Titre : Alliés
Auteur : Syhdaal
Genre : Shonen ai
Base : Weiss Kreuz
Couples : Brad x Schu… Et Yohji (si vous êtes sages)… Et plein d'autres choses mais j'avoue qu'il va me falloir du temps pour mettre ça en place...
Disclaimer : Non, aucun de ces persos ne m'appartient (quel dommage…), enfin tout le monde le sait hein ! Je m'en sers juste de façon éhontée pour satisfaire mes délires de malade mentale.
Ah, chapitre sept, nombre magique par excellence… Ouais, bon, c'est pas ça qui va relever le niveau et ça va même partir carrément dans un délire pseudo-paranormalo-débile.
La routine quoi !
Sous la pression, j'ai fait un mini lemon dans ce chapitre. Un lemounet !
Merci à tous pour votre lecture et votre soutien !
/ Blablabla. / : Conversations télépathiques
Alliés
Chapitre 7
– Les choses ne seront plus jamais comme avant. Et ça n'aurait jamais dû vous arriver.
Schuldig les scrutait attentivement, bras croisés sur la poitrine d'une façon presque gênée. Crawford se contenta de garder le silence et d'attendre les réactions des Weiss. Trois… Deux… Un… Toujours rien. La nouvelle leur aurait-elle fait définitivement perdre l'esprit ? Pas qu'ils disposaient encore d'une quantité élevée de santé mentale équilibrée dans leur sac mais Crawford ne les aurait pas cru mentalement endommagés à ce point là.
– C'est impossible. Tout simplement impossible, déclara brusquement Aya avec une véhémence qu'il ne se connaissait pas. Nous ne sommes pas comme vous, c'est… C'est physique.
Ah ! Un Weiss avait finalement retrouvé son aptitude à faire fonctionner sa langue. Tout n'était donc pas perdu.
– Psychique serait le mot exact, Aya, corrigea Schuldig qui s'appuya contre un meuble d'un air abattu.
Une telle attitude était rare de la part du télépathe. Rectification, de la part des Schwarz. Brad et Schuldig semblaient particulièrement préoccupés. Farfarello s'en moquait probablement et Nagi n'y pouvait certainement rien, mais leurs anciens ennemis leur parurent soudain bien affectés… Du moins autant que les Schwarz pouvaient paraître affectés à propos de quelque chose concernant Weiss.
– Mais ce n'est pas possible, martela de nouveau Aya, incrédule.
– Comment tu expliques ce qui vient de se passer avec Omi ? Interrogea alors Crawford.
– Je… Je sais pas, la fatigue, la maladie, il mange à peine il doit délirer !
– Pas à ce point, où alors il est atteint d'une forme de démence assez grave.
– Et il a vu quoi ?
– Je ne sais pas. Sans doute quelque chose de particulièrement terrifiant vu sa réaction.
– Ca va nous arriver aussi ? Demanda brusquement Yohji.
– Il semblerait. Je n'ai rien vu pour vous, mais je sais que tôt ou tard vous ne serez plus de simples assassins.
– Pourquoi est-on malades ? Demanda Ken à voix basse. C'est ça aussi ?
– Juste Omi et toi ? Je l'ignore. On nous a fait des prélèvements… Divers pendant notre séquestration, expliqua Crawford.
Nagi jeta un regard affolé à son leader qui ne le vit pas et toucha machinalement le poignet de Farfarello pour chercher du réconfort. Un bras pâle et recouvert de pansements se posa sur son épaule et lui permit de se serrer contre son flanc. Schuldig lui dédia un sourire rassurant.
/ Tu n'es pas obligé de rester Nagi. /
/ Et s'il dit des choses aux Weiss ? /
/ Il fera attention. /
– Je ne sais pas si Schuldig vous en a parlé, mais il fut une époque où l'armée de scientifiques qui travaillaient pour Rosenkreuz avait pour projet de créer des psychiques de toutes pièces dont ils pourraient décider à l'avance du pouvoir et du degré de puissance. C'était un projet qui portait sur ce qu'ils appelaient entre eux la Clef du Don. Un titre ronflant pour un projet mégalo qu'ils auraient finalement réussi à mettre sur pied, apparemment.
– Et nous ? Demanda Aya avec l'estomac noué, intimement convaincu qu'il n'allait pas apprécier la réponse outre mesure.
– Il semblerait que votre employeur habituel ne soit pas étranger à ce projet. Il fallait fournir des cobayes forts et en bonne santé physique et mentale.
– Quoi de mieux que des assassins tenus en laisse par une organisation secrète sous la coupe du gouvernement, n'est-ce pas ? Cracha Yohji d'un air passablement écoeuré.
Crawford acquiesça en silence. Quant à savoir comment les Weiss allaient le prendre, il n'allait pas tarder à le découvrir… Le play-boy du groupe se laissa tomber sur une chaise avec fracas, passablement troublé. Kritiker les avait vendus, trahis. Ils avaient juré fidélité à l'organisation qui leur avait sauvé la vie, donné une seconde chance. La seule contrepartie : ils étaient morts pour le monde extérieur. Ils avaient gardé leurs noms, unique trace survivante de leur précédente identité mais… Ils n'étaient plus que de vagues homonymes.
Les entraînements avaient suivis, puis il avait fallut rembourser la dette qui leur permettait de respirer chaque seconde : les missions.
Kritiker les avaient sauvés, cachés, entraînés, leur avait fourni une nouvelle existence et les avait protégés pour finalement les jeter en pâture à une immonde expérience qui leur coûterait sans aucun doute la vie. Yohji éclata brusquement d'un rire nerveux, pareil à un aboiement.
– Ah la bonne blague. Ca devait bien arriver !
Aya semblait pour le moment réussir à contenir son trouble mais il n'en fut pas de même pour Ken dont la respiration s'accéléra brusquement, suffoquant presque.
– J'ai besoin d'air… Laissa-t-il tomber en prenant la direction de la porte.
Aya le regarda quitter la pièce puis reporta son regard améthyste sur le leader des Schwarz. Crawford lui trouva un air d'enfant perdu. On venait de lui arracher ses derniers repères, mais il s'obstinait tout de même à rester debout face à la tempête qui s'abattait sur eux.
– Je… Comment ça va se manifester ?
Un peu surpris qu'il pose la question, Brad remonta ses lunettes sur son nez et passa une main nerveuse dans ses cheveux de jais.
– Je ne sais pas encore. De façon assez brusque, comme ce soir pour Omi.
– On y survivra ?
Schuldig détourna un instant les yeux mais se décida tout de même à venir au secours de son amant qui décidément, ne savait pas grand chose :
– On ne sait pas Aya. C'est une première, un projet secret qui aurait dû le rester. Votre disparition n'aurait alerté personne si elle avait dû survenir.
– Pourquoi nous alors ? Et comment ?
– Vous parce que vous êtes une matière première indispensable mais pas irremplaçable… Pour le comment, on pense à une exposition prolongée à un produit, un rayonnement peut-être… Quelque chose d'inhabituel qui aurait déclenché la « mutation ».
– En fait, vous n'en savez rien. C'est peut-être juste temporaire alors !
Ils pouvaient entendre l'espoir prendre une consistance presque solide dans ses mots.
– Oui, on peut l'espérer, reprit Crawford. Ca peut aussi vous tuer net ou à petit feu…
« Comme Omi, » sembla-t-il dire.
Le cadet des Weiss était dans un état critique, incapable de s'alimenter pour reprendre des forces. Il était sous antalgique en permanence car son corps ne cessait de le faire souffrir.
– J'y crois pas ! S'écria soudainement Aya en perdant son calme. Même pas en rêve ! C'est impossible !
« Denial. »
Le premier stade. Crawford poussa un soupir tout en échangeant un regard avec son amant. Schuldig haussa les épaules.
– Il faudra bien t'y faire.
– Mais on n'est PAS comme vous ! Asséna Aya avec obstination.
– Les choses changent Aya.
Excédé, abattu et en colère, Aya se tut brusquement et tourna les talons pour quitter la cuisine l'air visiblement renfrogné. Yohji suivit son départ du regard, s'attendant presque à entendre une porte claquer. Il n'en fut rien, ce qui l'agaça quelque peu. Il était à présent seul avec les Schwarz et réclama des éclaircissements.
– Est-ce que vous êtes sûrs de vous ?
– Certains, pour vos changements. Ce qu'on ne sait pas, c'est si ça va durer et si vous allez y survivre.
– Donc on a une épée de Damoclès au-dessus de la tête si je comprends bien ?
– C'est ça.
– Crawford, réponds-moi franchement : faut-il vraiment se préparer à perdre quelqu'un ?
– Vu les circonstances, Omi serait sans doute le premier…
L'Américain laissa ses mots en suspens. C'était l'hypothèse la plus vraisemblable au vu de ce qui se passait, mais qui, à l'heure actuelle, pouvait s'enorgueillir de connaître l'avenir ? Personne, pas même lui…
La fin de la soirée s'écoula dans le silence. Yohji enchaînait cigarettes sur cigarettes appuyé à la fenêtre de la cuisine quand Schuldig se matérialisa à ses côtés, le surprenant.
– T'as une clope ?
Yohji lui tendit son paquet et sortit son briquet, embrasant le bout de la cigarette[S1] d'une flamme jaune. Schuldig prit une bouffée et souffla sa fumée vers le ciel d'un air contemplatif. Le temps était frais mais le ciel dégagé. Comme ils vivaient un peu à l'écart de la ville, ils pouvaient voir les étoiles sans être dérangés par les lumières des lampadaires.
– Merci.
Yohji hocha la tête, en silence, les yeux fixés sur son ami.
– Ca va ?
Yohji haussa les épaules.
– Je ne sais pas trop.
– Ca te fait peur ?
– Ouais.
Schuldig eut un sourire, assez triste.
– A nous aussi.
Yohji lui rendit son sourire. Maintenant, il comprenait pourquoi Schuldig avait tant tenu à venir le voir quand il l'avait informé de l'état d'Omi. Ils étaient dans le même bateau et leur vie ne tenait qu'à un fil.
Il se rappelait toutes les réserves que Schuldig avait émises à propos de Manx et Kritiker pendant qu'il se remettait de ses blessures chez eux. Et à présent, tout devenait parfaitement clair, même les craintes qu'Aya avait consenti à partager avec lui sur leur sécurité qu'il sentait compromise.
Maintenant qu'il disposait de toutes les pièces du puzzle, tout était limpide…
Et c'était bien ce qui lui faisait peur.
Une main chaude se posa sur son épaule, lui apportant un réconfort presque immédiat. Il tourna la tête vers Schuldig qui se contenta de passer une main dans ses cheveux ondulés.
– On fera tout ce qu'on peut pour arranger les choses.
/ Mais on n'est pas sûrs de pouvoir faire grand-chose… /
/ Je me doute. /
– Vous n'y êtes pour rien. C'est déjà gentil à vous d'être venus, dit Yohji en inspirant une bouffée d'air froid.
– Nous y sommes sûrement pour beaucoup.
– Ah ?
– On est quasiment sûr que les habilités qui vont se déclencher chez vous sont directement tirées des nôtres… Confia brusquement le télépathe.
– C'est pour ça qu'on vous avait fait des prélèvements divers, conclut Yohji en poussant un soupir à fendre l'âme.
– Ton intelligence m'épatera toujours, s'amusa l'autre en finissant sa cigarette.
– Bof, tu m'as mâché le travail. Cela dit, je ne pensais pas qu'ils avaient poussé l'expérience aussi loin. Après tout, tu n'es presque pas resté en leur possession et nous sommes allés chercher les autres assez vite.
– C'est vrai mais nous étions la finalisation de l'expérience. Enfin, c'est ce qu'on pense. A notre connaissance, vous seriez les premiers êtres humains à avoir été infectés de la sorte. Il y a sûrement eu des sacrifices avant vous : c'est peu probable qu'une telle chose réussisse du premier coup, tu sais ce que c'est.
– Oui. Ils ont dû plus ou moins fusionner les deux projets dont tu nous avais parlé : implanter des pouvoirs aux gens dits normaux et monter une armée. Ca aurait été intéressant d'avoir deux équipes d'assassins surentraînés doués d'habilités psychiques diverses. Plus les autres gérées par Kritiker…
Yohji laissa sa phrase en suspens. Il avait du mal à digérer la trahison de Kritiker et se prit à penser que Manx et Birman, leurs complices de toujours au sein de Weiss, étaient probablement elles aussi dans la confidence. Ils avaient été abusés sur toute la ligne et ce, depuis le début.
– Je pense qu'elle était au courant.
Et il se rappelait Schuldig, qui déjà à l'époque, avait eu un gros différend avec Manx lors de sa venue et avait préféré se taire et se montrer hostile envers la jeune secrétaire de Persia.
– Bon, il se fait tard, dit-il brusquement en changeant de sujet, je fais le tour de la maison pour voir si tout le monde dort, tu viens ?
Yohji acquiesça et referma la fenêtre pour le suivre dans sa petite ronde d'inspection. Crawford s'était occupé du jardin, sa paranoïa galopante l'ayant poussé à refaire le tour de la propriété (comme tous les soirs…), plus ou moins armé jusqu'aux dents dans le cas où son système de sécurité n'était pas infaillible.
D'ailleurs, il ne l'était pas et même si aucune vision n'était venue le troubler en ses termes, il ne pouvait s'empêcher d'être mort d'inquiétude pour les jeunes gens qu'il avait sous sa responsabilité. Schuldig le taquinait souvent à ce propos : Bradley Crawford, le grand leader des Schwarz baby-sitter des Weiss, ça valait le coup d'œil !
Ils trouvèrent Aya dans la future bibliothèque, pour l'heure plutôt exsangue de ses livres, qui faisait semblant de parcourir un ouvrage sur la vie des batraciens pour cacher le profond trouble qui l'habitait.
– Il se fait tard Aya-kun, lança Yohji sur un ton de plaisanterie.
Le roux darda un regard violet sombre sur lui, peu enclin à aller se coucher de si bonne heure alors que tout allait de travers. Yohji haussa les épaules en signe d'impuissance.
– Je sais, moi aussi, dit-il en réponse à sa question muette.
Schuldig haussa un sourcil à l'échange qui avait échappé à ses oreilles. Yohji ne lisait pourtant pas dans les pensées.
« Ca ne te gène pas, toi ? Tu n'as pas peur ? Parce que moi… »
Mais il avait appris à lire dans les attitudes de ses coéquipiers parfois peu loquaces en dehors des missions. Son expérience de détective lui avait appris à déceler le mensonge chez les gens mais les années passées au sein de Weiss avaient affûté cette capacité déjà bien aiguisée. Tout d'abord, Omi et Ken qui avaient depuis longtemps déjà leur propre manière de gérer tacitement leurs angoisses ensemble ou séparément, d'une façon quasi fusionnelle. Puis était venu Aya, leur dernier équipier, fragile au possible, qui se renfermait un peu plus à chaque contrariété.
Peut-être était-ce finalement pour ça qu'il était devenu, par la force des choses, le plus fin psychologue de la troupe. Il retira le livre des mains d'Aya avec un sourire :
– Allez, au lit. On a du boulot demain.
Aya poussa un soupir sonore, ne se souciant même pas de la présence de Schuldig à leurs côtés pour se confier à son ami.
– Je ne dormirai pas.
– Crawford te traînera à l'étage pour la nuit ou t'attachera à ton siège, alors viens avec moi.
– Hm. Où est Ken ?
– Aucune idée. La dernière fois que je l'ai vu, il allait prendre l'air.
– Crawford le ramènera. Au pire, j'enverrai Fa… Ben tiens, il est où celui-là?
Aya et Yohji lui renvoyèrent un regard ignorant et il râla :
– J'en ai marre de surveiller tout le monde, je vais ouvrir une crèche, j'te jure !
– Garde-chiourme, c'est ta vocation, non ? Ironisa Yohji en jetant un regard en coin à Brad qui venait à leur rencontre.
– Non la sienne, rétorqua Schu en pointant son leader du doigt qui arrivait silencieusement dans son dos.
Bien sûr, il l'avait sentit approcher car Brad en avait décidé ainsi. En temps normal, il était non seulement silencieux dans le moindre de ses mouvements mais en plus il n'émettait quasiment aucune pensée parasite.
– Tu n'es pas capable de garder un poisson rouge dans son bocal alors le reste…
Schuldig émit quelque chose qui ressemblait à un « pfff » mais laissa son leader et néanmoins ami/amant (rayer la mention inutile), poursuivre :
– Farfarello et Ken sont dehors, dit-il à l'intention d'Aya qui allait justement ouvrir la bouche pour lui poser la question.
– J'en déduis que tu n'as pas réussi à les faire rentrer ?
– Ils jouaient avec une balle, je n'allais pas gâcher un moment si poétique, lâcha sarcastiquement le brun en croisant les bras.
– Si tu parles de ce sport qui consiste à taper dans un ballon noir et blanc avec les pieds, c'est du football Crawford.
– Merci Schuldig pour cet éclaircissement indispensable à ma culture personnelle.
– C'est gratuit. Pis tu peux pas savoir, t'es américain après tout, ricana le roux. On n'peut pas être le roi du burger et un as du sport !
– Laisse mon football où il est et va te coucher. D'ailleurs, tout le monde monte à l'étage, je dois vérifier les issues.
Des voix les interrompirent justement, provenant de l'entrée. Apparemment, le petit match était terminé. Farfarello fit son apparition dans la salle emplie de cartons, rejoignant le petit groupe en pleine discussion. Schuldig nota avec un amusement certain que son pantalon portait des tâches d'herbe au niveau des genoux. Ken aurait-il réussi à l'occuper à quelque chose d'étranger à ses délires pendant plus de dix minutes ?
Voilà qui était un petit exploit.
– Alors, qui a gagné ?
– Pas de gagnant. C'est un match amical, déclara l'Irlandais d'un ton très sérieux.
Ken pénétra à son tour dans la bibliothèque vide, essoufflé et son ballon sous le bras.
– On dit un entraînement[S2] , Farfie, rectifia le brun en reprenant difficilement son souffle.
– Bien, puisque vous êtes tous là, on va pouvoir prononcer l'extinction des feux, déclara Crawford d'un air presque satisfait.
Schu haussa les épaules en même temps que Yohji. Ken décida de profiter de la présence du grand blond pour s'appuyer sur son épaule solide avant de s'asseoir par terre et d'y passer la nuit pendant qu'Aya jetait un coup d'œil envieux aux cartons emplis de livres qui n'attendaient que lui. Quant à Farfarello… Il était déjà parti !
Crawford envoya tout son petit monde à l'étage et fut surpris d'apercevoir Yohji et Schuldig s'attarder dans le couloir. Il dissimula à grand peine un sourire : cela faisait longtemps que Yohji ne leur avait pas fait le plaisir d'accompagner leurs soirées.
– Tu restes pas un peu avec nous ? demanda Schuldig d'un air presque perdu.
Il connaissait les faiblesses de l'aîné des Weiss et savait en jouer pour parvenir à ses fins. En l'occurrence, il souhaitait ardemment que Yohji passe un petit moment avec eux.
– Il est tard Schu, et les autres vont finir par poser des questions.
– Et alors ? T'as honte.
Yohji détourna rapidement le regard, gêné par la tournure que prenait la conversation. Pas que ça lui déplaisait de rester avec Schu et Brad, mais la situation l'embarrassait face au regard de ses amis.
– Non. Aya est au courant.
– Oh ? Tu lui as dit ?
– Non, il a deviné.
– Et bien où est le problème ?
– Je ne sais pas vraiment si c'est le bon moment… Omi est malade et tout ça…
– Toi, tu n'y peux rien. On ne peut que laisser faire les choses. Se ronger les sangs ne servira qu'à nous rendre malade alors bon…
– Schu, tu ne comprends pas.
– Tu m'évites.
– Non, pas du tout mais…
– Si tu m'évites, c'est quoi le problème ? Attaqua l'Allemand avec la ferme intention de le culpabiliser pour le convaincre de le suivre.
– Mais y en a pas ! Se défendit Yohji en levant les mains au ciel.
Schuldig suivit alors du coin de l'œil son amant s'approcher de Yohji par derrière sur la pointe des pieds. Il allait renchérir mais Crawford attrapa le bras de Yohji pour le faire pivoter et profita de sa surprise pour s'emparer de ses lèvres sans préavis. Le grand blond se laissa faire, bien trop à l'aise pour se dégager. Schuldig pouffa de rire en ouvrant la porte de la chambre de Crawford (la plus grande et la plus éloignée de celles des autres) pour pousser le couple à l'intérieur d'une bourrade gentillette avec un air innocent au possible. Il se glissa à sa suite, apercevant du coin de l'œil Ken et Farf qui sortaient respectivement de la salle de bain et d'une chambre du bout du couloir. Il leur dédia un sourire malicieux et un clin d'œil avant de verrouiller la porte derrière lui.
Ken se tourna vers son adversaire sportif du jour :
– J'ai bien vu ce que j'ai cru voir ?
– Il semblerait.
– Hm, j'veux pas savoir en fait. Bonne nuit, moi je suis crevé.
– J'en connais qui ne risquent pas de dormir, s'amusa le borgne avant de prendre à son tour la place dans la salle d'eau.
Du côté de la chambre de Crawford, les choses allaient bon train. Schuldig s'amusa de les voir lutter un instant entre baisers passionnés et décida de se mêler au jeu lorsqu'une chemise qu'il identifia comme celle de Yohji traversa la pièce pour tomber au sol.
Voilà qui allait être intéressant[S3] .
Après de nombreux jours de disette romantique, il allait être récompensé. C'est que Yohji faisait désormais partie de leur vie et que ni lui, ni Crawford n'étaient prêts à le laisser filer. Mais le Weiss avait une fâcheuse tendance à jouer à l'anguille, leur échappant sitôt qu'il les sentait trop proches de lui. En attendant, il était devenu un compagnon de jeu pour le moins très agréable. Schu ôta son tee-shirt pour sauter sur le lit à pieds joints mais fut rattrapé de justesse de la chute par Brad et Yohji. L'aîné des Weiss lui dédia un sourire désarmant avant de planter un baiser profond sur ses lèvres entrouvertes. Il sentit les mains de Brad courir sur son corps et le débarrasser de son pantalon, un souffle chaud au creux de son cou.
Il n'en demandait pas tant, mais si Brad et Yohji voulaient s'occuper de lui en premier lieu, il n'était pas homme à protester… Il sentit une chaleur exquise l'envahir et mit un instant à comprendre que Yohji avait délaissé ses lèvres pour s'emparer de sa virilité sans plus de préavis. Quoiqu'il n'allait pas s'en plaindre ! Crawford en profitait pour dévorer son corps de baisers, et ces deux bouches chaudes courant sur son corps et entièrement dédiées à son plaisir suffirent presque à le faire défaillir[S4] .
Il décida d'accélérer un peu les choses avant de rendre les armes pour cette partie de la nuit et poussa Crawford sur le dos sans ménagement. Il se coula contre le brun, le taquinant du bout des lèvres et se délectant de sentir sous ses mains expertes le corps tendu et musclé de l'Oracle. Yohji s'était joint à lui pour prodiguer quelques caresses sensuelles à son aîné. Schuldig en profita pour lui glisser quelques mots à l'oreille sans que Brad ne s'en rende compte. Il avait décidé de s'amuser un peu et invita Yohji à descendre avec lui le long du corps de Crawford qui émit un râle de plaisir lorsque deux bouches avides et chaudes explorèrent soudain les environs de sa virilité dressée. Schuldig et Yohji jouaient avec son plaisir et ses désirs, s'arrangeant l'un et l'autre pour ne jamais le satisfaire complètement de leurs caresses. Soudain, le rouquin fut devant lui, happant son regard de ses yeux clairs, s'emparant sans autre préavis de ses lèvres. Yohji semblait avoir disparu et lui ne voyait plus rien, s'abandonnant aux étreintes de Schuldig qui s'en donnait à coeur joie. Une brusque chaleur l'enveloppa soudainement et son cri se perdit dans la gorge de l'Allemand. Yohji venait de s'empaler sur lui avec une ardeur qu'il n'aurait jamais attendue de lui. C'était donc ça que les deux play-boys complotaient dans son dos. L'aîné des Weiss commençait donc les hostilités, faisant glisser ses mains sur le torse haletant de Brad, déjà assailli par les baisers gourmands de Schuldig. Lorsque le blond commença de lents mouvements au-dessus de lui, Crawford gémit de nouveau.
Il était rare de le voir s'abandonner librement, et les deux complices s'amusèrent de ses réactions si inhabituelles. Brad Crawford ne se laissait jamais aller, mis à part en quelques rares instants… Instants aux étreintes passionnées dont Schuldig était généralement l'instigateur[S5] .
Les deux hommes ne tardèrent pas à se libérer en chœur dans un cri d'extase. Leurs attentions convergèrent alors vers le jeune homme alangui aux longs cheveux roux qui les regardait d'un air amusé.
Un éclat de rire retentit lorsqu'ils se jetèrent sur lui, le faisant faiblir sous leurs caresses sans merci. Entre deux étreintes amoureuses, Yohji le préparait avec attention à recevoir Crawford en lui. D'autres baisers intimes furent échangés et Brad profita d'un instant où Yohji et Schuldig étaient serrés l'un contre l'autre, leurs mains entrelacées, leurs joues rouges et le souffle court pour graver ce moment dans sa mémoire : un moment où pour une fois, il n'était pas loin d'être heureux. Il eut un petit sourire en s'approchant de ses deux amants, se plaçant au-dessus d'eux pour leur dispenser quelques baisers passionnés avant d'échanger un regard enflammé avec Yohji. Il était temps pour eux de s'occuper de Schuldig, le catalyseur de leurs émotions, celui sans lequel rien ne serait jamais arrivé entre eux. Il était devenu petit à petit, le ciment de leur relation naissante et qui ne demandait qu'à s'épanouir[S6] .
Crawford s'insinua lentement en lui avec toute la douceur qu'il put trouver pour ne pas le blesser. Schuldig, sous ses apparences cyniques, était fragile.
Leurs étreintes amoureuses se poursuivirent jusque tard dans la nuit, jusqu'à ce que l'épuisement ne les emporte finalement dans un sommeil bien mérité.
######
Ils se rapprochèrent toute la semaine qui suivit, incapables de se séparer les uns des autres la nuit bien que Yohji s'acharnait à mettre de la distance entre les mains baladeuses de Schuldig et sa petite personne. Crawford respectait son souhait de maintenir l'illusion pour ses coéquipiers. Aya était vaguement au courant mais il ignorait jusqu'à la profondeur de leur relation. Ken et Farfarello les avaient aperçus un soir dans le couloir. Nagi s'en moquait et Omi… Omi n'était plus en état d'être au courant de quelque chose. Cela faisait une quinzaine de jours depuis sa crise d'hystérie dans la cuisine mais son état n'avait pas évolué. Il restait dans un sommeil comateux et reprenait rarement conscience. Il lui arrivait de s'éveiller de temps à autres, en général pour trouver un de ses amis à son chevet. Yohji et Aya se relayaient constamment au pied de son lit, Ken ayant été évincé à cause de son état de santé et ce malgré ses protestations véhémentes. Lui non plus n'était pas au mieux de sa forme et perdait du poids à vue d'œil.
Pourtant, un après-midi orageux alors qu'Aya se dirigeait vers la cuisine pour y prendre une bouteille d'eau, résigné à ne pas aller repiquer ses trois pots de fleurs dans l'immense jardin entourant la villa, il leva la tête un instant, tendant l'oreille. Le tonnerre n'était pas loin, voilà qui n'allait pas arranger l'humeur ambiante déjà plutôt électrique : Crawford refusait qu'ils sortent jusqu'à ce que leurs « habilités » soient dévoilées. Le problème, c'est que ça pouvait se déclencher dans la minute comme dans six mois. Rien de bien concret en somme. Au moment où il formulait cette pensée, un hurlement fit trembler les murs. Yohji. Il lâcha tout et fit un demi tour direct et courut dans sa direction. Il croisa Schuldig sur son chemin. Le télépathe avait l'air complètement paniqué.
Les deux rouquins foncèrent au coude à coude à travers les couloirs jusqu'à trouver la source des cris qui les conduisirent au salon.
Yohji était à genoux sur le sol, les mains sur ses oreilles et il hurlait. Hurlait, hurlait, hurlait…
Aya voulu s'approcher mais Schuldig l'en empêcha en lui empoignant le bras sans douceur.
– Qu'est-ce que tu fiches ? Hurla-t-il à son intention.
– Tu veux mourir ?! Rétorqua Schu peu amène en désignant le phénomène qui entourait Yohji.
Des choses vibraient autour de lui… Des choses qui brillaient à lui blesser les yeux.
– Electricité, murmura Schuldig, sans lâcher le bras d'Aya.
– Merde ! YOHJI ! Hurla Aya. YOHJI TU M'ENTENDS !
Les cris inhumains du grand blond ne s'apaisaient pas… Il avait l'air de souffrir horriblement et nul ne pouvait s'approcher sous peine de cuire littéralement. C'était bien trop dangereux et pourtant il allait bien falloir faire quelque chose, ne serait-ce que le mettre K.O. comme Omi avant lui pour apaiser le déchaînement de cette force.
– BRAD ! S'écria l'Allemand en sentant son amant approcher.
Si Brad était là, ça irait, lui il savait gérer. Le leader des Schwarz, attiré par le vacarme, prit rapidement connaissance de la situation. Schuldig et Aya lui apparurent plus désemparés que jamais, debout sur le seuil de la pièce où Yohji se tordait de douleur. Il pouvait tenter quelque chose, mais ça n'était pas sans danger. Mais Crawford savait par avance qu'il s'en tirerait sans égratignures. Il entra vivement dans la pièce sans se soucier des éclairs magnétiques qui explosaient tous azimuts. Il courut vers Yohji, jetant à temps ses lunettes et leur monture en métal avant qu'elles ne lui explosent à la figure, épargnant ses yeux. Crawford bondit souplement jusqu'au jeune homme, voyant son visage pour la première fois. Il était déformé par la douleur et couvert de sang. Le liquide carmin coulait en sillons morbides sur ses joues, pareil à des larmes noires.
– Yohji !
Il criait, sans plus pouvoir s'arrêter.
Brad procéda comme il le faisait avec Schuldig lors d'une crise de panique. Il le prit dans ses bras et l'attira contre lui, plaquant sa main gauche sur ses yeux. Il approcha sa bouche de son oreille pour lui parler. La manœuvre ne fut pas chose aisée car Yohji était fou de douleur, se débattant, incapable de se calmer.
– Yohji… Yohji ! Ecoute-moi, il faut que tu m'écoutes !
– J'ai mal ! J'ai mal j'ai mal j'ai mal !
– Je sais Yohji, écoute-moi ! … Respire Yohji, respire !
Yohji prit une inspiration rapide, puis une autre, tentant de se focaliser sur le rythme que Crawford lui imposait. Calme et posé. Stable. Peu à peu, les hurlements de l'ancien détective s'apaisèrent laissant place à des gémissements peinés. Finalement, les phénomènes lumineux autour de lui moururent peu à peu, se résorbant dans l'atmosphère avec des crépitements désagréables.
– C'est bien Yohji, écoute ma respiration… Tu entends ? Murmura Crawford à son oreille.
– Oui…
– Ecoute. Respire comme moi… Ca va aller Yohji… Il te suffit de respirer. Détends-toi…
La voix caressante de Brad l'incita à se calmer peu à peu, recouvrant sa maîtrise de lui-même. L'Américain lui caressa lentement les cheveux, en un geste répétitif et rassurant.
– Ca va aller Yohji… Calme-toi.
Yohji éclata soudainement en sanglots, sans prévenir. Brad ne cilla pas, se contentant de le garder dans ses bras en lui murmurant des mots rassurants. Le corps élancé du blond s'effondra sur lui-même, secoué par des pleurs de plus en plus violents. Crawford le força à se redresser un peu pour qu'il se retourne et lui permit de s'appuyer contre lui. Il était rare que Yohji fasse montre d'une telle émotion en public. Mais la situation l'avait écorché vif et c'était le seul moyen immédiat de relâcher le stress qui venait de s'abattre sur lui.
– Shh… Ca va, Yohji. C'est terminé maintenant, chuchota-t-il d'une voix si basse que seul son vis-à-vis pouvait l'entendre.
Aya et Schuldig s'étaient rapprochés, les bras ballants, sans trop savoir que faire. Finalement, Aya s'agenouilla près de son ami et passa une main dans ses cheveux.
– Ca va ? Yohji ? Appela-t-il d'une voix douce.
Yohji retint de justesse un spasme et tourna lentement la tête vers Aya. Le rouquin vit pour la première fois son visage ensanglanté. Il releva sa tête du bout des doigts, cherchant les blessures qui saignaient.
– Schu, va chercher la trousse à pharmacie, ordonna Brad en installant Yohji contre lui plus confortablement.
Le télépathe s'exécuta sans mot dire. Aya dégagea doucement les cheveux de Yohji collés à son visage et lui caressa la joue.
– Tu as mal ?
Yohji gémit faiblement.
– Yohji, réponds, demanda doucement Crawford.
De nouvelles larmes roulèrent sur ses joues, se mêlant au sang déjà présent. Aya soupira. Il n'avait jamais vu Yohji dans un état pareil, si ce n'était après la mort de Neu.
– Ca va, articula-t-il faiblement.
Schuldig choisit ce moment pour réapparaître, trousse de soin en main, avec Farfarello sur ses talons. Le rouquin s'installa lui aussi près de ses amis, et sortit de quoi nettoyer le visage du blond avant toute chose. Yohji voulut chasser les mains du télépathe en marmonnant qu'il allait le faire lui-même, mais ses mains tremblantes ne lui permettaient pas de faire quoi que ce soit.
Une fois ceci fait (tant bien que mal), ils s'aperçurent que les blessures autour de ses yeux avaient été provoquées par l'explosion de ses éternelles lunettes de soleil. Par chance, ses yeux n'avaient pas été touchés.
Une fois que Schuldig et Aya eurent pansé les blessures de Yohji, Crawford se releva, emmenant l'aîné des Weiss avec lui. Ils firent quelques pas chancelants puis Brad enroula un bras autour de sa taille, le soutenant sans paraître fournir un effort quelconque afin de l'emmener au calme. Yohji inspira profondément en tentant de garder un soupçon de dignité et se força à avancer malgré la souffrance qui pulsait jusqu'au bout de ses doigts en semblant suivre les contours de ses moindres veines. Crawford n'insista pas, s'adaptant à son rythme de marche sachant qu'il n'accepterait jamais qu'il le porte même si cela pouvait leur éviter une pénible et douloureuse progression jusqu'à l'étage.
– Tu vas où ? Interrogea Schu, inquiet pour la santé de son ami.
– Le coucher. Il a besoin de repos.
Sur ces paroles, Brad disparut dans les escaliers, emmenant un Yohji particulièrement affaibli avec lui. Il était rare que l'aîné des Weiss se trouve dans un tel état de souffrance et que la douleur soit telle qu'il ne parvienne plus à la dissimuler à son entourage.
Une fois à l'étage, Crawford se dirigea vers sa propre chambre et déposa le Weiss sur son lit. Il l'aida à se mettre à l'aise pour enfin le coucher.
– Brad.
– Oui ?
– Il s'est passé quoi ?
– Ton pouvoir s'est déclaré. Je ne l'avais pas vu venir. Je suis désolé, dit le brun en remontant ses lunettes sur son nez d'un air suffisamment embarrassé pour être sincère.
– Pas grave…
– Ca aurait pu t'éviter ça.
– Je ne sais pas. Tu n'aurais pas su empêcher son déclenchement.
Crawford inclina légèrement la tête sur le côté, signe qu'il cédait à Yohji sur ce point.
– Alors dis-moi, ça fait quel effet ?
– J'ai eu très mal et tout s'est mis à exploser… C'était… Trop bizarre, expliqua le grand blond en faisant un geste vague de la main.
– Ca devrait aller… Avec un peu de chance, tu ne seras pas malade comme Omi.
Yohji esquissa un pauvre sourire. Le plus jeune membre des Weiss souffrait beaucoup et ils n'avaient rien trouvé d'autre que de le plonger dans un état comateux artificiel pour le soulager. Et rien n'y faisait.
– Tu peux dormir. Je reste là pour le moment.
– Pas de somnifères ?
– Si ça fonctionne pour Omi, ça peut ne pas fonctionner pour toi.
– Pourtant vous êtes tous sensibles aux antalgiques…
– Pas forcément… Heureusement, Farfarello n'a pas encore développé de résistance aux opiacées !
Yohji eut un petit rire qui se transforma en quinte de toux.
– Ah, désolé. Ca fait mal… Quand je parle.
– Hm… Je veux bien te donner du paracétamol. Après tout, ça fonctionne pour Schuldig.
– Merci…
Yohji passa donc les trois jours suivants cloué au lit, épuisé. Le brusque déclenchement de son pouvoir qui semblait pour l'heure tenir de l'électricité avait sapé toute son énergie. Et la proximité de Yohji avec le radio-réveil de Crawford avait conduit au grillage en règle de tous ses circuits.
Et ça ne devait être que le début d'une longue série…
Note : Bon, ben ça s'passe de commentaire j'crois.
En tous cas, merci à tous pour vos encouragements, ça me fait toujours super plaisir !
Maintenant ben… Y a plus qu'à attendre la suite hein.
Alors, y avait des commentaires (puisque je commente à peu près tout ce que je fais) mais ne supporte pas toujours les formats HTML qui me facilitaient la vie à ce niveau là dans le sens où je n'avais pas à les resignaler à la main. Je fais donc un repère chiffré et en théorie pour vous… Ca ne change rien !
Commentaires :
[S1] Le tabac, c'est tabou on en viendra tous à bouuuuut !
[S2] En réalité, je n'en ai fichtre aucune idée… Mon idée du sport se résume à muscler mes bras tous gras en ouvrant souvent le frigo.
[S3] De base, la fille elle a pas d'inspi pour les lemons à deux. Alors, à trois, tu penses ! Qu'est-ce que je vais bien pouvoir inventer ce coup-ci ?
[S4] J'avais arrêté là ce bout d'fic pour mon soutien moral, je vous cite le sms haineux que j'ai reçu dans les cinq minutes d'envoi du fichier mdr : « J'vais t'buter charogne t'as pas l'droit d'faire ça j'te déteste ». Bien sûr, moi j'étais trop fière de ma bonne blague ^^ bouhahahaha ! Sans rancune Dark-Géranium-On-Ze-Head !
[S5] Là je fatigue, quelqu'un pour me souffler une idée ? Non ? Bon, j'abrège alors !
[S6] Ho ho ! C'est que j'deviendrai poète moua ! (Tout pour éviter de retourner à mes écritures graveleuses bouhahaha)
