Je ne sais pas depuis combien de temps je me suis endormis mais quand j'ouvris les yeux, le paysage avait complètement changé. Les routes bétonneuses laissaient place à des chemins de terre, les voitures furent remplacées par des oiseaux, et les immeubles hideux se transformèrent en un jolie champ de coquelicot bien rouge, c'était mon paradis. Je tournai la tête en direction de Damon et il était plus beau que jamais. Il portait des lunettes noires et un tee-shirt noir (bien évidement c'est sa couleur préférée), je dois bien avouer qu'il fait chaud. J'entrepris donc de retirer ma veste.

« - Enfin réveillé !

J'ai dormis combien de temps ?

3h, sourit-il.

Autant que sa ? Et on va ou en fait ? demandai-je.

Chez moi, m'annonça-t-il fièrement, enfin plutôt mon deuxième chez moi.

Je ne savais pas que tu aimais la campagne » avouai-je, il me sourit et se reconcentra sur la route.

Je vérifiai mon téléphone et je vis que j'avais déjà 4 messages. Je les lus un par un :

Mélanie : Où es-tu ? Pourquoi tu es partie avec cet inconnu ? Réponds-moi je m'inquiète.

Mathilde : T'es où ? On te cherche partout.

Juliette : Tu nous fiches la trouille là ! T'es partis où ?

Sam : Kelly t'es où ?

Sam ? Depuis quand il m'envoi des textos ? On se parle, on rigole en cours mais jamais il m'a envoyé de textos pour savoir comment j'allai. Bon d'accord en début d'année j'avais un petit faible pour lui mais il a une petite amie et maintenant c'est mon ami. Mais notre relation amicale n'est pas très développée.

Après avoir lus tout les messages, j'envoyai un « je vais bien » groupé pour mes amis et je fis enfin attention à l'heure, il était 14h45. J'avais dormis autant que ça ? Et de plus je commençai à avoir faim.

Damon ?

Oui princesse ? me demanda-t-il.

On peut s'arrêter pour manger, j'ai faim, souriais-je.

Pas de soucis et en plus tu as de la chance j'ai préparé ton sandwich préféré.

Thon crudité ?

Avec supplément concombre.

T'es le meilleur !

Je sais.

Ne sois pas trop arrogant.

Tu aimes que je le sois ! Annonça-t-il fièrement.

Je lui mis une petite tape sur l'épaule et il fit mine de souffrir le martyr. Je ris de bon cœur, il avait ce don de toujours détendre l'atmosphère avec ses sarcasmes même en période de crise, surtout en période de crise. Seulement quelques minutes plus tard, il s'arrêta à coté d'un champ et sortit du coffre de sa Mercedes décapotable bleue, un petit sac isotherme contenant mon sandwich et peut-être quelques poches de sang. Nous nous installâmes dans un champ de coquelicots et il sortit, comme je l'avais deviné, un sandwich et une poche de O positif. A la première bouchée de mon sandwich, je fus étonnée de son gout. Il était délicieux, plus que d'habitude.

Damon, tu as mis quoi d'autre dans mon sandwich ?

J'ai rajouté un peu de muscade pourquoi ? Tu n'aimes pas ? demanda-t-il tout en sirotant sa poche de sang.

Si, au contraire je trouve ça meilleur.

Merci, sourit-il, au fait, je sais que ce n'est pas le moment approprier mais comment vous vous êtes rencontrer toi et Stefan.

6 mois plus tôt :

Je marchai dans la rue avec des sacs de course dans les mains, c'était lourd. D'un coup, un homme me percuta et fit tomber toutes mes fournitures.

Excusez-moi je suis désolé… je ne regardais pas où j'allai, s'excusa l'inconnu.

C'est rien, dis-je en ramassant mes courses avec son aide quand on se leva il me dit :

Je m'appel Stefan.

Kelly.

Ravis de te rencontrer Kelly, sourit-il.

Retour au présent :

Après on s'est recroisé, échangé nos numéros, il me draguait mais pour moi ça ne pouvait être rien d'autre que de l'amitié et un jour j'ai accepté de venir chez lui en simple ami et je t'ai rencontré, tu connais la suite.

C'est tout ? c'était aussi banal que ça ?

Pas vraiment, quand j'ai su pour votre secret il m'a avoué qu'il me suivait et qu'il faisait exprès de tomber sur moi.

Oh le mauvais plan de drague, rigola-t-il.

Tu peux le dire, souriais-je. Il regarda sa montre et ajouta :

Il faut qu'on y aille si on veut arriver en début de soirée je hochai la tête et me leva mais grâce à ma maladresse habituelle je retombai sur les fesses. Mais bizarrement je me retrouvais sur les genoux de Damon et non sur le sol. J'hésitai à me lever, me sentant bien dans cette position, mais me leva finalement et remerciai Damon. Apres ce court échange, nous nous dirigeâmes vers la voiture. Quand Damon mis le contacte, j'allumai la radio. Tout de suite, une musique entrainante que je connaissais bien retentit dans l'habitacle de la voiture. Je me mis à chanté et Damon à rire.

Quoi ? demandai-je.

Oh rien princesse, tu vas juste créer un ouragan, je lui tapai l'épaule en m'indignant mais il ne s'arrêta pas de rire.

Parce que tu crois que tu fais mieux ? le taquinai-je.

Nan mais au moins je ne chante pas, du moins pas en publique » je souris et cala ma tête sur la vitre. Je voyais le paysage défiler devant moi, les plaines, les champs, les fleures, tout avait un calme et une sérénité. Cela m'apaisa et je m'assoupis.

Je cours dans la forêt sombre et isolé, quelque chose me poursuit. Il faut que continue de courir sinon IL va m'attraper. D'un coup IL est devant moi, le visage déformé par la rage et la malveillance.

Stefan laisse moi tranquille, pleurai-je.

Tu es tellement délicieuse, dit-il comme si je n'existais pas, je veux en reprendre encore, ajouta-t-il tout en se rapprochant de moi.

Stefan … non … arrête ! me débâtis-je.

Mais il est trop fort. Il plante ses crocs dans mon coup et je hurle de douleur.

Kelly ! réveille-toi ! cria quelqu'un.

J'ouvris les yeux en grand et un visage d'ange apparu. Mais il était flou.

Damon ? d'un coup il me prit dans ses bras.

Chut sa va aller je suis la, je ne m'ai même pas rendu compte que je pleurai.

D'un coup mon rêve, ou plutôt mon souvenir, remonta à la surface. Mes larmes redoublèrent d'autant plus. Damon avait arrêté la voiture avant et c'était rangé sur le bas coté de la route juste à côté d'une maison victorienne bleu nuit. Ses bras me calmèrent vite. Je me redressai et le remercia sincèrement. Après m'être calmé, je prêtai plus attention à ce qui m'entourait. La maison était immense et magnifique, il y avait une bordure de jardin bien verte. Du coin de l'œil je vis Damon décharger les bagages et je le suivis dans la maison. L'entrée était sublime, le parquet était en bois foncé et les murs étaient de couleur taupe. Les meubles semblaient anciens mais je pus apercevoir un écran plat dans le salon. Et quel salon ! Au milieu de la pièce il y avait un grand canapé blanc qui vous donnait envie de sauter dessus, la télé était incrusté au mur et faisait au moins 1m20 de long. Damon me sortit de ma contemplation en me demandant si je voulais voir ma chambre. Je courus à sa suite sous ses ricanements. Nous montâmes tout deux les escaliers, Damon chargé de bagages et moi avec le sourire aux lèvres. Ma chambre était magnifique, les murs était peint en marron chocolat, le lit en face de nous était drapé de beige, sur le sol il y avait une moquette couleur taupe et il y avait une grande baie vitrée à la place du mur que devait se trouver à la droite de mon lit. Je n'en croyais pas mes yeux. Je me tournai vers Damon ébahi.

Damon c'est magnifique.

Merci, je savais que tu allais t'y plaire, si tu a besoin de quoi que ce soit ma chambre et celle de droite, dit-il en déposant mon sac sur le lit.

Merci.

Dès que Damon fut sortit de ma chambre je me mis à ranger mes affaires quand tout à coup mon téléphone se mit à sonner. Sans regarder l'interlocuteur je décrochai.

Allo ?

Kelly ? tu étais où aujourd'hui je t'ai pas vu a midi.

Hey Julia, je suis partit. Julia était ma meilleure amie, c'était la seule qui était au courant pour Damon, Stefan et de toute l'histoire. Damon est venu me chercher en math, lui avouai-je.

Oh mon dieu ! Kelly ça veut dire que… il … mon dieu ! paniqua-t-elle.

Julia calme toi, s'il te plaît ! je vais bien, Damon est là.

Oui mais … Kelly fais attention je t'en supplie, pleura-t-elle, Stefan est dangereux elle il te veut … et ….

Je sais, sanglotai-je, je te le promets, dis-je en raccrochant.

M'ayant entendu, Damon était à l'embrassure de la porte.

Est-ce que ça va ?

Oui, juste… il fallait que je la prévienne.

Je sais, dit-il en s'approchant du lit où j'étais assise, j'ai fais des crêpes, avoua-t-il avec un sourire taquin, tu en veux ?

Toi tu sais comment remonter le moral, souriais-je.

C'est un de mes dons.

Ça va ? pas trop gonflé les chevilles ? le taquinai-je en sortant de la chambre suivit de Damon.

Voyons tu sais très bien que les vampires ne gonflent pas ! réplica ce dernier quand nous fûmes dans la cuisine.

Que des chanceux ! je me penchai sur le plat de crêpes et inhala leurs délicieuses odeur avant d'en prendre une en bouche, Humm elles sont succulentes !

Merci princesse.

Après avoir mangé trois crêpes je me jetai sur le canapé repu. Damon me rejoint et alluma la grande télé qui afficha 23h. Déjà ! Je n'avais pas vu le temps passer. Fatigué, je me levai du canapé et embrassai Damon sur la joue, ne si attendant pas, il écarquilla les yeux pendant que je me dirigeai dans ma nouvelle chambre. Je pris une douche bien mérité et mis un shorti et un débardeur pour dormir et m'installai confortablement dans mon nouveau grand lit. La fatigue d'aujourd'hui eu vite raison de moi et m'emmena dans le pay de morphée.

Je me trouvais dans ma chambre de paris, un livre à la main. Je sentis tout d'un coup une brise d'air signalant que l'un des deux frères était là. Je me retournai donc et vis Stefan.

Salut Stef !

Salut Kelly, dit-il préoccupé, je fronçai les sourcils et lui demandai.

Qu'est-ce qui ce passe ?

Je …en faite je …il ne finit même pas sa phase qu'il se jeta sur moi et m'embrassa. Je le repoussai doucement de peur de le blesser.

Stefan je …je ne ressens pas la même chose que toi…murmurai-je.

Je vis son visage passer de tristesse, à déception puis à la colère.

C'est Damon c'est ça ? cria-t-il.

Quoi ?

Tu es amoureuse de lui ! hurla-il en me tenant fermement les épaules

Stefan tu me fais mal ! couinai-je.

Je te fais mal ? tu n'as encore rien vu ! d'un coup il planta des crocs dans mon coup ce qui me fit pousser un hurlement de douleur.

Quelqu'un me secouai, je me réveillai d'un coup, Damon me tenait par les épaules, le regard inquiet. Il ne portait qu'un bas de pyjama. Je pleurai encore à cause de mon rêve, ou plutôt de mon souvenir, il me serra dans ses bras pour me réconforter.

Chut ça va aller, je suis là, me rassura-t-il.

Damon j'ai si peur, sanglotai-je.

Je suis là je ne te quitterai pas.

Jamais ?

Jamais.

Damon …tu peux rester avec moi cette nuit ? murmurai-je.

Bien sûr princesse.

Il s'installa à mes côté et je posai ma tête contre son torse. Il me caressa les cheveux ce qui a eu pour conséquence de m'endormir avec le sourire et cette fois ci aucun mauvais rêve ne troubla ma nuit.

A mon réveil, je sentis un poids sur mon corps, avant même d'ouvrir les yeux je sus que c'était Damon. Son bras encerclait ma taille et sa tête était calée dans mon coup. Je n'avais aucune envie de bouger, dans ses bras je me sentais en sécurité. Je sentis qu'on me déposa un baiser sur le coup, je me lovai donc un peu plus contre mon apollon. Mon apollon ? Bon c'est vrai que Damon est sexy mais je ne devrais pas penser ça de mon meilleur ami. En parlant du loup, il resserra sa prise sur mes hanches.

Bonjour, murmura-t-il encore ensommeillé.

Bonjour, lui répondis-je.

Bien dormis ? j'hochai la tête pour simple réponse, quand j'allai ajouter quelque chose mais mon ventre ce mit à grogner ce qui le fit rire, j'en connais une qui a faim.

Je rigolai à mon tour quand d'un coup je me souvins qu'il ne restait qu'une crêpe de la veille. Je bondis du lit sous le regard ébahi du vampire et courrai vers la cuisine en criant « c'est moi qui aurai la dernière crêpe ». C'était une belle erreur car quand j'arrivai enfin dans la cuisine, je vis Damon entrain de croquer dans MA crêpe. Ni une ni deux je sautai sur lui qui, sous le choque, tomba a terre, la crêpe toujours entre les dents. Je me penchai sur lui et arracha la crêpe de sa bouche avec la mienne. Je lui souris victorieuse mais Damon nous retourna, pourquoi en ce moment j'avais envi qu'il m'embrasse ? Je n'en sais rien et c'est ce qui me fait peur. Je sens que mes sentiments pour lui se développent et ça me fout la trouille. D'un coup, Damon se mit à me chatouiller, malgré mes plaintes et mes contorsions il ne s'arrêta pas.

Damon je t'en supplie, arrête ! Je ferai tout ce que tu voudras ! riais-je.

Vraiment tout ? demanda-t-il sans arrêter son supplice.

Oui !

Ok, et il s'arrêta enfin, prépare-moi un bon diner et je ne recommencerai pas.

Ça marche, mais il est un peu tôt pour manger tu ne crois pas ?

Après alors.

Je me dirigeai dans ma chambre qui comportait également sa propre salle de bain digne d'un grand hôtel luxurieux. Je pris une douche et m'habillai d'un short noir et d'un débardeur blanc. N'ayant pas prévu de sortir je restai pied nue et me dirigeai vers Damon. Je le vis sur le canapé, entrain de regarder la télé. Je m'assis avec lui et me détendis devant le programme. Le calme fut malheureusement rompu par le vibreur de mon téléphone.

Sam : Kelly t'es où ?

Moi : Je suis partie, je ne serai pas là pour un bout de temps.

S : C'est à cause du mec qui est venu te chercher ? Il t'a fait du mal ?

M : NON ! Et puis c'est trop compliqué.

S : Explique-moi

Je ne répondis pas cette fois ci et rangeai mon téléphone dans ma poche.

C'était qui ? demanda Damon suspicieusement.

Un ami.

Oh et cet ami a un nom ? insista-t-il.

Comme tout le monde, ironisai-je mais Damon me lança un regard suppliant, Sam, il s'appel Sam pourquoi ?

Par simple curiosité. Bon tu me le fais ce diner !

Oui monsieur, bien monsieur, rigolai-je.

Je me dirigeai donc dans la cuisine et me mit aux fourneaux. 15 minutes plus tard j'enfournai mon risotto maison. En attendant la cuisson je mis la table et préparai un gâteau au chocolat. Une fois le risotto cuit je le sortis du four et le remplaçai avec mon gâteau

A TABLE !

Damon se mis à table à vitesse vampirique, les yeux brillant d'anticipation.

Mmm ça sans drôlement bon !

Reste à voir si c'est aussi bon.

Il ne se fit pas prier et prit la première bouchée. Je le regardai avec appréhension.

Alors ?

C'est … succulent !

Vraiment ? merci.

J'eu la bonne surprise de voir Damon finir son premier plat de risotto tel un affamer et d'en reprendre un deuxième. Je fus heureuse que ma cuisine lui plaise.