Merci pour les reviews et les MP ! Un coucou à JashinistefanGirl !

Dans son appartement à New Havent, le Capitaine Sabaku essayait d'arrêter et surtout de raisonner son neveu qui, depuis la veille au soir, voulait se rendre à Mansfield pour soutenir ses amis…

« Gaara, tu ne peux pas aller là-bas, voyons, tu te ferais arrêter aussitôt… »

- oncle Yashamaru, il faut que je fasse quelque chose, je ne peux pas les laisser partir comme ça…

- et qu'est-ce que tu comptes faire, hein ? Attaquer le fourgon qui les conduit à l'aéroport ? Tu as dix-sept, tu es recherché par la police et tu ne sais même pas te servir d'une arme…

- bien sûr que je sais me servir d'une arme…

- ah oui, et qui te l'as appris ? Les femmes de ménages ?

- mais non, le garagiste de papa !

- le garagiste ?

- oui, c'est un ancien militaire soviétique, il a même une armurerie dissimulée derrière son hangar…

- Que…Quoi ? De toute façon je ne peux pas te laisser y aller et en plus il est trop tard. En ce moment ils doivent déjà être arrivés à l'aéroport.

- Alors c'est terminé ?

- malheureusement oui, Gaara.

Le jeunots aux turquoises observa une seconde Junior qui venait à peine de se réveiller ayant entendu du vacarme. Il s'approcha et le prit dans ses bras…

« Tonton Gaara, où est grand frère Naruto et grand frère Sasuke ? » demanda le blondinet innocemment.

- Junior…

- je veux voir grand frère Naruto et grand frère Sasuke, sanglota le bambin.

Gaara serra alors l'angelot fort dans ses bras lançant un regard empli de reproches à son oncle. Les recherches que Shizune avait menées la veille n'avaient malheureusement pas données leurs fruits. L'île de San Calderòn et son centre de réhabilitation demeuraient toujours un mystère pour eux. S'en était contrariant tant l'héritier avait pensé envoyer des nouvelles à ses amis pour les informer de l'évolution de la situation avec les enfants. Et, alors qu'il voulait s'installer à la table à manger pour prendre le petit-déjeuner préparé méticuleusement par le Capitaine Sabaku, la sonnette de l'appartement retentie soudainement…

« Tonton, tu attends quelqu'un ? » le questionna Gaara.

- non !

- C'est peut-être Shizune ?

- On ne sait jamais. Va te cacher dans la chambre et emmène l'enfant avec toi !

Le jeunot s'exécuta et son oncle s'en alla regarder qui s'acharnait autant sur la sonnette.

« Qui est là ? »

- Monsieur Sabaku, c'est la voisine, Madame Chiyo !

- Ah !

Le commandant ouvrit la porte de l'appartement et une quinquagénaire aux cheveux grisonnants se permit de rentrer dans le logis…

« Comment allez-vous Madame Chiyo ? »

- Mais très bien. Vous ne m'aviez pas prévenu de votre retour sur New Havent... Vous êtes là depuis longtemps ?

- une semaine seulement, Madame Chiyo…

- Mais, comment cela se fait que je m'en sois pas aperçut ? Vous ne mettez plus le pied dehors, Yashamaru ?

- ce n'est pas…

- oh allez, vous ne voulez pas plutôt venir prendre le petit-déjeuner avec moi à la maison, c'est tout triste chez moi ?

- Mais Madame Chiyo c'est que…

La quinquagénaire jeta alors un coup d'œil plus investigateur dans l'appartement du ''pauvre'' Capitaine Sabaku et put remarquer que la table à manger était déjà fournie…

« Mais, vous avez préparez pour un orphelinat ? »

- Madame Chiyo, comprenez que…

Gaara qui écoutait la conversation depuis une chambre trouvait la situation plutôt comique et ne put s'empêcher d'y mettre son petit grain de sel…

« YASHAMARU, MON AMOUR QU'EST-CE QUE TU FAIS, JE T'ATTENDS, MOI ? » s'écria le jeunot avec une voix suave de femme faisant tout de suite hérisser les poils de la voisine d'à côté.

« Ah, je constate que je vous dérange, Yashamaru… » lui fit-elle remarquer.

- Quoi… Mais…, bredouilla le commandant complètement hébété.

- Vous auriez quand même put me le faire comprendre… ça m'aurait évité de passer pour une cruche…, ajouta-t-elle avant de se diriger vers la porte.

- Mais madame Chiyo…

- Au revoir Yashamaru ! conclut la dame avant de lui claquer la porte au nez.

Conséquemment, l'héritier sortit de sa cachette, un grand sourire aux lèvres…

« Alors Oncle Yashamaru, tu as apprécié mon petit geste ? »

- Apprécié ton geste ? Elle est partie en colère !

- Peut-être, mais si je ne l'avais pas fait, tu te la serais coltinée toute la matinée.

- N'empêche qu'elle va m'en vouloir maintenant…

- Enfin, tu n'arrivais même pas à en placer une, tonton. Admet que j't'ai sauvé la mise là !

- C'est bon, appelle les enfants maintenant, Gaara !

- Ah, c'est vrai j'oubliais… HANABI, JUNIOR, VOUS POUVEZ VENIR, LE PETIT- DEJEUNER EST SERVI !

A Mansfield, le fourgon transportant Sasuke et Naruto était enfin arrivé à l'aéroport. Ils se firent débarqués ainsi que tous leurs petits camarades par deux gendarmes hautement armés.

« Vous savez, on n'a pas assassiné le Président hein, ce n'est pas la peine de nous menacer avec toute votre artillerie… » leur dit Naruto alors qu'il se faisait conduire jusqu'à un avion.

- TAIS –TOI ET MARCHE ! lui répondit sèchement l'un des militaires.

Près du Lockheed Constellation qui devait leur servir de moyen de transport, l'Uchiha crut apercevoir l'un des inspecteurs de police du commissariat de Mansfield. Parvenu jusqu'à la porte d'embarquement, le brun put distinguer clairement l'inspecteur Kakashi Hatake…

« Monsieur Hatake, si Gaara n'est pas avec nous cela veut dire que vous n'avez toujours pas mis la main sur lui », lui fit-il remarquer, un sourire narquois au bout des lèvres.

- eh bien, il semblerait que votre ami ait déserté la ville. Toutefois, soyez sûr que nous n'allons pas arrêter les recherches pour autant. Vous devriez plutôt vous préoccuper de votre sort maintenant, ce qui vous attend n'est pas du tout aisé.

- oh, ne vous en faites pas pour nous. Ce qu'on a vécu jusqu'ici est certainement bien plus laborieux que tout ce qu'ils nous feront subir là-bas.

- Au revoir monsieur Uchiha. Et dites à votre ami de mieux se tenir…, conclut Kakashi avant de regarder la porte d'embarquement se refermer sur elle-même.

Alors qu'il quittait l'aéroport et que l'avion venait enfin de décoller, Kakashi ne put s'empêcher d'être méditatif. C'était la première fois qu'il assistait à ce genre de déferrement mais il trouvait cela étrange que pour le transfert de simples détenus mineurs dans un centre de réhabilitation, la force armée militaire australienne ait fait elle-même le déplacement jusqu'à l'Etat d'Illinois. On aurait vraiment dit que ces prisonniers transportaient une bombe terroriste tant il y avait de gardes autour d'eux. De plus, que ces militaires viennent s'en accaparer jusqu'à l'aéroport étaient une chose mais qu'aucun officier américain ne prenne part au transfert de ces propres délinquant en était une autre. Tout cela ajouté à ces précédentes suspicions concernant les dossiers dissimulés des délinquants. S'en était intriguant. Pourquoi toute cette mise en scène ? Que cachait réellement cette île de San Calderòn ? Il y avait clairement anguille sous roche et il était bien décidé à connaitre le fin mot de cette histoire.

Il rejoignit le commissariat central trente minutes plus tard. Apercevant l'inspecteur Shimura Danzo qui regagnait leur bureau, il trouva l'occasion opportune pour en savoir un peu plus sur ce qui se tramait derrière le déferrage de mineurs sur cette mystérieuse île…

« Salut, Danzo… »

- Ah salut Kakashi, ça y est, les jeunes sont partis ?

- euh, oui, ils ont pris l'avion tout à l'heure !

- bien !

Shimura alla se servir un café puis entama d'éplucher quelques dossiers qui se trouvaient ça et là. Kakashi vint s'assoir juste devant lui, se grattant l'arrière du crâne et amorça alors son interrogatoire…

« Hm, Danzo, ça ne t'intrigue pas un peu que les forces australiennes viennent jusqu'ici pour chercher ces délinquants ? »

- pourquoi est-ce que cela devrait m'intriguer ?

- je ne sais pas moi, pour quelles raisons nous envoient-ils des militaires australiens alors que nous-mêmes pouvons les conduire jusqu'à cette île ?

- peut-être parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire, lui répondit-il ironiquement mais avec une pointe de nervosité.

- non mais sérieusement Danzo, on dirait plutôt qu'ils ne veulent pas que l'on voit ce centre de San Calderòn…

Brusquement, l'inspecteur Shimura se leva de son fauteuil et marcha jusqu'au distributeur de cafés où il s'en resservît un. Il semblait stressé et oppressé et ça, Kakashi l'avait bien remarqué…

« Danzo, quelque chose ne va pas ? »

- euh, non ! A mon avis tu devrais arrêter de te poser trop de questions. Ils ont certainement une bonne raison de le faire.

- oui mais…

- bon, il faut que j'y aille maintenant, j'ai des choses à faire…, répliqua t-il déposant son café sur la table.

- mais… et tes dossiers ?

- je verrais ça tout à l'heure, conclut l'inspecteur Shimura sortant avec empressement du bureau.

« Mais qu'est-ce qu'il a encore ? » se demanda Kakashi avant de se plonger dans la pile de dossier qui se trouvait devant lui.

En dehors du commissariat, Danzo s'était allumé une cigarette qu'il pompait avec une hargne et une facilité déconcertante. Il sortit un téléphone portable de la poche de sa veste et composa un numéro préenregistré…

« Monsieur, je crois que mon collègue commence à avoir des soupçons ! »

« Faites en sorte qu'ils s'estompent au plus vite où nous serons également obligé de l'éliminer, Shimura ! Répondit la voix derrière le combiné. »

L'inspecteur se fit aussitôt raccrocher au nez. A qui appartenait donc cette voix autoritaire à qui se faisait rendre des comptes ? Dans tous les cas tout laissait à penser que Sasuke et Naruto n'allaient point connaitre des jours plus heureux que ceux qu'ils avaient à Clayton-Monterrey.

Cela faisait plus de cinq heures de temps que le Lockheed Constellation sillonnait les cieux et que les jeunes détenus étaient assis dans leurs sièges, les menottes aux poignets. Ils ne s'étaient rien mis sous la dent depuis hier la veille et les estomacs gargouillant se faisaient de plus en plus entendre. Naruto jeta un coup d'œil à son ami Sasuke qui s'était assoupi afin d'oublier la faim qui le rongeait. Il était hors de question qu'il soit le seul à souffrir de ce défaut de pitance du seul fait qu'il n'arrivait point à s'ensommeiller. Le blond secoua donc indécemment son meilleur ami pour qu'il se réveille et subisse avec lui les tumultes d'un ventre affamé…

« Naruto, t'es lourd ! » geignit l'Uchiha.

- Sasuke, j'ai faim ! se plaignit l'autre.

- et qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ?

- pourquoi il ne nous donne pas à manger ici ?

- tu n'as qu'à leur demander au lieu de m'emmerder avec des questions... Voila, à cause de toi j'ai perdu le fil de mon rêve !

- Ah bon, et il parlait de quoi ton rêve ?

- d'un petit blond qui se faisait tabasser à coup de gourdins par une bande de chimpanzés femelles ! lui rétorqua-t-il avant de retourner à ses songes.

Cette réponse fit sourire Karine et sa jeune amie Usui. Naruto, lui, ne se sentait pas la force de répliquer. Il ne supportait pas d'avoir l'estomac vide et le fait qu'il ait les mains liées ne lui permettaient pas de se mouvoir à son aise. Voyant ce qui semblait être une hôtesse passer près de son siège, le jeune homme se permit de l'interpeller…

« Hey mademoiselle, on a rien avalé depuis hier soir, on pourrait avoir quelque chose à manger, s'il vous plait ? »

La jeune femme ne lui répondit guerre et continua son bonhomme de chemin jusqu'à ce qu'elle disparaisse derrière un rideau rougeâtre.

« Ouais, en fait c'est vous les véritables criminels ici !» s'exclama alors le blond, à bout.

Quelques minutes passèrent où Naruto put se remémorer des plats qu'autrefois son ami Gaara leur faisait parvenir à lui, Sasuke et aux enfants. Il se souvenait des côtes de porc sauce barbecue, du gratin de macaronis au Cheddar ou encore de la salade de riz aux trois haricots. Il en bavait littéralement. Et alors qu'il se perdait dans ses représentations, il fut revivifié à l'entente d'une voix accusatrice…

« C'EST LUI ! » dénonça l'hôtesse à qui l'Uzumaki se souvenait avoir demandé de la nourriture il y avait à peine quelques instants.

- Moi ? Eh oh, qu'est-ce que j'ai fait ? tenta de se défendre le blond.

Un homme en tenue s'avança alors, le regardant d'un air menaçant, dégainant son fusil d'assaut et le dirigeant vers lui.

« Hey, du calme, du calme, vous voulez m'abattre comme un animal ou quoi, qu'est-ce que j'ai fait ? » demanda Naruto se cachant le visage derrière ses bras.

- qu'est-ce que tu voulais à la dame ? questionna l'homme en tenue.

- pardon ?

- QU'EST-CE QUE TU VOULAIS A LA DAME ? brailla le militaire.

Sasuke qui jusque là était encore assoupit immergea brutalement de son sommeil à l'entente de cette voix perçante.

« Mais qu'est-ce qu'il se passe, vous ne pouvez pas faire moins de bruits ?» demanda-t-il en premier.

En guise de réponse, le brun reçut sur la tempe un coup de crosse plutôt violent de la part du militaire, ce qui eut le don d'endormir derechef le pauvre Uchiha. Le cœur du jeune blond en rata un battement. Un silence de tombe gagna alors le compartiment. Les autres jeunes délinquants en étaient épouvantés, même le plus baraqué de tous qui d'habitude était d'une sérénité inébranlable suait à grosses goutes. Que venait-il de se passer ?

« JE T'AI DEMANDE CE QUE TU VOULAIS A LA DAME ? » reprit l'homme en tenue.

- je, je… je lui ai juste demandé si, si on pouvait avoir quelque chose à manger, monsieur ! »

- et tu te crois où ici, un réfectoire où un restaurant, hein ?

- non, rien de cela, monsieur.

- vous mangerez d'ici quatre heures de temps, lorsque nous atterrirons à San Calderòn, me suis-je bien fait comprendre ?

- très bien, monsieur.

Le militaire tourna les talons ainsi que l'hôtesse de l'air qui riait des malheurs des pauvres détenus. Naruto se jeta subséquemment sur son meilleur ami afin de se rassurer sur son état de santé. Il saignait quelque peu mais sa blessure ne semblait pas profonde. Après plusieurs tentatives pour le réveiller qui se soldèrent toutes par un échec, le blond se résolu à laisser tomber. L'Uchiha était vraiment dans les pommes.

« Putain, c'est quoi ce délire ! » s'exclama avec frayeur le délinquant à la cicatrice en forme de V.

Il avait raison de s'inquiéter. Pourquoi tant de violence envers des individus d'à peine dix-sept ans censés se rendre en centre de réinsertion social ? Pourquoi les priver de nourriture pendant toute la durée d'un voyage en avion de plus de neuf heures de temps ? Un mauvais pressentiment envahit alors Naruto, qui se demandait bien dans quel pétrin il s'était encore fourré avec Sasuke.

Trois heures et cinquante minutes plus tard, le brun daignât enfin se réveiller. Il ressentait une douleur immense près de l'œil et son crâne lui faisait un mal de chien. Il n'eut pas le temps de se masser la nuque que le commandant de bord annonçait l'atterrissage imminent sur l'île de San Calderòn et ordonnait aux gardes présents à l'intérieur de l'avion de boucler les ceintures de sécurité des prisonniers. Après avoir jeté un coup d'œil à ses compagnons de voyages qui présentaient tous des mines d'enterrement, il observa par le hublot l'étendue de terre entourée d'eau sur laquelle il allait avec Naruto, passer les prochaines années. Elle était vraiment étrange : il n'y avait pas vraiment d'aéroport, juste une piste d'atterrissage qui s'étendait sur plusieurs mètres. Aucun autre avion n'était présent plus bas. L'herbe y était vraiment haute et d'ailleurs, elle recouvrait la majeure partie de l'île. Du reste il s'agissait de deux gigantesques établissements présentant chacun une immense cour. « Ça doit être ça, le centre de réinsertion », finit-il par se dire avant de subir les secousses de l'atterrissage. L'appareil s'immobilisa sans trop de difficulté. Tout de suite, des hommes en tenue se saisirent des jeunots et leurs injectèrent une substance blanchâtre par l'intermédiaire de seringues sans que ces derniers puissent comprendre quoi que ce soit et encore moins se débattre. Tous perdirent connaissance dans la minute qui suivit et les curieux militaires n'eurent plus qu'à charger leurs corps inanimés dans un camion qui allait les transporter jusqu'au centre de réhabilitation, du moins ce qu'il en était réellement…

A SUVRE…

Comment avez-vous trouvé le chapitre, LAISSEZ UNE REVIEW OU UN MP …. A très vite !