Un monceau de ronces, de plantes grimpantes et d'orties.
Des cloportes, mille-pattes et autres larves gluantes grouillent et se partagent l'interstice entre les lettres.
La pierre, tombale, est sale, branlante, mal-fixée et prête à disparaitre sous la vermine pullulante.
Si cela devait se produire cela sonnerait définitivement le glas et marquerait l'anéantissement totale de ce qui fut un jour éminemment respecter et craint dans le monde souterrain.
Et personne pour l'entendre ni même s'en émouvoir.
Pauvre bon sens.
Mais quelle place lui accorder quand il veut tout gâcher ? Se fait un devoir de tout stopper.
Alors lui, le rationnel Arthur, l'a enterré là, entre ses instants d'inconscience, la fièvre, les soins et la convalescence. Sous les yeux aimants et les doigts aguerris d'un anglais débrayés.
L'instinct a une nouvelle fois gagné.
Ce nouveau saut, vers l'inconnu, n'est pas pour lui déplaire. C'est même assez agréable.
