaira autant que le reste. Bonne lecture.
Et bonne lecture aussi à tous ceux qui lisent !
Disclaimer : Comme d'hab : Code Geass pas à moi ect...
Assise sur un banc la princesse du plus grand Empire de la planète lisait une lettre. Pas vraiment une lettre, un mot griffonné à la hâte au crayon sur un pauvre papier froissé. Elle en connaissait le contenu par cœur, elle aurait tout aussi bien pu avoir les yeux fermés. Chaque mot, chaque phrase étaient comme gravés derrière ses paupière closes.
Ce mot disais :
Je vous... je t'aime. Cornélia, je ne te l'ait jamais dit je suis désolé. Je t'aime depuis le premier jour, depuis tout ce temps, chaque minutes, heures années passées à tes côté on été pour moi le plus grand des bonheurs.
Je m'étais résigné rester dans l'ombre mais tu m'as fait voir la lumière. J'ai fuis, à ma grande honte pardon.
Je ne m'attends pas à ce que tu me comprenne. Ta raison le pourra peut-être, ton cœur lui m'en voudra sûrement longtemps. Pardon. Je ne voulais pas te faire de mal. Ton bonheur et mon pays sont mes deux seuls soucis permanents.
Je crois que j'en ait trop souffert. Trop subit. Je vais vous servir de la dernière façon qu'il m'est possible. Fait en sorte que mon geste ne soit pas inutile s'il te plaît.
Pardonne moi ce tutoiement irrespectueux. Mais je voulais m'adresser ainsi à toi pour mes derniers mots.
Adieu.
Cornélia froissa la lettre entre ses mains rageuse. Cet imbécile... il n'avait pas le droit de l'abandonner comme ça !
– Princesse !
Elle releva la tête. Devant ses yeux l'infirmière la fixait, essoufflée, incapable de trouver ses mots. Cornélia était assise dans le hall de l'hôpital. Une habitude qu'elle avait pris depuis trois mois.
– Princesse ! Le...il...messire Guilford !
Cornélia se leva, soudain en proie à une grande inquiétude.
– Quoi ? Qu'y a t-il ?
– Il … il se réveille votre altesse.
Pendant un seconde elle cru qu'elle n'avait pas bien entendu. Puis elle partit en courant vers la chambre de son chevalier. La première ! Elle voulait être la première à le voir.
La lumière. Elle lui faisait mal. Il referma aussitôt les paupières. Puis il les rouvrit. Malgré la douleur la lumière le fascinait. Il cligna des yeux.
Où était-il ? Qui était-il ? Lentement son cerveau se remit en marche et il eu à nouveau accès à sa mémoire. Il était Gilbert Guilford, le chevalier personnel de la princesse Cornélia. Il était allongé dans un lit, dans ce qui semblait être une chambre blanche dans le soleil entrait à flot par une fenêtre ouverte...
Une seconde ! Allongé dans un lit ? Impossible ! Il étais mort !
La migraine le foudroya brusquement et il émit un grognement muet. Ses cordes vocales desséchées le faisait souffrir.
Des souvenirs lui revinrent en rafales : les deux Knightmares en morceaux... la face hilare de Calixste, une explosion... Sa décision. Les lettres...La souffrance. Une grande souffrance, gigantesque, qui dévorait tout ! Tout le reste ! Qui prenait toute la place jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'elle, jusqu'à ce qu'il n'entende plus les cris venant de l'extérieur. Le noir.
Et maintenant ?
Il tenta de se redresser. Un médecin affolé à son chevet lui criait de se tenir tranquille. Il avait mal au ventre. Sans force, il ne parvint qu'à se soulever légèrement avant de retomber sur le matelas. Il sentit qu'on s'agitait au dessus de lui et ressentit une légère douleur dans le bras. Le docteur avait refixé les perfusions qu'il avait détaché.
Il y avait un grand remue ménage à l'extérieur. Quelqu'un dominait de se voix les protestations étouffée des infirmières.
– Votre Altesse ! Il vient à peine de reprendre conscience, vous pensez bien que …
– Je m'en fiche tempêta Cornélia, je veux le voir c'est tout. Vous m'avez assurés qu'il était guéris ! Alors j'exige qu'on me laisse entrer !
– Mais … exposa d'une toute petite voix une infirmière, le choc …
Son objection fut rapidement écarté et la princesse entra de force dans la pièce. Sous ses yeux, le chevalier, l'esprit toujours brouillé la fixait sans comprendre.
Constatant que les signes vitaux de son patient ne représentaient aucunes anomalies, le médecin s'éclipsa discrètement avec une petite révérence et résolut de suivre l'affaire depuis le moniteur général qui l'alerterait en cas de dégradation. Il emmena avec lui les infirmières et referma la porte sur eux, les laissant seuls.
Cornélia regarda longuement son chevalier, allongé dans son lit, pâle, amaigrit, l'air encore plus perturbé que lorsqu'elle l'avait retrouvé après le premier tir de Freya. Mais il était vivant. Et même plus que ça, il était conscient. Elle ferma les yeux, soulagée. Jour après jour elle était venu dans cette chambre pour prier pour son rétablissement d'abord, puis pour que son esprit le laisse rejoindre ce monde. Elle essuya une larme de joie.
Sans dire un mot, elle attrapa une chaise et s'assit à côté de lui. Il la regardait sans parvenir à croire qu'elle était là. Bien là.
– Je ne suis donc pas mort, dit-il d'une voix éraillée, rendu rauque par le temps passé à ne pas parler. Cela le surpris.
– Non, répondit Cornélia qui riait parmi ses larmes. Tu n'es pas mort et tu va devoir me répondre de ça Guilford.
– Je … Et Nanaly ? L'Empire ? Que c'est-il passé ?
La jeune femme posa une main apaisante sur son épaule.
– Pas de panique, tout va bien. Ton geste en a surpris plus d'un et a faillit causer une révolte générale de l'armée quand les nobles ont tenté de suggérer que le poids de la faute reposait sur la garde royale et le conseil en place. Tu es très aimé. Tu l'ignorais ?
La question avait un double sens et Guilford le compris. Mais il fit semblant de l'ignorer.
– Tant mieux.
Cornélia le fixa un moment et repris à voix basse.
– Je ne veux plus jamais que tu fasse cela Gilbert.
Plus que le ton c'est l'utilisation de son prénom qui pétrifia le chevalier. Elle poursuivit.
– Quand j'ai lu ta lettre je... j'ai cru que j'allais mourir. Mon cœur me faisait trop mal. J'ai courut du plus vite que j'ai pu. Mais je suis arrivé trop tard.
Sa Voix étais basse et vibrait de rancœur contenue.
– Je suis arrivé trop tard. Alors que je pensait... avant cela je pensait... Je t'avais ordonné de revenir bon sang !
Guilford était mal à l'aise. Sa princesse, si forte à l'ordinaire était en pleine détresse. Un sentiment de culpabilité le prit. Il était la cause de cette détresse, de cette souffrance. Il baissa la tête.
– Je vous demande pardon. Si tel est votre souhait je ne vous importunerait plus jamais. Vous avez ma parole.
Cornélia réagit très vivement :
– Non !
Hébété il releva les yeux vers elle. Elle semblait encore plus désespérée.
– Non ! Je ne veux pas pas ! Ne nous abandonne pas !
Nous ? Pris d'un horrible doute il fut obligé de demander :
– Nous ? … Vous voulez dire que... ce n'est pas possible ! Comment … ?
– Ah ah ah ah ah ah !
Cornélia éclata de rire. Il ne comprenais plus rien.
– Non, dit -elle en s'essuyant les joues. Quoique, ça aurait pu être possible, c'est ce qui peut arriver après un rapport non protégé entre un homme et une femme.
Guilford rougissait, horriblement gêné.
– Mais, ajouta t-elle doucement, c'est une idée très agréable. J'aimerais beaucoup qu'elle se réalise un jour.
Elle ne le regardait pas tout à fait en face mais il sentait l'espoir vibrer dans sa voix. Et aussi la peur d'être rejeté. C'était une vraie déclaration. Tout d'abord il ne sut que dire. Puis il eu envie de demander ce que les gens en penseraient. Mais il savait que ce n'était sans doute pas la bonne chose à dire dans un moment pareil.
Au final il se décida qu'il se fichait de ce qu'on pourrait bien en penser. Cornélia elle même avait l'air déterminée. Il ne lui ferait pas offense en ayant peur à sa place. Il ferma les yeux et prit une grande inspiration.
– Ce n'est sans doute pas le lieu le plus romantique, dit-il avec un maigre sourire, mais... Cornélia Li Britannia, je t'aime. J'aimerais passer ma vie le plus possible à tes côtés et je te promet de ne plus fuir.
– Moi aussi, lui dit gentillement Cornélia. Mais je ne porte plus mon nom royal.
– Hein ?
– J'ai renoncé à mes droits au trône il y a quelques jours, expliqua t-elle. Il paraît plus logique que le chef des armées ne soit pas en positions pour usurper la place d'Empereur.
Guilford en était très étonné. Il n'avait jamais entendu sa princesse faire part de son intention de renoncer à la place qui lui revenait par le sang.
– Ça me trottait dans la tête depuis quelques temps avoua t-elle. Je ne voyait pas la nécessité de le conserver. De plus cela aurait pu donner à penser que je chercherais à conquérir le trône en secret à la manière de Calixste.
Le chevalier lui lança un regard interrogatif.
– Il y a une véritable chasse au sorcière en ce moment lui apprit-elle. Tous les nobles suspect voient leurs demeures perquisitionnée et leurs éventuels Knightmare confisqué. Les chevaliers noirs sont sur le coup ainsi que l'intégralité de la Garde. Je peux te dire que ça chauffe pour plus d'un. La Cour est en train de subir une épuration en règle et la sécurité est très renforcé. Nanaly dirige tout cela le plus humainement possible mais ses sujets on soif de vengeance et même le petit peuple se presse pour nous aider. Nous avons de plus reçut de l'aide de la part de nombreux pays.
– Et … tu as déjà choisi un nouveau nom ? Demanda t-il.
Elle lui sourit.
– Non. Mais Guilford ça ne serait pas mal non ?
Il en eu le souffle coupé.
– Mm … mais …
Cornélia sourit avec amusement et le regarda s'enfoncer dans la gêne avec une certaine tendresse.
– Ce serait un honneur, finit-il par bredouiller, rouge comme une tomate.
Et elle rit de bonheur.
Ils se marièrent en effet, Guilford aurait aimé que ce soit discret mais tous ses amis de la Garde ainsi que l'impératrice et certain membres des chevaliers noirs étaient présents. Ce qui faisait beaucoup de monde au final.
Tous applaudir quand le marié dit oui avec une pointe d'incrédulité dans la voix tandis que la mariée rayonnait littéralement dans sa robe blanche. Et aux paroles '' vous pouvez vous embrasser '' elle le fit sans aucune hésitation.
Les jours suivant furent très flous, un kaléidoscope de cadeaux, de félicitations et ils n'eurent pas une minute à eux. Cornélia fit la connaissance de la mère de Guilford, une petite femme brune et strict, très digne, avec beaucoup de force dans les yeux. Elle dévisagea la nouvelle venue des pieds à la tête puis marqua son approbation d'un léger hochement de tête. Cornélia s'inclina à son tour avec beaucoup de respect.
Leur nouvelle conditions ne changea absolument rien à la hiérarchie militaire. Cornélia continua à diriger d'une main de fer la Garde impériale et sa part des forces armées de la FNU et Guilford à l'assister avec son efficacité habituel à ceci près qu'il se sentait bien plus heureux qu'il ne l'avait jamais été.
La ministre dut cependant prendre un congé, quelques années plus tard pour mettre au monde une petite fille sur laquelle Guilford veilla avec un soin jaloux, ce qui faisait rire la jeune maman.
– Elle ne va pas fondre Guilford, s'amusait t-elle.
– Je sais bien, protestait son époux. Mais elle est tellement petite !
Le monde n'avait pas arrêter de tourner.
Vous n'imaginez pas avec quelle satisfaction j'appuie sur le bouton 'complete'. J'ai réussit à finir cette fic qui me tenait profondément à cœur au vu de la rareté (de l'inexistence) d'histoire sur ce couple. Je suis très contente et très fière et tout cela c'est grâce à vous et à vos encouragement.
Merci beaucoup et faite moi donc part de vos opinion sur cette fin. J'aime toujours autant lire les messages que vous laissez, cela m'importe beaucoup.
Mais toute les bonnes choses ont une fin... Au revoir tout le monde !
