Je suis désolée ! Plus d'une semaine de retard ! Je suis vraiment désolée !
Je dois avouer que ce chapitre était un des plus durs à écrire, mais je suis vraiment désolée d'avoir mis autant de temps.
M'enfin, me revoilà, après un bon moment, avec la suite !
Merci à tous ceux qui ont pris la peine de laisser des reviews, d'ajouter ma fiction en favoris, ou en alertes... Je vous aime ! 3
Bref, bonne lecture !
Chapitre 11
Sous la montagne
La situation de la compagnie me stressait tellement que je ne pus trouver le sommeil. Me réveillant toutes les deux secondes sans avoir l'impression d'avoir dormi. Et heureusement, me dis-je plus tard, car lors d'un de mes réveils, je vis le hobbit se lever, empaqueter ses affaires, et se diriger vers l'entrée de la grotte, avant de se faire stopper pas un Bofur perplexe. Il parlèrent un peu, le nain essayant de le convaincre de rester. Puis Bilbo dit quelque chose qui sembla blesser le nain, le faisant changer d'avis. Je tournais rapidement la tête pour ne pas me faire repérer. Mais à la place de me faire griller par Bilbo, c'est sur Thorïn que mon regard tomba. Il me fixait, depuis déjà un petit moment apparemment, quand il vis que je le regardais, il me fis signe de me taire (bien je n'étais pas sur le point de parler) et me désigna Bilbo et Bofur d'un signe de tête, et on retourna à notre espionnage de la scène... Jusqu'à sentir le sol bouger sous nos corps. Thorïn cria aux autres de se lever, alors que je sentais le sol sous moi s'ouvrir en une grande fissure, m'aspirant soudainement. Si soudainement que j'eus à peine le temps de saisir mes affaires, avant d'être avalée par le fond de la grotte. C'était comme un toboggan géant, mais ça faisait beaucoup plus peur, beaucoup, beaucoup, plus peur. J'avais tellement peur que je ne pouvais crier. Je voyais les autres devant moi, et les entendais derrière moi. La chute fut longue, mais courte à la fois, il y devais y avoir une assez grande distance entre la grotte ou nous étions, et la ville des gobelins, mais la descente fut rapide.
Je savais que ça allais arriver, mais je ne m'étais pas vraiment préparée à ça... Notre chute s'arrêta d'un coup, nous étions arrivés, et j'atterris sur Óin et sur Bombur, qui écrasait déjà à moitié le petit Ori. Mais à peine en bas, nous nous faisions déjà attraper par les gobelins, débarquant par dizaines, nous attachant, et nous emportant contre notre gré à travers ponts et couloirs de la ville des gobelins, et chantant leur irritante et effrayante petite chanson :
« - Crac ! Crac ! La crevasse noire !
Tiens, serre ! Pince, chope !
Et tout en bas, tout en bas, à Gobelinville
Tu vas, mon gars !
Clic, clac ! Broie, brise !
Marteau en tenailles ! Heurtoir et gongs !
Pilonnez, pilonnez, tout en bas !
Ha, ha ! Mon gars !
Siffle, claque ! Craque, écrase !
Frappe et bats ! Gémis et bêle !
Travaille, travaille ! N'ose pas renâcler,
Lorsque les gobelins lampent et rient
À la ronde loin sous terre,
Sous terre, mon gars !… »
C'était assez terrifiant, leurs voix résonnaient contre les parois, rendant l'ambiance encore plus lourde. Ils nous amenèrent dans une grande caverne.
Un grand feu brûlait au centre, et des torches étaient accrochées aux murs, éclairant toute l'espace. Il y avait des gobelins partout, nous observant de tous les côtés, et le roi des Gobelins se tenant devant, au milieu des autres petites créatures. Il était énorme, sa tête totalement disproportionnée par rapport à son corps...
« - Qui sont ces misérables ?! Dit-il
- Des nains, une humaine... Et, ceci. Dit un des gobelins, en poussant Bilbo devant nous. Nous les avons trouvés dans le porche.
- Vous espionnez les gobelins, j'en suis sûr. Allons ! Qu'avez-vous à dire ?
- Thorïn Oakenshield, fils de Thráin, fils de Thrór, roi sous la montagne. Se présenta le chef de la compagnie. Nous ne savons rien de ce que vous nous accusez. Nous nous étions abrités de l'orage, dans ce qui nous semblait une caverne inoccupée et assez commode. Nous ne voulions d'aucune façon incommoder les gobelins.
- Hum ! C'est vous qui le dites ! Fit le Grand Gobelin. Mais, que faisiez-vous dans les montagnes, de toutes façons ?! D'où veniez-vous et où alliez vous ? En fait, dites moi tout ce qui vous concerne. Pas que ça me serve à quelque chose, Thorïn Oakenshield, j'en sais déjà trop sur les vôtre, mais dites-nous la vérité.
- Nous étions en voyage pour rendre visite à nos parents, neveux et nièces, cousins, et autres descendants de nos grands-pères qui vivent à l'Est de ces très hospitalières montagnes. Répliqua Thorïn à l'improviste, sachant qu'ils ne pouvait pas dire la vérité.
- C'est un menteur, ô Réellement-Terrible ! Dit l'un des gobelins. Plusieurs d'entre nous on été foudroyés dans la caverne, alors que nous les invitions à descendre. Il ne s'est pas expliqué sur ceci ! »
Alors il prit Orcrist, l'épée de Thorïn, et la tendit devant le gros gobelin, qui poussa un horrible hurlement de rage. Je reculais légèrement, me cachant un peu derrière Fili... Il faisait vraiment peur (le gobelin, hein, pas Fili)... Et puis, toutes les petites bestioles commencèrent à s'affoler. Ils avaient reconnue l'épée, bien sûr... Orcrist, alias Mordeuse.
« Des meurtriers et des amis des elfes ! Qu'on les écharpe ! Qu'on les morde ! Qu'on les broie entre les dents ! Emmenez-les aux trous noirs pleins de serpents et qu'ils ne revoient jamais la lumière ! »
Et là... Là, j'eus la peur de ma vie. Ils était tellement énervé qu'il sauta de son siège et se jeta sur Thorïn. Je poussait un cri, horrible, j'eus très mal à la gorge, ensuite... M'enfin, au moment ou je crus Thorïn fini, toutes les lumières de la caverne s'éteignirent, et le feu... Le feu sembla grandir, grandir, et se transformer en une tour de fumée bleue et flamboyante, envoyant des étincelles blanches parmi tous les gobelins.
Et puis... En fait, c'était assez horrible. Les étincelles faisaient fondre les gobelins, creusant des trous dans leurs corps...(J'avais un peu l'impression d'être dans « Les chroniques de Spiderwick »... Vous savez, à la fin, quand la maison se fait attaquer, et qu'avec du sel, ils font fondre les... Bah, les gobelins, quoi.)
Bientôt s'élevèrent cris, hurlement, et... Cris. Les gobelins couraient en tous sens, tombaient... La fumée qui tombaient était tellement opaque que même eux ne pouvaient voir au travers. Au bout de quelques instants, ils tombèrent tous, roulant en tas sur le sol, remuant comme s'ils étaient fous. Et soudainement, un épée fendait les airs, allant se planter dans le gros gobelin, qui tomba, mort, et alors tous les soldas se mirent à fuir, comme des lâches... Et bien, ça avait été plus rapide que prévu. Merci qui ? Merci Gandalf, bien sûr... Il n'allais sûrement pas tarder à sortir de sa cachette.
« - Suivez-moi, vite ! »... Tient tient, qu'est-ce que je disais ?!
Enfin, le magicien nous entraîna de nouveau le long de passages obscures, alors qu'on endentais de moins en moins les bruits de la salle des gobelins, qui disparaissait derrière nous.
« Plus vite, plus vite ! Nous pressa Gandalf. On aura bientôt rallumé les torches !
- Un instant! » Le coupa Dori, qui était à côté de Bilbo, et qui fit monter le hobbit sur ses épaules, avant de continuer de courir.
Dwalin observa Dori faire, me regarda galérer à tenir le rythme, et sembla réfléchir un peu. Enfin, il me saisit par la taille, me balança en l'air, puis me rattrapa sur son dos, reprenant la course. Étant donné la situation, la surprise d'être brusquement jetée en l'air, et la peur des gobelins derrière nous, inutile de mentionner que je ne pus me retenir de crier lorsque Dwalin fit son truc. Enfin, c'est vrai que je préférais nettement être sur son dos que par terre, essoufflée, fatiguée et morte de peur... Bon, j'étais toujours morte de peur, c'est vrai, mais au moins je n'étais pas essoufflée et fatiguée. Mais, je plaignais un peu Dwalin quand même, déjà que la course était dure, mais en plus, j'étais loin d'être aussi légère que le hobbit... D'ailleurs, je me demandait comment il avait fait, étant donné qu'on avait tous les mains liées...
Gandalf alluma sa baguette, et tira de nouveau son épée, qui brillait d'un bleu étincelant, et il trancha nos liens.
« - Somme-nous tous ici ? » Demanda-t-il, rendant son épée à Thorïn, qu'il avait réussi à récupérer...
Mais... MAIS ! Mon arc ! Il était perdu... Je crois que j'étais sur le point de pleurer, et faire une crise pour qu'on aille le récupérer. Et puis, Gandalf me balança mon sac... Mon sac ?! C'est vrai que..
« - Il me semblais que vous aviez des choses importantes, là-dedans, alors quand je l'ai vu, je l'ai pris. Mais ne pensez pas que j'ai oublié ce que vous avez fait, Maëra. Me prévint-il. Voyons, un : Thorïn, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze, où sont Kili et Fili ? Ah, les voilà, douze, treize, quatorze, et Maëra, quinze ! Bon bon, les choses pourraient être pires, mais elle pourraient aussi être meilleures. Pas de vivres, plus de poney, aucun renseignement sur l'endroit où nous allons, et une horde de gobelins à nos trousses. Allons, maintenant ! »
Gandalf avait raison, on commençais à entendre les bruit et les cris horribles des gobelins au loin derrière nous, et ça ne nous fis qu'accélérer le rythme de la course. Et comme ni Bilbo, ni moi-même n'étions capables d'aller aussi vite que les nains, ils nous portèrent à tour de rôle sur leur dos.
Sauf que les gobelins étaient très, mais alors, très rapide, et surtout, ils connaissaient ces tunnels mieux que personne. Et puis, ils étaient aussi fous de rage. On ne tue pas le grand gobelin impunément, je peux vous l'assurer. C'est ainsi qu'en dépit de tous nos efforts, on entendais les gobelins se rapprocher de plus en plus. On entendait presque le craquement de leur pieds, beaucoup, beaucoup de pieds, qui semblaient juste derrière nous.
Et puis, sans prévenir, Gandalf s'arrêta, avec Thorïn, ils tournèrent dans un coin, et le magicien cria : « Tirez votre épée, Thorïn! »
Il est malin, Gandalf ! Car les gobelins débarquèrent sans pouvoir rien faire, tombant sur Fendoir-à-Gobelins, et Marteau-à-Ennemis. Les premiers lâchèrent leur torche et poussèrent un dernier cri avant de se faire tuer. Les autres firent un bon en arrière, bousculant ceux qui arrivaient, et reculèrent le plus qu'ils le pouvaient, en criant « Mordeuse et Batteuse » ! Et bientôt, tous affolées, essayaient pour la plupart de repartir d'où ils étaient venus.
On pût alors repartir dans le sens contraire que les gobelins avaient pris pour fuir, courant le plus vite possible vers une sortie... On entendais plus les gobelins derrière nous... c'était silencieux, trop silencieux. Et puis, je me rappelais que dans le livre, les gobelins les plus rapides étaient partis à la poursuite de la compagnie, courant très vite, avec.. Avec des chaussures silencieuses ! C'est pour ça qu'ils ne faisaient pas de bruit.
J'allais conseiller à Gandalf d'être prudent, sans lui révéler tout ce que je savais, non plus, quand je sentis quelqu'un m'attraper la cheville. Je lâchais Bofur, qui s'arrêta, ne sentant plus mon poids sur ses épaules, et alors on entendit Dori crier, et tomber à terre, emportant aussi Bilbo. Je vis le hobbit tomber, rouler et se cogner la tête. J'allais faire un pas vers lui pour l'aider, mais je me ravisait. À présent, c'était le moment important du hobbit. Si je modifiait ce moment, ce n'étais pas juste la quête vers Erebor qui pourrait être remise en question, mais le destin de toute la Terre-du-Milieu. Alors je reculais, alors que Thorïn et Gandalf chargeaient les gobelins, donnant des coups de tout côtés. Orcrist le frôla même le bras à un moment. Assez terrifiant, je dois dire. Et puis, Gandalf lança un de ses éclairs aveuglant, envoyant tous les gobelins au loin, morts ou ayant fuit. Et on put enfin reprendre notre route vers l'autre côté des montagnes.
Je jetais néanmoins un dernier regard vers le hobbit, toujours couché par terre, assommé. « Bonne chance, Bilbo » Pensais-je très fort, avant de me remettre à courir, sans pour autant remonter sur le dos d'un de mes compagnons.
Le chemin vers la sortie fut très long, et fatiguant, nous ne mangions pas et ne dormions pas non plus, nous continuions de courir et marche vite à travers les couloirs et grottes. Enfin, alors que je tombait de fatigue et que je n'arrivais plus à marcher droit, Thorïn me pris sur son dos, et je m'endormis instantanément, la tête reposant sur la fourrure de ses vêtement, les bras autour de ses épaules. C'était assez confortable, je dois dire, et au moins je pus me reposer un peu, avant de reprendre la route.
Au moins deux jour après être arrivés chez les gobelins, après nombreux combats contre ces petites bestioles, et course poursuites dans de longs tunnels et cavernes, on aperçut enfin la lumière du jour.
Droit devait nous, mais assez loin quand même, se trouvait la grande porte. Nombre de gobelins faisaient la garde devant, et ça semblait assez dur de la franchir sans se faire voir. Alors, Gandalf et Thorïn prirent leurs épées, les tinrent bien droites devant eux, et s'élancèrent au milieu du tas, Tranchant de tous côtés, transperçant, et envoyant voler les sales bêtes contre les murs de la caverne. Ils nous libérèrent le passage, et on s'enfuit tous à travers la grande porte, courant le plus vite possible vers l'extérieur, et la lumière du jour. J'étais extrêmement fatiguée, et une fois dehors, à l'air libre, et assez loin des Montagnes Brumeuses, la première chose que je fis, fut me laisser tomber par terre, soupirant, et fermant les yeux. Certains me conseillèrent de me lever, mais je ne bougeait pas. Savourant la caresse de l'herbe et la brise sur ma peau. Et puis, sans crier gare, Thorïn me pris par les jambes et me balança en travers de son épaule, soupirant, et grognant un « Saleté d'humaine, jamais vu plus têtue » dans sa barbe. J'avais bien envie de lui demander qui était le plus têtu de nous deux, mais j'avais tellement la flemme d'ouvrir la bouche, et j'étais tellement fatiguée, que je m'étalais complètement contre lui, me rendormant presque. Enfin, alors qu'ils semblaient être arrivés à un endroit convenable pour s'arrêter et faire le point, Thorïn me reposa très gentiment par terre... Haha, je plaisante, voyons ! Vous avez déjà vu Thorïn être « très gentil ? Bien sur que non. Il se contenta de me balancer sur son bras, comme si j'étais un sac, et de me lâcher, me faisant tomber par terre, sur les fesses, qui se plaignaient déjà de ne pas être bien traitées du tout durant ce voyage… Mais, aussi inconfortable que ce soit d'être couchée en travers d'une énorme racine, je ne bougeais pas. J'étais vraiment K.O, ok ?! Je n'arrivais même pas à ouvrir les yeux, pas la force... Enfin, au bout d'un moment, et d'une tonne de courage et de motivation intérieure, j'ouvrais les paupière, et me mettais sur mes pieds, m'appuyant cependant contre un arbre, afin d'arriver à tenir debout.
« Bien, nous sommes tous là ? Demanda Gandalf, et ils commença à compter : Un, Bofur, deux et trois : Fili et Kili, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix : Thorïn, onze, douze, treize, quatorze : Maëra... Quatorze ? Il en manque un... Attendez ! Où est passé notre Hobbit ?! Demanda le magicien, l'inquiétude transparaissant vivement dans sa voix et son visage. Où se trouve Bilbo ?!» Il haussa un peu le ton, alors que tout les membres de la compagnie se regardaient les uns les autres, et aux alentours, cherchant une trace du petit hobbit. Et qu'au plus profond de moi-même, j'espérais que tout c'était bien passé pour lui...
Voila pour le chapitre 11 ! :D
Review ?! :3
J'espère poster la suite plus vite, je m'excuse encore du retard !
Bisous !
