Titre : Alliés
Auteur : Syhdaal
Genre : Shonen ai
Base : Weiss Kreuz
Couples : Brad x Schu… Et Yohji (si vous êtes sages)… Nyark nyark nyark… Be scared… Very scared !
Disclaimer : Non, aucun de ces perso ne m'appartient (quel dommage…), enfin tout le monde le sait hein ! Je m'en sers juste de façon éhontée pour satisfaire mes délires de malade mentale.
CECI EST LA SUITE DIRECTE DE MEILLEURS ENNEMIS !
Donc, si vous prenez le truc en route, je suppose que ça va être assez dur à comprendre, alors lisez-la avant ça vous facilitera la tâche je pense (oui je sais Meilleurs Ennemis, c'est long et c'est chiant mais j'assume).
AHAHHAHAHA ! JE DANSE LA GIGUE DE LA FOLIE DU BONHEUR ! I HAVE IT I HAVE ZE BAC (oui vous vous en foutez mais c'est pas grave j'avais envie mdr) ! Donc maintenant, je vais pouvoir me consacrer à mes fics... Mouhahahaha!
Oh oh, l'été va être yaoisant, je sais pas pourquoi…
Alliés
Chapitre 2
La vie ne changea pas beaucoup pour les Weiss depuis qu'Aya et Ken avaient eu leur discussion. Omi et l'ancien footballeur continuaient leurs sessions nocturnes de jeux vidéo dans le sous-sol ou de parties de cartes sur le toit de la maison quand le temps était clément. Yohji, quant à lui, s'en voulait. Ca faisait tellement longtemps qu'il essayait de pousser Ken à faire quelque chose. Et il sentait que le caractère éprouvant d'Aya s'était de nouveau renfermé depuis cet évènement. L'ancien détective privé avait comme l'impression que le rouquin souffrait terriblement mais qu'il n'en soufflait mot. Ca faisait exactement une semaine. Une semaine qu'Aya l'avait rejeté. Le week-end se déroulait comme d'habitude, la tristesse en plus.
Ce qu'il s'était passé avec entre lui et Ken, Yohji le savait. Ken le leur avait raconté, à lui et Omi. Il avait besoin de se soulager. Or Aya ne disait rien. Il parlait moins. Yohji avait l'impression que, quelque part, tous les efforts qu'ils avaient faits pour l'amener à s'ouvrir un peu à eux venaient de tomber en fumée. Pfuit, juste comme ça… Au temps pour tous leurs efforts !
En plus, aujourd'hui, il y avait de l'orage dans l'air…
Aya grognait tout ce qu'il pouvait contre les bureaucrates de Kritiker lorsqu'il apprit que leur mission à l'étranger était annulée pour cause de démantèlement du réseau d'on ne savait trop quoi. Bref, il s'en moquait, mais ce qui l'énervait le plus c'était de savoir que la mission avait été annulée alors qu'ils avaient endurés pendant plus d'une semaine les tortures des effets secondaires d'un foutu vaccin. Y avait de quoi avoir des envies de mordre.
– Bande de crétins de gratte-papiers à la mors moi le nœud ! Je t'en foutrais moi des annulations de mission ! Aboya Aya en rentrant dans le salon, une cassette vidéo à la main, suivi de Manx, toujours resplendissante dans son tailleur rouge sang.
– Aya ?
– Quoi ?
– Ca va ?
– Parfaitement, on a des vacances. Mais avant ça on laisse tomber la mission au fin fond de la Chine ou de j'sais pas où !
– Ah bon ? S'étonna Omi. Mais je n'ai eu aucune info !
Aya désigna Manx du pouce et se laissa tomber sur le canapé, près de Ken. Instinctivement, le jeune homme se raidit. Depuis ce jour, il y avait toujours une certaine tristesse qui flottait dans l'air lorsqu'ils étaient tous les deux. Pas de la tension, ni de la colère. De la tristesse, simplement.
Omi se saisit de la cassette vidéo que Manx venait de lui tendre et l'inséra dans le magnétoscope. Ken regarda la vidéo d'un œil morne.
Blablabla, un entrepôt à débarrasser de ces truands… Car évidemment tout entrepôt près de la zone industrielle a ses truands attitrés. Rien de très palpitant décidément. Détruire le produit dangereux qui y était entreposé. Voilà, et reblablabla, et fini.
Yohji soupira. Depuis qu'Aya et Ken s'évitaient, l'ambiance avait tout de même changé. Le plus bruyants des quatre se taisait et il partait souvent pour des balades à n'en plus finir. Aya avait lui aussi tendance à disparaître sans prévenir… Plus souvent qu'avant surtout.
Il espérait vraiment que ça irait. Il s'inquiétait particulièrement pour Ken. Il connaissait ses sentiments pour Aya. Le brun avait mis des mois pour s'avouer qu'il aimait Aya et quelques mois de plus pour tenter de timides approches, poussé par Yohji et Omi.
Les jours passaient et les deux têtes blondes du groupe ne pouvaient que s'apitoyer sur le tournant que prenait la situation. Une fois de plus, Aya et Ken avaient disparu dans la nature, sans dire où ils allaient, ni quand ils reviendraient.
Aya serait probablement de retour au crépuscule. Ken ne rentrerait qu'en pleine nuit, comme d'habitude.
– Yohji… Tu crois que ça ira ?
Yohji, qui était gracieusement affalé sur le canapé en ce dimanche pluvieux, haussa les épaules d'un air désespéré.
– Je ne sais pas, j'aimerai bien que ça aille. Mais c'est pas à nous de nous en occuper. Ils sont grands.
– Oui mais…
– Omi, on ne peut rien y faire si ce n'est essayer d'alléger l'atmosphère.
– Pour Aya je sais pas, mais Ken il en souffre. On ne peut vraiment rien faire Yohji-kun ?
Yohji soupira.
Que répondre à ça ?
Ils ne pouvaient pas faire ce qu'il y avait à faire à la place des deux autres. Tout ce qu'ils pouvaient faire c'était essayer de faire réfléchir Aya. Lui, il le savait. Il savait que le rouquin éprouvait un peu plus que de l'amitié pour Ken. Il sentait ce genre de chose. Et jusque là, il ne s'était encore jamais trompé. Ca crevait les yeux qu'ils se tournaient autour depuis un moment déjà.
– Tu connais Aya.
Omi se renfrogna.
– Moui…
C'est alors qu'une musique quelque peu débile s'éleva de la poche de Yohji.
– C'est quoi cette sonnerie Yohtan ?
– Roh, t'as aucun goût, rétorqua le détective en décrochant son téléphone.
– Yohji, super canon, j'écoute.
De son fauteuil, Omi leva les yeux au ciel et décida de s'attaquer à sa boîte de bonbons acidulés pendant que Yohji continuait son petit numéro.
– Oh ? Hm, oui c'est intéressant effectivement… Oui, je vais faire ça… Ce soir ? Pourquoi pas, je suis libre justement… Très bien, à vingt et une heure chez toi. A ce soir princesse.
Yohji raccrocha sous le regard passablement désintéressé d'Omi.
– Tu t'en vas ce soir ?
– Oui, j'ai un rencard.
– Bon, je me ferai une petite partie, j'ai une course de chocobo à faire…
Yohji haussa un sourcil.
– Dire que t'étais même pas né quand le premier jeu est sorti[S1] …
– C'est pas ma faute si tu te fais vieux Yohji-kun. Et si, pour ta gouverne, j'étais né[S2] !
Yohji repoussa une mèche de ses cheveux et se fendit d'un petit sourire.
– Tu faisais encore pipi au lit je suis sûr… Hep là !
– TU VAS MOURIR !
Quelques instants plus tard, Omi était fièrement assis sur le dos d'un Yohji dont la mollusquesse évoquait une grosse méduse, et le cadet fredonna quelque chose du genre de :
– Chibi, un ! Vieux Chnoque, zéro[S3] !
######
Ken avait longtemps roulé en moto sans trop savoir où il allait. Il aimait la sensation de vitesse, d'être enfermé seul dans sa bulle. Ce n'était que le soir venu qu'il avait décidé de faire une halte dans un square quelconque. Il ôta son casque et s'avança dans le square assombri au hasard. Il se laissa tomber sur un banc et s'y affala sans aucune grâce mais avec un immense soulagement, songeant qu'il ne devrait pas tarder à remettre de l'essence dans sa petite merveille pour éviter de rentrer à babouches. Il ferma les yeux, écoutant le bruissement des feuilles qui crépitaient au-dessus de sa tête.
Un frottement venant de sa gauche lui fit lever le nez, un sentiment d'angoisse éclatant instantanément dans sa poitrine. Il avait été inattentif, c'était une grave erreur. Tournant la tête à gauche, il ne vit rien. C'est en regardant de l'autre côté qu'il faillit faire une attaque cardiaque.
Un œil jaune brillant le fixait, non sans amusement. Il fallut un moment à Ken pour donner voix à sa stupeur. Un cri de rage résonna sous le couvert des feuilles d'arbres.
– TOA !
– Oui, moi.
Ken se leva, le hurlement au bord des lèvres et fit quelques pas rageurs avant de se retourner vers l'importun.
– Salut Farfarello.
– Yo.
Ken passa une main nerveuse dans ses cheveux.
– Je peux savoir ce que tu fais là ?
Le jeune homme aux cheveux argentés haussa les épaules.
– Je me promène.
– Pourquoi est-ce que tu te promènes toujours là où je traîne ?
– Le hasard.
– Tu te moques de moi ?! S'énerva le brun.
– Oui.
Ken lui tourna le dos un moment et balança un fort coup de pied dans un arbre à proximité.
– Aieuh !
Plus ou moins calmé et avec un pied à présent douloureux, il regarda de nouveau Farfarello. Son ennemi supposé. Pourquoi donc n'avait-il pas peur de lui tourner le dos ? Pourquoi avait-il confiance en lui ? Ca l'agaçait au plus haut point.
– Tu sais quoi ? Lança-t-il à l'Irlandais.
Farfarello se contenta de hausser les épaules.
– Tu m'énerves !
Et là, Farfarello fit quelque chose qui aurait enragé Ken plus qu'autre chose en temps normal mais qui pour l'heure le fit simplement tomber des nues. Il éclata de rire.
– Ben quoi ? Demanda le brun.
Farfarello cessa brusquement de rire, gardant tout de même une ombre de sourire aux lèvres.
– Schuldig avait à faire dans le coin.
– Et ?
– Et rien. Il m'a amené car je lui ai demandé.
– Pourquoi tu me dis ça ? C'est quoi le délire ce coup-ci, Crawford a eu une vision et il a décidé que tu viendrais me gonfler, c'est ça ?
– Oui.
– Et ça te dérange pas ?
– Non.
– Bon, Farfarello, je suis énervé, j'en ai plein le dos, je suis crevé, alors dis moi ce que tu veux !
– Te voir.
Cette réponse calme et inattendue déstabilisa Ken. Il ne s'y attendait vraiment pas.
– Quoi ?
– Je suis venu te voir.
Abasourdi, Ken retourna s'asseoir sur son banc. Farfarello n'avait pas bougé depuis qu'il était arrivé et il s'approcha de lui.
– Tu es triste.
Ce n'était pas une question. Ken haussa les épaules avec un petit sourire.
– C'est la vie. Je suppose que la pièce de Kase avait raison.
Farfarello fronça les sourcils.
– Laisse tomber, murmura Ken.
– Je dois partir, dit soudainement Farfarello. Mais tu m'expliqueras pourquoi tu es triste la prochaine fois.
– La prochaine fois ?
Farfarello eut un sourire énigmatique.
– Oui.
Ken décida de laisser tomber le sujet pour le moment.
– Si tu es là, tout le monde va bien ?
– Oui pour trois.
– Okay…
– Tu devrais partir. Le soir, on fait beaucoup de mauvaises rencontres[S4] .
– Je vais rentrer, soupira Ken.
Farfarello n'avait pas tort, et il se faisait tard. Et s'il ne rentrait pas bientôt Omi et Yohji l'étrangleraient. Il se leva du banc et saisit son casque de moto. Il ne savait pas trop quoi dire. Maintenant, Farfarello l'intriguait au plus haut point, alors qu'avant cet homme étrange le terrifiait jusque dans ses cauchemars. Il se retourna finalement vers lui pour le saluer.
– Bon ben à plus alors.
Farfarello hocha la tête en signe de salut, regardant le brun s'éloigner. Il savait que Ken était troublé. C'était la raison de sa venue. Il avait expressément demandé à Crawford de lui dire où il pouvait rencontrer le jeune homme. Bien que désapprouvant légèrement les actions de Farfie, Crawford avait tout de même cédé à sa demande. Rien de fâcheux n'en découlerait et il avait déjà un projet à mettre en action en ce qui concernait leur avenir, alors les lubies du psychopathe de service ne lui causaient guère de problèmes.
######
Lorsque Ken rentra le soir même, il enchaîna directement sur la mission numéro trois mille quarante douze de l'entrepôt à nettoyer de ses parasites… Ca le fatiguait. Il était malheureux. Aya ne lui parlait pas et il se sentait tellement mal. Il aurait dû écouter cette foutue pièce. P't-être que c'était un message de Kase après tout…
Ah Kase…
Rien que son nom réveillait en lui des envies de rire aux éclats. Et de hurler. De hurler de douleur, de hurler à la trahison. De hurler jusqu'à se briser.
Il avait eu tellement mal… Le perdre deux fois.
L'horreur absolue. Son ami, son seul ami. Il avait été toute sa vie. Il l'aimait tellement.
– Siberian ! Cingla Yohji près de lui.
Le brun tourna des yeux vides vers le playboy.
– Quoi ?
Yohji fut surpris. Il avait l'air d'avoir tellement mal… Sa douleur le rongeait. Yohji se promit de lui parler dès qu'ils seraient rentrés chez eux, bien à l'abri. Une fois leur mission terminée, ils eurent la surprise de voir quelque chose bouger au fond de l'entrepôt. Aya fonça droit dessus, katana en avant mais s'arrêta bien vite quand il vit… Quelque chose de sûrement très étonnant !
Les bras lui en tombèrent. Il fut bien vite rejoint par ses coéquipiers qui venaient jeter un coup d'œil curieux à ce qui avait pu stopper le Aya Fujimiya dans son élan meurtrier.
Un enfant.
Une, pour être exact.
Et ils furent tout aussi étonnés que lui de voir un bambin entre trois et cinq ans environ, aux longs cheveux bruns attachés par une barrette, de grands yeux de la même couleur, et une salopette rose pâle souillée aux genoux.
– Une petite fille ?
– Faut croire…
– J'suis scié… Murmura Yohji. Qu'est-ce qu'elle fiche ici ?
Aya haussa les épaules. Lui non plus n'en avait pas la moindre idée.
– On fait quoi ? Interrogea Omi, peu sûr de la suite qu'il fallait donner aux opérations.
– On la laisse pas là, c'est évident ! S'exclama Ken.
Il prit la petite dans ses bras et lui fit un sourire.
– C'est quoi ton nom ma puce ?
La petite fille sembla un instant perdue et Ken craignit qu'elle ne se mette à pleurer.
– Keï, répondit-elle enfin d'une petite voix.
– Okay, Keï-chan, on va te ramener à la maison, d'accord ? T'as quel âge ?
– Quatre…
– Quatre ans ? Woah, t'es grande !
– On va revérifier si y a personne d'autre dans l'entrepôt et on rentre, ordonna Aya en se dirigeant sur sa droite.
Une fois ceci fait, les Weiss purent constater qu'il n'y avait personne d'autre dans cet endroit noir et froid que les cadavres qu'ils venaient d'occire et la petite fille qu'ils venaient de trouver. Etrange. Ils n'avaient rien remarqué en investissant l'entrepôt alors pourquoi ne se rendaient-ils compte de sa présence qu'à la fin de la mission. Aya et Yohji pensaient la même chose. C'était louche. Le timing était trop bon pour n'être dû qu'au hasard. Yohji haussa finalement les épaules en déclarant qu'ils aviseraient plus tard, car il commençait à se faire tard et la fatigue gagnait du terrain.
Ken avait décidé de s'occuper de la petite, vu que c'était lui qui se débrouillait le mieux avec les enfants en général. De plus, ça l'empêchait de penser à Aya constamment et de se remémorer les paroles troublantes de Farfarello. Le jeune homme borgne l'intriguait au plus haut point.
Passant outre, il décida de se consacrer à la petite fille qu'il avait dans les bras. Elle semblait d'un calme prodigieux.
A leur retour au Koneko, Yohji se chargea de contacter Manx pour lui demander ce qu'ils devaient faire de l'enfant tandis que Ken et Omi furent chargés de lui donner à manger et de lui faire prendre un bain.
La faire manger s'avéra plus difficile que prévu surtout vu l'heure tardive et Aya en profita pour squatter de façon éhontée la salle de bain avant tout le monde. Omi se débattait avec la petite depuis un bon quart d'heure mais c'est finalement Yohji qui le sauva de la corvée. La petite semblait l'adorer et accepta de manger ce qu'il lui tendait sans chipoter. A demi vexé, Omi marmonna quelque chose du genre de « sale gosse ». Ken pouffa de rire et envoya Omi se doucher dès qu'il entendit qu'Aya avait libéré les lieux. Le rouquin arriva dans la cuisine pour voir Yohji qui donnait la becquée à un enfant de quatre ans assis sur ses genoux.
Les miracles arrivent.
Yohji, futur papa.
Aya eut une sale image mentale.
« Voyons le bon côté des choses, il s'est pas encore reproduit ! Par pitié, que quelque chose nous préserve de ce cauchemar. Une météorite, un chien enragé, les oreillons, n'importe quoi…» Pensa le leader des Weiss.
Ken quant à lui avait fini de préparer à manger pour la petite et avait décidé de se faire un petit encas, histoire de se caler l'estomac après l'effort fourni pendant la mission. Aya se décida à faire de même et frôla malencontreusement la main du brun au passage. Ils se fixèrent un moment, puis Ken détourna les yeux, autant pour cacher son embarras que la rougeur de ses joues.
– Désolé.
– C'est rien.
Yohji, lui n'en finissait pas de s'occuper de la petite fille. Keï semblait l'avoir hypnotisé littéralement. C'est vrai qu'elle avait l'air adorable mais il allait falloir lui donner un bain de toute urgence.
Ses longs cheveux bruns étaient souillés, ses vêtements également.
Une fois sortit de sa douche, Omi fouilla dans ses affaires et en sortit le plus petit tee-shirt qu'il put trouver. C'était encore trois fois trop grand mais avec un petit système d'attaches, ça tiendrait pour l'enfant. Il appela Ken pour qu'il amène la petite. Et c'est à ce moment là que les problèmes commencèrent avec quelques pleurs. Ca allait être folklo…
Omi et Ken étaient donc chargés de lui donner un bain. Du coup, c'était l'effervescence dans la salle d'eau ! Déshabiller l'enfant qui ne cessait de gigoter avait été assez éprouvant, c'est alors qu'ils firent une découverte étonnante :
– C'est…
– Un garçon ?
– Qu'est-ce que c'est que ce délire encore ? Murmura Ken.
– Mouais… Bon, je veux même pas savoir pourquoi il était habillé en rose bonbon, tant pis. Au bain, et après au lit ! Trancha Omi, à bout de patience.
Les deux cadets de Weiss réussirent finalement à laver l'enfant et le vêtirent comme ils le purent… C'est-à-dire, avec les moyens du bord. Yohji et Aya furent appelés en renfort pour constater la même chose qu'eux.
– Notre petite fille est donc un petit garçon… Ah ben c'est pas banal, dites-moi, lâcha Yohji.
Le grand blond se proposa néanmoins de raccourcir un peu les cheveux de l'enfant. Ils étaient tellement longs qu'on ne voyait presque pas son visage. Et apparemment, les mèches le gênaient pour voir autour de lui.
– Bizarre... Bon, allez, tonton Yohtan va te raccourcir un peu les cheveux, qu'on voit ton visage ? D'accord, Keï ? Expliqua Yohji au petit.
L'enfant acquiesça. Pas de cris, un calme étonnant.
Limite surnaturel.
Etait-il drogué ou tout simplement épuisé ?
Aya et Yohji n'arrivaient pas à le savoir.
Finalement, après l'atelier coiffure et le bain, il fut décidé que l'enfant serait mis dans la chambre d'Omi qui avait plus de facilités pour coucher quelqu'un sans trop de danger. Les Weiss avaient laissé la porte entrouverte, au cas où Keï appellerait, savait-on jamais…
La nuit se finit dans le calme, après que Yohji et Ken se soient battus pour obtenir la salle de bain. Manx avait rappelé le matin même pour leur dire qu'on ne signalait pas d'enfants perdus ou kidnappés correspondants à sa description en tant que garçon ou même en tant que fillette. On ne déguisait pas un petit garçon en petite fille sans raison : quelqu'un voulait dissimuler la véritable identité de l'enfant pour ne pas être inquiété. La question était de savoir pour quelle raison on pouvait être amené à effacer l'identité d'un gosse. Un rapt, peut-être ? Mystère.
D'où venait-il donc ?
Notes : Alors, oui je sais, le gosse d'où il vient, qu'est-ce qu'il fait, où va-t-il… Ben en fait, moi j'ai bien une idée mais je ne suis pas sûre qu'elle vous plaise nyark ! En tous cas, merci pour votre lecture et en théorie, la suite arrive bientôt !
Commentaires :
[S1] Moi j'étais (tout juste) née ! On s'fait vieux, hein ?
[S2] Ca dépend en quelle année en se place quoi mdr.
[S3] Private Joke ! Vi-eu-Shu-no-ku-San mdrrrrrrrrrrrrrrr!
[S4] Là, c'est l'hôpital qui se fout de la charité !
