Au commissariat de Mansfield, Naruto et Sasuke attendaient toujours qu'on leur communique leur date de passage devant le juge. Toujours enfermés dans une cellule, ils se demandaient bien comment se déroulaient les choses du côté de leur ami Gaara et des enfants. Ils étaient à mil lieux d'imaginer ce qu'ils faisaient et où ils se trouvaient à cet instant. Ils entendirent soudain des bruits de pas se rapprocher : Il s'agissait de l'inspecteur Kakashi Hatake…
« Bien le bonjour jeunes gens ! » entama t-il.
- Mr Hatake, qu'avez-vous fait de Gaara ? demanda hâtivement le blond.
- Malheureusement nous n'avons pas encore mis là main sur lui, mais ça ne saurait tarder…
- vous prenez vos désirs pour des réalités, Gaara est beaucoup trop malin. Vous ne le retrouverez jamais…, affirma Sasuke.
- Nos équipes n'ont pas encore terminé de ratisser le secteur. D'ici à ce soir je suis certain qu'il vous rejoindra derrière les verrous. Pour l'heure vous passerez devant le juge dans cinq jours, même si je n'ai aucun doute sur la sentence qu'il prononcera contre vous…
- comment ça aucun doute, vous connaissez déjà sa décision ?
- Je ne l'a connais pas. Sauf que si je procède par analogie, cela fait six ans que les délinquants mineurs de cet Etat sont déférés dans un centre de réhabilitation particulier créé par un cercle de pays amis composé principalement des Etats-Unis, de l'Australie, de la Belgique, de la Colombie, de la France ou encore de la Grande Bretagne...
- un centre de réhabilitation particulier ? s'étonna Naruto.
- Oui ! Cette solution a été proposée par les gouvernements australien et belge autrefois pour palier au surpeuplement que les centres locaux subissaient au fil des années. Les pays alliés étant dans la même situation, ils ont accepté de faire construire un immense établissement de réinsertion social pour mineur sur une petite île perdue dans les îles Salomon nommée San Calderòn. L'administration y est fortement composée d'australiens et de belges mais j'ai cru entendre qu'il y avait quand même quelques américains.
- si je suis votre raisonnement cela voudrait dire que nous allons être envoyés, sur une île perdue à des kilomètres d'ici ? déplora l'Uchiha.
- vous avez commis plusieurs infractions et vous avez moins de dix huit ans, j'ai comme l'impression que oui !
- et on irait passer combien de temps là-bas ?
- ça, c'est le juge qui en décidera. La seule chose que je ne comprends pas c'est pourquoi à chaque fois qu'il envoie des délinquants à cet endroit, leurs dossiers disparaissent sans jamais laisser de trace. Aucune copie n'est autorisée et tout est envoyé au centre. Je ne suis sorti de l'école de police qu'il y a quelques temps mais je trouve quand même cette façon de faire assez étrange. De plus, les seuls que j'ai déjà vu rentrer sont soient devenus complètement déments, soient ils sont…
- soient ils sont ?
- …soient ils sont MORTS !
- oh là attendez, vous nous envoyer nous faire tuer ou bien…, s'alarma Naruto.
- de toutes les façons, ce ne sont peut-être que des idées que je me fais, vous devez encore attendre la décision des jurys. D'ici là Monsieur Sabaku vous passe le bonjour, leur dit Kakashi en s'éloignant.
- qui ça, ce vieux gâteux ? Vous lui donnez un cure-dent et il nous embroche tous les deux sous un feu de cheminée… il nous déteste ! répondit le brun.
- mais non, il a juste envie qu'un avion s'écrase sur ce commissariat… Pas plus que ca ! divulgua l'inspecteur avant de s'en aller.
…
« Sasuke, tu te rends compte, si ce que dit ce type est vrai on risque de ne plus jamais voir Junior, Hanabi ou même Gaara… » réalisa le blond.
- je sais… répondit-il avec un ton affligé. Mais on s'était préparé à cette éventualité, il faut se faire à l'idée : On ne les reverra plus jamais.
…
« Gaara, mais enfin qu'est-ce que tu fabriques ici ? »
- tonton Yashamaru, je peux tout t'expliquer, c'est une histoire vraiment compliquée…
- compliquée ? Qu'est-ce que ça veut dire, il est à toi ce gosse ? interrogea le Capitaine Sabaku désignant Junior.
- oui, enfin non, ce n'est pas ce que tu crois, tonton…, bafouilla le jeunot aux turquoises.
- … Et cette gamine, qui est-ce ? demanda à nouveau le commandant, désignant cette fois ci la petite Hanabi.
« Monsieur Sabaku, calmez vous, reprenez votre souffle… Je suis certaine qu'il y a une explication tout à fait rationnelle à tout ceci. On va prendre le temps de discuter posément avec lui, d'accord ? » intervint une jeune brunette dans la vingtaine qui se tenait près de lui.
- euh, oui…oui tonton écoute la damoiselle, soutint Gaara.
- TOI, tu auras de sérieux ennuis mon garçon. Remettez-vous au travail vous autres, ordonna t-il à ses marins. Suivez- moi, dit-il ensuite à son neveu et la jeune femme.
Ils se rendirent jusqu'à la chambre de navigation où l'héritier put lui raconter toute l'histoire, enfin, celle du cambriolage...
« Gaara, TU AS CAMBRIOLER UNE BANQUE ?... SEIGNEUR ! » s'écria le Capitaine Sabaku.
- non, tonton, j'ai juste aidé mes amis à échapper à la police, je n'ai pas…
- et tu crois que ça change quelque chose ? Tu es un criminel Sabaku No Gaara…
- Oncle Yashamaru, j' t'en prie il faut que tu m'aides là, j'suis dans la merde !
- et qu'est-ce que tu veux que je fasse, que j'héberge chez moi un malfaiteur ? Tu me déçois beaucoup, Gaara…
- Tonton…, geignit-il.
« Monsieur Sabaku, vous n'allez quand même pas remettre votre neveu à la police, voyons… », intercéda la jolie brunette.
- Mais enfin Shizune…
- et ces enfants, qu'est-ce qu'ils vont devenir sans leur père ? ajouta-elle regardant Junior et Hanabi.
- euh, non mais, ce ne sont vraiment pas mes enfants, sérieux ! reprit le jeune héritier.
- ah bon, et qui sont-ils donc ? questionna le Capitaine.
- c'est une très longue histoire, tonton...
- justement, nous avons assez de temps pour que tu nous la racontes, tu as vu où nous sommes ?
Gaara se laissa tomber sur le parquet et raconta toute l'histoire à son oncle et à la dénommée Shizune en commençant par sa rencontre avec Naruto et Sasuke, n'oubliant pas de préciser les détails sur leur passé. Il continua ensuite avec l'arrivée d'Hanabi et Junior qui avait complètement chamboulée la vie des deux garçons et termina enfin par l'attitude abjecte et écœurante des habitants de Clayton-Monterrey et de sa famille qui les avaient rejetés comme des malpropres. Il raconta ensuite ce qui avait poussé Naruto et Sasuke à pénétrer un établissant financier leur disant qu'ils avaient déjà tout tenté pour aider les enfants mais qu'ils n'y arrivaient plus. La famille Sabaku menaçait en effet de les faire expulser de la ville d'une manière ou d'une autre et les fulminations se faisaient de plus en plus pressantes.
Le Capitaine Yashamaru et Shizune étaient abasourdis par ce qu'ils entendaient. La cruauté dont faisaient preuve les habitants de ce quartier était sans égal. La souffrance par laquelle les deux amis de Gaara ainsi que les deux bambins avait dû passer les touchait énormément. Le commandant s'assit sur un tabouret qui se trouvait près de lui et ôta le couvre-chef qu'il arborait. La conduite de son frère et de sa belle-sœur le révoltait. Abandonner ces enfants à eux-mêmes alors que la vie leur avait tant sourie… Quel égoïsme il n'en revenait pas. Il observa le petit blondinet et la fillette aux cheveux sombres : ils n'avaient pas pu profiter d'une enfance normale jusqu'ici aller à l'école, jouer avec des enfants de leur âge… .Il se sentait vraiment triste pour eux…
«… Oncle Yashamaru, aujourd'hui ces enfants sont la seule famille qu'il reste à mes amis Naruto et Sasuke. Je leur ai promis de les protéger et je ferai tout pour honorer ma promesse. Tu es vraiment mon dernier espoir tonton, si toi aussi tu les rejettes, ils seront perdus. Aide-moi, Oncle Yashamaru, s'il te plait. » paracheva l'héritier, dépité.
La jolie Shizune après avoir entendu l'émouvante histoire de ces garçons ne put s'empêcher de verser une larme d'émotion. Elle plaça une main réconfortante sur l'épaule du Capitaine Sabaku qui en était tout bouleversé. Ce dernier releva ensuite la tête et contempla son neveu…
« Je savais que tu étais une personne bien, Gaara. Je te promets que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour aider ces enfants, ils le méritent vraiment… » commença t-il.
- sérieux, tonton ?
- bien sûr…
- oh, t'es vraiment génial tonton, je sa…
- … seulement, je ne pourrais pas faire grand-chose pour tes amis, je suis vraiment désolé.
La mine réjouit de Gaara retomba de suite. S'il avait réussit à mettre les enfants en sécurité, il s'en voulait encore d'avoir mal manœuvré son véhicule et d'avoir laissé tomber Naruto et Sasuke….
« Ne t'inquiète pas, je verrais ce que je peux faire pour eux. J'ai un ami au commissariat de Mansfield, je l'appellerai pour qu'il me donne plus d'informations. » lui dit Shizune.
- Merci, c'est vraiment gentil mademoiselle.
- c'est rien voyons ! Emmène plutôt ces enfants avaler quelque chose, ils ont l'air affamer.
- vous avez raison. Junior, Hanabi, ça vous dirait d'aller manger ?
« OUI ! » répondirent-ils en cœur.
- OK, allons-y !
Il les conduisit jusqu'au stock à provisions où ils purent grignoter quelques choses.
« Vous avez fait le bon choix Capitaine ! » s'exprima alors la Shizune.
- j'espère bien. Ils vont rester dans mon appartement de New Havent jusqu'à ce que je trouve quelque chose de mieux. Espérons que la police de Mansfield ne me lie pas à cette regrettable affaire.
- oui, espérons-le !
- alors, comme ça vous connaissez quelqu'un au commissariat de Mansfield ?
- euh, oui. C'est un ami d'enfance qui est sorti de l'école de police il y a deux ans, il s'appelle Kakashi Hatake, je l'appellerai une fois arrivée à New Havent...
- faites attention quand même à ne pas lui divulguer trop d'informations, il pourrait trouver cela suspect que vous vous intéressiez à ces enfants.
- n'ayez crainte, je sais déjà comment je vais m'y prendre.
- c'est gentil dans tous les cas de vouloir les aider. Vous n'avez rien à y gagner et pourtant…
- Capitaine Sabaku, ça me fait plaisir... le coupa la brunette.
- et dire que vous avez embarqué à la dernière minute pour je ne sais plus quelle raison déjà…
- pour allez rendre visite à ma grand-mère malade, je vous l'ai déjà dit, Capitaine.
- je sais, je me fais de plus en plus en vieux. Bon, je vais voir où en sont mes hommes, mettez-vous à votre aise…, dit le commandant s'en allant.
- à tout à l'heure !
….
Cinq jours passèrent très rapidement. Gaara, Hanabi et Junior s'étaient installés comme prévu dans un appartement du Capitaine Sabaku à New Havent et pouvaient enfin souffler. C'était le weekend et ce dernier se détendait tranquillement dans son salon, regardant la télévision en compagnie de son neveu, les deux petits jouant dans une chambre. Il s'arrêta alors sur une chaîne d'informations où un journaliste parlait de la décision du jury dans la récente affaire du cambriolage de la banque de Mansfield…
« La décision est tombée ce matin, Naruto Uzumaki et Sasuke Uchiha, les cambrioleurs de la banque de Mansfield seront dès demain transférés au centre de réhabilitation international pour mineurs de San Calderòn. Ils auront deux années pour réfléchir à leurs actes et apprendre un métier… »
- Oncle Yashamaru, c'est Naruto et Sasuke, réagit Gaara.
- ah, alors comme ça ils seront envoyés dans un centre à l'île de San Calderòn…
- Dans une île ? Ils vont quitter le pays ?
- oui, malheureusement, Gaara.
- C'N'EST PAS VRAI ! s'exaspéra le jeunot.
Au même moment, la sonnette de l'appartement retentit. Gaara se précipita aussitôt dans la première pièce qu'il vit pour s'y cacher. Il était toujours recherché par les forces de l'ordre et ne pouvait pas risquer de se faire remarquer. Son oncle s'en alla ouvrir la porte et heureusement ce n'était que Shizune…
« Ah, Shizune c'est vous, entrez je vous en prie ! »
- désolé de vous déranger Monsieur Sabaku, j'ai appris la nouvelle ce matin...
- oui, on vient de voir les informations, Gaara en est tout retourné.
- je le comprends. Mon ami, vous savez…Hatake du commissariat de police de Mansfield, il m'avait prévenu du sort qui était réservé aux délinquants mineurs dans cet Etat.
- Et vous connaissez un peu cette île de San Calderòn ?
- Pas tellement. Je sais juste qu'elle est située dans les îles Salomon…
- on devrait peut-être effectuer quelques recherches sur internet ?
- oui, vous avez raison…
- mais je vous en prie, vous n'allez quand même pas rester debout, asseyez-vous donc, lui rappela le Capitaine. Gaara, tu peux sortir ce n'est que Shizune.
La jolie brunette prit alors place sur un divan sortant un ordinateur du sac qu'elle portait et l'héritier vint s'installer près d'elle…
« Puis-je vous proposer quelque chose à boire, Shizune ? » lui demanda le Commandant.
- un café s'il vous plait, Monsieur Sabaku.
Celui-ci s'en alla le préparer et Gaara en profita pour épancher sa curiosité…
« Mademoiselle Shizune… », commença-t-il pendant qu'elle allumait son ordinateur.
- oui ?
- vous êtes qui pour mon tonton ?
- pardon ?
- et bien, il se passe quoi entre vous et mon tonton ?
- quoi, mais qu'est-ce que tu vas t'imaginer là, je suis la fille d'une amie de ton oncle…
- la fille d'une amie d'oncle Yashamaru ?
- Oui ! Le Capitaine Sabaku était passé rendre visite à ma mère à Mansfield et c'est là que je l'ai rencontrée. Puis nous avons appris que ma grand-mère était souffrante ici comme il se trouve que le commandant fait très souvent des allers-retours entre Mansfield et New Havent, je lui ai demandée si je pouvais embarquer sur son bateau. Tu comprends maintenant ?
- euh, oui désolé mademoiselle Shizune, s'excusa l'héritier. Votre grand-mère, elle va mieux ?
- beaucoup mieux, c'est gentil de demander !
Gaara répondit avec un léger sourire et le Capitaine revint avec deux tasses de café et un verre de limonade dans un plateau…
« Tonton, pourquoi j'n'ai pas droit à du café ? » se plaignit le plus jeune des trois.
- parce que ce n'est pas bon pour les enfants !
- mais j'ai dix-sept ans, je ne suis pas un enfant…
- et bien dans ce pays, SI !
Gaara fit une moue boudeuse avant de s'effondrer sur le divan. Il n'aimait pas être traité comme un enfant mais ce n'était pas cela qui le préoccupait à cet instant. Ses amis Naruto et Sasuke lui manquaient énormément et le fait qu'ils soient envoyés dans une île à des kilomètres de là n'allait pas arranger la situation. Qu'allait-il encore pouvoir inventer comme mensonge aux enfants pour qu'ils ne se posent pas des questions, car ils allaient bien finir par s'en poser. Cela faisait en effet plusieurs jours qu'ils n'avaient pas eu de nouvelles de leurs ''grands frères'' et les mines des mauvais jours se faisaient de plus en plus voir chez Hanabi et surtout Junior.
Ayant remarquée son changement d'expression faciale, Shizune entreprit de le réconforter…
« Gaara, je te promets que tu vas revoir tes amis » lui dit-elle d'une voix apaisante.
- Merci mademoiselle…
- je t'en prie appelle-moi Shizune !
…
A Mansfield, Sasuke et Naruto se faisaient préparer pour leur transfert au centre de réinsertion social de San Calderòn. Ils furent conduits en voiture jusqu'à un endroit spécial où sont regroupés d'autres jeunes délinquants devant être expédiés sur l'île. Là-bas, ils passeront la nuit avant d'être éjectés du pays le lendemain. Ils y retrouvèrent un adolescent du même âge qu'eux ainsi que deux jeunes filles dont l'une avait à peine quinze ans. Grignotant un bout de pain qui leurs avait été laissé par un gardien, Naruto ne put s'empêcher de converser, beaucoup trop bavard…
« Hey, qu'est-ce que t'as fait pour te retrouver ici, toi ? » demanda t-il a un garçon plutôt baraqué ayant une cicatrice en forme de V sur la joue gauche et un air assez farouche.
Celui-ci ne répondit guère. Les paupières closes, il donnait l'impression de s'en foutre et de ne point vouloir être déranger.
« Tu pourrais au moins me répondre quand je te parle… »
- LA FERME, MEC… répondit d'un ton agacé son costaud interlocuteur.
« Naruto, laisse ce type tranquille » intervint Sasuke.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il croit ce gars, moi j'aime qu'on me réponde quand je m'adresse à quel…
« J'AI TABASSE MON PERE A COUP DE GOURDINS ET J'N'HESITERAIS PAS UNE SEULE SECONDE A RECOMMENCER SUR TOI SI TU CONTINUS A M'EMMERDER, OK ? » s'énerva le baraqué individu d'une voix grondante.
- … Euh, Ok, au moins t'as répondu à ma question, se calma le blond.
La jeune fille aux cheveux étrangement rouges et négligés qui se tenait près du blond esquissa alors un sourire avant de regarder Sasuke…
« C'est ton frère ? » l'interrogea-t-elle.
- excuse-moi ? demanda Sasuke n'ayant pas remarqué qu'elle s'adressait à lui.
- tous les deux vous êtes frères ?
- ah, non, Naruto c'est mon meilleur ami !
- il devrait t'écouter plus souvent, l'impulsivité ne mène à rien ici !
« Hey oh, j'suis là hein… » se défendit l'Uzumaki.
« Et… qu'est-ce que tu as fait de particulier pour être envoyer dans un centre de réhabilitation. De quoi on t'accuse ? » la questionna le brun.
- Vol à l'étalage, mendicité…
- Ah, tu n'as pas de famille ?
- pourquoi cette question ?
- et bien, parce que c'est ce que font la plupart des orphelins…
- j'ai un père, une mère et deux frères…
« Quel gâchis ! » se dit Naruto.
- …tous les quatre sont en maison d'arrêt ! conclut la jeune fille avant de toiser le blond.
- ça ne devait pas être tous les jours facile pour toi.
- de toutes les façons, vu la famille que j'ai, je savais que ça se terminerait ainsi ! La petite de quinze ans assise près de toi s'appelle Usui. On se connait depuis qu'on est toute petite. On s'est fait prendre par les flics alors qu'on dérobait des chaussures dans un magasin de vêtements…
- Rien que ça et on vous envoie dans un centre de réhabilitation ?
- c'est vrai que c'est abusé, ce n'était que la trente-troisième fois qu'on le faisait… et dans le même établissement seulement.
- ah oui, quand même ! Ton nom à toi c'est quoi ?
- Karin !.
- Karin, moi je m'appelle Sasuke Uchiha et lui Naruto Uzumaki, répliqua le brun désignant lz blond.
- Ravi ! Dit-elle, tendant une main amicale au blond puis au brun.
…
Le soleil se coucha très vite. Naruto et Sasuke passèrent la nuit à se souvenir des derniers instants de bonheur qu'ils avaient partagés avec Junior, Hanabi et Gaara. Ils se rendaient compte que c'était bel et bien finit et l'idée de revoir un jour leurs amis s'évanouissait peu à peu. Karin était de plutôt bonne compagnie et les aidait à passer le temps, leur racontant les nombreuses fois où elle avait réussi à échapper à la police grâce à son ami Usui. Le jeune baraqué, lui, n'avait toujours pas changé d'attitude ni de position d'ailleurs. Toujours adossé contre un mur, les bras croisés et les paupières closes, il inspirait la méfiance et en même temps une certaine sérénité.
Dès sept heures du matin, ils furent tous réveillés et embarqués à l'arrière d'un camion de transport de criminels pour être conduits jusqu'à l'aéroport de Mansfield. A travers un petit orifice, l'Uzumaki pouvait observer la beauté de la ville. Il put même apercevoir la Metropolitan Bank of Mansfield et sans qu'il ne sache vraiment pourquoi, il esquissa un sourire béat. Sasuke le questionna même sur ce soudain gloussement mais ne put obtenir réponse…
A SUIVRE…
