Mon réveil se fit en douceur, cette fois ci je n'avais pas fais de « cauchemar » et je dois ça à la présence de Damon. Tout doucement, j'ouvris les yeux et la première chose que je vis c'est deux beaux océans qui me regardaient avec tendresse. Je ne pus réprimer un sourire face à ce magnifique adonis. Je me lovai un peu plus contre son torse.

Bonjours belle endormi, murmura-t-il. Attendez, il a dit belle ? il me trouve belle ? je sautai de joie intérieurement.

Bonjours Damon, murmurai-je à mon tour, bien dormi ?

Plus que tu ne le pense, au fait, tu savais que tu dis des choses très intéressantes quand tu dors, susurra-t-il. Oh mon dieu ! Je pense que je suis devenu rouge tomate.

Je pense que je vais le regretter mais j'ai dis quoi ?

Que tu adorais mes yeux ! annonça-t-il tout fière. Je me planquai un peu plus dans son torse.

Oh mon dieu, je suis désolé.

Pour quoi ? Je sais que je suis beau !

Sa va les chevilles pas trop enflé ? ironisai-je.

Nan je te remercie de t'en inquiété, répondit-il sur le même ton.

Je lui souris, de bonne humeur, puis me levai du lit pour aller prendre une douche. L'eau chaude qui ruisselait sur ma peau me provoquait un apaisement total. D'un coup des souvenirs peu reluisant refis surface.

J'étais sur la route du retour pour retourner chez moi. Les cours m'avaient épuisé, et comme d'habitude, j'empruntais un raccourci. J'étais toujours à cran après l'attaque de Stefan et si Damon n'avait pas eu l'idée de me faire une surprise je serais morte à l'heure qu'il ait. C'est avec appréhension que je me glissais dans l'allée déserte. Des pas se firent entendre derrière moi, je me retournais mais personne ne me suivait. Ce fut quand je retournais la tête que je fis un bon en arrière car Stefan se trouvait devant moi, un rictus mauvais au visage.

Qu'est ce que tu fais la ? crachai-je.

Ce n'est pas la bonne question. J'essayai de m'échapper mais il me bloqua le passage

Laisses-moi passer !

Je pense que tu n'as pas compris la dernière fois, je ne te laisserai jamais partir avant d'avoir ce que je veux.

Qu'est ce que tu veux alors, murmurai-je apeuré

Te faire souffrir dans un premier temps, puis après te tuer en te vidant de ton sang, j'y ai pris goût ! je reculais de quelque pas complètement paniqué. Oh ne t'inquiète pas, ce n'est pas pour maintenant, je dois régler deux trois bricole et après seulement je m'occuperai de toi douce Kelly.

Puis il s'évapora dans la nature, laissant derrière lui une brise désagréable et glaciale.

Les souvenirs comme ce lui là me semblai plus vrai que nature, je pouvais encore sentir ce vent glacial parcourir mon corp. Je frissonnai sous la douche puis j'éteignis l'eau. Quand je rentrai dans ma chambre habillé seulement d'une serviette m'arrivant en haut des cuisses, je fus surprise de voir Damon, fouiner dans mon téléphone. Je me précipitai devant lui et lui arrachai des mains en grognant. Il sourit face à mon geste mais quand il posa les yeux sur moi, je vis ce sourire disparaitre. Il me regarda de la tête au pied, puis je me souvins que je ne portais une serviette. Je la resserrai instinctivement et ajoutai :

Qu'est-ce que tu faisais avec mon téléphone ? le grondai-je.

Qu'est-ce que tu fais en serviette ?

Ne réponds pas à ma question par une question inutile ! je le fixai en attendant, puis résigné il soupira.

Il a vibré, et je voulais savoir qui c'était. Je secouai ma tête de droite à gauche en signe de mécontentement malgré le sourire dessiné sur mes lèvres

Vilain Damon ! rigolai-je en agitant ma main comme le ferai une mère qui réprimande son enfant.

Pitié Kelly ne me prive pas de dessert ! supplia-t-il en se mettant à genoux. Je ne pus m'empêcher de rire face à un Damon suppliant.

Vas te doucher !

Il partit tête baissé avec une petite moue qui me donnait envie de l'embrasser. Je me surprends à avoir des envies comme celle-là.

Je pris mon téléphone et répondis à un appel, c'était Sam.

- Allo ?

- Salut, je ne t'ai pas vu en cours.

- je t'avais dis que je ne serai pas là.

- Alors tu es vraiment partie, tu comptes revenir ?

- Je ne sais pas pour le moment.

- Tu vas bien ? Je commence à m'inquiéter.

- Tu ne dois pas, je vais bien, je ne suis juste pas en ville.

- T'es avec lui ?

- Oui.

- Mais t'es folle ! Imagine il te fait du mal ! Tu ne sais pas ce qu'il a derrière la tête !

- Je le sais plus que toi ! Je le connais mieux que personne ! Et puis pourquoi ça te dérange autant que je sois partie avec un mec.

- Je m'inquiète pour mon amie.

- Depuis quand ? C'est la première fois que tu m'appels depuis qu'on ce connais, et tu me parles à peine en cours, alors permet moi d'en douter.

-Je t'assure que je m'inquiète pour toi, juste promet-moi d'être prudente.

- Promis.

Puis je raccrochai, fatigué de cette ''dispute''. Je me rendis compte que j'étais toujours en mini-serviette alors je mis rapidement des sous-vêtements, un top gris foncé et un short en jean. Mes cheveux encore mouillés commencèrent à former de belle anglaise tandis que je descendis à la cuisine préparer le petit déjeuné pour Damon et moi.

Pendant que je faisais la cuisine je mis mon ipod en marche et je commençai à me déhancher sur une musique très entrainante. Bientôt je me trouvais à chanter avec une cuillère en bois qui faisais office de micro. Je me mis dos à la porte pour pouvoir sortir les muffins du four tout en chantant quand je vis Damon en fac de moi un sourire amusé aux lèvres. De peur je lâchai le plateau et mis une main sur le cœur, Damon, lui, attrapa le plateau avant qu'il ne touche le sol.

OH MON DIEU Damon tu m'as fichu la frousse.

Je ne voulais pas interrompre le spectacle, puis il prit un muffin, humm vraiment très bon !

Tu n'étais pas censé voir ça.

Mais tu dance très bien, par contre pour ce qui est du chant….. je le frappai à l'épaule. Aïe.

Ne te moques pas ou je mets de la verveine dans les gâteaux

Tu veux vraiment que je meurs alors, dit-il en posant une main sur son cœur, tu fais bobo à mon pauvre petit cœur.

Je me mis à rire suivis de près par Damon. Son rire est …..Enchanteur, à chaque fois que je l'entends, mon cœur bat plus vite, beaucoup plus vite. Comme quand …. Non ç a ne peux pas être de l'amour, non. Juste une attirance forte.

Tu voudrais faire une balade, demanda Damon.

Ça serait sympa.

Ok je prépare tout attends-moi dans l'entrée.

Puis il disparut dans un coup de vent. Comme demandé, j'attendis devant l'entrée. Le point positif avec les vampires c'est que les choses sont vite fait. Donc je ne dus attendre Damon que 3 minutes avant de le voir apparaitre devant moi muni d'un panier.

Et où va-t-on ?

Petite curieuse, tu le sauras bien assez tôt.

Et il avait raison, 10 minute de marche plus tard, on se retrouvait dans un champ remplis de coquelicot. C'était magnifique, en plus c'était ma fleur préféré et me retrouver entouré de cette merveille était juste merveilleux. Mes yeux durent montrer mon excitation car Damon avais l'air satisfait.

Damon c'est magique ! Comment as-tu trouvé cet endroit ? Demandai-je en cueillant un coquelicot.

Par pure hasard, j'étais en voiture est j'ai vu ce champs, j'ai directement pensé à toi. Je le sentis derrière moi, tellement proche que son souffle chatouilla mon coup. Puis il reprit mais en murmurant près de mon oreille : je savais que c'est tes fleurs préféré, alors je me suis promis de t'y y emmener en jour.

Et Damon Salvatore tient toujours ses promesses, murmurai-je à mon tour en me retournant.

Il était vraiment très proche. Nous visage n'étais qu'a quelque centimètre de distance et j'avais très envi qu'il la comble. Je le fixai, ses yeux bleus océan, sa mâchoire carré mais tellement sexy, ses lèvres. On était comme dans une bulle, je le vis m'examiné comme je l'avais fais puis notre bulle éclata au son d'un téléphone portable qui bipai. Il s'éloigna en soupirant et je pris quelque seconde à reprendre mes esprits puis je regardai qui je vais devoir assassiner pour avoir gâché ce moment. C'était un message mais d'un numéro inconnu. Je fronçai les sourcils et l'ouvris.

« Je sais où tu es, ce n'est pas parce que Damon est là que je ne pourrais pas t'avoir,

A bientôt

Stefan »

Je devins pale, je n'arrivai plus à bouger.

- Kelly sa va ?

Pour toute réponse, je lui tendis le téléphone toujours le regard dans le vide.

Putain de merde ! jura Damon.

Il relut au moins trois fois le message avant de me regarder et de me dire qu'il fallait rentrer. Je le suivis comme une automate. Il le remarqua et se mit devant moi.

Hey Kelly je suis là, il ne te touchera pas je te l'ai promis.

J'ai … j'ai peur Damon.

Je sais mais tu pourras toujours compter sur moi.

J'hochai la tête et il mit son bras sur mes épaules pour m'aider à avancer. Le chemin du retour ce fit en silence, je ne me rends pas compte qu'il m'ait encore retrouvé. J'avais peur, mais en même temps je me sentais en sécurité car je savais que Damon était là. Pour moi. Pour me je tiens tellement à lui que ça en est raisonnable. Je crois que je suis amoureuse de lui. Oh mon dieu j'aime Damon. Je comprends maintenant pourquoi j'avais toujours envie qu'il me prenne dans ses bras et qu'il m'embrasse à en perdre halène. Je rougis face à mes pensés, il m'avait vraiment tourné la tête. Je n'avis même pas remarqué qu'on était déjà arrivé chez Damon. Il m'emmena directement dans ma chambre et je le vis sortir ma valise et ranger mes affaires.

Qu'est ce que tu fais ? demandai-je.

On rentre, dit-il tout simplement.

Où ça ? A Paris ? C'est pas un peu risqué ?

Il ne pensera pas qu'on retournera là-bas, expliqua-t-il tout en rangeant mes affaires dans le calme le plus complet puis il ajouta en me fixant tendrement, tu pourras reprendre ta vie où tu l'as laissé tu seras juste suivis par un garde du corp.

Un super garde du corp alors, souriais-je.

Que super ? je pensais que j'étais extraordinaire, ria-t-il.

Tu n'es pas que extraordinaire, répliquai-je tout en m'avançant vers lui et je pus remarquer que ses yeux pétillaient, tu es Damon.

Et ça veux dire quoi ? demanda-t-il tout en s'approchant aussi de moi.

Tu es impulsif mais brave, incontrôlable mais drôle, protecteur, processif et attachant.

J'aime la définition que tu as de moi.

On était proche, trop proche, je savais qu'il ne ressentait pas la même chose que moi et sa me brisa le cœur. Troublée par notre proximité et ses yeux, je baissai les miens pour reprendre constance.

Tu seras prête dans 10 minutes ? changea-t-il de sujet pour mon plus grand plaisir

Ouai … sans problème.

Alors à toute à l'heure, puis il embrassa délicatement ma joue avant de disparaitre.

Je posai ma main là où, il y a quelque seconde, les lèvres de Damon étaient posées. Je soupirai de bien-être, j'avais l'impression que ma joue était en feu tellement son contacte m'avais électrifié. Je repris soudain les esprits réalisant que Damon devrait m'attendre si je ne me dépêchai pas de finir mes valises. Je mis tout en boulle et fermai ma valise, puis je descendis dans l'entrée où Damon m'attendais avec ces propres bagages et un sourire éblouissant. Il prit ma valise et la mit dans le coffre tandis que je m'installai à l'avant. Je réalisai soudain que je devrais faire face aux conséquences de mon départ et donner des explications à mes amis. C'est sur cette notre là qu'on partait pour 5 heures de routes.