Yey hey ! Bonsoir, bonsoir !
Je suis là, de nouveau, avec la suite ! :D :D
Bon, ce chapitre est un peu plus court que les derniers, mais bon, tu me pardonnera, hein !?
Enfin, je vais te laisser lire.
Bonne lecture ! :D
Chapitre 9
Promenons-nous, dans les bois.
« - Alors, tu as tout préparé ? Me demanda Estel, alors qu'il refermait la porte de sa chambre.
- Oui, je suis prête.
- D'accord. Je veux bien t'aider, mais tu vas devoir faire vite. Ils sont partis il y a combien de temps ?
- Une heure et demie.
- Tant que ça ?! Ils ont pu faire un assez bon bout de chemin depuis... Mais si tu fais assez vite, tu pourra sûrement les rattraper avant qu'ils ne passent la frontière des Monts Brumeux. Ici, tu vois. Me dit-il, en me montrant du doigt un endroit une carte d'Imladris et des environs. Il fit glisser son index un peu plus bas sur le parchemin. On va te faire fuir par ici, c'est un endroit assez inoccupé, peu de gens viennent ici. Et regardes, si tu passes par la forêt, et que tu prend directement vers la droite, tu finiras pas retomber sur ce chemin. Il pénètre un peu dans les montagnes, bien qu'il finisse par disparaître au bout d'un moment. Cependant, je suis quasiment certain que c'est ce chemin que t'es compagnons ont emprunté... Tu devras faire très vite, pour éviter d'être trop exposée. Surtout que sans protection, tu est beaucoup plus vulnérable... Enfin, on ferais mieux d'y-
- Estel... Le coupais-je. Il me lança un regard interrogateur, afin que je continue. Merci. Dit-je simplement.
- Viens, je vais te montrer le chemin le plus court et discret en même temps. Répondit-il, avec un sourire.
- Ok. Je dois juste aller prendre mes affaires dans ma chambre.
- Rohh, tu n'aurais pas pu les prendre ?! Dit-il, un peu irrité.
- Je n'étais pas sûre que tu veuilles bien m'aider.
- Bien sûr que tu le savais. Tu voulais juste trouver un prétexte pour avoir encore le temps de changer d'avis. Parce que... Tu as peur. Déduit-il facilement.
- … Ouais, bon, c'est peut être un peu vrai...
- Bon, dépêchons-nous, maintenant.» Souffla-t-il avant de sortir.
Il ferma la porte derrière moi, silencieusement, et me laissa le conduire à ma chambre. Je plaçais rapidement mon sac sur mon dos, nouais ma cape autour de mes épaules, et passait mon carquois et mon arc. J'avais remis mes vieux vêtements, mais avais pris quelques vêtements de rechange des elfes (des vêtements masculins, hors de question que je prenne une robe!).
Aragorn me conduisit ensuite à travers divers couloirs et allées, vers un des coins les plus retirés du palais. On arriva ensuite près d'une sorte de petit jardin donnant directement sur les bois.
« - Nous y voilà. Dit-il, me faisant signe de me baisser, nous cachant derrière un petit muret. Tu vois les gardes là-bas ? Me demanda-t-il. Je hochais la tête. Il y en a encore un au dessus de nous. M'informa-t-il, en regardant le plafond. Je vais faire diversion. Je vais crier, et ils quitteront leur poste pour venir voir ce qu'il se passe. À ce moment là, tu auras quelques minutes pour traverser le parc et t'enfuir dans les bois, juste là. Tu devras vite te cacher, et rester le plus loin possible de la cité.
- Très bien. J'ai compris. Soufflais-je.
- N'ai pas peur de la forêt la nuit, les terres d'Imladris sont sûres, je peux te le dire par expérience. J'haussais un sourcil à son aveu. Alors comme ça le grand roi Aragorn jouait les aventuriers en forêt la nuit, quand il était jeune ?! Intéressant...
- Bien que je pense que tu aurais mieux fait de rester ici, je te souhaite bonne chance, j'espère que votre quête mènera à bien. Et, qui sait, peut-être qu'un jour, nos chemins se recroiseront... Continua-t-il avec un sourire.
- Oui, j'espère. Entre-temps, je t'interdit de m'oublier ! Plaisantais-je.
- Non, je ne risque pas de t'oublier, Maëra.» Me confia-t-il. Mais soit prudente.
On resta silencieux quelques instants, hésitant sur la marche à suivre. Puis je le pris brièvement dans mes bras. Oui, c'était la journée des câlins !
« -Je te suis infiniment reconnaissante, Aragorn.» Lui dit-je alors qu'il se levait doucement pour partir faire la diversion. Il se stoppa un instant, me regarda étrangement, puis continua son chemin.
Je le vis arriver au bout du couloir. Mais avant de tourner et de disparaître de ma vue, il pivota vers moi et me fit un signe de la main. Je lui répondit de la même manière. Et alors seulement je me rendis compte de ma bourde. Je l'avais appelé Aragorn ! Mais qu'elle idiote, quelle idiote ! Je soupirais devant l'ampleur de ma bêtise. Puis reportais mon attention sur les gardes devant moi. Ils restaient là, sans bouger, je me serais crue à Buckingham... Je patientais quelques instants, puis j'entendis un cris. Un horrible hurlement qui me fit glacer le sang. Estel. Si je ne savais pas que c'était une diversion, j'aurais eu vraiment peur pour lui... Les gardes eurent le même sentiment que moi, sauf qu'il pensaient que c'était vrai. Ils se mirent à courir vers l'origine du cri. Les deux qui se trouvaient dans le parc passèrent rapidement devant moi, mais je n'avais aucune certitude que celui sur le toit était aussi partit.
Je m'approchait du jardin, et passait la tête au dehors, regardant sur le toit. Aucune trace du garde. Je pris une grande inspiration, et sortait de l'ombre, traversant le jardin comme une flèche. Puis j'arrivais presque à la lisière de la forêt, mais je me pris les pieds dans un branche et m'étalais de tout mon long sur la terre froide. J'entendis une exclamation assez loin derrière moi, mes yeux s'ouvrir en grand. Je n'avais pas envisagé qu'il y avait la possibilité que je puisse me faire prendre ! Je commençais à paniquer, je me sentais bizarre. Je me relevais aussi vite que possible, et pénétrais à l'intérieur de la masse dense et sombre qu'étais la forêt. Courant le plus vite et le plus loin possible. Puis je me rappelais seulement de ce que m'avais dit Aragorn. Je pris rapidement vers la droite, espérant ne pas être allée trop loin en ligne droite. La forêt était sombre, et malgré ce que m'avais assuré Estel, je ne pouvais m'empêcher d'avoir un peu peur. Je serrais ma cape autour de moi, frissonnant.
Au bout de plusieurs minutes de marche qui me semblèrent durer une éternité, je tombais effectivement sur la route dont m'avais parlé l'enfant. Une route de pierres,toute cabossé, ondulant et montant en pente légère à travers les arbres. Ils faisait sombre, mais le ciel s'éclaircissait à mesure que le jour se levait. Ils faisait froid, le vent venait des montagnes, et claquaient dans mes cheveux et mon manteau, me poussant imperceptiblement en arrière, rendant mon avancée difficile, et m'empêchant de bien voir.
Ma route dura longtemps, au moins une heure, avant que je ne commence à avoir vraiment faim.
Je m'arrêtais sur le bord de la route, m'asseyant sur un tronc d'arbre tombé au sol, et déballais certaines de mes affaires. J'avais emporté un peu de nourriture, trois pommes, deux pains, une gourde remplie d'eau fraîche. Je brisait un des pains en deux, et mangeais la moitié, puis je bus un peu d'eau, et remballais mes affaires, gardant cependant une pomme dans ma main, pour la manger sur le chemin.
Je repris ma route rapidement, évitant de trop tarder dans les bois. Je ne savais absolument pas à quelle distance j'étais de Fondcombe, il se pouvait que je soit assez loin pour être en danger si je traînais trop. La pente commença à grimper de plus en plus, et, rapidement, je me retrouvais assez haut pour avoir vue sur la cité elfique, loin derrière moi. C'était étrange, que de regarder cet endroit où j'avais passé plus des deux dernières semaines. Imladris me semblait si proche mais en même temps si loin...
Et soudainement, je me mis à douter. Et si... Si je ne retrouvais jamais la compagnie ?! Si je restais à errer ici, jusqu'à tomber sur je ne sais quelle bestiole, qui aurait ma peau. J'avais agis stupidement, et sans prendre le temps de vraiment réfléchir. Enfin, j'avais bien passé beaucoup de temps à méditer. Depuis le deuxième jour que j'avais passé avec Estel.
Je lui avais dit mon projet de fuir Imladris en même temps que les autres. Au début, il avait vraiment essayé de me convaincre de rester là-bas. Mais, face à ma détermination, il avait vite cédé... Mais, une fois qu'il avait abandonné l'idée de me faire changer d'avis, c'est moi avait changé de point de vue. Moi qui était sûre de ce que je devais faire, j'avais commencé à douter de mon plan... Et finalement, j'étais arrivée à un point où je ne savais plus du tout quoi faire... Mais cependant, Aragorn m'avais assuré que si j'avais besoin d'aide, il était d'accord pour me donner un coup de main. J'avais donc passé mes derniers jours là-bas à me demander ce qu'était le mieux à faire... J'en étais arrivée à la conclusion que je devais effectivement « prendre la fuite ». Je n'aurais pas pu continuer de vivre, à Fondcombe, tout comme chez moi (si effectivement, Elrond aurait réussi à me renvoyer dans mon monde), en sachant que quelque part, loin de moi, la compagnie... Ma compagnie, mes amis, se battaient et risquaient leur vie. Je n'aurais pas pu dormir tranquillement, en pensant à eux, en les sachant coincés chez les gobelins, avec des araignées ou même chez les elfes, en train de souffrir. Même si c'était complètement fou et irréfléchi, je savais que je devais le faire. Que je devais les suivre, partir avec eux. Que je devais agir, malgré les avertissements de Gandalf, que je devais essayer de changer l'histoire, faire de mon mieux pour éviter la fin tragique qui attendait mes amis... Oh, je n'allais pas essayer de jouer les héroïnes, rien que cette petite « ballade » dans la forêt avait suffi à me convaincre que je n'en avais pas l'âme ! Mais... J'essaierais de faire de mon mieux.
Le soleil était depuis longtemps levé, et mon ventre faisait des bruits bizarres... Mais il n'y avait toujours aucune trace des nains... Enfin, il y avait quelques minutes, j'avais trouvé des restes de nourriture, sur le côté de la route. Alors les nains étaient bien passés par là... Cependant, j'avais peur. Peur que, comme l'avait dit Aragorn, le chemin ne se termine, et que je me retrouve perdue sans route à suivre, sans indice pour pouvoir suivre les nains, totalement paumée dans la forêt... Alors je me dépêchais de marcher plus vite, malgré mon ventre qui se plaignait de plus en plus.
Après quelques minutes, je m'arrêtais. J'avais vraiment trop faim, alors je mangeais une pomme et un pain, gardant la dernière pomme et la moitié du pain pour plus tard. J'aurais vraiment du emporter plus de nourriture... Mais, je n'avais pas imaginé que je prendrais tant de temps à les rattraper. J'espérais seulement les retrouver avant la tombée de la nuit, je n'avais pas du tout l'intention de passer encore une nuit dans la forêt. Surtout que ça grimpait de plus en plus, et qu'il faisait vraiment froid, à cet hauteur.
Mes jambes me faisaient mal, et j'étais fatiguée, vraiment très fatiguée, et le soleil descendait de plus en plus derrière l'horizon...J'avais mangé mes dernières provisions une heure auparavant.
Je m'étais tordue la cheville il y a quelques minutes, et j'avais vraiment du mal à marcher. J'avais mal... J'étais mal. J'avais vraiment peur. J'étais à bout. J'avais envie de rentrer chez moi, dans ma chambre, et de pleurer. Pleurer parce que tout ce qui m'étais arrivé n'étais là que pour me faire plus souffrir à la fin, pleurer parce que j'étais perdue, toute seule, et que je n'avais rien pour me réconforter. Je tremblais, j'avais froid et chaud en même temps, ma tête me faisait mal et mes yeux se fermaient touts seuls...
Et alors, alors que j'allais abandonner, m'asseoir et abandonner, comme une lâche, je vis une lumière... Non, je vous rassure, je n'étais pas en train de mourir. Enfin, j'espérais que ce ne soit pas le cas...Il me semblait que c'était une vraie lumière. La lumière d'un feu... C'était la compagnie ! J'en était sûre, c'était eux. Je les avais retrouvés ! Je me dépêchais d'avancer en leur direction, et puis, je m'arrêtais. Je... Je n'osais pas aller plus loin.
J'étais terrorisée. J'avais peur de leur réaction si je débarquait comme ça. J'étais censée être à Fondcombe. J'étais sûre qu'eux aussi voulaient me savoir là-bas, en sécurité. Ou peut être même qu'ils pensaient que j'étais rentrée chez moi... Je n'arrivais pas à imaginer comment ils réagiraient... Enfin, ils seraient en colère, j'en étais sûre... Mais à quel degré ?!
Et si... Et si, ils me renvoyaient là-bas. Si ils ne voulaient pas de moi. Si ils me riaient à la tête, et me viraient, m'envoyaient bouler ?! Je me cachait derrière un buisson, les observant.
Bombur, Bifur et Bilbo avaient fait le feu, et l'entretenaient. Alors que les autres montaient le camp, faisaient cuire la nourriture. Thorïn était assis. Seul. Ils fixait le feu, l'air absent. Ils semblait perdu dans ses pensées... Gandalf, bien sûr n'étais pas là. Et, je pensais même que ça valait mieux pour moi. Si Gandalf apprenait que j'avais « fuit » de la cité elfique -et ça n'était qu'une question de temps-, je ne donnais pas cher de ma peau. Au moins, avec la compagnie, je pouvais être à peu près sûre de compter sur la pitié des deux frères, et Bofur... Non, j'étais sûre que Bilbo serait en colère, ce serait peut être même le plus en colère de tous... Oui, je ne pouvais pas compter sur lui pour empêcher les autres de me déchirer... Mais, avec Gandalf, aucun des nains (ou hobbit) n'oserait lui faire face quand il déciderait de me renvoyer à Fondcombe, sans provisions, ou quand il déciderait de me jeter un sort qui me transformerait en je ne sais quel animal puant, stupide et inutile... Tout d'un coup, j'aurais bien aimé être au fond de mon lit bien chaud dans ma chambre de Fondcombe... Mais, c'était trop tard pour me défiler, maintenant. Enfin, j'étais à peu près sûre que ce que je faisais, tout de suite maintenant, c'était me défiler, en restant cachée ici, à la place de... « Affronter mon destin ».
Ça sonnait bien, non ?! Ça sonnait bien trop héroïque pour moi, justement... C'est pour ça que je restais cachée... Mais, il arriva qu'une odeur de nourriture trouva le chemin jusqu'à mes narines, faisant grogner mon ventre vide. Je soupirais... Je faisais tellement pitié ! Je n'osais pas aller voir mes amis, les seuls personnes que je connaissais, ici, alors que je crevais de faim... Enfin, je n'allais pas rester là toute la vie, quand même ! Je devais y aller...Maintenant ! Je me relevais un peu, puis m'arrêtais... Et me re-baissais... J'avais une grande envie de me frapper moi-même, là, tout de suite... Mon cerveau était comme débranché, je tremblais toujours, et je transpirait. Je couvais un truc, pour sûr. Quelle poisse !
Mais, mon apitoiement sur moi-même fut coupé par la sensation d'un lame sur ma gorge... Hmm... J'avais déjà vu ça quelque part !
« Roh...C'est du déjà vu... » Grognais-je, alors que je me sentais soulevée dans les airs par une forte poigne.
Oui, j'avais déjà vécu ça !... Sauf que, malheureusement, cette fois-ci, cela ne risquait pas de se terminer de la même façon que la dernière fois.
Huuuh ! Pauvre de moi !
Voila le chapitre 9 ! :D
Review ? :3
Bref, à la semaine prochaine pour le chapitre 10
(10... Il y a deux chiffres à 10 ! C'est quelques chose qu'il faut fêter ! Alors, levons nos verres à ma fiction... Haha, non, je blague, levons nos verres à toi, lecteur, lectrice bien aimé(e), sans qui tout cela n'aurais pu être possible ! 3)
- Nae'
