Le retour des Photophoros

Disclamer : Les personnages et l'univers ne m'appartient pas comme vous pouvez vous en doutez, tout est à la génialissime J. ! Mais l'histoire, l'intrigue, la mise en place et l'écriture est de mon invention ! (hourra !)

Mot de l'auteur : J'avais promis de poster lundi, je sais... tout était prêt, mais..partir en vacances sans PC et donc sans le fichier pour le poster, pas très facile vous en conviendrez ! Merci de me suivre, de poster des reviews etc ! Ca m'encourage vivement ! J'espère que cette suite sera à la hauteur de vos attentes !

Bonne lecture !


Réponses au guest :

Madinou : Voici donc l'auscultation d'Harry ! On n'apprend pas encore exactement ce qu'ils ont, mais il y a des indices... J'espère que tu apprécieras autant que le chapitre 1 !

Milkagirl26 : Je ne me savais pas drôle... mais c'est une bonne chose à savoir ! Comme madinou, tu vas pouvoir découvrir le début des auscultations avec Harry ! Tu as vu dans le mille, ils ont un gros truc... les visites hebdomadaires de Rogue leur permettent d'être en bonne santé ! mais pas sur que ça continu avec les serpentards qui arrivent ! ;)


Chapitre 2 : L'auscultation d'Harry Potter

Harry Potter s'était toujours cru malchanceux, voir maudit, et ce depuis qu'il était petit et grandissait dans la maison des Dursley. Même quand Hagrid était venu le chercher, même quand il s'était émerveillé devant le spectacle ahurissant du chemin de Traverse, même quand il s'était lié d'une amitié merveilleuse avec Ron Weasley puis Hermione Granger, même quand il avait rencontré pour la première fois son si merveilleux parrain Sirius Black, même quand il avait pour la première fois connu le bonheur d'avoir un orgasme dans Ginny Weasley – la femme la plus étroite qui soit – il était resté au plus profond de lui la certitude d'être né sous un signe définitivement mauvais. Si ses multiples face à face avec Lord Voldemort, puis la guerre qui avait décimée la population sorcière, avaient confrontée cette impression, il n'avait jamais – oh non grand jamais ! – cru avec autant de désespoir que son karma était tout simplement pourri jusqu'à sa plus infime composition. Il avait connu de grands malheurs tout au long de son existence, mais il n'avait jamais connu le mélange de honte, de colère sourde, d'abattement quasi total, de désolation complète et de lassitude éternelle qui l'habitait en ce moment même.

Severus Rogue , cet homme qui avait veillé sur lui en l'honneur de la mémoire de sa mère, Lily Evans, – comme son parrain Sirius Black l'eut fait si seulement il n'avait pas été en prison, ni recherché pour meurtre, ou tout simplement dans un état proche de la mort avec les sorts et potions que sa folle cousine Bellatrix avait eu la bonté de lui faire gouter -,donc ce Severus Rogue n'était pas devenu soudainement plus plaisant ni même charmant malgré les deux années qui s'étaient écoulées. Au contraire, il semblait être devenu plus odieux, désobligeant et venimeux qu'auparavant. Il n'avait de cesse d'avoir plus de sarcasmes et plus de coups bas et méchants à chaque nouvelle apparition devant le 12, square Grimmauld.

Lorsque les auscultations étaient devenues nécessaires et que Severus Rogue avait été promu au poste, Harry Potter s'était imaginé que cela ne serait qu'une obligation lointaine et farfelue, une histoire de paperasse, un impératif administratif qui serait vite réglé. A son grand désarroi, il apprit rapidement combien les visites du potionniste n'étaient clairement pas de la courtoisie mais bien d'une importance vitale – et le directeur des serpentards n'avait de cesse de lui rappeler. Malheureusement, cet homme morne et antipathique était la clé de la survie du trio, pour des raisons multiples que personne n'évoquaient jamais.

Si, d'habitude, Severus venait accompagné, personne n'était cependant autorisé à assister à l'auscultation jusqu'ici : c'était une question d'affaire de Ministère Magique comme le disait si aimablement Rogue aux invités. La première entorse, la première disgression que Severus opérait sur la sentence d'Albus – celle que personne ne devait jamais être présent à ces tortures, ce qui limitait donc l'humiliation – devait bien évidemment avoir lieu lorsque Draco Malfoy – alias le pire connard que quiconque n'ait jamais mit au monde – et ses merveilleux amis étaient là.

C'était tout simplement génial.

Harry Potter se trouvait donc pratiquement nu – il ne portait qu'un maigre caleçon – devant son ennemi d'enfance, muet sous les ordres et les désobligeances de Severus Rogue. Si cela n'avait été que ça ..!

Ils étaient dans le petit salon bleu – tout du moins, Sirius Black leur avait dit que cette salle s'appelait ainsi. Cette pièce de près de vingt cinq mètres carré était uniquement dédiée aux auscultations. Les larges fenêtres, au nombre de deux, sur le mur ouest, permettait à la lumière de pénétrer l'épaisseur de la pierre, sans qu'il n'y en ait eu assez pour qu'on vous détaille le corps point par point lorsque vous étiez aussi peu habillé que Harry l'était. Deux canapés en cuirs de dragon étaient disposés en forme de L autour d'un large tapis en fourrure de licorne, dos à la grande double porte vitrée par laquelle on accédait au salon. Un grand lustre en cristal trainait au plafond, les bougies éteintes. Sur le mur nord, une bibliothèque imposante se dressait, remplie d'ouvrages anciens que seul Hermione ouvrait encore de temps à autre lors de ses moments perdus. Les murs, qui avaient autrefois, été recouverts d'une affreuse photographie animée des aïeuls Black, étaient aujourd'hui d'un blanc cassé tout à fait neutre – celui des hôpitaux d'ailleurs.

Draco Malfoy, Théodore Nott et Blaise Zabini se trouvaient sur le premier canapé, face à lui, avec l'air tendus des fauves coincés dans un boite-cage, s'essayant toutefois d'avoir l'air indifférent et princiers qu'ils affichaient toujours. Draco parvenait même à laisser un maigre sourire fleurir sur ses lèvres lorsque son parrain lançait une nouvelle flopée de sarcasmes envers Harry. Cet air goguenard plongeait celui-qui-a-survécu dans une sorte de torpeur où il imaginait milles-et une manière de le torturer pour se venger.

« Potter, veuillez prendre la potion furiosa », demanda le professeur

Sur la table en bois de chêne de trois mètres de longs, de l'autre côté de la pièce, face à lui, une centaine de potions différentes s'alignaient. Toutes de couleurs différentes et dans une déclinaison de conditionnements allant de la potion liquide à la pâte, en passant par la gélule, il aurait impossible pour quiconque de savoir de laquelle il s'agissait. De couleur rouge, aux reflets argentés, elle était conservée dans une petite carafe (en forme de goutte et faite de verre) fermée par un bouchon scellé à la cire verte. Cette potion était son pire cauchemar, de loin.

Si seulement il avait pu transplané ! Il aurait pu être dans les iles Caïman en train de faire la cours à un jeune métisse devant un bon verre de rhum ou peut-être qu'il serait déjà entrain de le dépraver dans un lit en…

« CESSEZ DE REVASSER POTTER !, l'invectiva Rogue en hurlant, VOUS ALLEZ ME LA CHERCHER PLUS VITE QUE CA !, continua-t-il sur le même ton avant de se radoucir dans un ton plus acide,Vous n'êtes tout de même pas une limace à corne, rassurez moi ? »

Harry se mit en mouvement, lentement. Mais, même ainsi il eut tôt fait d'y être, en trois pas tout juste. Au milieu de la multitude d'onguents, sa main plongea à la recherche de la dite potion et l'accrocha fermement – il l'avait fait tombé une fois, il n'était pas près de retenter l'expérience de sitôt. Il ouvit le flacon et s'offrit une bonne rasade avant de refermer le bouchon –qui se scella de nouveau tout seul magiquement – et de reposer la ridicule bouteille sur la table.

Il sentit aussitôt le fourmillement habituel tout le long de son corps, son estomac descendre au niveau de ses talons, et l'impression flottante d'avoir le monde qui tournait tout autour de lui.

« Draco, approche toi. », claqua la voix du potionniste

L'auscultation ne commençait réellement que maintenant, Harry le savait. Le relevé de poids, sa taille, et les premiers sorts qui avaient été jetés étaient une formalité. Ils ne révélaient jamais rien d'intéressant – c'était à peine si on pouvait discerner une variation dans son système. Ce qui avait été déjà désagréable – le regard moqueur de Draco, les ordres de Rogue – avait été les prémices de ce qui s'annonçait : l'horreur pure.

La première fois qu'il avait du prendre cette potion, Harry s'était débattu, avait mis autant de mauvaises volonté qu'il était possible, jusqu'à ce qu'on lui administre de force la potion, cette potion qui avait été créé tout spécialement pour lui. Ron avait la sienne : la morbus (d'un vert émeraude, presque serpentin) et Hermione l'animi (d'un bleu nuit extraordinaire).

Sur le moment, il n'avait pas compris ce qui se passait maintenant il savait et il craignait ce qui allait se passer. Il ne réagissait généralement pas très bien quand il s'agissait de Severus cela risquait d'être pire avec Malfoy. Il n'avait jamais voulu expliquer les tests et examens à l'un d'entre eux – pourtant Hermione aurait été tout à fait à même de les faire et cela leur aurait évité ces auscultations.

« Ne faites pas l'enfant, continua le professeur sans même diriger sa tête vers le serpentard, LEVEZ VOUS !

« Cette potion ne fait effet que quelques petits instants très précieux et il ne faut absolument pas les gâcher, expliqua-t-il une fois que Draco l'eut rejoint –Je vais vous expliquer ce que vous allez devoir faire, ce sera la seule et unique fois et il est d'une importance vitale que vous vous souveniez de cela», enjoignit-il d'un ton sec, « Approchez-vous de Monsieur Potter, il ne vous mangera pas. Actuellement, il est à deux doigts de tomber à la renverse, cette potion est très puissante et sert à déceler certains…dérèglements, si l'on peut dire. Il est à peine conscient de ce qui se passe autour de lui. Touchez ses abdominaux transversaux… faites attention, il pourrait avoir une réaction assez…brutale. »

Draco eut un hoquet, prit une grande inspiration puis se lança : il se plaça face à lui et apposa ses mains sur l'endroit indiqué. Il ne savait pas vraiment ce qu'il faisait, ni même à quoi cela servait. Severus n'avait pas dit grand-chose quand il était venu le récupérer au manoir Malfoy. Il n'y avait eu que son expression faciale des plus austères pour lui faire comprendre qu'il s'agissait d'une urgence, une question de pari très important dont les enjeux le dépassaient et que les questions étaient interdites. Jusqu'ici, Draco avait toujours fait une confiance aveugle à son parrain et mentor. Quand il lui avait dit de rejoindre les rangs de Voldemort pour sa sécurité, il avait obtempéré. Quand il l'avait emmené contre son gré à l'Ordre du Phenix – le soir où du haut de la tour d'astronomie il était censé avoir tué Albus Dumbledore – il l'avait suivi. En touchant la peau douce et chaude par rapport à ses doigts graciles, il n'était plus sur du tout de la confiance qu'il portait à celui qui l'avait pratiqué élevé.

A l'instant où il approcha ses mains, où leur peaux rentrèrent en contact, il fut surpris de la différence de couleur entre son blanc laiteux et la couleur caramel d'Harry : Severus leur avait dit peu avant le transplanage que le trio de griffondors ne pouvaient pas sortir du périmètre de Londres par sécurité – et que cela allait les concerner dorénavant- lui avait passé ses vacances d'été en Provence, dans le sud de la France, et pourtant il était le plus blafard, c'était à ne rien y comprendre.

Appuyant sans ménagement, immédiatement, il sentit des espèces de petites boules sous la peau, comme des ganglions. Ils avaient une consistance très bizarre, et une forme…une forme grouillante. Sous ses palpations, ils mutèrent, s'éparpillèrent. Aussitôt, Draco éloigna ses mains, pour focaliser son attention sur Potter. Il lui avait semblé que ce cours instant, un pression magique importante était apparue et s'était essayé à l'étouffer, d'avaler son air, de le tuer. Cela avait duré trois secondes tout au plus, et il avait failli y resté. Ce n'était pas très encourageant, ni même très agréable. Ca ne donnait pas du tout envie de continuer. S'il n'avait pas retiré rapidement sa main, jamais quiconque n'aurait pu réagit suffisamment vite pour le sauver.

Il se retourna vers son parrain : en vain, ce dernier affichait un air de désintérêt total. Il devait trouver par lui-même, tout simplement trop cool.

Il rappuya ses doigts, doucement, comme s'il survolait la peau, l'éraflant ci et là. Les amas étaient de formes ovoïdes, mais semblaient clairement vivantes et belliqueuses. Harry était agité ou plutôt ses membres l'étaient, ses mains cherchant à atteindre Draco pour l'étrangler, poussé par la pressé magique. Sitôt que ses doigts n'étaient plus en contact, tout disparaissait.

« Maintenant, place tes mains au niveau de ses tempes, et regarde au niveau de ses clavicules. », annonça calmement Rogue

Aux endroits énoncés, il retrouva les mêmes amas, aux attentions si mortifiantes.

« Tu comprends, n'est-ce pas ? », le questionna son mentor les yeux dans les yeux

Oui, il comprenait qu'ils étaient dans une bonne merde.

Ces symptômes il les avait lu dans un vieux grimoire que son père, Lucius Malfoy, gardait précieusement dans son cabinet de travail –comme il s'amusait à l'appeler. Cet endroit qui puait la mort servait en réalité de salle de torture et ce livre n'était rien d'autre qu'un manuel de torture. La pratique qui causait ces manifestations, n'était plus utilisée depuis des siècles ; elle servait d'illustration de possibles punitions pour les enfants sangs-purs comme lui. Elle n'était pas vraiment souhaitable et sa simple mention suffisait à les rendre aussi docile qu'un elfe de maison. Étrangement, quelque chose lui disait que le merdier dans lequel il était fourré avait un rapport avec ça - et que ça ne présageait rien de bon pour leur survie.


Des réactions ? ;)

Je posterais...mercredi surement ! A la semaine prochaine !