Salut ! Me voilà avec un nouveau chapitre ! Beaucoup de blabla dans celui-là... Mais la fin bouge déjà un peu plus.
Bonne lecture ! :)
Chapitre 4
Le début des choses sérieuses
Il pleuvait, à verse... voilà plusieurs jours que le temps était gris. Enfin, que le temps soit gris ne me gênais pas plus que ça, mais depuis quelques heures, la pluie ne s'arrêtait pas. L'eau, qui au début avait du mal à pénétrer ma cape, s'infiltrait maintenant dans tout mes vêtements, me trempant complètement, et ma peau était glacée. Un coup à vous faire tomber malade, ça ! Ça faisait maintenant deux semaines que j'avais prise part à la compagnie, et je connaissait maintenant assez bien le caractère de chacun de mes compagnons... Je m'entendais très bien avec beaucoup de nains, mais Thorïn, bien qu'un peu moins... Arrogant, évitait soigneusement de me parler, ou même de s'approcher de moi. Il me considérait toujours comme un fardeau, et même si je ne l'aurais avoué pour rien au monde, ça me blessait de plus en plus. Car, malgré le fait qu'il était vraiment irritant, et avait un caractère de cochon, ça restait Thorïn. Thorïn qui savait se montrer gentil et prévenant envers ses neveux, Thorïn qui savait se comporter en chef exemplaire. J'admirais Thorïn, quoi que les gens pensent. Il dégageait une telle force, une telle majestuosité... J'avais pleuré Thorïn, qui, sur son lit de mort, avait tenu à d'excuser auprès de Bilbo... Et ce même Thorïn me traitait comme une incapable, comme une moins-que-rien, depuis près de deux semaines. Forcément, ça faisait mal...
Le soleil n'allait pas tarder à se coucher, ou s'était déjà couché. Il faisait de plus en plus sombre.
On s'arrêta alors, et Thorïn pris la parole;
« - ce sera bientôt l'heure du souper. Il faudrait s'arrêter... Et où trouver un coin sec pour dormir ?
- Attendez, où est Gandalf ?! M'exclamais-je, m'apercevant de son absence.
- Il semble avoir disparu... Souffla Bilbo.
- Et précisément au moment ou un magicien aurait été le plus utile ! » Grognèrent Dori et Nori.
On choisit alors de camper ici même, nous mettant tout de même à l'abri sous les arbres.
On monta le camp, et Thorïn donna l'ordre aux deux frères de surveiller les poneys, tandis que Bombur et Bofur s'occupaient de faire cuire de la nourriture. Sur un feu que Bilbo avait, on ne sait comment, réussi à allumer, malgré le temps tout pourris.
Un peu plus loin, assis en cercles, certains de mes compagnons et moi, plus particulièrement, écoutions Dwalin nous raconter des histoires de sa jeunesse. Il me raconta comment il avait connu Thorïn, la bataille aux mines de la Moria... Car bien qu'au début, on ne se soit pas très bien entendus, après quelques temps, nous avons vite sympathisé. Dwalin était très gentil dans le fond, et j'adorais l'entendre me raconter des histoires de batailles, de guerres, mais aussi d'aventures, et comment ils avaient survécus dans le monde des hommes. Ils étaient perdus, ne pouvant retourner chez eux... Je me sentais un peu comme eux, tout de suite, bien que j'ai des notions et connaisse des choses de ce monde.
J'étais loin de me douter qu'un peu plus loin, dans le camp, avait lieu une conversation ayant un lien avec ma pensée, et moi en général
« - Pourquoi la traites-tu ainsi ? Demandait Balin à un Thorïn aigri, qui me fixait du regard.
- Elle n'a pas sa place parmi nous. Déjà que le hobbit nous gène, mais elle... Grogna le nain, passant une mains dans ses cheveux noirs.
- Tu ne devrais pas la traiter ainsi. Ce n'est qu'un enfant ! S'exclama Balin
- Raison de plus ! Répondit Thorïn
- Non, tu ne comprends pas. Elle est comme nous, Thorïn, elle est perdue. Elle s'est retrouvée ici alors qu'elle n'avait rien demanda, sans aucun moyen de retourner chez elle, elle a perdu son foyer, exactement comme nous. Sauf qu'elle, elle est seule, elle n'a pas de vieil ami, de frère ou de sœur... D'oncle, pour veiller sur elle, sur qui se reposer. Elle est totalement seule, et si elle ne nous était pas tombée dessus... Thorïn, regardes-la. Ce n'est qu'une enfant. Tu ne voies pas que ça le blesse, tes regards haineux. Tu ne voies pas sa tristesse ?! Elle a perdu sa maison, mais a décidé de nous aider à retrouver la notre, au moins pendant un temps. Et pour l'instant, elle nous aide beaucoup. Tu as vus comment elle remontre le moral de la compagnie, alors qu'au fond, elle doit être mal. Cette fille est un cadeau, Thorïn. Je suis sure que son pays, sa maison, sa famille, lui manque, mais elle garde le sourire, elle lève la tête et fait face avec honneur. Elle n'est pas si différente de toi... Excepté que toi, tu sais où est ta maison, tu connais les épreuves qui t'attendent pour la regagner. Et tu nous a nous, pour t'aider. Alors qu'elle non, elle est perdue, et en plus d'avoir ses épreuves, elle aura les nôtres à affronter. Elle n'a que 15 ans, toi 195... Mais, vous vous battez, vous faites face, vous avez un but, et ne baissez pas les bras... Oui, au fond, vous êtes semblables... conclut Balin, se retirant plus loin après sa tirade, laissant Thorïn cogiter sur ses paroles.
Le nain fronça les sourcils, et partit dans une longue réflexion. Ce n'est qu'après que Dwalin et Balin aient finis de me raconter les exploits du jeune prince contre Azog, à la Moria, qu'il sortit de ses pensées, et se leva lentement, l'air beaucoup plus détendu.
Il s'approcha de nous, ayant sûrement quelque chose à demander à l'un des nains. Je tournais la tête, n'ayant pas la force d'affronter son regard méprisant, pas ce soir.
Mais à la place de parler à l'un des autres, comme je l'avais pensé, il s'assit à côté de moi, à la place que le hobbit venait juste de quitter, étant partit préparer à manger. Je levais la tête vers lui, étonnée de son attitude, et ce que je vis dans se yeux bleus me marqua. Il regrettais. C'est ce que j'y vis, du remord... La bouche ouverte, les sourcils froncés, je n'y comprenais plus rien. Et je mis un certain temps à comprendre qu'il s'adressait à moi
« - Eum, bien que vous l'ayez un tout petit peu mérité, je tenais à m'excuser pour mon comportement. Je vous ai mal jugée, excusez-moi, Maëra. Il prononça ses phrases, et surtout mon prénom, avec tant de... Douceur, que c'en était bouleversant.
- Non, non, ne vous excusez pas. Je... C'est moi, pardon, je vous ai manqué de respect, et insulté. Je me suis vraiment mal comportée. Ma mère ne serait pas fière... Pardon, Thorïn, j'espère que vous pourrez me pardonner. Répliquais-je, ayant retrouvé la parole.
- Pas besoin de vous inquiéter pour ça, je vous comprend. Et je dois dire, Balin pourra confirmer, que moi aussi, j'aimais jouer les... Fortes têtes, quand j'étais plus jeune. Me confia-t-il en souriant. Balin eu un petit rire, et lui adressa un regard genre « Qu'est-ce que j'avais dit ?! »
« - Mais dites-moi, Maëra. Connaissez-vous au moins le but, et la cause de ce voyage ? Demanda Thorïn.
- Et bien, Gandalf m'en a un peu parlé, le deuxième jour, mais pas en détails. » Répondis-je.
Bien entendu, je connaissait l'histoire par cœur, mais j'avais envie de l'entendre de Thorïn, lui qui l'avait vécue.
« - Oh, alors, dans ce cas, je me ferais une joie de vous la raconter. Me répondit Thorïn, avec un sourire, en sortant la carte, et me la mettant sous le nez.
Tout commença il y a bien longtemps, du temps de mon grand-père, Thror . Nous avions été chassés du grand nord, et étions revenus dans cette montagne, Erebor. Indiqua-t-il. Elle avait été découverte par mon ancêtre, Thraïn l'ancien. Et alors, les nains commencèrent à creuser des mines, et des tunnels, plus grand et plus profond encore, trouvant énormément d'or et de pierre précieuses. Enfin, en peu de temps, notre famille devint immensément riche et puissante, et notre Royaume, un des plus grand royaume de nains. Mon grand-père devint Roi sous le Montagne et inspira le plus grand respect des hommes qui vivaient vers le sud, du long de la Rivière Courante jusqu'au pied de la Montagne. Il édifièrent en ce temps là, la belle ville de Dale. Les rois des hommes avaient l'habitude d'appeler nos forgerons et de les récompenser très richement. C'était pour tous, un heureux temps, et les plus pauvres d'entre nous avaient de l'argent à dépenser. Ainsi, les salle de mon grand-père regorgeaient d'armures et de joyaux en tout genre. Ce fut sans nul doute ce qui attira le dragon. Les dragons volent aux hommes, aux nains et aux elfes les bijoux et l'or partout où ils en trouvent, et ils conservent leur butin tant qu'ils vivent, c'est à dire, pratiquement à jamais, à moins qu'il ne soient tués. En ce temps là il y avait dans le nord des quantifiés de dragons, mais l'or se faisait sûrement rare, alors que les nains fuyaient vers le sud, sans compter le gaspillage et la destruction commise par les dragons, et qui empirait de jour en jour... Il y avait un ver particulièrement fort et méchant, du nom de Smaug. Un jour, il s'envola et vint dans le sud. La première chose qui nous annonça son arrivée fut un bruit, semblable à un ouragan, venant du nord, et les pins qui tremblaient sous l'assaut du vent. Certains, chanceux, étaient dehors à ce moment, j'en était. En beaux gars aventureux de l'époque, nous avions toujours le nez au vent, et c'est ce qui me sauva la vie ce jour là. Donc, d'un assez grande distance, nous vîmes le dragon se poser sur notre montagne, crachant du feu, et descendit jusqu'au pied de la Montagne, passa au dessus de la forêt, qui pris feu. Toutes les cloches de Dale sonnèrent, et le nains prirent les armes, essayent de sortir par la grand porte. Mais le dragon les attendait, et aucun des nains ne s'échappa par là. Une grande vapeur s'éleva de la rivière, couvrant Dale, et, dans ce brouillard, le dragon leur fondit dessus et détruit la plupart des guerriers. Après cela, il retourna à la Montagne et tua tout les nains qu'il trouva, dans chaque allées, tunnels, caves, salles et appartements. Bientôt, il ne resta plus un seul nain vivant sous la Montagne, et ils s'empara de tout nos biens, les amassant sûrement en un seul tas dans une grand salle, se servant de l'or et des joyaux comme d'un lit, comme le font tout les dragons. Il prit l'habitude de sortir la nuit par la grande porte et d'aller à Dale, enlever des gens, afin de les dévorer, jusqu'à ce que le ville fut ruinée et tout les habitants partis. Maintenant, je suppose que plus personne ne vit près de la Montagne, au moins pas avant le long lac. Les plus chanceux d'entre nous qui avaient survécus, s'assirent en cachette, pleurant, et maudissant Smaug. Puis nous fûmes rejoints de façon inattendue par mon père et mon grand-père. Il avaient l'air sombre, et quand je leur demandait comment ils s'étaient échappés, ils me firent taire en me disant que je le saurais le moment venu. Après ces sombre événements, nous dûmes partir, et essayer de gagner notre vie tant bien que mal, en errant dans le pays. Mais nous n'avons jamais oublié notre trésor volé. Voilà pourquoi ce voyage, nous comptons reprendre Erebor, et faire subir à Smaug ce qu'il mérite... » Finit-il, une lueur de détermination dans le regard.
Ce fut ce moment que choisirent Fíli et Kíli pour réapparaître, paniqués et essoufflés... Je remarquais alors l'absence du hobbit... Je savait ce qui se passait et ce qui allait arriver... Les trolls... Pour l'instant, je n'avais pas vraiment fait quoi que ce soit susceptible de modifier l'histoire, mais maintenant... Si seulement je faisait quelque chose de travers... Quelque chose qui empêcherais Gandalf d'arriver à temps pour sauver la compagnie, ou Bilbo de gagner du temps sur les trolls ... Si je faisait quelques chose qui causerait la mort de quelqu'un, ou même de nous tous... Je commençais à stresser. Je ne savait vraiment pas ce que j'étais censée faire, en les voyant arriver comme ça.
« Que se passe-t-il ?! S'enquit Thorïn, en se levant d'un coup, à leur vue.
- Bilbo... Commença Kíli, essayant de retrouver son souffle, des mèches de cheveux bruns tombant devant ses yeux.
- … Des trolls !... » continua Fíli, tout aussi essoufflé que son frère.
Il n'en fallut pas plus aux autres pour comprendre, ils se levèrent d'un coup, saisirent leurs armes et partirent dans la direction indiquée par les deux frères.
Je les suivaient aussi, malgré le fait que je sois aussi désarmée que Bilbo, et que je n'ai aucune idée de ce que je devais faire.
Les nains bondirent de tous côtés, attaquant les trois trolls du mieux qu'ils pouvaient... Je restais quelques seconde là, sans bouger, ne sachant que faire. Mais finalement, je fonçai aussi au combat, saisissant une branche comme arme. Je fonçais vers un des trolls, et sentis une flèche vibrer à côté de mon oreille droite...Les battements de mon cœur accélérèrent d'un coup, alors que je roulais au sol, esquivant une lame. C'était le pompom ! J'allais me faire tuer par les membres de ma propres compagnie ! Je saisit ma branche, et, arrivée au pied d'un des trolls - sûrement Bert - je frappais sa jambe de toutes me force... Malheureusement, ça n'eut pour effet que de casser la branche, le troll n'ayant rien sentit. Soufflant de frustration, j'optais pour un second plan, mon portable. Les troll craignaient la lumière du jour, alors, avec un peu de chance, peut-être que si je les aveuglais assez longtemps, ils prendraient peur et perdraient leurs moyens, pendant suffisamment de temps pour permettre à mes compagnons de faire quelque chose. Je sortis alors mon précieux portable de ma poche, et le mit rapidement en « lampe torche », puis envoyait le faisceau de lumière directement dans les yeux de Tom, qui recula de plusieurs pas, criant et se cachant les yeux de ses mains... Ah ouais ! Ça marchait plutôt bien, ma technique ! Ça avait laissé le temps à Thorïn de lui péter les dents, génial ! Je reculais un peu, et allait diriger ma lumière vers un autre des trolls, lorsque l'impensable arriva. Mon portable s'éteignit. La batterie était morte...
MAIS C'EST PAS VRAIIIII ! Pourquoi est-ce que ce genre de choses arrivent toujours dans les mauvais moments ?! Argh, pourquoi avait-il fallut que j'use toute ma batterie, en sachant que je ne pourrais la recharger ?! Tellement stupide, tellement stupide ! Enfin, mon petit trouble m'embrouilla pendant quelques secondes, peu, mais assez pour que lorsque je retrouvais mes esprit, je sentis quelque chose me soulever par le derrière de ma veste en cuir, mes pieds quittèrent le sol, et je me rendis compte que j'aurais mieux fait de rester cachée derrière les arbres, que foncer au combat avec un bâton comme seule arme...
Voilà voilà !
Review ?! :3 J'aimerais connaître ton avis !
Sinon, je te dis à la semaine prochaine pour le chapitre 5 ! :)
