Bonjour !
Voici donc le 7e chapitre de "Repères"... Le 8e retournera au point de vue d'Ymir !
Merci infiniment à tout ceux qui ont laissé des reviews, à ceux qui suivent "Repères", à ceux qui ont mis "Repères" dans leurs favoris, et même à ceux qui lisent ma fic' sans laisser de traces de leurs présence, ça me touche énormément ! T^T
Comme d'habitude, j'espère que ce chapitre vous plaira et n'hésitez pas à me faire part de vos impressions dans les commentaires !
Ch 7 - Vendredi 16 septembre, après-midi
Elles étaient assises côte à côte sur l'un des trois sofas, un silence pesant tout autour d'elle. À chaque fois que l'une ou l'autre bougeait, ne serait-ce que d'un millimètre, leurs bras se frôlaient et le contact semblait chaque fois plus électrique que le précédent. La grande lycéenne était impassible, mais la plus petite regrettait déjà d'avoir insisté pour aller au CDI.
Ce livre n'était même pas si bien que ça.
Bon, en fait, il l'était peut être, mais la présence d'Ymir à ses côtés l'empêchait de se concentrer et c'était au moins la troisième fois qu'elle relisait ce paragraphe, ce qui n'aidait sans doute pas à capter l'intérêt de la lectrice.
Courbée sur son livre, ses cheveux blonds tombant en rideau de part et d'autre de son visage, celle-ci se sentait d'ailleurs de plus en plus mal à l'aise. Le plus gênant était sans doute qu'Ymir ne faisait, ni ne disait, absolument rien. Elle se contentait de se tenir assise, jambes et bras croisés, les sourcils légèrement froncés, une expression d'ennui profond sur le visage, le regard vissé droit devant elle. Le tout en dégageant des ondes négatives tellement fortes que même les autres élèves, pourtant à une distance de sécurité respectueuse, semblaient nerveux. Pas une discussion ne perturbait l'espace de lecture, et l'ambiance n'en était que plus lourde
Je préfère presque quand elle se plaint…
Ce n'était évidemment pas quelque chose qu'elle pouvait lui dire alors qu'elle avait eu la gentillesse de l'accompagner, mais tout de même.
Christa se reconcentra sur le livre qu'elle tenait entre ses mains, et grimaça quand elle se rendit compte qu'elle allait devoir relire le paragraphe pour la quatrième fois. Qui était ce "Leftrin", déjà ? Et que faisait-il sur un bateau ? Elle avait à peine achevé la deuxième phrase qu'un genou frôla le sien, lui faisant totalement perdre le fil de l'histoire. Encore. Elle lança un coup d'œil vers Ymir, qui restait égale à elle-même, et lâcha un soupir discret.
J'abandonne.
Elle referma le livre après y avoir glissé un morceau de papier en guise de marque page, se leva, se tourna vers la propriétaire du genou.
"Ymir ?" Son regard se détacha du mur pour rencontrer le sien. "Je vais l'emprunter, j'en ai pour deux minutes. Tu m'attends ?"
Elle lui fit un vague signe de la main, comme pour lui dire "fais ce que tu veux", et Christa lui sourit avant d'aller voir le documentaliste.
"Bonjour, je voudrais emprunter ce livre…
- Ton nom, s'il-te-plaît ?
- Christa Lenz. L-E-N-Z.
- Voilà. Tu as deux semaines pour le lire, mais tu pourras prolonger le prêt si tu n'as pas fini.
- Merci beaucoup !"
Elle tourna les talons, livre à la main, et ne put empêcher ses yeux d'accrocher le bras tatoué d'Ymir. Elle l'avait remarqué dès le premier jour et il l'obsédait depuis, attirant son regard comme un aimant.
Le motif était simple : une chaîne s'enroulait autour de son biceps, et le maillon le plus visible lorsqu'elle était de profil était brisé en deux. Mais en les observant de près, on remarquait que tous les maillons présentaient de légères fissures, comme si la rupture avait été tellement forte qu'elle avait endommagé toute la chaîne ou comme si quelqu'un avait tellement lutté pour la rompre que tous les maillons étaient prêt à craquer lorsque l'un d'eux, enfin, s'était brisé. Parfois, regarder le tatouage d'Ymir la faisait frissonner.
Elle avait lu quelque part que les tatouages racontaient parfois une histoire ou aidaient à se souvenir d'un événement, d'une personne. Elle se demandait ce que signifiait celui d'Ymir, sans pour autant oser poser la question. C'était assez personnel et elle ne la connaissait pas depuis assez longtemps pour ça. Elle ne connaissait presque rien d'elle, pour être honnête.
Elle savait qu'elle allait au lycée à vélo, qu'elle faisait du karaté depuis 8 ans, qu'elle aimait Nirvana, qu'elle n'aimait pas le français, qu'elle avait un appétit d'ogre, qu'elle buvait volontiers de la bière, qu'elle aimait la taquiner, qu'elle venait du collège privé Kokuryu, qu'elle faisait SI et Athlétisme, qu'elle aimait l'allemand, qu'elle n'aimait ni la SES, ni parler d'elle-même, qu'elle était franche et naturelle.
C'était somme toute assez peu pour quelqu'un qu'elle considérait comme la seule véritable amie qu'elle ait jamais eu. Ce n'était pas que Christa soit asociale ou solitaire, au contraire. Elle s'était toujours bien entendue avec tout le monde, même avec les professeurs. Non, c'était plus que tous les amis qu'elle avait eu jusqu'à présent n'avaient jamais été amis qu'avec "Christa".
Or elle ne s'appelait pas seulement Christa.
Un douleur insidieuse se fraya un chemin dans ses tripes à la pensée qu'Ymir non plus ne savait rien d'elle, pas même son prénom. Avec les choses dans cet état, pouvait-elle seulement la considérer comme son amie ? Elle n'en était plus sûre. Mais que pouvait-elle y faire ? Rien. Elle n'avait pas le droit de révéler son identité, et de toute manière elle redoutait bien trop la réaction d'Ymir si elle venait à tomber les masques.
Une grande ombre rectangulaire filant vers elle la tira brusquement de ses pensées. Elle eut juste le temps de lever le livre devant son visage en un - faible - bouclier et de fermer les yeux qu'un claquement retentit, semblable à celui que fait une puissante gifle. Christa poussa un petit *iiiik* et recula d'un pas, persuadée que c'était le bruit qu'avait provoqué la collision de son corps avec la porte, mais il n'en était rien. Elle n'avait pas mal. La porte ne l'avait pas touchée, n'avait pas même effleuré la plus petite pointe du plus long de ses cheveux. Lorsque Christa fit son pas arrière, posant son talon sur le sol, son dos rencontra une surface inattendue et sa tête se cala contre l'épaule et le bras tendu d'Ymir. Sa peau était chaude… Christa n'avait jamais eu l'occasion de l'observer d'aussi près, mais le bras d'Ymir était en fait, tout comme ses joues, piqué de petites tâches de rousseur. Elle pencha sa tête en arrière, prenant un peu plus appui sur Ymir pour avoir une vue sur son visage. Ce dernier lui rendit son regard, le sourire narquois en plus, et se pencha légèrement vers son oreille, sa respiration créant des décharges électriques à la surface de la peau de Christa.
"Schau mal, eine kleine Maus !" souffla-t-elle, moqueuse, avant de pousser la petite blonde vers la porte qu'elle maintenait ouverte.
[Regarde, une petite souris !]
Christa sentit le rouge lui monter aux joues et se laissa faire, incroyablement embarrassée par son glapissement aigu qui, elle devait bien l'avouer, n'était pas sans rappeler celui d'un rongeur…
C'est toujours mieux que "princesse"...
Elle savait parfaitement qu'Ymir ne lui avait donné ce surnom que par jeu, mais elle ne pouvait pas faire disparaître ce léger tiraillement dans sa poitrine à chaque fois qu'elle l'utilisait. Lorsqu'elle était avec Ymir, Christa pouvait oublier son masque et prétendre qu'elle n'était qu'une adolescente comme les autres, jusqu'à ce que ce surnom intervienne dans la conversation et ne lui rattache les pieds sur terre en lui lançant l'image décharnée de son père en pleine figure. Mais il n'y avait aucun moyen d'expliquer cela à son amie sans se dévoiler, aussi se contentait-elle, dans ces moments-là, de faire de son mieux pour cacher son malaise.
Elle serra le livre un peu plus fort contre sa poitrine. Elle se sentait si petite… Elle n'était qu'une enfant, une simple poupée impuissante face au pouvoir des adultes, face au pouvoir des Reiss. Une poupée qui n'avait aucune utilité ni raison de vivre.
"Christa ?"
Elle s'arrêta de marcher et leva la tête, quittant les dalles grises du sol pour deux orbes dorées. Elle força un sourire.
"Qu'est-ce qu'il y a, Ymir ?"
Un froncement de sourcils lui répondit. Bien sûr qu'Ymir n'était pas dupe, elle ne l'était jamais. Pour une quelconque raison, elle parvenait toujours à voir les contours du masque et, d'une certaine façon, c'était rassurant, mais, à cet instant précis, Christa aurait préféré qu'elle n'en soit pas capable. Ymir fit claquer sa langue et elle s'efforça de déglutir en gardant son sourire.
"Sérieusement, Christa ? Tu ressembles à une serpillière abandonnée et c'est à moi que tu poses la question ?"
Elle pouvait sentir la tension dans sa voix, comme si elle se retenait de hurler sa colère. Son sourire sa fana sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte. Une fois de plus, son masque se brisait sans qu'elle puisse rien y faire.
"Je vais bien." articula-t-elle difficilement, la gorge serrée et le regard fuyant.
"Ah, vraiment ? Parce que c'est marrant, on dirait pas, figure-toi !"
Dans ses efforts pour éviter le regard accusateur d'Ymir, ses yeux survolèrent son tatouage. Aussi étrange que cela puisse paraître, la chaîne brisée lui redonna un semblant de courage et de calme. Ses doigts se décrispèrent autour du livre et sa position se fit moins défensive, sa respiration moins pénible. Elle était à nouveau capable de regarder Ymir dans les yeux.
Colère et inquiétude se mêlaient dans un tourbillon d'or et de terre humide, surmonté par des sourcils agressifs.
"Ce n'est rien, juste…" Les mots la fuyaient. Que pouvait-elle lui révéler sans mettre son secret en danger ? "...un problème avec ma mère. Rien de grave." Elle tenta un sourire rassurant et Ymir se détendit légèrement, manifestement satisfaite par son aveu.
Christa s'attendait à recevoir des questions sur le "problème" en question, mais... non. La grande brune se contenta de reprendre son chemin en direction des escaliers qui menaient au rez-de-chaussée. Ce bâtiment secondaire, accolé à Chôsa Heidan, contenait le CDI des lycéens et une salle informatique au deuxième étage et des laboratoires de physique-chimie au premier étage et rez-de-chaussée. Une passerelle traversait la cours Maria pour le relier au bâtiment secondaire 1 de Chûton Heidan, juste en face, qui renfermait le CDI des collégiens, deux salles de technologie et trois salles d'informatique.
La jeune fille était partagée quant au mutisme d'Ymir. Ne pas avoir à répondre à des questions concernant sa mère la soulageait, mais l'absence de curiosité qu'elle manifestait sur ce sujet était un peu vexant. N'importe qui aurait voulu en savoir plus, non ?
Christa l'observa du coin de l'œil. Elle fronçait légèrement les sourcils et son expression était neutre, comme plus tôt dans le CDI. Il y avait bien une légère ombre dans son regard, mais elle l'attribua à un effet d'optique dû à l'obscurité de la cage d'escalier et redirigea son regard vers les marches, peu désireuse de se ridiculiser de nouveau en en ratant une.
Visiblement, "n'importe qui" n'incluait pas Ymir.
Il leur restait bien une demi-heure avant seize heures et la fin de leur heure de trou, et elles étaient bien parties pour la passer dans le silence, assises dans la semi-ombre mouvante d'un des arbres de Maria, lorsque Reiner, Marco et Jean les rejoignirent. Christa ferma son livre - qui était, somme toute, vraiment passionnant - et offrit un grand sourire aux trois garçons. Après un échanges de bises et de checks dans les règles, ils se débarrassèrent de leurs sacs et s'assirent par terre avec elles, formant une sorte de cercle. C'était Ymir qui, après avoir promené un regard scrutateur sur la cours, avait décidé de s'asseoir sur le sol plutôt que sur un banc. Quand Christa lui en avait demandé la raison, elle avait répondu qu'il faisait trop chaud pour s'asseoir au soleil. Reiner fut le premier à parler.
"Alors, les filles, on fuit le soleil ?
- Ouais. Trop chaud.
- C'est clair que ça tape, aujourd'hui." renchérit Jean.
"Je préfère ça plutôt que la pluie." contra Marco en souriant.
Christa hocha la tête. "Il faut en profiter tant que ça dure... après tout l'automne n'est pas si loin.
- S'il pouvait venir plus vite, ça m'arrangerait. On crève de chaud dans ces salles !" s'exclama Ymir en désignant Chôsa Heidan d'un mouvement du bras, celui qui était tatoué, et Christa ne put s'empêcher de suivre des yeux le mouvement de la chaîne.
"Wow, j'avais pas vu que t'avais un tatouage ! C'est un vrai ?"
Christa sursauta et se tourna vers Jean, qui fixait le bras d'Ymir avec admiration et envie. Elle n'était pas la seule à s'y intéresser, apparemment.
Ymir roula des yeux. "J'ai la tête de quelqu'un qui fait les choses à moitié ?
- Wow…
- Attention, Jean, tu baves !" plaisanta Reiner, ce qui lui valu un regard meurtrier.
"Ça fait super mal, ce genre de choses, non ?" demanda Marco.
"Pas tant que ça." Elle haussa les épaules. "Ça dépend de l'endroit. Il paraît que c'est pire quand ça touche l'os."
Si elle voulait lui poser la question, c'était maintenant ou jamais. Christa prit son courage à deux mains et, les yeux toujours fixés sur le tatouage, prit la parole.
"Qu'est-ce qu'il signifie ?"
À ces mots, une tension imperceptible contracta le biceps d'Ymir. Étonnée, elle leva les yeux vers les siens, et ce qu'elle y vit la figea sur place.
Une tempête…
Ce fut tout ce qu'elle put trouver pour qualifier le combat qui faisait rage dans ces pupilles avant qu'Ymir ne se détourne, la mine sombre. Elle posa son menton dans le creux de sa main, le coude sur son genou.
"C'est personnel." marmonna-t-elle entre ses dents serrées.
Personne n'osa faire le moindre commentaire, et surtout pas Christa. Sa réaction l'avait déboussolée et elle avait l'impression que le regard d'Ymir se perdait au delà du bitume qu'elle fixait d'un air absent, un voile noir masquant l'or de ses iris.
Le silence était une chape de plomb sur leurs épaules.
Marco s'éclaircit la gorge et le temps reprit son cours.
"Qu'est-ce que tu lisais avant qu'on arrive, Christa ?"
Elle se tourna vers lui et puisa suffisamment de force dans son sourire pour rendosser son masque et relever les coins de ses lèvres.
"Ça s'appelle "Les Fourmis", c'est de Bernard Werber. Il est français." répondit-elle en lui tendant le livre pour qu'il puisse lire la quatrième de couverture.
"Je crois deviner que ça parle de fourmis !" s'exclama Reiner assez maladroitement en lâchant un rire nerveux.
"Ça a l'air intéressant, ce truc." commenta Jean après avoir lu le résumé par dessus l'épaule de Marco, qui hocha la tête.
"Hm, je connais cet auteur." Il rendit le livre à Christa en souriant. "J'aime beaucoup ses romans et j'ai entendu beaucoup de bien de cette saga. Si tu aimes, je t'en prêterai d'autres de lui !
- Vraiment ? Merci beaucoup !
- Pas la peine de me remercier, c'est à moi que ça fait plaisir.
- Tu m'en prêtes aussi, Marco ? J'ai plus rien à lire ces derniers temps.
- Bien sûr ! Tu préfères quel genre de romans ?
- Hum… je sais pas trop… La science-fiction, peut être ?
- Déjà lu du Orson Scott Card ?"
Les quatre jeunes se tournèrent vers Ymir avec surprise. Elle avait toujours son menton dans la main, mais elle les regardait et son expression s'était radoucie. Un vrai sourire fleurit sur le visage de Christa alors que Jean répondait par la négative et que Marco s'exclamait :
"Tu as lu "Les Maîtres Chanteurs" ?
- Dix fois, mec. Je m'en lasse pas.
- Je l'ai relu treize fois et il me fait toujours autant pleurer.
- Ha ! Ça m'étonne pas, t'as l'air d'être un cœur d'artichaut."
Reiner les interrompit brutalement : "AH, MAIS JE LE CONNAIS ! Orson Scott Card, c'est pas celui qui a écrit "La Stratégie Ender" ? Ce film est une tuerie !
- Le livre est à des millions de kilomètres au-dessus.
- J'ai beaucoup aimé ce film, moi aussi." intervint timidement Christa.
"Je savais que t'étais parfaite, Christa ! Tu veux pas m'épouser ?"
Pardon ?!
"Qu-que-quoi ?!" balbutia-t-elle, rouge comme une tomate.
Reiner éclata de rire. "Relax, Christa, je plaisantais ! Quoique, si tu es d'accord, moi je ne dis pas non… Sortir avec un déesse, ça n'arrive pas tous les jours !"
Il lui fit un clin d'œil, Jean siffla et Christa pensa qu'elle allait mourir de honte.
"Tsss… Aussi subtil qu'un joueur de rugby, hein, Reiner ?" lança Ymir, avant d'enchaîner à l'attention de Christa : "Le livre est mille fois mieux. J'peux t'le prêter, si tu veux."
Merci, Ymir, tu me sauves la vie. Un peu plus et je me transformais en souris pour disparaître dans un trou.
"Oui, s'il te plaît ! Mais je dois finir celui-là d'abord.
- Donc, Jean, partant pour "Les Maîtres Chanteurs" ?
- Je te fais confiance, mec.
- Super ! Tu vas voir, tu vas adorer. Ce roman est une perle."
Le petit groupe continua à débattre romans et films pendant le reste de la demi-heure et même après la sonnerie, sur le chemin qui les mena à leur salle. Ymir était redevenue elle-même et Christa n'avait pas besoin de porter son masque pour sourire.
Ce n'est qu'après les cours que sa bonne humeur se flétrit, plus précisément lorsqu'elle poussa la porte de chez elle. Elle retira ses chaussures et alluma la lumière pour trouver son chemin jusqu'à sa chambre, où elle déposa son sac et s'installa pour faire ses devoirs. Lorsqu'elle eut fini, elle prépara ses affaires pour le lendemain et s'assit sur son lit pour lire la suite de son livre.
À sept heures piles, elle entendit la serrure cliqueter et la porte s'ouvrir puis se refermer. Elle referma son livre et se leva pour aller saluer sa grand-mère.
"Ta mère ne rentre pas ce soir. As-tu fait tes devoirs ?
- Oui.
- Alors va réviser tes leçons de solfège. Le dîner sera servi pour huit heures.
- D'accord, grand-mère."
Penchée au dessus de son cahier de solfège, Christa pensa, amère, que l'obscurité quotidienne de ses soirées était encore plus pénible après une journée aussi lumineuse. Elle ne pouvait pas attendre d'être au lendemain.
Je plaide coupable, j'ai profité de ma fic' pour parler de deux de mes auteurs préférés... Mais ils sont vraiment géniaux alors si, comme Jean, vous n'avez rien à lire en ce moment, n'hésitez pas à essayer ! Et si vous les connaissez, je suis bavarde et les MPs sont là pour ça ~
A la prochaine ! (^0^)-/
