Salut salut !
Enfin, je poste le chapitre 2... J'ai presque... Bon OK, j'ai carrément une semaine de retard, je suis désolée ! Mais, comme j'avais dit, j'ai pas eu le temps d'écrire pendant mon stage... Enfin, bon, j'ai quand même fini par poster ce chapitre ! Hourra ! :D

OK, je me tais... Bonne lecture !


Chapitre 2
Folie, quand tu nous tiens...

Assise près du feu, un bol de ragoût chaud -préparé par Bilbo, attention, ça rigole pas!- dans les mains, je répondais du mieux que je pouvais aux questions des nains

« - Dites-moi, Maëra, quel âge avez-vous ?

- D'abord, interdiction de me vouvoyer, ensuite, j'ai 15 ans, mais j'en aurais 16 la semaine prochaine. » Répondis-je

Tout les nains me regardaient avec attention, attendant que je leur dise quel jour ça tombait.

« - Nous somme bien le 12 Mai ?! Demandais-je, me disant soudain que ce n'était peut être pas la même date ici que chez moi.

- Oui, nous sommes le vendredi 12 Mai...

- … De l'an 2941 du 3e âge. Répondirent Bilbo et Ori, les seuls qui semblaient avoir un minimum de notion du temps.

- Donc, j'aurais 16 ans mardi prochain, le 16. Leur dis-je avec un sourire

- Vous- Tu est bien jeune. Dit Balin.

- C'est vrai, je suis le plus jeune de la compagnie mais j'ai quand même cinquante bonnes années de plus que toi... Ajouta Kili, avec un sourire taquin.

- Mais sinon, Maëra, tu a dit que tu venais de loin. Mais d'où exactement ? Demanda Bofur.

- Euh... Je viens de l'Ouest... D'au delà de la mer.

- Vraiment ?! S'exclamèrent les nains, les yeux brillant d'intérêt et d'admiration.

- Mais comment as-tu fait pour arriver jusqu'ici ?! S'enquit Fili.

- Et bien, c'est une longue histoire, très compliquée, aussi. Répondis-je. Mais je ne suis pas prête à la raconter maintenant, pour plein de raisons. Désolée...

- Ce n'est pas grave. Et puis, tu doit en avoir assez de nos questions... Excuses-nous.

- Oh, non, vous ne me... » Commençais-je, mais je fus coupée par Bilbo, qui revenait vers nous, chargé de rubans de tissues, d'un torchon et d'un bol d'eau qui avait chauffé sur le feu.

Je ne m'étais même pas rendue compte qu'il était parti... Les hobbits sont vraiment super forts quand il est question de se faire discret...

Enfin bref, Bilbo me coupa.

« - Excusez-moi. Mais, Maëra, votr- ton bandage doit être changé tout les deux heures, pour éviter que ça ne s'infecte. »

Ah, oui, le bandage. Je l'avais oublié celui-là. Après être arrivée au campement, et une fois la surprise des nains passée, ils avaient été très gentils avec moi (pour la plupart en tout cas). Balin et Bilbo avaient soignés ma blessure et m'avaient mis un bandage autour de la tête, et un au poignet, qui était cassé. C'pour ça qu'il me faisait mal ce traître, ce fourbe. Enfin, je laissait à Bilbo une place à côté de moi. Et il commença à dérouler le bandage qui encerclait mon crâne. Puis le posa à côté de moi et pris le tissu, qu'il trempa dans le bol avant de l'appliquer doucement sur ma blessure, pour nettoyer le sang.

Il était si gentil ! Je n'étais là que depuis quelques heures mais j'appréciais déjà beaucoup ce petit hobbit.

Ce n'était pas du tout pareil de découvrir quelqu'un dans un livre et le connaître en vrai.

Ça me rappelait mon arrivé dans ce monde que pour l'instant je considérait « imaginaire ».

L'hypothèse du rêve était toujours bien présente dans mon esprit. C'était l 'hypothèse la plus probable...

« - Voilà. Dit Bilbo, ayant fini de me momifier le crâne.

- … Aheercii. Marmonnais-je en baillant.

- Tu ferais mieux de dormir maintenant. Nous avons une longue journée demain.

- Oui, t'a raison. J'ai eu une journée plus que crevant ! » M'exclamais-je

Alors, je finissais rapidement mon ragoût, et posait mon bol vide près du feu.

Puis, je me trouvais un coin assez confortable, Bilbo à ma droite et Kili et Fili à ma gauche, et m'emmitouflais dans une couverture prêtée par Bofur.

« - Bonne nuit... Tout... Le monde... Finis-je dans un murmure, plongeant dans le pays des rêves.

- Bonne nuit Maëra, fait de beaux rêves ! »

J'entendis à peine la réponse des autres, et ne vis pas leurs petits sourires attendris... Attendris ?! Depuis quand j'étais attendrissant, moi ?!

Cette question demeura quelques secondes dans mon esprit, puis s'envola en même temps que je sombrait dans un sommeil sans rêves...

J'ouvrais les yeux en sentant quelqu'un me secouer gentiment... Ma première pensée fut que nous étions lundi matin (très tôt) et que mon réveil n'avais pas sonné, donc ma mère avait décidé de me réveiller pour ne pas que le loupe mon train... Mais, une fois les yeux bien ouverts, je pris conscience de monde autour de moi... Des arbres, beaucoup d'arbres, un soleil se levant à peine, quelques oiseaux chantant aux alentours, perchés sur des hautes branches... Et puis tout me revint en mémoire, quand je remarquai la tête de Ori penché sur moi (c'était sûrement lui qui m'avait réveillé).

Puis tout ne fus plus que cris, danse et confusion.

Je me relevais d'un bond et pris le pauvre nain dans mes bras, à peine quelques secondes, mais je dû bien lui casser quelques os. Puis je me mis à danser, la danse de la joie, en chantant des choses complètement dénuées de sens, zigzaguant entre les nains, autour du campement.

« - Tralalalali, louliloulala, c'était paaaaas un rêêêveuh ! Lilaliloulou, loulaliiiiiii, c'est la RÉALITÉ ! M'écriais-je en bondissant en l'air, pour atterrir... Sur Thorïn. Qui resta quelques secondes interdit, avant de le repousser fermement et de me fusiller du regard.

- Vous feriez mieux de vous contrôler, humaine. Il avait craché le dernier mot avec mépris, comme si me dire « humaine », était la pire insulte qui soit... Mais il ne réussit pas à m'énerver, ou a casser ma joie. Au contraire, je lui répondis avec un sourire, cette fois, volontairement insolent. JE voulais m'amuser un peu...

- Rien de ce que vous direz ne me fera calmer ma joie. Ce n'était pas un rêve, vous imaginez ?! Je ne rêvais pas, c'est trop GÉNIAL ! Je criais bien le dernier mot près de son visage. Et puis, vous ferriez mieux de vous détendre un peu, Monsieur le grincheux ! Bientôt on ne pourra plus éternuer sans risquer sa vie, avec vous ! La vie est courte, il faut en profiter ! Vous vous imaginez, dans plusieurs années, vous raconterez quoi de cette aventure à vos enfants ?! « J'ai tué des orcs et des gobelins, mais j'étais trop coincé pour m'amuser quand on pouvait un peu relâcher le stress » relâchez la pression, vous êtes bien trop tendu du string ! Lâchais-je d'une traite... j'y était peu être allée un peu fort, en fin de compte, me dis-je en observant la rage brûler dans les yeux de Grincheux,... Tout le monde s'était tût. Si les yeux de Thorïn, étaient des armes, je n'aurais pas donné cher de ma peau, à cet instant.

- Sachez, que je ne supporterais pas que vous me parliez ainsi. Vous me devez le respect ! Et, pour répondre à votre question Si un jour j'ai des enfants, et qu'il me demandent de leur parler de cette aventure, je leur dirait que j'ai essayé de faire de mon mieux pour être digne de mes ancêtres, seigneurs nains, et regagner notre foyer volé il y a longtemps. Je leur dirait aussi que j'aurais fait beaucoup de sacrifices, comme s'amuser, pour tenter la réussite de cette quête et assurer la sécurité aux membres de cette compagnie. Mais pour cela, il faudrait déjà que nous sortions vivants de ce voyage, et avec un fardeau comme vous, je ne suis pas en mesure de l'assurer. Alors, je vous prierais, à l'avenir, d'éviter de me parler sur ce ton. Déjà que j'ai accepté votre présence dans la compagnie, ne poussez pas trop loin ou je pourrais être bien pire... Me dit-il, tentant visiblement de contenir sa rage. Oh, et puis... je n'ai aucune idée de ce qu'est un string. » Ajouta-t-il, dans un froncement de sourcil perplexe.

C'en fut trop pour moi, alors j'éclatais de rire, sous l'air blasé du reste de la compagnie.

Pas ma faute, c'est les nerfs, j'y peux rien, moi ! Je savait bien que rire risquerais d'énerver encore plus Thorïn, mais c'était plus fort que moi. Le chef de la compagnie semblait partagé entre la rage et la curiosité...

« - Je suis... Je suis désolée... Vraiment. Réussis-je à dire entre deux éclats de rire. Excusez-moi, mais... Enfin... Un string est... Une... Une sorte de sous-vêtement... J'éclatais de nouveau de rire.
C'est fou comme ça fait travailler les abdos !

Je me redressai, essuyant mes larmes de rire du revers de la main.

- Ouh, soufflais-je, me calmant et reprenant du sérieux. Je suis désolée, j'y suis allée un peu fort... Bon, très fort, c'est vrai. Je sais pas ce qu'il m'a pris. Je, enfin, je ne cherche pas à me justifier, mais ces dernières heures ont été assez éprouvantes et lourdes à supporter. Excusez-moi, Thorïn. Je prononçait les dernier mots en soutenant son regard.
Non, mais vous avez cru que je suis du genre à baisser les yeux ? Déjà que je me suis excusée, faut pas pousser, non plus...

Le regard du Roi sous La Montagne se fit un peu plus doux, enfin, un peu moins colérique serait plus juste, quand il pris la parole.

- Excuses acceptées, mais si j'étais vous, j'éviterais de jouer les insolentes à l'avenir. Dit-il, reprenant son air arrogant et supérieur...

… Non, mais il est pas vrai, celui-là !

- Bon, excusez-moi de vous interrompre, mais Maëra, nous avons quelques petites choses à régler. Oh rien de bien compliqué, de la paperasse, principalement. Se manifesta Gandalf, me faisant signe de le suivre.

Alors, avec un dernier coup d'œil en direction de Thorïn, je suivit l'Istar. On alla s'asseoir sur des rondins près du feu, qui était déjà éteint depuis longtemps.

- Alors, Maëra, on commence bien cette aventure, on dirait. Se « disputer » avec Thorïn, n'est pas la façon la plus sure, d'après moi. Vous avez encore beaucoup de chemin à faire, et vous feriez mieux d'essayer d'entretenir une relation... Et bien, je ne pourrais dire « amicale », mais au moins, essayez d'arriver à vous supporter. Cela ferait grand bien à tout le monde. Commença-t-il avec un petit sourire. Mais, ne vous inquiétez pas, je ne vous ai pas emmenée ici pour vous faire la morale. Mais surtout parce que, en tant que membre temporaire de cette compagnie, vous avez un petit contrat à signer... Dit-il en me tendant un contrat similaire à celui que Bilbo avait signé...

Je le pris et commençait à lire... Du fric, une part des gains finaux, génial !... Attendez, j'en arrivais à un paragraphe intéressent

- Lacérations ? Eviscération ?... Incinération ?! Récitais-je, les sourcils haussés.

Gandalf haussa un sourcil, ayant une étrange impression de déjà-vu. Il appréhendait sans doute la suite. Mais moi, je n'étais pas « un petit hobbit fragile », sans vouloir vexer Bilbo.

- Trop bien ! Ça doit être bien gore... Mais comment ça, vous ne serez pas responsables ?! Je veux être dédommagée si je perd un membre ou un organe dans cette aventure ! M'exclamais-je, un sourire amusé sur le visage.

- Je crois qu'on pourra s'arranger le moment venu, si c'est le cas. Mais je compte bien vous renvoyer chez vous en un morceau, rassurez-vous. Me répondit Gandalf avec un petit sourire.

- Encore heureux... Rajoutais-je, heureuse de la légèreté de la conversation, malgré le sujet assez lourd.

Le magicien me tendit alors une plume, m'adressant un clin d'œil malicieux. Je la pris avec un sourire, et appliquai ma magnifique signature à l'endroit indiqué « mascotte », un large sourire amusé aux lèvres, puis rendit le contrat à Gandalf. Qui me remercia d'un regard, avant de le ranger dans sa « robe » grise... Alors il a des poches cachées dans ce truc ?! Je me disait bien qu'il ne le portait pas pour faire classe... Je réprimais un rire, me giflant mentalement pour mes pensées pas super gentilles envers la... Heum... Magnifique robe du magicien.

Ce dernier redevint sérieux, alors qu'il reprenait la parole

- Sinon, j'ai des questions à vous poser, si ça ne vous dérange pas.

- Non, non, ça ne me dérange pas. Bien sur que non, c'est normal que vous vous posiez des questions.

- Bien, alors, d'abord, j'aimerais que vous m'expliquiez un peu comment vous nous connaissez, et connaissez notre monde. Si ce n'est pas indiscret.

- Et bien... Euh, c'est difficile à annoncer comme ça, mais, disons que chez moi, vous êtes des personnages de livres. De simples histoire qu'on lit avant de dormir... J'ai eu bien du mal à croire que tout cela est vrai... Avouais-je en un souffle, convaincue qu'il fallait mieux lui dire la vérité.

- Intéressant, c'est vraiment intrigant... Mais, vous avez lu ce livre, dont nous sommes les personnages ?

- En fait, il n'y a pas un, mais plusieurs livres, concernant plusieurs aventures dans ce monde. Et... et bien, j'ai lu et relu beaucoup de fois le livre qui concerne cette aventure. Dis-je en montrant les alentours de la main.

- Alors... cela signifie que vous connaissez l'issue finale de ce voyage... Murmura-t-il en fronçant les sourcils.

- Effectivement... Acquiesçais-je

- Alors, je vous prierais de ne pas essayer de changer l'histoire. Cela pourrais avoir des conséquences désastreuse sur le futur. Si quelqu'un doit mourir, n'essayez pas de le sauver, si quelqu'un doit basculer du mauvais côté, n'essayez pas de le garder sur le bon chemin... Je vous tiendrais dorénavant à l'œil, et vous devrez faire très attention à ce qu'aucune de vos actions ne modifie l'histoire... C'est compris ? Demanda-t-il.

- Oui, c'est très clair. Je ne ferais rien qui pourrait changer ce qui a été écrit. Je vous le promet... Affirmais-je.

- Bien. Nous sommes d'accord. Alors, je crois que tout est en ordre. Dépêchez vous de déjeuner, nous nous mettrons en route juste après.» Conclut-il, se levant.

Je fis de même, puis comme il l'avait dit, me dépêchais d'avaler quelque chose. Je rangeais ensuite le peu d'affaires que j'avais et grimpai sur un poney.

Galopant derrière les nains qui avaient déjà commencé à avancer, je ne pus m'empêcher d'observer le paysage d'un œil avide d'aventure. Un sourire énorme sur le visage, je dépassais le reste de la compagnie, en suivant toujours le chemin, provoquant un coup de vent dans leurs cheveux, puis poussais un cri de joie. Je me sentais enfin vivre, je me sentais bien.

« - WOUUHOUUUU ! ALLONS À L'AVENTUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUURE ! » Beuglais-je, maintenant bien devant tout les autres, qui arboraient un sourire amusé pour la plupart, bien que certains avaient l'air plutôt blasés - non, non, je ne citerais personne - ... Ben quoi ?! Ils aimaient pas les effusions de joie ?!...


Voila !
J'epère que t'a aimé, je m'excuse pour les fautes...

Une petite review pour la route ? :D

À bientôt pour la suite, dans les temps, cette fois, j'espère. Mais... La ponctualité n'a jamais été mon fort...